Sangarédi – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 16 Sep 2026 22:09:34 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Sangarédi – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 De Sangarédi aux sommets du football : Bah Rabiatou, la jeune femme qui impose son sifflet en Guinée https://planete7.info/de-sangaredi-aux-sommets-du-football-bah-rabiatou-la-jeune-femme-qui-impose-son-sifflet-en-guinee/ Wed, 16 Sep 2026 22:09:34 +0000 https://planete7.info/?p=64040 Née en 2001 à Kamsar et originaire de Satina, dans la préfecture de Labé, Bah Rabiatou s’est progressivement frayé un chemin dans un univers encore largement masculin : l’arbitrage footballistique. Diplômée en géographie, cette jeune femme a troqué les crampons de joueuse contre le sifflet, faisant de la discipline, de la rigueur et de l’impartialité […]]]>

Née en 2001 à Kamsar et originaire de Satina, dans la préfecture de Labé, Bah Rabiatou s’est progressivement frayé un chemin dans un univers encore largement masculin : l’arbitrage footballistique. Diplômée en géographie, cette jeune femme a troqué les crampons de joueuse contre le sifflet, faisant de la discipline, de la rigueur et de l’impartialité les fondements de son parcours.

Entre Kamsar et Sangarédi, dans la région minière de Boké, Bah Rabiatou grandit au contact d’un environnement où le football occupe une place importante dans la vie sociale. Comme beaucoup de jeunes de sa génération, elle se passionne très tôt pour le ballon rond et commence par pratiquer le football comme joueuse.

Mais son destin allait prendre une autre direction.

Du terrain de jeu au sifflet

C’est son professeur, Monsieur Sow, qui joue un rôle déterminant dans cette réorientation. Observateur attentif, il décèle chez la jeune sportive des qualités qui, selon lui, pourraient être davantage valorisées dans l’arbitrage : discipline, concentration, capacité d’analyse et compréhension du jeu.

Ses encouragements finissent par convaincre Rabyatou. En 2016, alors qu’elle est encore très jeune, elle franchit le pas et commence à officier à Sangarédi lors de ses premières rencontres officielles.

Ce changement de rôle ne signifie pourtant pas qu’elle abandonne sa passion pour le football. Au contraire, elle choisit de la vivre autrement. Désormais, il ne s’agit plus seulement de courir derrière le ballon, mais de veiller au respect des règles, de prendre des décisions en quelques secondes et de rester impartiale, quelles que soient les pressions qui peuvent entourer une rencontre.

Une vocation construite contre les préjugés

Comme pour de nombreuses jeunes femmes qui choisissent des carrières traditionnellement associées aux hommes, le parcours de Bah Rabyatou n’a pas été linéaire.

Issue d’un environnement familial religieux et profondément attaché aux valeurs traditionnelles et à l’érudition, elle a dû progressivement faire comprendre et accepter son choix. L’arbitrage féminin à haut niveau n’apparaissait pas nécessairement comme une voie évidente.

De nature réservée, la jeune femme a cependant appris à laisser parler son travail. Plutôt que de répondre aux doutes par les mots, elle choisit de répondre sur le terrain, rencontre après rencontre.

Cette détermination l’amène également à prendre une décision importante : quitter son environnement habituel pour rejoindre Conakry. Pour elle, la capitale représente une nouvelle étape, mais surtout une opportunité de progresser, d’accéder à davantage de formations et de se mesurer à un niveau de compétition plus élevé.

Conakry, une nouvelle étape

L’installation à Conakry constitue un tournant dans son parcours. Dans la capitale, la concurrence est plus forte, les exigences plus importantes et les occasions de se faire remarquer plus nombreuses.

Rabyatou doit alors continuer à apprendre, à se perfectionner et surtout à gagner la confiance des acteurs du football. Dans l’arbitrage, une décision ne se juge pas uniquement à la connaissance des règles. Il faut également savoir gérer la pression, communiquer avec les joueurs, rester concentrée pendant toute la durée d’une rencontre et assumer ses décisions.

Sur ce chemin, chaque match devient une expérience supplémentaire.

