Saison des pluies – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 16 Sep 2026 18:49:58 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Saison des pluies – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Zogbéanta : le pont qui fait trembler les usagers et l’école qui pèse sur les parents https://planete7.info/zogbeanta-le-pont-qui-fait-trembler-les-usagers-et-lecole-qui-pese-sur-les-parents/ Wed, 16 Sep 2026 18:49:58 +0000 https://planete7.info/?p=64006 À Zogbéanta, dans la préfecture de N’Zérékoré, un vieux pont en bois menace la circulation sur le fleuve Oulé. Pendant ce temps, quatre des six enseignants de l’école primaire sont rémunérés par la communauté. Entre risques d’effondrement, produits agricoles en péril et charges scolaires, les habitants interpellent l’État. À Zogbéanta, traverser le fleuve Oulé n’est […]]]>

À Zogbéanta, dans la préfecture de N’Zérékoré, un vieux pont en bois menace la circulation sur le fleuve Oulé. Pendant ce temps, quatre des six enseignants de l’école primaire sont rémunérés par la communauté. Entre risques d’effondrement, produits agricoles en péril et charges scolaires, les habitants interpellent l’État.

À Zogbéanta, traverser le fleuve Oulé n’est plus un simple trajet. C’est une épreuve quotidienne, une traversée qui se fait avec la prudence de ceux qui savent que le danger peut surgir sous leurs pieds.

À l’entrée de ce village de la sous-préfecture de Palé, dans la préfecture de N’Zérékoré, un vieux pont en bois relie les deux rives du fleuve. Depuis plus de cinq ans, l’ouvrage supporte le passage des usagers sur l’axe reliant Palé à N’Zérékoré. Mais les années, les pluies et les réparations de fortune ont laissé leurs marques.

Aujourd’hui, le pont inquiète. Les habitants redoutent un effondrement, les conducteurs de taxi-moto appréhendent chaque traversée et les produits agricoles peinent à rejoindre les marchés. Dans le même village, l’école primaire fait face à une autre urgence : quatre enseignants sur six sont des contractuels dont la rémunération repose sur les contributions des parents.

À Zogbéanta, le pont et l’école racontent ainsi une même attente : celle d’une intervention durable des autorités.

Le pont de Zogbéanta se trouve sur la route reliant la commune rurale de Palé à N’Zérékoré, un axe d’environ 36 kilomètres selon Nèma Loua, président du conseil de district de Zogbéanta.

Cette voie demeure très fréquentée par les populations et les usagers de la région. Pourtant, à l’orée du village, le passage du fleuve Oulé constitue depuis plusieurs années un obstacle majeur.

Construit il y a plus de cinq ans, le pont en bois présente aujourd’hui d’importants signes de dégradation. Exposé aux intempéries et à l’usure, l’ouvrage ne rassure plus les usagers. Les réparations effectuées par endroits permettent encore le passage, mais elles ne suffisent pas à écarter les inquiétudes.

Pour Nèma Loua, la situation est devenue particulièrement préoccupante.

« La construction de ce pont en bois date d’au moins cinq ans. Nous savons combien de temps un bois exposé à l’eau, à la pluie et au soleil peut mettre pour pourrir. Cela signifie que depuis plus de cinq ans, ce pont est vétuste et n’est plus solide », explique-t-il.

D’après le responsable local, des citoyens interviennent ponctuellement pour réparer certaines parties de l’ouvrage, afin de maintenir la circulation.

« Par endroits, les citoyens procèdent à des réparations de fortune, juste pour permettre le passage de certains engins et usagers », poursuit Nèma Loua.

Mais ces interventions ne semblent plus suffire à rassurer les habitants. À leurs yeux, la question n’est plus seulement celle du confort de circulation, mais celle de la sécurité des personnes.

En cette période de grandes pluies, les difficultés s’accentuent. Le passage des personnes et des engins devient plus compliqué, tandis que les activités commerciales et agricoles de la localité subissent les conséquences de l’état de la route et du pont.

À Zogbéanta, le café, le cacao, le riz, l’huile et les légumes figurent parmi les produits concernés. Destinées à la vente ou à la consommation, ces denrées risquent de se détériorer lorsque leur transport est retardé.

« En cette période de grandes pluies, nous souffrons et nous perdons énormément. Beaucoup de nos produits vivriers et industriels, notamment le café, le cacao, le riz, l’huile et les légumes, destinés à la vente ou à la consommation, pourrissent à cause du mauvais état du pont et de la route », témoigne le président du conseil de district.

La circulation des engins porteurs serait également fortement limitée.

« Presque plus aucun engin porteur n’a accès à cette zone, et c’est un grand risque. Même aujourd’hui, un bus est resté stationné sur l’autre rive du fleuve », rapporte Nèma Loua.

Pour les habitants, chaque pluie ravive ainsi la crainte de voir leurs marchandises bloquées, leurs déplacements perturbés et leurs activités économiques davantage fragilisées.

Les conducteurs de taxi-moto, qui empruntent régulièrement cet axe, sont eux aussi confrontés aux difficultés de la traversée.

Foromo Loua, usager régulier du pont, décrit une situation qui suscite la peur chez certains passagers. Pour lui, l’état de l’ouvrage impose une vigilance permanente.

« Même à vue d’œil, ce pont fait peur. Nous parcourons cette route à longueur de journée. Des fois, arrivés ici, au niveau du pont, certains clients ont peur et demandent à descendre pour traverser eux-mêmes à pied », témoigne-t-il.

Une scène qui illustre, selon lui, l’inquiétude des usagers face à un passage devenu difficile.

Le conducteur évoque également les risques auxquels sont exposés les motocyclistes.

« Même pour nous autres conducteurs, c’est un risque. Il y a certaines parties du pont qui sont endommagées. C’est difficile et c’est un véritable calvaire pour nous », déplore Foromo Loua.

Son appel est direct : « Nous demandons de l’aide au gouvernement pour la construction de ce pont. »

Face à la dégradation du pont, les responsables locaux de Zogbéanta souhaitent une intervention des autorités afin de sécuriser la traversée du fleuve Oulé.

