Responsabilité – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Thu, 10 Sep 2026 18:47:30 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Responsabilité – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 La Guinée parle désormais au monde avec davantage de clarté (Par Amadou Lamarana Bah) https://planete7.info/la-guinee-parle-desormais-au-monde-avec-davantage-de-clarte-par-amadou-lamarana-bah/ Thu, 10 Sep 2026 18:47:30 +0000 https://planete7.info/?p=63570 La Guinée est aujourd’hui à un moment particulier de son histoire : celui où un pays ne cherche plus seulement à être entendu, mais à définir clairement ce qu’il veut, ce qu’il accepte et ce qu’il entend défendre. Parler au monde avec clarté, ce n’est pas se fermer au monde. C’est au contraire entrer dans […]]]>

La Guinée est aujourd’hui à un moment particulier de son histoire : celui où un pays ne cherche plus seulement à être entendu, mais à définir clairement ce qu’il veut, ce qu’il accepte et ce qu’il entend défendre.

Parler au monde avec clarté, ce n’est pas se fermer au monde. C’est au contraire entrer dans le concert des nations avec une conscience plus affirmée de ses intérêts, de ses responsabilités et de ses choix.

Un État qui connaît ses intérêts peut dialoguer avec ses partenaires sans renoncer à ses principes. Un État qui assume ses choix peut coopérer sans subir. Un État qui connaît son histoire peut regarder l’avenir sans perdre son identité.

Cette posture trouve une résonance particulière en Guinée.

Une histoire qui nous oblige

Notre pays porte une histoire qui ne peut être réduite à quelques dates dans les manuels scolaires. Elle constitue une véritable conscience nationale.

Le 28 septembre 1958 appartient à cette mémoire fondatrice. Le choix alors effectué par la Guinée a marqué une volonté de souveraineté et d’affirmation de sa capacité à décider de son propre destin.

Depuis lors, la dignité et la liberté ont occupé une place particulière dans l’imaginaire politique guinéen.

Cette histoire nous oblige. Elle nous oblige à ne pas confondre indépendance et isolement. Elle nous oblige à comprendre que la souveraineté ne signifie pas le refus de coopérer, mais la capacité de coopérer en connaissance de cause. Elle nous oblige surtout à savoir ce que nous voulons construire pour nous-mêmes.

De la mémoire historique à une doctrine nouvelle

Aujourd’hui, cette exigence historique semble trouver une formulation nouvelle dans la doctrine portée par Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, Président de la République.

À travers le discours sur la souveraineté, la défense des intérêts nationaux, la transformation économique et la volonté de repositionner la Guinée dans les relations internationales, une idée centrale se dégage : la Guinée doit être capable de prendre part aux grandes dynamiques mondiales sans renoncer à la maîtrise de ses propres choix.

La souveraineté moderne ne se résume pas à proclamer son indépendance. Elle se construit par la capacité à produire, à négocier, à décider, à former ses citoyens, à maîtriser ses données, à développer ses infrastructures, à renforcer ses institutions et à défendre ses intérêts dans un environnement international devenu extrêmement compétitif.

Connaître ses intérêts pour mieux coopérer

La Guinée n’a pas vocation à vivre en marge du monde. Elle doit commercer avec le monde, investir avec le monde, apprendre du monde, attirer des capitaux, développer des partenariats et participer aux grandes transformations technologiques et économiques.

Mais elle doit le faire avec une vision.

Le partenariat ne doit pas être une dépendance. L’ouverture ne doit pas être une renonciation. La coopération ne doit pas signifier l’abandon de nos intérêts.

Notre pays dispose d’atouts considérables. Mais les ressources naturelles, à elles seules, ne construisent pas une nation prospère. Il faut transformer les potentialités en capacités, les ressources en valeur, les investissements en emplois, les infrastructures en développement et la jeunesse en force productive et intellectuelle.

Assumer ses choix

Une nation respectée n’est pas nécessairement celle qui parle le plus fort. C’est celle qui sait parler avec cohérence.

Elle sait dire oui lorsqu’un partenariat correspond à ses intérêts. Elle sait négocier lorsqu’il existe des divergences. Elle sait dire non lorsque ses intérêts fondamentaux sont en jeu. Et surtout, elle assume les conséquences de ses décisions.

La Guinée doit donc continuer à développer une diplomatie à la fois ouverte, pragmatique et consciente de ses intérêts. Nous ne devons pas choisir entre l’Afrique et le reste du monde. Nous devons être pleinement africains tout en étant capables de dialoguer avec toutes les puissances et tous les partenaires.

