Santé Des Femmes – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Thu, 24 Jul 2025 13:10:03 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Santé Des Femmes – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Cancer du sein et du col de l’utérus : l’ONG Rose Espoir lance 18 jours de sensibilisation en Guinée https://planete7.info/cancer-du-sein-et-du-col-de-luterus-long-rose-espoir-lance-18-jours-de-sensibilisation-en-guinee/ Thu, 24 Jul 2025 13:10:03 +0000 https://planete7.info/?p=44120 Face à la recrudescence des cas de cancer du sein et du col de l’utérus en Guinée, l’ONG Rose Espoir, fondée par l’artiste Sia Tolno, a lancé ce samedi 13 juillet 2025 une vaste campagne de sensibilisation et de dépistage gratuit. L’initiative, qui s’étendra jusqu’au 31 juillet, couvrira les villes de Conakry, Dubréka et Kindia. […]]]>

Face à la recrudescence des cas de cancer du sein et du col de l’utérus en Guinée, l’ONG Rose Espoir, fondée par l’artiste Sia Tolno, a lancé ce samedi 13 juillet 2025 une vaste campagne de sensibilisation et de dépistage gratuit. L’initiative, qui s’étendra jusqu’au 31 juillet, couvrira les villes de Conakry, Dubréka et Kindia.

Placée sous le signe de l’engagement citoyen et artistique, cette campagne intitulée « 18 jours pour la vie » ambitionne d’informer, éduquer et mobiliser les populations autour des enjeux liés aux cancers féminins. Elle comprend des ateliers éducatifs, des cafés-débats (Café Rosé), un marathon solidaire, des séances de dépistage gratuit, ainsi qu’un concert de clôture réunissant plusieurs artistes engagés.

Prenant la parole lors d’une conférence de presse tenue à la Maison de la presse de Kipé, Sia Tolno, lauréate du Prix RFI Musiques du Monde 2011, a exprimé avec émotion les raisons de son engagement : « Ce combat, je le mène avec le cœur. Parce que nous, les femmes, sommes les premières victimes de ces maladies, souvent en silence. À partir de 40 ans, nous devenons particulièrement vulnérables. Il est de notre devoir de sensibiliser, d’agir et de sauver des vies. Aujourd’hui, les artistes, les gens du ghetto, se lèvent pour dire non à cette fatalité. »

L’artiste souligne également le soutien précieux de l’État et des partenaires techniques et financiers, qui permet de donner une ampleur nationale à ce projet.

Nicolas Millimono, commissaire général du projet Rose Espoir, a précisé les contours opérationnels de la campagne : « Le cancer du sein et du col de l’utérus est un sujet sensible, qui mérite une approche inclusive. Nous réunissons des spécialistes de santé, des artistes, des organisations féminines et des structures sanitaires pour que la parole circule, que la prévention s’intensifie et que le dépistage devienne un réflexe. »

La campagne se déploiera en partenariat avec plusieurs centres de santé publics et privés, ainsi que des associations de femmes actives dans la lutte contre les maladies non transmissibles.

Le ministère de la Santé et plusieurs ONG locales ont salué cette initiative, mettant en avant l’importance d’impliquer les figures publiques et les acteurs culturels dans la promotion de la santé publique. Ce type de projet, selon les autorités sanitaires, permet de briser les tabous, d’accélérer la prévention et de favoriser un accès élargi au dépistage, en particulier dans les zones périurbaines et rurales.

Cette campagne s’inscrit en prélude au mois d’« Octobre Rose », période consacrée à la sensibilisation mondiale contre le cancer du sein. En Guinée, elle marque une nouvelle étape dans l’engagement citoyen et artistique de Sia Tolno, qui fait désormais de la santé des femmes l’une de ses priorités militantes.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Pilule contraceptive : entre réalité scientifique et panique virale, les femmes dans le flou https://planete7.info/pilule-contraceptive-entre-realite-scientifique-et-panique-virale-les-femmes-dans-le-flou/ Tue, 24 Jun 2025 20:26:30 +0000 https://planete7.info/?p=43142 Depuis quelques jours, une rumeur virale a ravivé l’inquiétude autour de la pilule contraceptive. Sur les réseaux sociaux, une ancienne information refait surface : certains types de contraceptifs oraux seraient liés à un risque accru de cancer. Cette résurgence a semé le doute chez de nombreuses femmes, remettant en question une méthode de contraception pourtant […]]]>

Depuis quelques jours, une rumeur virale a ravivé l’inquiétude autour de la pilule contraceptive. Sur les réseaux sociaux, une ancienne information refait surface : certains types de contraceptifs oraux seraient liés à un risque accru de cancer. Cette résurgence a semé le doute chez de nombreuses femmes, remettant en question une méthode de contraception pourtant largement prescrite.

