Prison – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 30 Sep 2026 16:47:01 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Prison – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Tirs à la Maison centrale de Kankan : le procureur explique les circonstances https://planete7.info/tirs-a-la-maison-centrale-de-kankan-le-procureur-explique-les-circonstances/ Wed, 30 Sep 2026 16:46:24 +0000 https://planete7.info/?p=65108 Des tirs de sommation ont retenti mardi 29 septembre 2026 à la Maison centrale de Kankan, au quartier Gare, lors d’une opération de transfert d’un détenu vers la prison civile de Kindia. Selon le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kankan, Ibrahima 1 Camara, l’intervention n’a fait aucun blessé et […]]]>

Des tirs de sommation ont retenti mardi 29 septembre 2026 à la Maison centrale de Kankan, au quartier Gare, lors d’une opération de transfert d’un détenu vers la prison civile de Kindia. Selon le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kankan, Ibrahima 1 Camara, l’intervention n’a fait aucun blessé et la situation est rapidement revenue au calme.

À l’origine de l’opération, une décision du procureur général ordonnant le transfert d’un détenu condamné, présenté comme une menace pour la sécurité de l’établissement. Une équipe de la Brigade anti-criminalité (BAC) s’est ainsi rendue à la Maison centrale pour procéder à son extraction.

Mais au moment de faire sortir le détenu, certains pensionnaires de la prison se seraient opposés à son transfert. Une situation qui a conduit les gardes pénitentiaires à effectuer des tirs de sommation pour contenir la réaction des détenus.

« Lorsque la BAC est entrée dans la cour, au moment où on faisait sortir l’intéressé, les détenus se sont révoltés pour dire qu’il ne partirait pas. Les gardes pénitentiaires, pour éviter le pire, ont effectué des tirs de sommation », a expliqué le procureur Ibrahima 1 Camara.

Le magistrat précise qu’aucun incident grave n’a été enregistré à la suite de cette intervention. Il justifie également le transfert par les impératifs de sécurité dans les établissements pénitentiaires.

« Lorsqu’un détenu en prison constitue un danger, on l’envoie dans un endroit où sa dangerosité est moins menaçante. C’est comme cela que cela fonctionne avec la justice », a-t-il déclaré.

Selon les autorités judiciaires, l’intervention s’inscrivait donc dans le cadre de l’exécution d’une décision de transfert et des mesures visant à préserver la sécurité au sein de la Maison centrale de Kankan.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

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TPI de Kindia : quatre femmes condamnées à 19 mois de prison, le chauffeur relaxé fait appel du parquet https://planete7.info/tpi-de-kindia-quatre-femmes-condamnees-a-19-mois-de-prison-le-chauffeur-relaxe-fait-appel-du-parquet/ Thu, 27 Aug 2026 17:15:01 +0000 https://planete7.info/?p=62706 Le Tribunal de première instance (TPI) de Kindia a rendu, ce jeudi 27 août 2026, son verdict dans une affaire de vol aggravé et d’association de malfaiteurs. Quatre prévenues ont écopé de 19 mois d’emprisonnement ferme et d’une amende d’un million de francs guinéens chacune. Leur chauffeur, Ali Camara, a en revanche été relaxé, une […]]]>

Le Tribunal de première instance (TPI) de Kindia a rendu, ce jeudi 27 août 2026, son verdict dans une affaire de vol aggravé et d’association de malfaiteurs. Quatre prévenues ont écopé de 19 mois d’emprisonnement ferme et d’une amende d’un million de francs guinéens chacune. Leur chauffeur, Ali Camara, a en revanche été relaxé, une décision immédiatement contestée par le parquet.

Le verdict est tombé. Après plusieurs audiences consacrées à une affaire de vol aggravé et d’association de malfaiteurs, le Tribunal de première instance de Kindia a reconnu coupables Mariama Kaba, Fanta Kaba, Fatoumata Camara et Aïcha Keïta.

Les quatre femmes ont été condamnées à 19 mois d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende d’un million de francs guinéens chacune.

En revanche, le tribunal a prononcé la relaxe d’Ali Camara, présenté comme le chauffeur des prévenues. Une décision qui n’a pas convaincu le ministère public, lequel a immédiatement relevé appel.

Sur le volet civil, le tribunal a déclaré recevables et fondées les constitutions de parties civiles de Mikaël Bangoura, Saran Konaté et Fatoumata Irandouro. En revanche, celle d’Alpha Oumar Camara a été rejetée.