Nèma Loua sollicite notamment le gouvernement, les autorités à tous les niveaux ainsi que les ressortissants du village.

« Nous demandons l’aide de l’État, du gouvernement et des autorités à tous les niveaux pour la construction de ce pont. Nous demandons aussi humblement l’aide du chef de l’État, Mamadi Doumbouya », plaide-t-il.

Le responsable local invite également les fils ressortissants de Zogbéanta et les personnes de bonne volonté à contribuer à la recherche d’une solution.

« Depuis que nous avons ouvert cette route, la principale difficulté reste ce pont sur le fleuve. Nous demandons également aux fils ressortissants de Zogbéanta et aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide », ajoute-t-il.

Pour les populations, la construction d’un ouvrage durable permettrait de sécuriser les déplacements, de faciliter le transport des marchandises et de préserver les activités économiques de la localité.

À quelques pas des difficultés de circulation, un autre problème préoccupe les habitants de Zogbéanta : l’éducation de leurs enfants.

L’école primaire du village dispose de six salles de classe, correspondant aux six niveaux de l’enseignement primaire. Mais sur les six enseignants qui assurent les cours, seuls deux sont titulaires. Les quatre autres sont des enseignants contractuels dont la prise en charge financière repose sur la communauté.

Une situation qui représente une charge importante pour les parents d’élèves.

Selon Nèma Loua, les contributions de l’Association des parents et amis de l’école (APEAE) sont régulièrement sollicitées pour participer à la rémunération des enseignants contractuels.

« Nous avons seulement deux titulaires et les quatre autres sont des enseignants contractuels à la charge de la communauté. Cette charge pèse assez lourdement sur les parents », explique-t-il.

Le président du conseil de district évoque des contributions pouvant dépasser 100 000 francs guinéens.

« Des fois, les contributions parentales de l’APEAE vont au-delà de cent mille francs guinéens (100 000 GNF), comme ce fut le cas l’année dernière », précise-t-il.

Pour les familles, déjà confrontées aux difficultés de transport et à la fragilité des activités agricoles, cette prise en charge constitue une contrainte supplémentaire.

Le responsable local lance donc un nouvel appel aux autorités.

« Nous lançons un appel à l’aide au gouvernement pour la prise en charge des enseignants contractuels », sollicite Nèma Loua.

À Zogbéanta, les difficultés du pont et celles de l’école se conjuguent et pèsent sur le quotidien des populations.

D’un côté, un ouvrage en bois vieillissant, qui complique les déplacements, menace la fluidité des échanges et inquiète les usagers. De l’autre, une école primaire dont quatre enseignants sur six dépendent des contributions de la communauté pour leur rémunération.

Les habitants demandent des solutions durables : un pont sécurisé sur le fleuve Oulé et une meilleure prise en charge des enseignants contractuels.

En attendant, les usagers continuent de traverser avec prudence, les conducteurs de taxi-moto composent avec les risques et les parents tentent de soutenir l’école du village.

À Zogbéanta, l’appel des populations est lancé. Elles attendent désormais des réponses concrètes pour que traverser le fleuve et envoyer les enfants à l’école ne soient plus des épreuves quotidiennes.

 

Pépé Blaise Théa, correspondant à Nzérékoré pour Planete7.info 

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Tayaki : sur la route du calvaire, les eaux gagnent du terrain et les engins lourds aggravent la souffrance des habitants https://planete7.info/tayaki-sur-la-route-du-calvaire-les-eaux-gagnent-du-terrain-et-les-engins-lourds-aggravent-la-souffrance-des-habitants/ Wed, 16 Sep 2026 11:56:01 +0000 https://planete7.info/?p=63910 À Tayaki, sur l’axe Kobayah-Tayaki, la dégradation de la route transforme chaque déplacement en épreuve. Entre chaussée éventrée, eaux stagnantes et passage répété des gros porteurs, les populations dénoncent une situation devenue invivable et interpellent les autorités. À Tayaki, la route ne se contente plus de relier les habitants à leurs activités. Elle est devenue […]]]>

À Tayaki, sur l’axe Kobayah-Tayaki, la dégradation de la route transforme chaque déplacement en épreuve. Entre chaussée éventrée, eaux stagnantes et passage répété des gros porteurs, les populations dénoncent une situation devenue invivable et interpellent les autorités.

À Tayaki, la route ne se contente plus de relier les habitants à leurs activités. Elle est devenue le théâtre d’un quotidien difficile, où chaque déplacement se négocie avec les trous, les flaques d’eau et les portions de chaussée presque impraticables. Sur l’axe reliant Kobayah à Tayaki, les usagers font face à une dégradation qui, selon eux, s’aggrave au fil des jours.

Dans cette localité, la saison des pluies ne fait qu’accentuer les difficultés. Les eaux occupent certaines portions de la voie, tandis que le passage répété des engins lourds des sociétés opérant dans la zone est pointé du doigt par plusieurs habitants. Pour les conducteurs de taxi-moto, les conséquences se mesurent aussi bien en risques sur la route qu’en dépenses au garage.

Au bord de cet axe devenu particulièrement difficile à pratiquer, Mohamed Cissé, conducteur de taxi-moto à Tayaki, décrit une situation qui pèse directement sur son activité. Pour lui, la route est devenue une difficulté permanente, particulièrement pendant la saison des pluies.

« Vraiment, nous souffrons. Nous avons assez de difficultés ici sur la route de Tayaki, notamment sur l’axe reliant Kobayah à Tayaki. Pendant la saison pluvieuse, nous souffrons beaucoup », témoigne-t-il.

Le conducteur estime que l’ampleur des dégradations dépasse désormais les capacités des habitants à y remédier seuls.

« La façon dont cette route est délabrée, si ce n’est pas l’État, personne ne peut nous aider ici », déplore Mohamed Cissé.

Derrière les difficultés de circulation se cache une autre réalité : celle des réparations à répétition. Les motos, fortement sollicitées sur une chaussée en mauvais état, nécessitent régulièrement des interventions mécaniques. Une charge supplémentaire pour des conducteurs dont les revenus dépendent directement du nombre de trajets effectués.