Le véritable enjeu : devenir capable

Il existe toutefois une condition essentielle à cette ambition : la capacité nationale.

On ne peut pas parler durablement de souveraineté si l’on dépend presque entièrement des autres pour l’expertise. On ne peut pas parler de transformation si notre jeunesse n’est pas suffisamment formée. On ne peut pas parler d’innovation si nous ne créons pas les espaces permettant à nos chercheurs, ingénieurs, entrepreneurs et intellectuels de produire.

La souveraineté commence donc aussi dans les salles de classe, les universités, les entreprises, les administrations et les centres de recherche.

Elle commence dans la compétence. Elle commence dans la discipline. Elle commence dans la capacité à produire des solutions guinéennes aux problèmes guinéens.

Une génération appelée à prendre le relais

C’est pourquoi la jeunesse doit être au cœur de cette nouvelle étape.

La génération actuelle ne doit pas seulement être spectatrice des décisions prises au sommet de l’État. Elle doit se préparer à prendre le relais.

Elle doit apprendre à négocier, à diriger, à innover, à servir et à penser l’intérêt général.

Le véritable succès d’une politique de souveraineté ne sera donc pas seulement de voir la Guinée parler avec davantage d’assurance aujourd’hui. Ce sera de voir, demain, des milliers de jeunes Guinéens capables de parler au monde avec compétence, confiance et responsabilité.

La souveraineté comme responsabilité

Il faut enfin comprendre que la souveraineté n’est pas seulement un droit. C’est une responsabilité.

Être souverain, c’est accepter de répondre de ses choix. C’est construire ses propres capacités. C’est protéger ses intérêts. C’est respecter ses engagements. C’est honorer sa parole.

La Guinée a affirmé très tôt son aspiration à décider de son propre destin. Aujourd’hui, cette ambition doit entrer dans une nouvelle phase : celle d’une souveraineté économique, intellectuelle, technologique et institutionnelle.

Parler au monde, mais savoir qui nous sommes

La Guinée n’a pas besoin de tourner le dos au monde pour affirmer son identité. Elle doit simplement apprendre à entrer dans le monde avec davantage de confiance.

Connaître son histoire. Connaître ses intérêts. Connaître ses forces. Connaître ses faiblesses. Et surtout, assumer ses choix.

En 1958, la Guinée a affirmé son droit à choisir son destin. Aujourd’hui, notre responsabilité est de donner à ce choix historique une traduction concrète : un État capable, une économie plus forte, une jeunesse mieux formée, des institutions plus solides et une nation qui sait négocier avec le monde sans jamais perdre de vue ce qu’elle est et ce qu’elle veut devenir.

La Guinée ne doit pas seulement être connue pour son histoire. Elle doit désormais être reconnue pour sa capacité à construire son avenir.

Amadou Lamarana BAH

Analyste des questions de leadership, innovation publique, jeunesse, gouvernance et développement.

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Boké 26/06/2026 : À Tanènè, le groupe UMS s’engage pour la reconstruction de la mosquée Masdjid Firdaouss de Hamdallaye. https://planete7.info/boke-26-06-2026-a-tanene-le-groupe-ums-sengage-pour-la-reconstruction-de-la-mosquee-masdjid-firdaouss-de-hamdallaye/ Tue, 30 Jun 2026 17:27:19 +0000 https://planete7.info/?p=58110 Préserver les lieux de culte, c’est préserver un patrimoine qui unit les générations. Fidèle à sa vision d’une responsabilité sociétale tournée vers les besoins des populations, le groupe UMS accompagne depuis plusieurs années la construction et la réhabilitation d’infrastructures communautaires. Après la réalisation de la mosquée de Katougouma et la rénovation de celle du Khalif […]]]>

Préserver les lieux de culte, c’est préserver un patrimoine qui unit les générations. Fidèle à sa vision d’une responsabilité sociétale tournée vers les besoins des populations, le groupe UMS accompagne depuis plusieurs années la construction et la réhabilitation d’infrastructures communautaires. Après la réalisation de la mosquée de Katougouma et la rénovation de celle du Khalif dans la préfecture de Boké, l’entreprise franchit une nouvelle étape en mobilisant ses partenaires autour d’un projet à fort impact social, la reconstruction de la mosquée Masdjid Firdaouss, dans le district de Hamdallaye, sous-préfecture de Tanènè.

Dans la société guinéenne, les mosquées jouent un rôle central qui dépasse le cadre religieux. Elles sont des espaces de prière, d’enseignement, de dialogue et de cohésion sociale, où se transmettent les valeurs et se renforcent les liens entre communautés, sages et familles.

