premier ministre Bah Oury – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Tue, 20 May 2025 17:36:36 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg premier ministre Bah Oury – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 ÉDITO | Leçon publique, malaise national : quand l’État choisit d’enfoncer sa presse    https://planete7.info/edito-lecon-publique-malaise-national-quand-letat-choisit-denfoncer-sa-presse/ Tue, 20 May 2025 17:36:36 +0000 https://planete7.info/?p=41809 L’ouverture du Forum sur l’avenir des médias, lundi 19 mai à Conakry, devait être l’occasion d’un dialogue apaisé et constructif entre les pouvoirs publics et les professionnels des médias. Ce rendez-vous, attendu dans un contexte de tension persistante entre l’État et les organes de presse, promettait un moment d’introspection partagée. Mais très vite, l’espoir d’un […]]]>

L’ouverture du Forum sur l’avenir des médias, lundi 19 mai à Conakry, devait être l’occasion d’un dialogue apaisé et constructif entre les pouvoirs publics et les professionnels des médias. Ce rendez-vous, attendu dans un contexte de tension persistante entre l’État et les organes de presse, promettait un moment d’introspection partagée. Mais très vite, l’espoir d’un débat équilibré s’est dissipé.

Le Premier ministre Bah Oury, le président du CNT Dansa Kourouma, et le président de la HAC Boubacar Yacine Diallo ont donné le ton : celui de la sévérité, de la dénonciation, parfois de la stigmatisation. À leurs yeux, le diagnostic est sans appel : les médias seraient devenus un facteur de désordre, infiltrés par des agendas cachés, animés de dérives éthiques, de désinformations constantes, de manipulation de l’opinion, et d’une absence totale de professionnalisme. Une charge lourde, assénée sans nuance ni contrepoids.

Il ne s’agit pas ici de nier les manquements d’une partie de la presse guinéenne. Ils existent. Certains contenus dérapent. Certains journalistes cèdent à la facilité, à la précarité ou à l’activisme. Les failles de déontologie sont réelles et doivent être corrigées. Mais une introspection lucide ne peut être un procès à charge. Or, ce que le Forum a offert en ouverture, c’est une entreprise de fragilisation systémique, appuyée par des hautes personnalités de l’État.

Où était la volonté de compréhension mutuelle ? Où était l’effort d’équilibre dans le propos ? Où étaient les responsabilités partagées ? Rien ou presque n’a été dit sur les restrictions infligées aux médias depuis plusieurs mois, sur le musellement de certaines voix critiques, sur le brouillage des radios et télévisions, sur le blocage de sites web et des réseaux sociaux mais aussi sur la fermeture de grands médias audiovisuels du pays, envoyant plus de 500 employés au chômage. Rien sur la pression économique asphyxiante exercée sur les rédactions. Aucun mot sur la rupture brutale de confiance, ni sur les décisions administratives souvent prises sans concertation ni recours.

Ce forum aurait pu marquer un tournant. Il restera peut-être comme un rendez-vous manqué. Celui où ces hauts commis de l’État, plutôt que de reconnaître aussi leur part de responsabilité dans la crise actuelle de l’information, ont choisi de sermonner un secteur déjà affaibli. Un moment où l’on aurait pu parler beaucoup plus de régulation, formation, éthique, accompagnement. Mais le curseur a trop penché du côté de l’accablement.

Le contexte rend cette posture d’autant plus regrettable. La presse guinéenne traverse une période de grande fragilité. Les conditions de travail sont de plus en plus précaires, la survie économique des médias est menacée, les journalistes travaillent souvent sans sécurité sociale, sans contrats stables, parfois sans formation continue. Dans cet environnement difficile, il est légitime de s’interroger sur la responsabilité des uns et des autres. L’État n’est pas un observateur neutre dans cette crise. Il est un acteur central. Il a, depuis des mois, accentué la pression, et donné le signal d’un recul de la liberté d’informer.

Que dire aussi de l’image projetée à l’extérieur ? Des participants venus de plusieurs pays d’Afrique ont assisté, dès l’ouverture, à une mise en accusation publique de la presse nationale par ses propres dirigeants. Plutôt que de faire preuve d’élégance institutionnelle et d’ouvrir un espace d’écoute, l’État guinéen a offert le spectacle d’un pouvoir sûr de lui, sourd aux critiques, et visiblement peu enclin au dialogue.

Certes, Bah Oury, Dansa et Yacine ont évoqué du bout des lèvres la nécessité d’une presse plus responsable, plus utile à la Nation, et plus respectueuse de l’éthique. Mais cet appel, bien que légitime dans le fond, est resté noyé dans une rhétorique punitive. Car on ne renforce pas un secteur en le stigmatisant. On ne redonne pas confiance à des journalistes en les humiliant publiquement. Et on ne construit pas une démocratie inclusive en isolant l’un de ses piliers.