« Ici, à chaque fois, tu es au garage pour réparer ta moto. Si tu dépannes aujourd’hui et que tu travailles, tu es obligé de te retourner encore demain pour réparer d’autres pannes. C’est devenu notre quotidien maintenant », explique-t-il.

Pour ces conducteurs, la route ne représente donc pas seulement un obstacle à la mobilité. Elle affecte aussi leur outil de travail et leurs revenus.

À Tayaki, la dégradation de la route se conjugue avec la présence croissante de l’eau sur certaines portions. Une situation qui inquiète les usagers et alimente les craintes des riverains.

Mohamed Cissé décrit un environnement où la circulation des engins devient de plus en plus difficile.

« L’océan et la mer se sont rencontrés et cela n’est pas bon pour nos engins », affirme-t-il.

Une expression qui traduit, à ses yeux, l’ampleur du problème auquel les habitants sont confrontés. Pour lui, l’eau prend une place de plus en plus importante sur les voies de circulation, compliquant davantage les déplacements.

Mais au-delà des motos et des difficultés de circulation, c’est l’avenir des habitants dans cette zone qui suscite des inquiétudes.

« Ici, la seule chose qui reste, c’est que l’eau va nous chasser ici », lance le conducteur de taxi-moto, visiblement préoccupé par l’évolution de la situation.

À Tayaki, plusieurs habitants mettent en cause les activités des entreprises présentes dans la zone. Ils estiment que le passage répété des camions et autres engins lourds utilisés pour le transport des agrégats contribue à accélérer la dégradation de la route.

Salifou Doumbouya, citoyen de Tayaki et extracteur de vin de palme, partage cette inquiétude. Selon lui, les gros porteurs empruntent régulièrement cet axe pour transporter des agrégats, avec des conséquences importantes sur l’état de la chaussée.

« Ici, ce sont les gros porteurs des sociétés qui se trouvent ici qui gâtent complètement nos routes. À chaque fois, leurs engins lourds ne font que faire des voyages pour transporter les agrégats. Vu leur poids, ils nous plongent dans une situation chaotique », dénonce-t-il.

Pour cet habitant, le problème ne réside pas uniquement dans la circulation des engins lourds. Il déplore également l’absence, selon lui, d’un accompagnement des entreprises pour la remise en état de la voie.

« Pourtant, ils ne nous aident pas à réparer la route ni rien, car pour eux, ce qui les concerne, ce sont leurs travaux. Tout le reste ne les regarde pas », regrette Salifou Doumbouya.

Des accusations qui traduisent le sentiment d’abandon exprimé par plusieurs riverains. Toutefois, les entreprises mises en cause n’ont pas été entendues dans les témoignages recueillis pour ce reportage.

À la question de la dégradation de la route s’ajoute celle de l’écoulement des eaux. Mohamed Cissé estime que certains travaux de remblai réalisés dans la zone pourraient contribuer à aggraver la situation.

Pour lui, lorsque les remblais entravent le passage naturel des eaux, les conséquences peuvent rapidement se faire sentir sur les voies de circulation et les habitations.

« Surtout, ce sont les entreprises qui sont ici qui sont à la cause de notre souffrance par leur mauvais travail, en faisant des remblais. Dès que tu fais des remblais, l’eau ne trouve plus son chemin. Tout le monde sait très bien qu’on ne peut pas bloquer l’eau, sinon elle risque de déborder et de créer des dégâts », soutient-il.

Une inquiétude qui renvoie à une question essentielle pour les habitants : comment assurer la circulation des eaux dans une zone déjà confrontée à une route fortement dégradée ?

Face à cette situation, les populations de Tayaki demandent une intervention des autorités. Pour elles, la réhabilitation de la route Kobayah-Tayaki ne peut plus être repoussée, alors que les difficultés de déplacement et les risques liés à l’eau continuent de peser sur le quotidien.

Salifou Doumbouya appelle à une action rapide du gouvernement.

« Donc, nous sollicitons vraiment l’appui du gouvernement pour venir nous sauver ici. Sinon, on risque d’être envahis par les eaux », alerte-t-il.

À Tayaki, la route Kobayah-Tayaki est ainsi devenue bien plus qu’un simple axe de circulation. Elle concentre les inquiétudes des conducteurs de taxi-moto, les préoccupations des habitants et les interrogations sur l’impact des activités économiques dans la zone.

Entre les nids-de-poule, les eaux stagnantes et le passage des engins lourds, les populations décrivent un quotidien marqué par les difficultés. Elles attendent désormais des mesures concrètes pour réhabiliter la voie, améliorer l’écoulement des eaux et préserver leurs conditions de vie.

Dans cette localité, l’urgence n’est plus seulement de pouvoir circuler. C’est aussi de pouvoir continuer à vivre et à travailler sans craindre que la route et les eaux ne viennent davantage bouleverser le quotidien.

Antoine Neima pour Planete7.info

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Tayaki : entre eaux, enclavement et manque d’infrastructures, les habitants tirent la sonnette d’alarme https://planete7.info/tayaki-entre-eaux-enclavement-et-manque-dinfrastructures-les-habitants-tirent-la-sonnette-dalarme/ Tue, 08 Sep 2026 17:24:49 +0000 https://planete7.info/?p=63371 À Tayaki, le quotidien des habitants reste marqué par l’enclavement, les inondations récurrentes et l’absence de plusieurs infrastructures essentielles. À l’approche ou pendant la saison des pluies, les voies d’accès deviennent particulièrement difficiles, tandis que l’électricité, les services de santé et les équipements destinés à la jeunesse font toujours défaut. Face à cette situation, la […]]]>

À Tayaki, le quotidien des habitants reste marqué par l’enclavement, les inondations récurrentes et l’absence de plusieurs infrastructures essentielles. À l’approche ou pendant la saison des pluies, les voies d’accès deviennent particulièrement difficiles, tandis que l’électricité, les services de santé et les équipements destinés à la jeunesse font toujours défaut. Face à cette situation, la population appelle les autorités et les personnes de bonne volonté à agir.