C’est dans cette dynamique que s’inscrit le projet porté par le groupe UMS, en partenariat avec le Consortium SMB-Winning et Alliance Mining Commodities Guinée (AMC). Ensemble, ils unissent leurs efforts pour répondre à une demande exprimée par les communautés locales et soutenir une initiative porteuse de sens pour le territoire.

Au-delà de l’infrastructure, ce projet traduit une vision du développement fondée sur le lien social, le dialogue et la stabilité communautaire. Il illustre également la volonté du groupe UMS d’agir durablement aux côtés des populations.

Moussa Doumbouya, Directeur délégué des Relations communautaires du groupe UMS, déclare :

« Construire une mosquée, c’est contribuer à un patrimoine durable qui rassemble les générations et renforce la cohésion sociale. Avec nos partenaires, nous sommes heureux de soutenir ce projet au bénéfice des communautés locales. »

En poursuivant ces engagements, le groupe UMS et ses partenaires contribuent à renforcer le tissu social et à favoriser un développement harmonieux des territoires.

Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

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Les défis internes de l’Afrique : entre lucidité, dignité et responsabilité collective. (Par Abdourahamane Nabé) https://planete7.info/les-defis-internes-de-lafrique-entre-lucidite-dignite-et-responsabilite-collective-par-abdourahamane-nabe/ Mon, 16 Mar 2026 14:07:14 +0000 https://planete7.info/?p=52592 Au fil des débats intellectuels et citoyens qui traversent nos sociétés africaines, certaines analyses suscitent la réflexion, parfois la controverse, mais surtout l’introspection. Les propos récents de l’industriel et écrivain Kémoko Touré sur ce qu’il appelle « les sept péchés capitaux de l’Africain noir » s’inscrivent dans cette tradition d’interpellation. Au-delà de la formule volontairement […]]]>

Au fil des débats intellectuels et citoyens qui traversent nos sociétés africaines, certaines analyses suscitent la réflexion, parfois la controverse, mais surtout l’introspection. Les propos récents de l’industriel et écrivain Kémoko Touré sur ce qu’il appelle « les sept péchés capitaux de l’Africain noir » s’inscrivent dans cette tradition d’interpellation.

Au-delà de la formule volontairement provocatrice, ce type de réflexion nous invite à examiner sans complaisance certains traits culturels, politiques et sociaux qui peuvent freiner la marche de nos sociétés vers la souveraineté intellectuelle, économique et institutionnelle.

Cependant, une chose doit être dite d’emblée : l’Afrique n’est pas condamnée par sa nature, mais parfois entravée par ses contradictions. Et ces contradictions méritent d’être analysées avec nuance et responsabilité.

Entre hospitalité et vulnérabilité

L’une des critiques évoquées concerne la grande hospitalité africaine et la difficulté supposée à se percevoir comme l’égal – voire le supérieur – de celui qui vient d’ailleurs.

En réalité, l’hospitalité africaine est d’abord une richesse civilisationnelle. Elle est au cœur de nos valeurs communautaires, de nos traditions d’accueil et de coexistence. Mais dans un monde structuré par les rapports de puissance, cette qualité peut parfois être exploitée lorsqu’elle n’est pas accompagnée de lucidité stratégique.

La véritable question n’est donc pas de renoncer à cette valeur, mais de la conjuguer avec la conscience de nos intérêts et de notre dignité collective.

La fascination pour les modèles extérieurs

Un autre point soulevé concerne la tendance à adopter des modèles venus d’ailleurs : religieux, politiques, économiques ou intellectuels.

Il serait toutefois simpliste de considérer ce phénomène comme un défaut intrinsèque. Toutes les civilisations apprennent les unes des autres. L’histoire de l’humanité est faite d’emprunts, d’échanges et d’adaptations.

Le problème apparaît lorsque l’imitation remplace la réflexion. Lorsque les solutions importées sont appliquées sans adaptation aux réalités locales, elles deviennent souvent inefficaces, voire contre-productives.

L’Afrique ne doit pas rejeter les idées du monde, mais elle doit les transformer à partir de son propre génie social et culturel.

Le défi de l’intérêt collectif

L’une des critiques les plus pertinentes concerne la difficulté de construire et de maintenir des stratégies collectives durables.

Les divisions politiques, ethniques ou personnelles fragilisent souvent les projets nationaux. Elles empêchent parfois la continuité des politiques publiques et diluent l’intérêt général dans les rivalités.

Pourtant, aucune nation ne se développe sans discipline collective. Les exemples historiques à travers le monde montrent que les grandes transformations reposent toujours sur une vision partagée et une capacité à s’y tenir dans la durée.