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), rattaché à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avait déjà classé en 2005 les pilules œstroprogestatives parmi les substances « cancérogènes du groupe 1 » – le même niveau de danger que le tabac. Cette catégorie signifie que certaines études scientifiques ont établi un lien entre ces pilules et une augmentation du risque de développer certains types de cancer, notamment ceux du sein, du col de l’utérus et du foie.

Ce n’est donc pas une découverte récente, mais un rappel brutal pour de nombreuses utilisatrices qui, faute d’informations claires et accessibles, découvrent ces éléments dans un contexte anxiogène.

Rencontrée dans un centre de santé de la capitale, une jeune femme sous contraception orale témoigne de son désarroi. Ayant requis l’anonymat, elle confie avoir commencé à prendre la pilule en 2023, sur les conseils d’une amie. « Je ne voulais pas tomber enceinte. Une amie m’a parlé d’une pilule. Je n’ai pas hésité. »

Mais cette décision, elle l’a prise en toute confiance, pensant avoir été correctement informée. « J’avais posé des questions. On m’a dit qu’il n’y avait pas de conséquences graves. On ne m’a jamais parlé de cancer. Aujourd’hui, je ne sais même pas si la pilule que je prends est concernée. »

Depuis la diffusion massive de cette information sur Internet, elle avoue être bouleversée. Au-delà de sa propre inquiétude, c’est la vulnérabilité d’autres femmes qui l’alarme. « Moi, j’ai le choix. Je peux dire non. Je peux imposer le préservatif. Mais beaucoup de femmes n’ont pas ce pouvoir sur leur vie sexuelle. Ce sont elles que je plains le plus. »

Face à l’incertitude, elle envisage désormais de changer de méthode de contraception, en quête de solutions plus sûres et transparentes. « Peut-être que je vais opter pour l’abstinence. Peut-être continuer avec le préservatif. Ou alors, trouver une autre pilule, si toutes ne sont pas concernées par ce risque. Mais j’ai besoin d’être bien informée avant. »

Ce témoignage illustre un malaise profond : le déficit d’information claire, accessible et fiable sur la contraception. Si toute méthode présente des avantages et des risques, chaque femme doit pouvoir faire un choix libre, éclairé et respecté.

La résurgence de cette ancienne classification rappelle l’importance cruciale de la communication en santé publique. Au-delà des alertes virales, il est impératif que les autorités sanitaires, les professionnels de santé et les médias jouent pleinement leur rôle pour rassurer, expliquer, et surtout, accompagner les femmes dans leurs choix.

Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info

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Silence, sang et abandon : une histoire tragique d’avortement à Kindia https://planete7.info/silence-sang-et-abandon-une-histoire-tragique-davortement-a-kindia/ Fri, 11 Apr 2025 20:30:27 +0000 https://planete7.info/?p=40405 Un drame bouleversant s’est récemment déroulé à Sambaya, un quartier de la commune urbaine de Kindia, où une tentative d’avortement aurait tourné au drame. Oumou Hawa Bah, jeune fille victime dans cette affaire, a été violemment battue par son petit ami après avoir interrompu une grossesse non désirée. Selon les informations recueillies sur place, l’acte […]]]>

Un drame bouleversant s’est récemment déroulé à Sambaya, un quartier de la commune urbaine de Kindia, où une tentative d’avortement aurait tourné au drame. Oumou Hawa Bah, jeune fille victime dans cette affaire, a été violemment battue par son petit ami après avoir interrompu une grossesse non désirée.

Selon les informations recueillies sur place, l’acte s’est déroulé dans une discrétion troublante, jusqu’à ce que des traces de sang suspectes alertent les habitants du quartier. Le président du conseil de quartier de Sambaya, Abdoulaye Femba Camara, revient sur les circonstances : « C’est l’un de mes chefs de secteur qui m’a alerté après avoir découvert du sang. J’ai immédiatement demandé qu’on cherche à comprendre ce qui se passait. Peu après, j’ai moi-même été informé de la découverte d’un corps. Pris de panique, je me suis rendu sur les lieux et j’ai constaté que la jeune femme était encore en vie. Elle a été aussitôt transportée à l’hôpital pour des soins. »

L’état de santé de la victime reste préoccupant. Ce qui choque davantage, c’est l’absence totale d’assistance familiale, tant du côté de la victime que de l’auteur présumé de l’agression. « Aucun membre de sa famille ne s’est présenté à l’hôpital. Même les parents du jeune homme mis en cause ne se sont pas manifestés. Seule une camarade de la victime est venue au début, mais elle a fini par abandonner. Heureusement, le présumé agresseur a été arrêté et confié à la gendarmerie », ajoute le chef de quartier.