À Tayaki, l’accès à la localité se mérite. Les voies fortement dégradées, auxquelles s’ajoute la présence des eaux, compliquent considérablement les déplacements des habitants. Pendant la saison des pluies, certains trajets deviennent particulièrement pénibles, voire difficiles à pratiquer.

Cultivateur et résident de la localité, Alhassane Bissiri Soumah connaît de près ces réalités. S’il commence par saluer les efforts du président de la République en faveur du développement du pays, il décrit ensuite les difficultés auxquelles les populations restent confrontées au quotidien.

« Nous rendons grâce à Dieu pour sa bénédiction et prions pour qu’Il accorde une longue vie à notre président. Nous saluons également son engagement en faveur du développement de notre pays. »

Mais pour les habitants de Tayaki, les attentes demeurent nombreuses. La dégradation des routes figure parmi leurs principales préoccupations.

« Ici, nous rencontrons énormément de difficultés. Vous avez vous-même constaté l’état de la route que vous avez empruntée. Elle est complètement envahie par les eaux, ce qui rend les déplacements particulièrement difficiles, surtout pendant la saison des pluies. »

À l’enclavement s’ajoute une autre difficulté : l’absence d’électricité. À la tombée de la nuit, Tayaki se retrouve plongée dans l’obscurité, une situation qui, selon les habitants, affecte particulièrement les jeunes et les enfants.

« Toute la localité est plongée dans le noir. Jusqu’à présent, nous ne disposons pas d’électricité. C’est une situation qui pénalise fortement les habitants, notamment les jeunes et les enfants. »

Cette absence d’éclairage constitue également un frein aux activités économiques et sociales, alors que la localité manque déjà de plusieurs équipements de base.

À Tayaki, l’eau ne constitue pas seulement un problème de déplacement. Elle représente également une menace pour les habitations et les biens des familles.

Selon Alhassane Bissiri Soumah, la localité, exposée aux effets de la mer et des marées, est régulièrement confrontée à la montée des eaux durant la saison des pluies.

« Nous sommes constamment menacés par les eaux de la mer et les marées. Nous nous retrouvons pratiquement entre deux eaux. À chaque saison des pluies, le niveau de l’eau monte jusqu’à nos habitations. Cette situation nous fatigue énormément et représente une véritable menace pour nos familles et nos biens. »

Cette situation renforce le sentiment de vulnérabilité des habitants, qui souhaitent notamment des mesures permettant de mieux protéger la localité contre les effets des eaux.

Les difficultés ne s’arrêtent pas aux infrastructures routières et à l’électricité. Dans le domaine sanitaire, les habitants déplorent l’absence d’un centre de santé ou d’un hôpital.

« Depuis la création de Tayaki, nous n’avons toujours pas d’hôpital. Nous n’avons même pas de cimetière. Lorsqu’un décès survient, nous sommes obligés de transporter les corps jusqu’au cimetière de Kobayah. C’est une situation très difficile pour les familles. »

Pour les populations, l’éloignement des structures sanitaires complique davantage la prise en charge des malades, particulièrement lorsqu’il s’agit d’enfants nécessitant rapidement des soins ou des médicaments.

La jeunesse de Tayaki fait également face à un déficit d’infrastructures. La seule maison des jeunes construite dans la localité aurait été fortement endommagée par les eaux.

« Lorsqu’on parle de la jeunesse, il faut aussi penser aux espaces de loisirs et d’épanouissement. Malheureusement, nous n’avons pratiquement rien ici. La seule maison des jeunes qui avait été construite a déjà été fortement endommagée par les eaux. »

À cela s’ajoute l’absence d’un véritable marché, obligeant les habitants à composer avec une offre commerciale jugée insuffisante pour répondre aux besoins de la population.

Face à l’accumulation de ces difficultés, les habitants de Tayaki souhaitent que leur situation soit davantage prise en compte. Alhassane Bissiri Soumah appelle notamment les autorités communales, les personnes de bonne volonté et les éventuels partenaires à venir constater directement les réalités de la localité.

« Nous sollicitons vraiment l’appui des personnes de bonne volonté pour venir nous aider. Nous avons parfois le sentiment d’être oubliés. Les autorités communales doivent venir constater directement les réalités que nous vivons ici. »

Il insiste particulièrement sur les difficultés rencontrées par les familles lorsqu’un enfant tombe malade.

« Nous avons beaucoup d’enfants dans la localité et, lorsqu’ils tombent malades, nous rencontrons d’énormes difficultés pour accéder aux médicaments et aux soins. »

À Tayaki, le constat dressé par les habitants est donc celui d’une localité confrontée à plusieurs défis simultanés : accès routier difficile, absence d’électricité, déficit de services sanitaires, exposition aux eaux, manque d’infrastructures pour la jeunesse et insuffisance des équipements commerciaux.

Pour les populations, l’urgence est désormais de voir ces préoccupations transformées en actions concrètes. Leur souhait est simple : pouvoir vivre, se déplacer, se soigner et faire évoluer leurs enfants dans des conditions plus dignes et plus sûres.

 

Antoine Neima pour Planete7.info 

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Kindia : Nouha Kamano foudroyé à mort en pleine nuit à Cacia 3 https://planete7.info/kindia-nouha-kamano-foudroye-a-mort-en-pleine-nuit-a-cacia-3/ Fri, 04 Sep 2026 16:23:06 +0000 https://planete7.info/?p=63192 Un violent orage a coûté la vie à un père de famille de 45 ans, dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 septembre, au quartier Cacia 3, dans la commune urbaine de Kindia. Le quartier Cacia 3, à Kindia, s’est réveillé ce vendredi 4 septembre dans la douleur. Nouha Kamano, âgé de 45 […]]]>

Un violent orage a coûté la vie à un père de famille de 45 ans, dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 septembre, au quartier Cacia 3, dans la commune urbaine de Kindia.

Le quartier Cacia 3, à Kindia, s’est réveillé ce vendredi 4 septembre dans la douleur. Nouha Kamano, âgé de 45 ans et père de famille, a été mortellement foudroyé au cours d’un violent orage qui s’est abattu sur la ville, aux environs de 2 heures du matin.