La juridiction a ainsi accordé plusieurs millions de francs guinéens au titre des dommages-intérêts. Fatoumata Irandouro doit notamment recevoir 30 millions de francs guinéens, contre 6,2 millions de francs pour Saran Konaté et 24 millions de francs pour Mikaël Bangoura.

Le tribunal a également ordonné la restitution à Ali Camara d’une Mercedes, ainsi que de plusieurs effets personnels qui avaient été placés sous scellés. Les frais liés à la procédure restent toutefois à la charge des quatre condamnées.

À l’issue de l’audience, le procureur près le TPI de Kindia, Mamadou Bhoye Diallo, a pris acte de la décision tout en affichant clairement son désaccord avec la relaxe du chauffeur.

« Le tribunal a rendu sa décision en condamnant ces quatre femmes à 19 mois d’emprisonnement et au paiement d’un million de francs guinéens d’amende chacune. Par contre, le tribunal a relaxé le nommé Ali Camara, qui était le chauffeur. Nous respectons la décision du tribunal, mais nous ne sommes pas d’accord », a-t-il déclaré.

Pour le ministère public, le rôle joué par Ali Camara dans les déplacements des prévenues ne permet pas d’écarter sa responsabilité. Le parquet a donc décidé de faire appel de cette partie du jugement.

« Nous estimons que le nommé Ali, qui en était le chauffeur et qui conduisait les femmes un peu partout, savait ce qu’il faisait. On ne peut pas parler de doute dans notre entendement dans cette affaire », a soutenu le procureur.

Mamadou Bhoye Diallo insiste par ailleurs sur la gravité des faits reprochés aux prévenus, estimant que plusieurs personnes auraient été victimes de leurs agissements.

« Les faits pour lesquels Ali et consorts sont poursuivis sont des faits extrêmement graves. En réalité, on peut dire qu’un peu partout en Guinée, des gens sont victimes du fait de ces dames », a-t-il ajouté.

Avec l’appel du parquet, le dossier n’est donc pas totalement clos. La responsabilité du chauffeur Ali Camara devra désormais être réexaminée par la juridiction d’appel.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

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Guinée : l’OGDH alerte sur les failles persistantes de la chaîne pénale https://planete7.info/guinee-logdh-alerte-sur-les-failles-persistantes-de-la-chaine-penale/ Thu, 14 May 2026 18:11:21 +0000 https://planete7.info/?p=55479 L’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH) a présenté, ce jeudi à la Maison de la Presse de Conakry, un rapport mettant en lumière plusieurs dysfonctionnements au sein de la chaîne pénale guinéenne. À travers cette étude, l’organisation dénonce notamment des irrégularités dans le traitement des dossiers judiciaires, la surutilisation […]]]>

L’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH) a présenté, ce jeudi à la Maison de la Presse de Conakry, un rapport mettant en lumière plusieurs dysfonctionnements au sein de la chaîne pénale guinéenne.

À travers cette étude, l’organisation dénonce notamment des irrégularités dans le traitement des dossiers judiciaires, la surutilisation de la détention préventive, ainsi que les conditions jugées préoccupantes dans certaines prisons et juridictions du pays.

Prenant la parole devant les médias, Alpha Alpha Amadou DS Bah a pointé du doigt une pratique longtemps observée dans plusieurs tribunaux : le recours quasi systématique à l’incarcération des prévenus, au détriment des mesures alternatives prévues par la loi.

« Beaucoup de personnes étaient automatiquement envoyées en prison, alors qu’il existe pourtant des mécanismes comme le contrôle judiciaire ou la caution », a-t-il expliqué, dénonçant une application déséquilibrée des procédures pénales.

De son côté, Mamadou Malal Diallo, consultant ayant contribué à l’élaboration du rapport, a indiqué que cette enquête vise à mettre en évidence les insuffisances relevées chez les différents acteurs intervenant dans la chaîne pénale.

« Nous avons identifié plusieurs dysfonctionnements à chaque niveau de la chaîne pénale », a-t-il affirmé, tout en soulignant la nécessité de renforcer le respect des garanties judiciaires et des droits fondamentaux des citoyens.

Malgré ce constat critique, l’OGDH reconnaît certaines avancées enregistrées depuis les réformes judiciaires amorcées en 2016. Toutefois, l’organisation estime que les efforts restent insuffisants face aux nombreuses difficultés encore observées dans le système judiciaire guinéen.

Pour illustrer ces failles, Mamadou Malal Diallo a rappelé qu’en 2024, huit détenus avaient été remis en liberté après avoir passé 16 années en détention sans jugement, une situation qu’il considère comme révélatrice des lenteurs et insuffisances qui continuent d’affecter la justice guinéenne.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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