Des terrains de quartier aux rencontres du championnat national, son parcours témoigne d’une progression construite avec patience. Elle avance étape par étape, consciente que la crédibilité d’un arbitre se gagne avant tout par la régularité, la compétence et l’impartialité.

Une femme dans un monde d’hommes

Le football guinéen reste marqué par une forte présence masculine, particulièrement dans certaines fonctions techniques et décisionnelles. Dans ce contexte, la présence de jeunes femmes dans l’arbitrage constitue également un message adressé à une nouvelle génération.

Pour Bah Rabyatou, être une femme arbitre ne doit pas être considéré comme une exception, mais comme une possibilité parmi d’autres pour celles qui souhaitent faire carrière dans le sport.

Son parcours montre surtout que les barrières sociales peuvent être progressivement repoussées lorsque la volonté, la formation et le travail s’inscrivent dans la durée.

Chaque coup de sifflet représente ainsi bien plus qu’une simple décision de jeu. Il traduit un parcours personnel fait de sacrifices, de courage et de persévérance.

De la passion à la responsabilité

Son histoire rappelle également une réalité souvent oubliée : derrière chaque arbitre se trouve une personne qui a dû apprendre à gérer la pression, accepter la critique et progresser dans un environnement où ses décisions sont constamment observées et commentées.

Bah Rabyatou a choisi cette responsabilité alors qu’elle aurait pu continuer à vivre sa passion uniquement comme joueuse.

Aujourd’hui, elle entend poursuivre son ascension et continuer à apprendre. Son ambition est de franchir progressivement les différents paliers de l’arbitrage et de représenter, à son niveau, la nouvelle génération de femmes qui souhaitent trouver leur place dans le football guinéen.

De Kamsar à Sangarédi, puis de Sangarédi à Conakry, son itinéraire raconte finalement celui d’une jeune femme qui a accepté de sortir de sa zone de confort pour transformer une passion en vocation.

Un parcours qui peut inspirer

L’histoire de Bah Rabyatou dépasse désormais le cadre d’un simple parcours individuel. Elle peut constituer une source d’inspiration pour les jeunes filles qui hésitent encore à s’engager dans le sport ou dans des métiers considérés comme exclusivement masculins.

Son message est simple : il n’est pas nécessaire de disposer dès le départ de toutes les garanties pour commencer. Il faut parfois accepter de faire le premier pas, apprendre, tomber, recommencer et continuer à avancer.

En choisissant le sifflet plutôt que les crampons, Bah Rabyatou a trouvé sa propre manière de vivre le football.

Et sur les terrains guinéens, à chaque coup de sifflet, une nouvelle page de son histoire continue de s’écrire.

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Assassinat d’un taxi-moto à Sangarédi : le Syndicat national exige une enquête approfondie https://planete7.info/assassinat-dun-taxi-moto-a-sangaredi-le-syndicat-national-exige-une-enquete-approfondie/ Fri, 09 Jan 2026 23:23:30 +0000 https://planete7.info/?p=50361 Un crime d’une extrême gravité a endeuillé la ville minière de Sangarédi. Dans la nuit du jeudi au vendredi 09 janvier 2025, entre 3 heures et 4 heures du matin, un conducteur de taxi-moto a été retrouvé sans vie dans la localité de Limaniya, dans des circonstances encore troubles. La victime, identifiée sous le nom […]]]>

Un crime d’une extrême gravité a endeuillé la ville minière de Sangarédi. Dans la nuit du jeudi au vendredi 09 janvier 2025, entre 3 heures et 4 heures du matin, un conducteur de taxi-moto a été retrouvé sans vie dans la localité de Limaniya, dans des circonstances encore troubles.

La victime, identifiée sous le nom d’Amadou Oury Diallo, conducteur de taxi-moto immatriculé 0167, a été découverte gisant dans un couloir situé à proximité immédiate des maquis du secteur. Son corps présentait une grave blessure à la tête, laissant présager un acte de violence d’une rare brutalité.