Selon les témoignages recueillis auprès de ses proches, la victime se trouvait derrière son domicile lorsque la foudre l’a frappée. Quelques minutes auparavant, rien ne laissait présager qu’un drame allait bouleverser cette famille.

Quelques instants avant sa mort, Nouha Kamano avait échangé avec son père, Faya Kamano. Encore marqué par le choc, ce dernier raconte les derniers moments passés avec son fils.

« C’est mon premier fils, il est âgé de 45 ans. Après avoir quitté le boulot, nous étions assis dehors tard dans la nuit. Lorsqu’il m’a trouvé, il m’a dit : “Papa, tu ne rentres pas dans la maison ?” Je lui ai demandé ce qui n’allait pas. Il m’a dit qu’il y avait plusieurs personnes habillées sur la route. Je lui ai dit que je craignais pour lui parce que c’est lui qui marche beaucoup », témoigne-t-il.

À mesure que la pluie s’intensifiait, Nouha aurait insisté auprès de son père pour qu’il regagne la maison. Il aurait ensuite pris le soin de ramasser les chaises installées à l’extérieur avant de se retirer derrière le domicile.

« Il a insisté pour que je rentre dans la maison. C’est ainsi qu’il a pris toutes les chaises pour les faire rentrer, aux environs de 2 heures du matin. Pourtant, lui était caché derrière la maison. Moi, je suis rentré au salon et je me suis endormi », poursuit son père.

Quelques instants plus tard, le bruit de la pluie le réveille. Puis survient un violent coup de tonnerre.

« C’est le bruit de la pluie qui m’a réveillé. J’ai ensuite entendu un grand bruit de foudre », relate Faya Kamano.

La suite est brutale. Peu après le coup de foudre, la mère de Nouha vient frapper à la porte pour annoncer la tragédie.

« Sa maman est venue frapper à ma porte pour m’annoncer la mort de mon enfant. Je lui ai dit d’arrêter de mentir et de plaisanter. Elle m’a répondu que c’était la vérité. J’ai paniqué et je me suis demandé comment il était décédé », raconte son père, encore sous le choc.

En se précipitant sur les lieux, Faya Kamano découvre son fils sans vie.

« Je suis parti trouver le corps. Je l’ai appelé à plusieurs reprises : “Nouha ! Nouha !” J’ai demandé à sa femme ce qui lui était arrivé. Elle m’a dit qu’elle était couchée et que son mari avait dit qu’il allait se coucher là-bas. C’est ainsi qu’elle a entendu son cri, une seule fois », témoigne-t-il.

Le téléphone portable de la victime aurait également été retrouvé à proximité de son corps.

Rouguiatou Conté, l’épouse de Nouha Kamano, raconte elle aussi les dernières secondes de cette nuit dramatique. Selon son témoignage, elle se trouvait à l’intérieur de la maison lorsqu’elle a entendu un bruit particulièrement violent, suivi du cri de son mari.

« Mon mari était couché au sol lorsqu’il pleuvait. Dans un court moment, j’ai entendu un grand bruit avec son cri. Je me suis subitement précipitée vers lui. Je lui ai demandé ce qui n’allait pas, mais il ne parlait pas. J’ai couru pour appeler sa maman. C’est ainsi que sa maman l’a trouvé déjà mort », explique-t-elle.

La disparition de Nouha Kamano laisse une famille profondément meurtrie. Son épouse indique que le couple avait quatre enfants, dont l’un est malheureusement décédé.

La mort de Nouha Kamano vient une nouvelle fois rappeler les risques liés aux violents orages qui frappent régulièrement Kindia et sa région durant la saison des pluies.

Père de famille, Nouha Kamano laisse derrière lui des proches plongés dans la consternation, après une nuit qui avait pourtant commencé comme tant d’autres.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

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Démolition à dar-es-salam : « cette décharge est venue nous trouver, ce n’est pas nous qui sommes allés la trouver », les habitants entre tristesse et désarroi https://planete7.info/demolition-a-dar-es-salam-cette-decharge-est-venue-nous-trouver-ce-nest-pas-nous-qui-sommes-alles-la-trouver-les-habitants-entre-tristesse-et-desarroi/ Wed, 26 Aug 2026 19:12:53 +0000 https://planete7.info/?p=62639 À Dar-Es-Salam, la douleur du drame laisse désormais place à une autre épreuve. Quelques jours après l’éboulement meurtrier survenu dans la zone de la décharge, les autorités ont lancé, ce mercredi, une vaste opération de déguerpissement et de démolition des habitations situées dans les zones considérées comme à risque. Sur place, les engins de démolition […]]]>

À Dar-Es-Salam, la douleur du drame laisse désormais place à une autre épreuve. Quelques jours après l’éboulement meurtrier survenu dans la zone de la décharge, les autorités ont lancé, ce mercredi, une vaste opération de déguerpissement et de démolition des habitations situées dans les zones considérées comme à risque.

Sur place, les engins de démolition avancent, faisant disparaître progressivement des maisons où des familles avaient construit leur quotidien. Dans les rues du quartier, l’ambiance est lourde. Entre résignation, tristesse et inquiétude, de nombreux habitants disent ne pas savoir où aller après leur départ.

Pour plusieurs familles, la décision intervient dans un contexte particulièrement éprouvant, en pleine saison des pluies. Certains résidents affirment vivre à Dar-Es-Salam depuis de nombreuses années et se retrouvent aujourd’hui contraints de quitter leurs logements sans véritable solution de relogement.

Parmi les habitants directement concernés figure Mamadou Diouma Bah. Visiblement affecté par la situation, ce résident de Dar-Es-Salam estime que les populations ne peuvent être tenues pour seules responsables de leur présence dans cette zone.

« Cette décharge est venue nous trouver, ce n’est pas nous qui sommes allés la trouver. C’est ce quartier qui m’a vu grandir. Ce qui se passe ici actuellement est triste. C’est déplorable », témoigne-t-il.

Pour lui, derrière les maisons détruites se trouvent des familles et des personnes vulnérables qui risquent de se retrouver sans solution. Il cite notamment les personnes âgées, dont certaines auraient des difficultés à se déplacer.

