Primes électorales – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Mon, 02 Feb 2026 13:43:28 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Primes électorales – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Retard ou non-paiement des primes des agents électoraux : la DGE apporte des éclaircissements https://planete7.info/retard-ou-non-paiement-des-primes-des-agents-electoraux-la-dge-apporte-des-eclaircissements/ Mon, 02 Feb 2026 13:42:53 +0000 https://planete7.info/?p=50990 À l’issue de la dernière élection présidentielle, de nombreux membres des bureaux de vote ont dénoncé des retards, voire l’absence de paiement de leurs primes de travail. Une situation qui a suscité incompréhensions et frustrations parmi ces agents électoraux. Face à ces préoccupations persistantes, la Directrice générale des élections (DGE), Mme Camara Djénabou Touré, a […]]]>

À l’issue de la dernière élection présidentielle, de nombreux membres des bureaux de vote ont dénoncé des retards, voire l’absence de paiement de leurs primes de travail. Une situation qui a suscité incompréhensions et frustrations parmi ces agents électoraux. Face à ces préoccupations persistantes, la Directrice générale des élections (DGE), Mme Camara Djénabou Touré, a tenu à faire le point ce samedi 31 janvier 2026 à Kindia, lors d’un point de presse.

Selon la responsable de l’organe en charge des élections, ces dysfonctionnements ne relèvent pas directement de la DGE, mais s’inscrivent dans le cadre du processus de modernisation des mécanismes de paiement engagé par l’État guinéen. « La Guinée est en train de limiter progressivement le paiement en espèces. Pour les deux derniers scrutins, le choix s’est porté sur le paiement digitalisé », a-t-elle expliqué.

Mme Camara Djénabou Touré précise que ce mode de paiement implique nécessairement le recours à des agences spécialisées disposant de conventions avec la DGE. Toutefois, la principale difficulté rencontrée reste l’identification des bénéficiaires. « Beaucoup de membres des bureaux de vote ne disposent pas de pièces d’identité valides. Même parmi les enseignants mobilisés, nombreux sont ceux qui n’ont pas de carte nationale d’identité », a-t-elle souligné.

Face à cette réalité, la DGE a dû assouplir les conditions d’identification. Initialement limitée à la carte nationale d’identité, la procédure a ensuite intégré la carte d’électeur, puis, lors de la présidentielle, l’acte de naissance comme document complémentaire. « L’objectif était de permettre au plus grand nombre d’être payé, tout en respectant les exigences des agences de paiement », a-t-elle indiqué.

La Directrice générale des élections rappelle que le paiement digitalisé est un paiement de masse, reposant sur l’envoi d’un message au bénéficiaire, qui doit ensuite se présenter à un point de retrait. Or, ce mécanisme exige que le numéro de téléphone soit strictement enregistré au nom du bénéficiaire. « Si le numéro appartient à une autre personne, l’agence ne peut pas procéder au paiement, même si le téléphone est entre vos mains », a-t-elle insisté.

Une situation aggravée, selon elle, par certaines pratiques courantes. « Plusieurs agents ont communiqué les numéros de leurs proches – épouse, sœur ou parent – pensant pouvoir percevoir leur prime. Mais celui qui est payé doit être celui qui a effectivement travaillé », a-t-elle martelé, pointant un déficit de communication autour des exigences du paiement digital.

Ces difficultés, reconnues dans le rapport d’évaluation du scrutin, ont conduit la DGE à envisager un renforcement de la sensibilisation des acteurs électoraux. « Il faut expliquer davantage le fonctionnement du paiement digital pour éviter les échecs », a-t-elle déclaré.

À plus long terme, Mme Camara Djénabou Touré inscrit cette réforme dans la vision du président de la République visant la mise en place d’un registre national de la population, avec un identifiant unique lié au numéro de téléphone, à l’assurance et aux services publics. Un dispositif appelé à faciliter, à terme, l’ensemble des paiements administratifs.

En attendant, les chiffres avancés par la DGE font état d’environ 123 000 agents mobilisés, dont près de 5 000 n’auraient pas pu être payés pour diverses raisons : pièces non conformes, numéros erronés ou substitutions tardives. « Cette fois-ci, ceux qui ne disposent pas de documents conformes ne seront pas retenus », a prévenu la Directrice générale des élections.