Leadership et confusion des rôles

La confusion entre instruction, savoir réel, leadership et patriotisme constitue également un défi majeur.

Dans beaucoup de sociétés, le diplôme est parfois confondu avec la compétence, la popularité avec la vision stratégique, ou encore la rhétorique avec le leadership véritable.

Or le développement exige une articulation claire entre compétence, responsabilité et vision collective.

L’éducation, clé de toutes les transformations

Parmi les points évoqués, un consensus s’impose presque unanimement : aucune société ne peut progresser durablement sans une éducation de masse, inclusive et de qualité.

L’éducation n’est pas seulement un outil de transmission de connaissances. Elle est aussi un levier de transformation sociale, de citoyenneté éclairée et d’innovation économique.

Investir dans l’éducation, c’est investir dans la capacité d’un peuple à penser par lui-même, à produire ses propres solutions et à assumer son destin.

Pour une autocritique constructive

Les débats sur les limites internes des sociétés africaines ne doivent jamais nourrir le fatalisme ni l’autodénigrement.

Au contraire, la critique n’a de valeur que lorsqu’elle ouvre un chemin de transformation.

L’Afrique d’aujourd’hui est traversée par des dynamiques nouvelles : une jeunesse ambitieuse, une créativité culturelle remarquable, une montée progressive de la conscience économique et une volonté croissante de réappropriation de son destin.

Ces forces constituent le socle d’un renouveau possible.

Plutôt que de parler de « péchés capitaux », il serait peut-être plus juste de parler de défis historiques à surmonter.

Car aucune civilisation n’est parfaite, et aucune société ne progresse sans introspection.

L’essentiel est ailleurs :

transformer la lucidité en action, la critique en réforme, et la conscience collective en projet commun.

C’est à ce prix que l’Afrique pourra pleinement assumer sa place dans le concert des nations : non pas en reniant ses valeurs, mais en les renforçant par la responsabilité, la connaissance et la vision.

 

Abdourahamane Nabé Analyste social et des questions de gouvernance

drastone70@gmail.com

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Baccalauréat 2025 : le lycée-collège Coleyah donne le coup d’envoi officiel à Matam sous le signe de la responsabilité https://planete7.info/baccalaureat-2025-le-lycee-college-coleyah-donne-le-coup-denvoi-officiel-a-matam-sous-le-signe-de-la-responsabilite/ Mon, 23 Jun 2025 13:45:16 +0000 https://planete7.info/?p=43054 Ce lundi 23 juin 2025, le lycée-collège Coleyah a servi de cadre au lancement officiel des épreuves du baccalauréat dans la commune de Matam. Placée sous le sceau de la responsabilité, la cérémonie a mobilisé les autorités municipales, éducatives, sécuritaires ainsi que les services de sécurité, venus marquer leur engagement pour la transparence et l’intégrité […]]]>

Ce lundi 23 juin 2025, le lycée-collège Coleyah a servi de cadre au lancement officiel des épreuves du baccalauréat dans la commune de Matam. Placée sous le sceau de la responsabilité, la cérémonie a mobilisé les autorités municipales, éducatives, sécuritaires ainsi que les services de sécurité, venus marquer leur engagement pour la transparence et l’intégrité du processus.

Dans une atmosphère empreinte de sérénité et de rigueur, le président de la délégation spéciale de Matam, Badra Condé, a délivré un message fort aux candidats. Après la montée des couleurs, il a échangé avec les élèves avant leur installation dans les salles d’examen. « Nous leur avons souhaité bonne chance. Le message principal, c’est d’incarner des valeurs : faire honneur à leur travail, à leur famille et à notre pays. Il n’y a pas de secret : il s’agit simplement de restituer ce qu’ils ont appris durant l’année scolaire », a-t-il déclaré avec conviction.

Le président a également adressé un mot aux surveillants, les invitant à la vigilance, à la sérénité et à la fermeté dans l’application du règlement.

De son côté, la directrice communale de l’éducation de Matam, Madame Camara Mariama Condé, a rappelé les mots d’ordre édictés par les autorités en amont des épreuves. Elle a insisté sur la nécessité pour tous les acteurs élèves, encadreurs et parents – de respecter les principes fondamentaux du système éducatif. « Nous avons mené une campagne de sensibilisation à l’endroit des candidats, des parents et de l’environnement immédiat des établissements pour que chacun agisse dans le respect strict des règlements. La réussite passe par le mérite et le respect des règles », a-t-elle affirmé.