« C’est ici que nous nous connaissons, nous n’avons nulle part où aller. Il y a des vieilles personnes qui n’ont pas la force de se déplacer. On demande à l’État de prendre des dispositions », plaide-t-il.

Au-delà de la perte des habitations, c’est aussi la période choisie pour ces opérations qui inquiète les habitants. Pour Mamadou Diouma Bah, contraindre des familles déjà fragilisées à quitter leurs maisons en pleine saison des pluies constitue une difficulté supplémentaire.

« Faire sortir des innocents en pleine saison pluvieuse est une chose difficile. Mais puisqu’on ne peut pas affronter les décisions des autorités, ce qui a fait qu’on a accepté de sortir pacifiquement », explique-t-il.

Malgré leur désarroi, les habitants rencontrés sur place disent vouloir éviter toute confrontation avec les autorités. Ils souhaitent néanmoins que leur situation soit prise en compte et que des mesures d’accompagnement soient envisagées pour les familles contraintes de quitter les lieux.

Pour Mamadou Diouma Bah, l’État doit à la fois garantir la sécurité des populations et veiller à la protection de leurs droits.

« On demande à l’État de respecter nos droits, parce que l’État, selon nous, c’est la population elle-même », affirme-t-il.

Alors que les opérations se poursuivent, l’incertitude demeure pour de nombreuses familles. Où dormiront-elles ? Comment se relogeront-elles ? Et surtout, quelles mesures seront prises pour accompagner celles qui n’ont pas les moyens de trouver rapidement une nouvelle habitation ?

Malgré ces interrogations, Mamadou Diouma Bah dit placer sa confiance dans les autorités guinéennes.

« On se confie à l’État guinéen. On est dans leurs mains », lance-t-il.

À Dar-Es-Salam, les démolitions ne font donc pas seulement disparaître des murs. Elles bouleversent aussi des trajectoires de vie, des souvenirs et des habitudes construites au fil des années. Pour les habitants, le drame de l’éboulement ouvre désormais une nouvelle période d’incertitude : celle de devoir quitter un quartier devenu leur lieu de vie, sans savoir encore où reconstruire leur quotidien.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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Kindia : la mairie renforce la prévention contre les inondations et annonce des mesures contre les occupations anarchiques https://planete7.info/kindia-la-mairie-renforce-la-prevention-contre-les-inondations-et-annonce-des-mesures-contre-les-occupations-anarchiques/ Thu, 16 Jul 2026 22:35:25 +0000 https://planete7.info/?p=59384 À l’approche du pic de la saison des pluies, les autorités communales de Kindia passent à l’offensive pour limiter les risques d’inondation. Accompagnée de l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humaines (ANGUCH), de la Protection civile et des services de l’Habitat, la mairie a effectué, jeudi 17 juillet 2026, une vaste mission de […]]]>

À l’approche du pic de la saison des pluies, les autorités communales de Kindia passent à l’offensive pour limiter les risques d’inondation. Accompagnée de l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humaines (ANGUCH), de la Protection civile et des services de l’Habitat, la mairie a effectué, jeudi 17 juillet 2026, une vaste mission de terrain dans le Grand marché de Kindia, le marché de Sambaya ainsi que dans plusieurs zones identifiées comme particulièrement vulnérables.

Cette tournée avait pour objectif d’évaluer les risques, de sensibiliser les populations et de constater les nombreuses occupations anarchiques des berges des cours d’eau, considérées comme l’une des principales causes des inondations récurrentes dans la ville.

Au terme de la visite, le maire de la commune urbaine de Kindia, Elhadj Aboubacar Molota Camara, a expliqué que cette initiative s’inscrit dans une démarche de prévention visant à réduire les pertes humaines et les dégâts matériels enregistrés chaque hivernage.

« Aujourd’hui, nous avons concentré notre visite sur deux espaces stratégiques : les marchés, où la concentration humaine est importante, et les zones à haut risque. Notre objectif est de sensibiliser les citoyens afin de prévenir les catastrophes, les pertes en vies humaines et les dégâts matériels. Chaque saison des pluies, nous assistons à des inondations parfois meurtrières. Nous avons constaté des occupations anarchiques des berges, des constructions qui réduisent le passage des eaux ainsi que des déchets qui obstruent les caniveaux. La situation est très préoccupante », a déclaré le maire.

Le premier magistrat de la commune a également insisté sur la responsabilité collective dans la prévention des catastrophes naturelles, estimant que la protection des populations ne relève pas uniquement des pouvoirs publics.

« Il est facile d’affirmer que l’État doit tout faire, mais chaque citoyen doit également respecter les règles, surtout pendant l’hivernage. Nous avons observé d’importants dépôts d’ordures qui empêchent l’écoulement normal des eaux. Si les berges du Tôkhou, de Wawa et des autres cours d’eau ne sont pas libérées, nous nous exposons à une catastrophe. La mairie assumera pleinement ses responsabilités et transmettra aux autorités compétentes les situations nécessitant des décisions supplémentaires afin de préserver des vies humaines », a-t-il souligné.

Face aux nombreuses constructions implantées dans des zones interdites, Elhadj Aboubacar Molota Camara a annoncé que les bâtiments déjà identifiés comme étant en infraction pourraient bientôt faire l’objet de mesures de démolition.

« Nous avons constaté que plusieurs bâtiments, marqués depuis des années pour être démolis, sont toujours occupés. Nous appliquerons les décisions avec fermeté, car la sécurité des citoyens demeure notre priorité. Sans sécurité, il ne peut y avoir ni développement ni bien-être », a-t-il affirmé.

De son côté, la coordinatrice préfectorale de l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humaines (ANGUCH), Fanta Sylla, a indiqué que cette mission faisait suite à une sollicitation de la mairie dans le cadre du renforcement des actions préventives.

« Nous avons répondu à l’invitation du maire afin d’évaluer les sites à haut risque de la commune urbaine de Kindia. Aux côtés de la Protection civile, des services de l’Habitat et des autres structures concernées, nous avons sensibilisé les riverains. Le constat est alarmant : de nombreuses constructions occupent le lit des marigots et augmentent considérablement les risques d’inondation. Notre mission consiste à prévenir les catastrophes, sensibiliser les populations et les accompagner en cas de sinistre », a-t-elle expliqué.