Sur les lieux du drame, les enquêteurs ont retrouvé une bouteille de liqueur de marque Guluxe, abandonnée à quelques mètres du corps. Toutefois, la nature et la profondeur de la blessure observée soulèvent de sérieuses interrogations. De nombreuses zones d’ombre subsistent quant à la capacité de cet objet à infliger une telle plaie mortelle, renforçant les doutes sur le déroulement exact des faits et les moyens utilisés par l’auteur du crime.

Profondément affecté par cette tragédie, le secrétaire général du Syndicat national des taxis-motos de Sangarédi a exprimé son indignation et sa douleur face à la perte d’un membre respecté de la corporation.

« Amadou Oury Diallo était un taxi-maître exemplaire, discipliné et irréprochable. Il respectait scrupuleusement les règles et principes du syndicat. Sa disparition est une perte immense pour notre corps », a-t-il déclaré avec émotion.

Au-delà de l’hommage, le responsable syndical a fermement exigé l’ouverture d’une enquête approfondie afin d’identifier les auteurs de ce crime odieux.

« À ce stade, aucune information fiable ne permet de situer les responsabilités. Nous appelons les autorités compétentes à faire toute la lumière sur cette affaire. Justice doit être rendue pour Amadou Oury Diallo », a-t-il insisté.

Ce drame remet une fois de plus au cœur du débat la question de l’insécurité autour des maquis de Sangarédi, souvent implantés au sein des marchés et des quartiers résidentiels. Fréquentés à des heures tardives et généralement dépourvus de dispositifs de sécurité adéquats, ces lieux sont de plus en plus perçus comme des zones à risques pour les citoyens, notamment les travailleurs nocturnes tels que les taxi-motos.

En attendant les conclusions de l’enquête, la population de Sangarédi reste sous le choc, tandis que la corporation des taxis-motos réclame justice, vérité et des mesures urgentes pour renforcer la sécurité urbaine.

Salif Camara pour Planete7.info 

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Boké : un jeune employé de la société SOTRAC tué par un train de la CBG ! https://planete7.info/boke-un-jeune-employe-de-la-societe-sotrac-tue-par-un-train-de-la-cbg/ https://planete7.info/boke-un-jeune-employe-de-la-societe-sotrac-tue-par-un-train-de-la-cbg/#respond Wed, 29 Mar 2023 22:39:09 +0000 https://planete7.info/?p=19820 Un accident ferroviaire s’est produit ce mardi 28 mars 2023 à l’aiguillage du canton de Gobiré (Tinguilinta) aux environs de 15h dans la région de Boké. Un train de la compagnie de bauxite de Guinée (CBG) en provenance de Sangarédi a percuté une machine où se trouvait un jeune employé de la société SOTRAC qui […]]]>

Un accident ferroviaire s’est produit ce mardi 28 mars 2023 à l’aiguillage du canton de Gobiré (Tinguilinta) aux environs de 15h dans la région de Boké. Un train de la compagnie de bauxite de Guinée (CBG) en provenance de Sangarédi a percuté une machine où se trouvait un jeune employé de la société SOTRAC qui est décédé sur place.

La victime s’appelle Sadjouma N’Diaye d’une trentaine d’années, marié et père d’un garçon avec une femme en état de famille. Joint depuis Boké, un témoin nous raconte les faits.

« L’accident s’est passé à Gobiré aux environs de 15h, c’est un train chargé de bauxite en provenance de Sangarédi qui a percuté une machine dans laquelle se trouvait le jeune aiguilleur. Il s’agit d’un employé de la société SOTRAC qui s’occupent des rails, changer les voies, mettre les barrières voire communiquer avec le train. Quand il est venu du poste, il a fait un changement de poste avec quelqu’un d’autre qui y était posté. Maintenant que son ami aurait ouvert le canal du train, lui n’a pas compris cela quand il est venu il est allé se coucher sur cette voie ouverte sur la machine. Quand le train est arrivé, il a estimé qu’il va continuer sur la voie normale, mais le canal était déjà ouvert, le train a d’abord pris la machine ensuite il a sauté devant le train qui l’a coupé en deux parties », nous explique un habitant joint au téléphone depuis Boké.

Selon nos informations, la victime a été inhumé ce mardi après la prière de 16h dans son village avec notamment la présence de certains responsables de SOTRAC.

 

Pathé Diallo

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