Un message clair de la DGE, qui mise désormais sur la sensibilisation et la responsabilisation des agents électoraux pour éviter la répétition de ces dysfonctionnements lors des prochains scrutins.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info 

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N’zérékoré : les agents électoraux de Samoé dénoncent la réduction de leurs primes et exigent des explications https://planete7.info/nzerekore-les-agents-electoraux-de-samoe-denoncent-la-reduction-de-leurs-primes-et-exigent-des-explications/ Thu, 25 Sep 2025 16:51:14 +0000 https://planete7.info/?p=46521 La tension est montée d’un cran ce jeudi matin dans la commune rurale de Samoé, où des dizaines d’agents électoraux se sont rassemblés dans la cour de la mairie pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « non-respect des engagements financiers » pris à leur égard. En cause : une réduction significative des primes de formation […]]]>

La tension est montée d’un cran ce jeudi matin dans la commune rurale de Samoé, où des dizaines d’agents électoraux se sont rassemblés dans la cour de la mairie pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « non-respect des engagements financiers » pris à leur égard. En cause : une réduction significative des primes de formation et de celles allouées pour les deux jours de vote lors des législatives du 21 septembre dernier.

Selon les plaignants, les montants versés sont bien en deçà de ceux initialement annoncés. « Les présidents des bureaux de vote devraient percevoir 770 000 FG, mais on nous propose seulement 670 000 FG. Les vice-présidents devaient recevoir 620 000 FG et n’auront que 520 000 FG. Quant aux secrétaires et assesseurs, leur prime plafonne désormais à 420 000 FG », a dénoncé l’un des agents en colère, réclamant une révision immédiate de ces montants ainsi qu’une transparence totale sur la gestion des fonds électoraux.

Les contestations ne se limitent pas aux indemnités liées aux jours de scrutin. Les agents pointent également du doigt des irrégularités concernant les primes de formation.
« Dès le départ, les choses ont été mal gérées. Lors de la formation, nous ignorions même qu’une collation était prévue. Ce n’est qu’après coup que nous avons appris que nous y avions droit », raconte un agent électoral.

« On nous a d’abord versé 70 000 FG pour la formation, puis 110 000 FG après protestation. Mais dans d’autres localités, des collègues ont touché jusqu’à 200 000 FG. Finalement, on nous promet 120 000 FG, ce qui reste largement insuffisant et injuste. C’est de la corruption pure et simple. Tout le monde devrait bénéficier des mêmes conditions », poursuit-il.

Le sentiment d’injustice est partagé par de nombreux agents qui affirment disposer de preuves, notamment des copies d’arrêtés indiquant des montants plus élevés dans d’autres préfectures.
« Le président de bureau devrait toucher 720 000 FG selon les documents en notre possession, mais ce n’est pas ce qui nous est proposé ici », ajoute un autre.

Pour Abel Lamah, agent de bureau de vote, l’écart est trop important pour être ignoré :
« Ce matin, on nous a annoncé 520 000 FG pour les deux jours d’élection. C’est très insuffisant comparé à ce que perçoivent nos collègues ailleurs. Nous exigeons le paiement intégral de nos droits. »

Même ton chez Philippe Lamah, qui va plus loin :
« Si rien n’est fait, nous passerons à la vitesse supérieure. On ne peut pas accepter cela. Où vont les 80 000 FG de différence ? Multipliés par 420 agents, cela représente des millions. Nous voulons des réponses. »

Face à la grogne, le chargé communal des élections, Nyéréké Théa, appelle au calme et relativise la situation :
« Nous prenons les dispositions nécessaires pour que les agents entrent en possession de leurs primes. Ceux qui parlent d’augmentation se basent sur des rumeurs et des intoxications. »

Une déclaration qui peine à apaiser la colère des agents, déterminés à obtenir des explications claires et une égalité de traitement.

La situation à Samoé met en lumière les failles dans la gestion des ressources destinées aux opérations électorales et pose la question de la reconnaissance du travail des agents mobilisés pour garantir la tenue du scrutin. Ces derniers réclament aujourd’hui des réponses précises et des mesures concrètes pour rétablir la confiance et faire respecter leurs droits.