Elle a enfin appelé les autorités à faire appliquer avec rigueur les textes en vigueur afin d’enrayer un phénomène qui menace chaque année de nombreuses familles.

« Nous invitons les autorités locales et le gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire respecter la réglementation. Si aucune mesure forte n’est prise, les inondations continueront de se répéter avec leur lot de conséquences dramatiques. Aujourd’hui plus que jamais, la prévention reste le moyen le plus efficace de protéger les populations », a conclu Fanta Sylla.

À travers cette opération conjointe, les autorités communales entendent renforcer la culture de prévention et rappeler que la lutte contre les inondations repose autant sur le respect des règles d’urbanisme que sur l’engagement citoyen en faveur de la protection de l’environnement.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

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Forte pluie en Guinée : l’ANASUR intensifie la surveillance des infrastructures routières pour prévenir les risques https://planete7.info/forte-pluie-en-guinee-lanasur-intensifie-la-surveillance-des-infrastructures-routieres-pour-prevenir-les-risques/ Thu, 16 Jul 2026 15:57:05 +0000 https://planete7.info/?p=59341 À la suite des fortes pluies qui ont frappé plusieurs localités de la Guinée le mercredi 15 juillet 2026, l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASUR) a déployé ses équipes sur le terrain pour évaluer l’état des infrastructures routières et anticiper les risques susceptibles de perturber la circulation. Coordonnée par le Ministère des Infrastructures, cette […]]]>

À la suite des fortes pluies qui ont frappé plusieurs localités de la Guinée le mercredi 15 juillet 2026, l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASUR) a déployé ses équipes sur le terrain pour évaluer l’état des infrastructures routières et anticiper les risques susceptibles de perturber la circulation.

Coordonnée par le Ministère des Infrastructures, cette opération d’inspection vise en priorité les ouvrages de franchissement, notamment les ponts, les dalots et les systèmes de drainage fortement sollicités par les intempéries. Les agents de l’ANASUR procèdent à des contrôles minutieux afin d’identifier d’éventuels dommages et de prévenir toute dégradation pouvant compromettre la sécurité des usagers.

Les premières observations dressent un constat préoccupant. Dans plusieurs zones, d’importantes quantités de déchets obstruent les caniveaux et les ouvrages hydrauliques, limitant considérablement l’écoulement des eaux pluviales. Cette situation favorise les inondations, fragilise les infrastructures routières et accroît les risques d’accidents pour les automobilistes, les motocyclistes et les piétons.

Face à ce défi, l’ANASUR lance un appel à la responsabilité citoyenne. L’agence invite les populations à s’abstenir de jeter des déchets dans les caniveaux et les ouvrages de drainage, rappelant que la protection des infrastructures routières constitue un engagement collectif. Selon elle, des gestes simples de civisme peuvent contribuer à réduire les risques d’inondation, préserver les routes et garantir la sécurité de tous.

À travers cette mobilisation, les autorités entendent renforcer la surveillance du réseau routier tout au long de la saison des pluies. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie de prévention visant à préserver les infrastructures, assurer la fluidité de la circulation et protéger les usagers face aux conséquences des fortes précipitations.

Antoine Neima pour Planete7.info

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Siguiri : frappé par la foudre sur le chemin du retour, un adolescent de 14 ans perd la vie à Djodokouna https://planete7.info/siguiri-frappe-par-la-foudre-sur-le-chemin-du-retour-un-adolescent-de-14-ans-perd-la-vie-a-djodokouna/ Tue, 14 Jul 2026 18:19:24 +0000 https://planete7.info/?p=59214 Un violent orage a endeuillé la localité de Djodokouna, dans le district de Tiguibri, relevant de la commune urbaine de Siguiri, dans la soirée du dimanche 13 juillet 2026. Mamadi Keïta, un adolescent de 14 ans, a perdu la vie après avoir été frappé par la foudre alors qu’il regagnait son village avec plusieurs autres […]]]>

Un violent orage a endeuillé la localité de Djodokouna, dans le district de Tiguibri, relevant de la commune urbaine de Siguiri, dans la soirée du dimanche 13 juillet 2026. Mamadi Keïta, un adolescent de 14 ans, a perdu la vie après avoir été frappé par la foudre alors qu’il regagnait son village avec plusieurs autres enfants au terme d’une journée de gardiennage de bétail. Un second adolescent, également atteint, a survécu et est désormais hors de danger.

Selon les informations recueillies sur place, six enfants revenaient de la bergerie avec un troupeau de bœufs lorsqu’un violent orage, accompagné de fortes décharges électriques, s’est soudainement abattu sur la zone. Alors qu’ils traversaient un bas-fond, la foudre a frappé le groupe. Mamadi Keïta et Moussa, qui marchaient à l’arrière de leurs camarades, ont été directement touchés.

Joint par notre rédaction, Kani Mamady Keïta, adjoint au président du district de Djodokouna, a relaté le déroulement du drame.

« Nous étions à l’abri de la pluie lorsque des enfants sont venus nous informer que deux de leurs camarades avaient été frappés par la foudre. Nous nous sommes immédiatement rendus sur les lieux. Mamadi a été évacué vers Kourouda, mais il a malheureusement succombé à ses blessures avant d’y arriver. Son corps a ensuite été ramené au village où il a été inhumé aux environs de 20 heures. Quant à Moussa, il a été rapidement pris en charge et son état de santé est aujourd’hui satisfaisant », a-t-il expliqué.

Au sein de la communauté, l’émotion reste vive. Plusieurs habitants affirment que la victime portait des téléphones portables au moment de l’accident. Toutefois, aucune preuve ne permet, à ce stade, d’établir un lien entre la présence de ces appareils et l’impact de la foudre. Les circonstances exactes de ce phénomène demeurent donc inconnues.

Dans la famille de Mamadi Keïta, la douleur est immense. Malgré cette perte brutale, son père dit accueillir cette épreuve avec résignation, y voyant la volonté divine.

