route dégradée – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 16 Sep 2026 12:01:11 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.6 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg route dégradée – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Tayaki : sur la route du calvaire, les eaux gagnent du terrain et les engins lourds aggravent la souffrance des habitants https://planete7.info/tayaki-sur-la-route-du-calvaire-les-eaux-gagnent-du-terrain-et-les-engins-lourds-aggravent-la-souffrance-des-habitants/ Wed, 16 Sep 2026 11:56:01 +0000 https://planete7.info/?p=63910 À Tayaki, sur l’axe Kobayah-Tayaki, la dégradation de la route transforme chaque déplacement en épreuve. Entre chaussée éventrée, eaux stagnantes et passage répété des gros porteurs, les populations dénoncent une situation devenue invivable et interpellent les autorités. À Tayaki, la route ne se contente plus de relier les habitants à leurs activités. Elle est devenue […]]]>

À Tayaki, sur l’axe Kobayah-Tayaki, la dégradation de la route transforme chaque déplacement en épreuve. Entre chaussée éventrée, eaux stagnantes et passage répété des gros porteurs, les populations dénoncent une situation devenue invivable et interpellent les autorités.

À Tayaki, la route ne se contente plus de relier les habitants à leurs activités. Elle est devenue le théâtre d’un quotidien difficile, où chaque déplacement se négocie avec les trous, les flaques d’eau et les portions de chaussée presque impraticables. Sur l’axe reliant Kobayah à Tayaki, les usagers font face à une dégradation qui, selon eux, s’aggrave au fil des jours.

Dans cette localité, la saison des pluies ne fait qu’accentuer les difficultés. Les eaux occupent certaines portions de la voie, tandis que le passage répété des engins lourds des sociétés opérant dans la zone est pointé du doigt par plusieurs habitants. Pour les conducteurs de taxi-moto, les conséquences se mesurent aussi bien en risques sur la route qu’en dépenses au garage.

Au bord de cet axe devenu particulièrement difficile à pratiquer, Mohamed Cissé, conducteur de taxi-moto à Tayaki, décrit une situation qui pèse directement sur son activité. Pour lui, la route est devenue une difficulté permanente, particulièrement pendant la saison des pluies.

« Vraiment, nous souffrons. Nous avons assez de difficultés ici sur la route de Tayaki, notamment sur l’axe reliant Kobayah à Tayaki. Pendant la saison pluvieuse, nous souffrons beaucoup », témoigne-t-il.

Le conducteur estime que l’ampleur des dégradations dépasse désormais les capacités des habitants à y remédier seuls.

« La façon dont cette route est délabrée, si ce n’est pas l’État, personne ne peut nous aider ici », déplore Mohamed Cissé.

Derrière les difficultés de circulation se cache une autre réalité : celle des réparations à répétition. Les motos, fortement sollicitées sur une chaussée en mauvais état, nécessitent régulièrement des interventions mécaniques. Une charge supplémentaire pour des conducteurs dont les revenus dépendent directement du nombre de trajets effectués.

« Ici, à chaque fois, tu es au garage pour réparer ta moto. Si tu dépannes aujourd’hui et que tu travailles, tu es obligé de te retourner encore demain pour réparer d’autres pannes. C’est devenu notre quotidien maintenant », explique-t-il.

Pour ces conducteurs, la route ne représente donc pas seulement un obstacle à la mobilité. Elle affecte aussi leur outil de travail et leurs revenus.

À Tayaki, la dégradation de la route se conjugue avec la présence croissante de l’eau sur certaines portions. Une situation qui inquiète les usagers et alimente les craintes des riverains.

Mohamed Cissé décrit un environnement où la circulation des engins devient de plus en plus difficile.

« L’océan et la mer se sont rencontrés et cela n’est pas bon pour nos engins », affirme-t-il.

Une expression qui traduit, à ses yeux, l’ampleur du problème auquel les habitants sont confrontés. Pour lui, l’eau prend une place de plus en plus importante sur les voies de circulation, compliquant davantage les déplacements.

Mais au-delà des motos et des difficultés de circulation, c’est l’avenir des habitants dans cette zone qui suscite des inquiétudes.