Pépé Blaise Théa, correspondant à Nzérékoré pour Planete7.info 

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Labé : des agents de bureaux de vote manifestent devant la préfecture pour réclamer le paiement intégral de leurs primes https://planete7.info/labe-des-agents-de-bureaux-de-vote-manifestent-devant-la-prefecture-pour-reclamer-le-paiement-integral-de-leurs-primes/ Wed, 24 Sep 2025 19:22:47 +0000 https://planete7.info/?p=46494 Dans l’après-midi de ce mercredi 24 septembre 2025, une vive tension a été observée devant les locaux de la préfecture de Labé. Plusieurs agents de bureaux de vote, visiblement mécontents, ont organisé un sit-in pour réclamer le paiement intégral des primes qui leur sont dues à l’issue du scrutin référendaire du 21 septembre. Ces agents […]]]>

Dans l’après-midi de ce mercredi 24 septembre 2025, une vive tension a été observée devant les locaux de la préfecture de Labé. Plusieurs agents de bureaux de vote, visiblement mécontents, ont organisé un sit-in pour réclamer le paiement intégral des primes qui leur sont dues à l’issue du scrutin référendaire du 21 septembre.

Ces agents dénoncent ce qu’ils qualifient de « détournement » et d’« inégalités de traitement » par rapport à leurs collègues d’autres localités. Interrogé sous le couvert de l’anonymat, l’un des manifestants a exprimé son indignation :
« Nous sommes ici pour exiger notre dû. D’après nos collègues de Conakry, les présidents des bureaux de vote doivent percevoir 700 000 francs guinéens. Pourtant, on ne nous a versé que 300 000 GNF comme prime pour la journée de vote, et 170 000 GNF pour la formation. Au total, nous n’avons reçu que 470 000 GNF, alors que nous devions percevoir 700 000 GNF. Nous accusons celui qui nous a remis l’argent, un certain Monsieur Barry, d’être à l’origine de ce détournement. Nous exigeons le versement immédiat du reste de notre prime. »

Malgré leur colère, la manifestation s’est déroulée dans le calme. Aucun incident n’avait été signalé au moment où nous quittions les lieux. Les protestataires ont toutefois averti qu’ils n’entendent pas lever leur mouvement tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites.

Cette mobilisation met en lumière les récurrentes contestations autour du paiement des primes électorales, un sujet qui revient presque systématiquement à chaque processus électoral en Guinée.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info 

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Référendum à Manéah : les agents de bureaux de vote dénoncent le non-paiement de leurs primes https://planete7.info/referendum-a-maneah-les-agents-de-bureaux-de-vote-denoncent-le-non-paiement-de-leurs-primes/ Mon, 22 Sep 2025 00:39:13 +0000 https://planete7.info/?p=46421 À l’occasion du référendum constitutionnel de ce dimanche 21 septembre 2025, des voix de contestation se sont élevées dans la commune de Manéah. Plusieurs agents de bureaux de vote, chargés d’assurer le bon déroulement du scrutin, affirment ne pas avoir reçu leurs primes de formation ni celles prévues pour leur participation au processus électoral. À […]]]>

À l’occasion du référendum constitutionnel de ce dimanche 21 septembre 2025, des voix de contestation se sont élevées dans la commune de Manéah. Plusieurs agents de bureaux de vote, chargés d’assurer le bon déroulement du scrutin, affirment ne pas avoir reçu leurs primes de formation ni celles prévues pour leur participation au processus électoral.

À Friguiadi nord, un agent rencontré sur place, Baldé Alpha Boubacar, exprime son amertume :
« Nous réclamons les primes concernant les élections référendaires ainsi que celles de la formation. Aujourd’hui, nous avons appris que dans d’autres localités, certains ont reçu 120.000 GNF, alors qu’ici, nous n’avons rien perçu jusqu’à présent. On nous a annoncé que l’argent serait payé, mais les montants évoqués semblent dérisoires », déclare-t-il.

L’agent dénonce par ailleurs un traitement qu’il juge discriminatoire vis-à-vis de son quartier :
« Dans notre commune, tout privilège est bafoué à Friguiadi nord. La preuve : la formation d’agent de bureau de vote est officiellement rémunérée à 100.000 GNF, mais nous, on nous a versé seulement 70.000 GNF. Franchement, on en a marre de cette situation », ajoute-t-il.

Ces frustrations surviennent dans un contexte où l’État a insisté sur la transparence et l’équité du processus électoral, mais où des disparités semblent encore persister au niveau local. À Manéah, les agents rappellent qu’ils jouent un rôle essentiel dans la crédibilité du scrutin et appellent les autorités compétentes à respecter leurs engagements financiers.

Ces revendications mettent en lumière une autre facette du processus électoral : celle des conditions de travail de ceux qui, loin des projecteurs, veillent au bon déroulement des opérations.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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