Relations France-Guinée – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Thu, 08 Oct 2026 15:33:49 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Relations France-Guinée – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 De 1 300 étudiants aux grands projets : la France affiche ses ambitions autour de Simandou 2040 https://planete7.info/de-1-300-etudiants-aux-grands-projets-la-france-affiche-ses-ambitions-autour-de-simandou-2040/ Thu, 08 Oct 2026 15:28:57 +0000 https://planete7.info/?p=65741 De la formation des étudiants aux grands projets industriels, la France veut prendre sa place dans la transformation économique de la Guinée. À l’issue de la cérémonie de lancement de la campagne “Études en France” 2027, organisée jeudi 8 octobre au Centre culturel franco-guinéen, l’ambassadeur Luc Briard a détaillé les principaux axes de cette coopération, avec […]]]>

De la formation des étudiants aux grands projets industriels, la France veut prendre sa place dans la transformation économique de la Guinée. À l’issue de la cérémonie de lancement de la campagne “Études en France” 2027, organisée jeudi 8 octobre au Centre culturel franco-guinéen, l’ambassadeur Luc Briard a détaillé les principaux axes de cette coopération, avec en toile de fond le programme Simandou 2040.

La cérémonie de lancement de la campagne « Études en France » 2027 a servi de cadre à cette prise de parole. Pour le diplomate français, la jeunesse constitue l’un des principaux leviers du partenariat entre Paris et Conakry.

Les chiffres avancés par Luc Briard illustrent l’importance accordée à la mobilité universitaire. Selon lui, 1 300 étudiants guinéens sont partis en France cette année, avec une majorité inscrite dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques.

Des filières considérées comme stratégiques pour les deux pays.

À ces nouveaux étudiants s’ajoutent 1 200 anciens étudiants regroupés au sein de France Alumni Guinée. L’ambassadeur a également annoncé la formation spécialisée de 35 médecins guinéens, comme chaque année.

Mais Paris souhaite que ces mobilités produisent également des effets en Guinée.

« Ces circulations légales et mutuellement bénéfiques appellent un retour pour mettre au profit de la Guinée les compétences acquises », a insisté Luc Briard.

Une philosophie qui accompagne le lancement de la nouvelle campagne « Études en France », destinée aux étudiants guinéens souhaitant poursuivre leur parcours universitaire dans l’Hexagone.

L’autre grand volet de l’intervention de Luc Briard concerne l’économie. L’ambassadeur français a salué la vision portée par les autorités guinéennes à travers Simandou 2040, présenté comme l’un des grands programmes de transformation du pays.

Il estime que plusieurs indicateurs rendent aujourd’hui la Guinée attractive pour les investisseurs.

« Les fondamentaux sont là. Croissance forte, note souveraine B+, perspective d’un programme avec le FMI qui ouvre la voie à des investissements étrangers massifs », a-t-il déclaré.

Dans cet environnement, Paris entend encourager les entreprises françaises à se positionner.

« Il n’y a aucune raison que les entreprises françaises ne concourent pas à cette compétition utile à la croissance du pays », a affirmé le diplomate.

La France était notamment présente autour du dossier Simandou lors d’un événement organisé à Paris dans le cadre du forum de Bpifrance, auquel ont participé le ministre guinéen de l’Économie et des Finances, Ismaël Nabé, ainsi que Namory Camara, directeur général de l’Agence Guinéenne de Développement (Guinea Development Board – GDB)

Pour illustrer la présence économique française en Guinée, Luc Briard a cité plusieurs secteurs.

Il a notamment évoqué les hôpitaux régionaux réalisés avec la participation d’Eiffage ainsi que le radar aérien de Thales. Des projets qui, selon lui, doivent contribuer à renforcer les capacités du pays et à améliorer les recettes publiques.

L’ambassadeur a également mis en avant les investissements directs d’entreprises françaises.

La Sobragui doit inaugurer en janvier sa nouvelle usine à Sanoyah. De son côté, AGL Conakry Terminal construit un nouveau quai du port de Conakry.

Pour Luc Briard, ces investissements ne se résument pas aux capitaux engagés.

« Ce sont des emplois garantis et formés en Guinée », a-t-il souligné.

La coopération économique franco-guinéenne ne se limite toutefois pas aux investissements français en Guinée. Luc Briard a également cité les investissements guinéens en France, notamment à travers le groupe UMS Alteo.

Le groupe intervient dans la chaîne de valeur de la bauxite, de l’alumine et de l’aluminium.

Pour l’ambassadeur, cette présence répond simultanément à deux ambitions : celle de la Guinée, qui cherche à développer davantage la transformation de ses ressources et ses débouchés internationaux, et celle de la France, qui cherche à renforcer sa souveraineté industrielle.

Au terme de son intervention, un même fil conducteur se dégage : la France veut accompagner la transformation de la Guinée tout en positionnant ses entreprises, ses universités et ses compétences sur les opportunités ouvertes par cette nouvelle phase.

De la salle de classe aux grands projets industriels, le partenariat franco-guinéen entend ainsi se déployer sur plusieurs fronts. Avec Simandou 2040 comme l’un des principaux horizons économiques et la jeunesse comme l’un des principaux enjeux humains.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info

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