« Ici, la seule chose qui reste, c’est que l’eau va nous chasser ici », lance le conducteur de taxi-moto, visiblement préoccupé par l’évolution de la situation.

À Tayaki, plusieurs habitants mettent en cause les activités des entreprises présentes dans la zone. Ils estiment que le passage répété des camions et autres engins lourds utilisés pour le transport des agrégats contribue à accélérer la dégradation de la route.

Salifou Doumbouya, citoyen de Tayaki et extracteur de vin de palme, partage cette inquiétude. Selon lui, les gros porteurs empruntent régulièrement cet axe pour transporter des agrégats, avec des conséquences importantes sur l’état de la chaussée.

« Ici, ce sont les gros porteurs des sociétés qui se trouvent ici qui gâtent complètement nos routes. À chaque fois, leurs engins lourds ne font que faire des voyages pour transporter les agrégats. Vu leur poids, ils nous plongent dans une situation chaotique », dénonce-t-il.

Pour cet habitant, le problème ne réside pas uniquement dans la circulation des engins lourds. Il déplore également l’absence, selon lui, d’un accompagnement des entreprises pour la remise en état de la voie.

« Pourtant, ils ne nous aident pas à réparer la route ni rien, car pour eux, ce qui les concerne, ce sont leurs travaux. Tout le reste ne les regarde pas », regrette Salifou Doumbouya.

Des accusations qui traduisent le sentiment d’abandon exprimé par plusieurs riverains. Toutefois, les entreprises mises en cause n’ont pas été entendues dans les témoignages recueillis pour ce reportage.

À la question de la dégradation de la route s’ajoute celle de l’écoulement des eaux. Mohamed Cissé estime que certains travaux de remblai réalisés dans la zone pourraient contribuer à aggraver la situation.

Pour lui, lorsque les remblais entravent le passage naturel des eaux, les conséquences peuvent rapidement se faire sentir sur les voies de circulation et les habitations.

« Surtout, ce sont les entreprises qui sont ici qui sont à la cause de notre souffrance par leur mauvais travail, en faisant des remblais. Dès que tu fais des remblais, l’eau ne trouve plus son chemin. Tout le monde sait très bien qu’on ne peut pas bloquer l’eau, sinon elle risque de déborder et de créer des dégâts », soutient-il.

Une inquiétude qui renvoie à une question essentielle pour les habitants : comment assurer la circulation des eaux dans une zone déjà confrontée à une route fortement dégradée ?

Face à cette situation, les populations de Tayaki demandent une intervention des autorités. Pour elles, la réhabilitation de la route Kobayah-Tayaki ne peut plus être repoussée, alors que les difficultés de déplacement et les risques liés à l’eau continuent de peser sur le quotidien.

Salifou Doumbouya appelle à une action rapide du gouvernement.

« Donc, nous sollicitons vraiment l’appui du gouvernement pour venir nous sauver ici. Sinon, on risque d’être envahis par les eaux », alerte-t-il.

À Tayaki, la route Kobayah-Tayaki est ainsi devenue bien plus qu’un simple axe de circulation. Elle concentre les inquiétudes des conducteurs de taxi-moto, les préoccupations des habitants et les interrogations sur l’impact des activités économiques dans la zone.

Entre les nids-de-poule, les eaux stagnantes et le passage des engins lourds, les populations décrivent un quotidien marqué par les difficultés. Elles attendent désormais des mesures concrètes pour réhabiliter la voie, améliorer l’écoulement des eaux et préserver leurs conditions de vie.

Dans cette localité, l’urgence n’est plus seulement de pouvoir circuler. C’est aussi de pouvoir continuer à vivre et à travailler sans craindre que la route et les eaux ne viennent davantage bouleverser le quotidien.