Face à cette situation alarmante, Abdoulaye Femba Camara tire la sonnette d’alarme : « Tous les frais médicaux sont pour le moment à ma charge. Je lance un appel pressant à toutes les bonnes volontés pour nous aider à sauver cette jeune fille. Sa vie est en danger. »

Ce drame soulève une fois de plus la question de la protection des jeunes filles, des violences basées sur le genre, mais aussi du tabou autour des grossesses non désirées et de l’avortement clandestin en Guinée.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Octobre Rose : Ensemble contre le Cancer du Sein au Centre AMINATA SOUARE de Kaporo https://planete7.info/octobre-rose-ensemble-contre-le-cancer-du-sein-au-centre-aminata-souare-de-kaporo/ Wed, 30 Oct 2024 19:37:26 +0000 https://planete7.info/?p=34309 Le 30 octobre 2024, dans le cadre de la campagne nationale Octobre Rose, l’ONG Filles et Femmes Autonomes de Guinée a organisé une journée de dépistage au centre de santé AMINATA SOUARE de Kaporo. Cet événement, destiné à sensibiliser et à encourager le dépistage précoce du cancer du sein, a rassemblé de nombreuses femmes, lieux […]]]>

Le 30 octobre 2024, dans le cadre de la campagne nationale Octobre Rose, l’ONG Filles et Femmes Autonomes de Guinée a organisé une journée de dépistage au centre de santé AMINATA SOUARE de Kaporo. Cet événement, destiné à sensibiliser et à encourager le dépistage précoce du cancer du sein, a rassemblé de nombreuses femmes, lieux en quête d’information et de prévention face à cette maladie qui touche une femme sur huit.

Pour Aïssata Rougui Camara, présidente de l’ONG, cet engagement est fondamental. <<Octobre est le mois dédié à la lutte contre le cancer du sein. En tant qu’organisation féministe, notre rôle est d’éduquer et d’inciter les femmes à se faire dépister. Aujourd’hui, nous sommes mobilisées pour qu’elles prenez conscience de l’importance de ce geste pour leur santé>>, a-t-elle déclaré. Elle a également rappelé les défis liés à la sensibilisation, en ajoutant

Le dépistage précoce est essentiel pour augmenter les chances de guérison. « Ce matin, nous sommes au centre AMINATA SOUARE avec ces femmes pour le dépistage, car c’est une étape très importante. Quand on détecte très tôt une maladie, il est facile d’éviter le pire. Je demande aux femmes de venir faire le dépistage, qui est gratuitement offert par le centre et pas seulement proposé durant ce mois, mais tout au long de l’année », a-t-elle ajouté.

La campagne de l’ONG a débuté sur les réseaux sociaux avant d’être relayée auprès de la population. Pour certaines participantes, comme Augustine, une mère de famille, l’enjeu est de taille : « Cette maladie m’effraie, car si elle m’atteint, cela pourrait ruiner ma famille, financièrement et émotionnellement. Mieux vaut se faire dépister pour agir à temps », a-t-elle confié, mettant en avant l’importance de prendre sa santé en main.

Le Dr Aïssatou Barry, en charge des dépistages au centre de Kaporo, a fait le point sur la situation alarmante : <<Sur 400 femmes consultées, une trentaine présente des lésions, dont quinze au niveau du sein. Nous remarquons une affluence notable en octobre, grâce à la couverture médiatique et aux initiatives de sensibilisation. Mais une fois le mois terminé, la fréquentation chute drastiquement.>> Ce constat interpelle sur la nécessité d’une sensibilisation constante, tout au long de l’année.

En conclusion, Aïssata Rougui Camara a souligné l’importance de la solidarité pour les patientes identifiées positives : <<L’année dernière, plusieurs femmes ont été dépistées positives sans avoir les moyens de se soigner. Nous lançons un appel aux personnes de bonne volonté pour soutenir ces femmes, car le traitement est coûteux.>>

Cette journée de dépistage et de sensibilisation témoigne d’un engagement fort de l’ONG et du centre AMINATA SOUARE en faveur de la santé des femmes, rappelant que la prévention reste l’arme la plus puissante dans la lutte contre le cancer du sein.

 

Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info 

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