Ce drame ravive une nouvelle fois les inquiétudes liées aux violents orages qui accompagnent la saison des pluies en Haute-Guinée. Il rappelle l’importance de renforcer les mesures de prévention et de sensibiliser les populations aux comportements à adopter en cas d’intempéries, afin de limiter les risques face aux phénomènes météorologiques extrêmes.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

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Sanoyah : deux adolescents emportés par les eaux de ruissellement après une forte pluie https://planete7.info/sanoyah-deux-adolescents-emportes-par-les-eaux-de-ruissellement-apres-une-forte-pluie/ Sat, 11 Jul 2026 18:13:09 +0000 https://planete7.info/?p=58898 La forte pluie qui s’est abattue sur le Grand Conakry a une nouvelle fois causé des dégâts humains. À Sanoyah, dans la préfecture de Coyah, deux adolescents ont perdu la vie après avoir été emportés par des eaux de ruissellement alors qu’ils tentaient de franchir un important courant formé par les précipitations. Le drame s’est […]]]>

La forte pluie qui s’est abattue sur le Grand Conakry a une nouvelle fois causé des dégâts humains. À Sanoyah, dans la préfecture de Coyah, deux adolescents ont perdu la vie après avoir été emportés par des eaux de ruissellement alors qu’ils tentaient de franchir un important courant formé par les précipitations.

Le drame s’est produit alors que les deux jeunes, âgés d’une dizaine d’années, auraient essayé de traverser une zone fortement affectée par les eaux. Malgré les tentatives de secours, ils n’ont pas pu être sauvés.

Encore bouleversé par cette tragédie, le père de l’une des victimes raconte les derniers instants de ces deux jeunes garçons. « L’un est mon fils, qui était élève, et l’autre est le fils de ma sœur, un menuisier. Ils sont venus pour essayer de traverser le courant avant d’être emportés par les eaux », témoigne-t-il, la voix chargée d’émotion.

Selon lui, des agents de la gendarmerie présents sur les lieux ont tenté d’intervenir pour les secourir. « D’après les gendarmes, ils ont essayé de les sauver, mais malheureusement, ils n’y sont pas parvenus », explique le parent endeuillé.

Ce drame vient rappeler les risques liés aux fortes pluies dans plusieurs zones du Grand Conakry, où les eaux de ruissellement deviennent souvent dangereuses en raison de leur intensité. Les autorités et les services de secours appellent régulièrement les populations à éviter de traverser les zones inondées ou les courants d’eau pendant les périodes de précipitations abondantes afin de prévenir de nouveaux accidents.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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Sonfonia : la route Carrefour Soudure–Usine Poto, un calvaire sans fin en pleine saison des pluies https://planete7.info/sonfonia-la-route-carrefour-soudure-usine-poto-un-calvaire-sans-fin-en-pleine-saison-des-pluies/ Fri, 10 Jul 2026 14:43:53 +0000 https://planete7.info/?p=58821 À Sonfonia, le tronçon reliant le Carrefour Soudure à l’Usine Poto est devenu, une fois de plus, le symbole des difficultés de mobilité auxquelles sont confrontés les habitants durant la saison des pluies. Dégradée par les intempéries et les travaux de bitumage qui tardent à s’achever, cette route plonge quotidiennement automobilistes, motocyclistes et piétons dans […]]]>

À Sonfonia, le tronçon reliant le Carrefour Soudure à l’Usine Poto est devenu, une fois de plus, le symbole des difficultés de mobilité auxquelles sont confrontés les habitants durant la saison des pluies. Dégradée par les intempéries et les travaux de bitumage qui tardent à s’achever, cette route plonge quotidiennement automobilistes, motocyclistes et piétons dans un véritable parcours du combattant.

À longueur de journée, les usagers avancent péniblement entre d’imposants nids-de-poule, des flaques d’eau qui dissimulent les crevasses de la chaussée et des bourbiers qui ralentissent considérablement la circulation. Les embouteillages se multiplient, tandis que les motocyclistes slaloment avec prudence pour éviter les chutes. Les piétons, eux, peinent à se frayer un chemin entre les véhicules et les zones inondées.

À chaque forte pluie, la situation se dégrade davantage. Plusieurs portions de la route disparaissent sous les eaux, rendant difficile l’identification des zones praticables et augmentant les risques d’accidents ainsi que les pannes mécaniques.

Si les travaux de bitumage ont été engagés depuis plusieurs mois, leur lenteur suscite une vive frustration chez les riverains. Beaucoup dénoncent un chantier qui progresse difficilement, alors que cette route constitue un axe stratégique reliant plusieurs quartiers de la commune de Sonfonia. Selon eux, cette situation perturbe non seulement les déplacements quotidiens, mais freine également les activités commerciales de toute la zone.

« Nous souffrons énormément sur cette route. Chaque jour, nos motos tombent en panne à cause des nids-de-poule. Quand il pleut, on ne distingue même plus la chaussée. Nous demandons aux autorités d’accélérer les travaux pour mettre fin à notre calvaire », témoigne Mamadou Bah, conducteur de taxi-moto.

Même constat chez Aïssatou Camara, commerçante installée le long de cet axe.

« Les clients hésitent à venir jusqu’ici parce que la route est dans un état déplorable. Nous perdons du temps et de l’argent. Nous souhaitons simplement que les travaux soient achevés rapidement afin que la circulation redevienne normale », confie-t-elle.

Cette dégradation intervient pourtant dans un contexte où plusieurs projets d’aménagement et de modernisation des infrastructures routières sont annoncés à Conakry, notamment dans la commune de Sonfonia. Sur le terrain, les populations disent toutefois attendre des résultats concrets.

En attendant l’achèvement du chantier, les usagers continuent de composer avec une route devenue impraticable par endroits. Ils lancent un nouvel appel aux autorités et à l’entreprise chargée des travaux afin d’accélérer l’exécution du projet, dans l’espoir de voir ce tronçon entièrement bitumé avant que les pluies ne rendent la circulation encore plus difficile.

Antoine Neima pour Planete7.info

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