Antoine Neima pour Planete7.info

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Cosa–Morykanteyah : une route dégradée qui exaspère riverains et usagers https://planete7.info/cosa-morykanteyah-une-route-degradee-qui-exaspere-riverains-et-usagers/ Sun, 06 Sep 2026 04:20:17 +0000 https://planete7.info/?p=63309 À Conakry, le tronçon reliant Cosa au quartier Morykanteyah se dégrade de jour en jour. Depuis plus de trois ans, riverains, automobilistes et piétons vivent au rythme des nids-de-poule, des difficultés de circulation et d’une voie devenue presque impraticable. Face à l’absence d’une réhabilitation durable, les habitants interpellent les autorités compétentes. À Morykanteyah, la circulation […]]]>

À Conakry, le tronçon reliant Cosa au quartier Morykanteyah se dégrade de jour en jour. Depuis plus de trois ans, riverains, automobilistes et piétons vivent au rythme des nids-de-poule, des difficultés de circulation et d’une voie devenue presque impraticable. Face à l’absence d’une réhabilitation durable, les habitants interpellent les autorités compétentes.

À Morykanteyah, la circulation est devenue un véritable parcours du combattant. Sur le tronçon reliant le quartier à Cosa, l’état de la chaussée témoigne de plusieurs années de dégradation. Nids-de-poule, portions fortement détériorées et difficultés d’accès rythment désormais le quotidien des usagers.

Depuis plus de trois ans, cette situation perdure, au grand désarroi des habitants. Malgré quelques initiatives ponctuelles pour tenter de maintenir la circulation, aucune solution durable n’aurait encore été apportée à cette voie.

Habitant de la zone, Therno Oumar Idia Bah ne cache pas son exaspération. Il dénonce le manque d’intervention en faveur de cette route et appelle les autorités, mais aussi les personnes de bonne volonté, à se mobiliser.

« Depuis que cette route s’est vraiment dégradée, nous n’avons pas encore bénéficié de soutien de la part des personnes de bonne volonté pour nous aider à la réparer », déplore-t-il.

Pour cet habitant, le problème dépasse désormais le simple inconfort. La dégradation de la voie affecte directement les déplacements des populations et complique le quotidien des automobilistes comme celui des piétons.

« Nous sommes fatigués de cette situation. Personne ne parle de cette route devenue impraticable », dénonce-t-il.

Faute d’une intervention durable, certains habitants tentent tant bien que mal de limiter les dégâts. Therno Oumar Idia Bah affirme notamment se rendre régulièrement sur des chantiers à la recherche d’agrégats destinés à combler les parties les plus dégradées de la chaussée.

« Si ce n’est pas moi qui vais parfois dans les chantiers pour quémander quelques agrégats afin de venir mettre ici, personne n’y pense », regrette-t-il.

Une démarche qui illustre, selon lui, le sentiment d’abandon ressenti par les habitants du secteur. Les sollicitations auprès des responsables locaux n’auraient, jusqu’ici, pas permis d’obtenir une réponse concrète.

D’après son témoignage, lorsque les habitants saisissent le chef de quartier, celui-ci leur explique que la réhabilitation de cette route ne relève pas de ses compétences. Une situation qui renforce la frustration des populations, confrontées quotidiennement aux conséquences de la dégradation du tronçon.

Sur le terrain, les difficultés ne concernent pas uniquement les riverains. Les chauffeurs qui empruntent cet axe doivent composer avec une chaussée fortement détériorée, tandis que les piétons sont également exposés aux difficultés de déplacement.

« Les chauffeurs souffrent, nous les piétons aussi. Cela fait plus de trois ans que nous sommes dans cette situation », souligne Therno Oumar Idia Bah.

Pour les habitants, la situation nécessite désormais une intervention urgente. Ils souhaitent notamment voir les autorités compétentes, les acteurs du transport et les organisations concernées se mobiliser pour trouver une solution à ce problème qui perdure.

Au-delà de la réfection ponctuelle des zones les plus dégradées, leur principale revendication reste la réhabilitation complète du tronçon Cosa–Morykanteyah. Une intervention qui permettrait, selon eux, de fluidifier la circulation, de faciliter les déplacements et d’améliorer les conditions de vie dans cette partie de Conakry.

« Nous demandons l’appui du gouvernement pour réhabiliter ce tronçon, pour le bien-être de notre quartier », plaide Therno Oumar Idia Bah.

 

Antoine Neima pour Planete7.info 

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