Pour cette session 2025, la commune de Matam aligne 2 398 candidats, dont 1 178 filles, répartis sur sept centres d’examen. Les épreuves se dérouleront jusqu’au vendredi 27 juin.

En plaçant cette session sous le signe de la responsabilité, les autorités entendent envoyer un signal fort pour des examens crédibles, loin des pratiques frauduleuses, et rappeler que la réussite est d’abord le fruit du travail.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852
Planete7guinee@gmail.com

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Drame au stade de Nzérékoré : Les victimes exigent des réponses avec une plainte officielle https://planete7.info/drame-au-stade-de-nzerekore-les-victimes-exigent-des-reponses-avec-une-plainte-officielle/ Mon, 10 Mar 2025 22:38:52 +0000 https://planete7.info/?p=39210 Nzérékoré, le 10 mars 2025 – Plus de trois mois après la tragédie survenue au stade du 3 Avril de Nzérékoré lors de la finale du tournoi doté du trophée général Mamadi Doumbouya, les familles endeuillées et les blessés réclament justice. Ce lundi, un collectif d’avocats a officiellement déposé une plainte au tribunal de première […]]]>

Nzérékoré, le 10 mars 2025 – Plus de trois mois après la tragédie survenue au stade du 3 Avril de Nzérékoré lors de la finale du tournoi doté du trophée général Mamadi Doumbouya, les familles endeuillées et les blessés réclament justice. Ce lundi, un collectif d’avocats a officiellement déposé une plainte au tribunal de première instance de Nzérékoré contre les auteurs présumés du drame qui a coûté la vie à 56 personnes, selon le bilan officiel du gouvernement guinéen.

Déterminé à faire la lumière sur cette catastrophe, le collectif d’avocats, représenté par Maître Paul Lazare Gbilimou, entend engager des poursuites contre des individus formellement identifiés. « Nous avons déposé une plainte régulière au nom des victimes et de leurs familles contre des personnes bien désignées, dont l’implication dans ce drame ne fait aucun doute. Il revient désormais au parquet, en tant qu’organe de poursuite, de prendre ses responsabilités et d’ouvrir des procédures judiciaires conformément à la loi », a déclaré l’avocat au barreau de Guinée.

Toutefois, par souci de préserver la dignité des personnes mises en cause, le collectif maintient pour l’instant la confidentialité de leurs identités. « Nous respecterons la volonté des victimes et révélerons ces noms au moment opportun, lorsque celles-ci s’estimeront prêtes », précise Maître Gbilimou.

Le collectif des avocats fustige le silence du parquet qu’il accuse d’inaction face à un drame d’une telle ampleur. « Depuis le 1er décembre, aucune victime, aucun témoin n’a été convoqué par la justice. Aucune audition n’a été menée, et les victimes n’ont reçu aucune sollicitation officielle pour témoigner. Face à cette inertie, nous avons pris nos responsabilités en déposant cette plainte afin que la justice soit enfin saisie », déplore Maître Gbilimou.

Malgré les annonces du ministre de la Justice et du procureur général sur l’ouverture d’une enquête, les avocats expriment leur scepticisme quant à la réalité de cette instruction. « Nous avons frappé à toutes les portes pour savoir quel cabinet d’instruction avait été saisi, mais nous avons appris qu’aucun juge d’instruction n’a encore été désigné pour traiter cette affaire », affirme l’avocat, dénonçant un manque de transparence dans la gestion du dossier.

De son côté, Maître Théodore Michel Loua interpelle le chef de l’État sur la nécessité d’honorer les engagements pris depuis le 5 septembre 2021 en matière de justice et de respect des droits humains. « Jusqu’à présent, aucun geste symbolique n’a été posé en faveur des victimes de cette tragédie. Il est inconcevable que cet événement dramatique soit relégué aux oubliettes, comme si rien ne s’était passé », s’indigne-t-il.

Le 1er décembre 2024, une bousculade survenue au stade du 3 Avril lors de la finale du tournoi a entraîné la mort de 56 personnes et fait plusieurs blessés, selon les autorités guinéennes. Cependant, des organisations de défense des droits de l’homme contestent ce bilan officiel et avancent un chiffre dépassant les 100 morts.

Alors que la douleur des familles demeure vive, la bataille judiciaire engagée par le collectif des avocats pourrait être un tournant décisif dans la quête de vérité et de justice. Reste à savoir si cette initiative contraindra enfin les autorités judiciaires à se saisir pleinement du dossier et à établir les responsabilités de ce drame.

Pépé Blaise Théa, correspondant à Nzérékoré pour Planete7.info 

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