Il y a quelque chose d’injuste dans ce traitement réservé à la presse. Quelque chose d’inélégant, surtout venant de personnalités qui, hier encore, sollicitaient les mêmes médias pour faire entendre leurs voix. La reconnaissance ne devrait pas disparaître une fois le pouvoir acquis. La critique, elle, peut être ferme sans être destructrice. Elle peut exiger sans écraser.

La Guinée a besoin d’une presse forte, formée, libre et responsable. Mais elle a aussi besoin d’un État qui protège la liberté d’informer, qui régule avec justice, qui écoute avec humilité. La transition se veut refondatrice : elle ne réussira pas sans une presse debout, respectée, pleinement impliquée dans le projet républicain.

Le Forum continue. Il peut encore changer de cap. Mais pour cela, il faut plus qu’un agenda : il faut un esprit de dialogue. Et ce dialogue ne peut être à sens unique.

 

AD Thiank, Journaliste  

 

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Bah Oury, l’espoir brisé : un an de reniement au service de la junte (Par Souleymane Souza Konaté) https://planete7.info/bah-oury-lespoir-brise-un-an-de-reniement-au-service-de-la-junte-par-souleymane-souza-konate/ Fri, 28 Feb 2025 00:31:36 +0000 https://planete7.info/?p=38782 Le 27 février 2024, la nomination de Bah Oury au poste de Premier ministre avait suscité un mince espoir en Guinée, pays en quête de stabilité. Figure historique de l’opposition, il incarnait la promesse d’un dialogue inclusif, d’une décrispation politique et d’un retour progressif à l’ordre constitutionnel. L’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD), […]]]>

Le 27 février 2024, la nomination de Bah Oury au poste de Premier ministre avait suscité un mince espoir en Guinée, pays en quête de stabilité. Figure historique de l’opposition, il incarnait la promesse d’un dialogue inclusif, d’une décrispation politique et d’un retour progressif à l’ordre constitutionnel. L’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD), comme de nombreux acteurs politiques et citoyens, nourrissait des attentes claires : rassembler les forces vives de la nation, restaurer les libertés, relancer le dialogue politique et poser les jalons d’élections crédibles.

Un an plus tard, l’espoir s’est mué en désillusion. Celui qui se présentait comme un artisan du consensus est devenu le porte-voix d’un pouvoir de plus en plus contesté. Plutôt que de jouer le rôle de médiateur impartial, Bah Oury s’est enfermé dans une posture partisane, réduisant le dialogue à une simple chambre d’écho pour les tenants du régime.

L’histoire retiendra que celui qui dénonçait hier la confiscation du pouvoir par la junte du CNDD s’est aujourd’hui aligné sur une nouvelle junte, trahissant les idéaux qu’il prétendait incarner. Celui qui plaidait pour la justice et la transparence cautionne désormais l’injustifiable.

Les Guinéens attendaient des résultats concrets, mais la réalité est restée inchangée. Tandis que 68 % des citoyens vivent sous le seuil de pauvreté, le gouvernement célèbre des performances macroéconomiques invisibles pour la majorité. Les milliards annoncés pour l’électricité n’ont pas dissipé l’obscurité qui plonge Conakry et l’intérieur du pays dans le désarroi. 1 900 milliards GNF destinés à l’agriculture se sont volatilisés dans des projets sans impact, laissant les terres en friche et des familles dans la précarité.

La jeunesse en paie le plus lourd tribut. En 2024, 32 000 jeunes Guinéens ont fui le pays, affrontant le désert et les océans pour chercher ailleurs une dignité que leur propre nation leur refuse. La Guinée est devenue la première nation africaine demandeuse d’asile en France, avec 10 300 dossiers déposés, pendant que 1 857 Guinéens sont menacés d’expulsion aux États-Unis.

Face à cette tragédie, le pouvoir préfère entretenir des mouvements de soutien artificiels, relayant une propagande déconnectée des souffrances du peuple. Le dialogue promis s’est transformé en monologue, où seules les voix proches du régime trouvent grâce. Pendant ce temps, les libertés s’érodent, la répression s’intensifie et l’impunité se banalise.

Bah Oury avait promis de rassembler, il a contribué à diviser. Il avait promis d’écouter, il s’est entouré de partisans. Il avait promis la vérité, il s’est mué en défenseur du mensonge.

Les Guinéens méritent des dirigeants fidèles à leurs engagements, des intellectuels engagés pour la vérité et des figures politiques attachées à l’intérêt général.

Ni le temps, ni la propagande ne pourront effacer les actes posés aujourd’hui. Le jour viendra où chacun répondra devant l’histoire.

Bah Oury a déçu. Mais la Guinée, elle, n’oubliera jamais.

 

 

Souleymane Souza KONATE, Président de la Commission Communication de l’ANAD et Conseiller Chargé de Communication de Cellou Dalein Diallo.

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Visite officielle sur le site minier de Simandou : le PM Amadou Oury Bah salue l’avancement des travaux ! https://planete7.info/visite-officielle-sur-le-site-minier-de-simandou-le-pm-amadou-oury-bah-salue-lavancement-des-travaux/ Fri, 21 Feb 2025 10:37:27 +0000 https://planete7.info/?p=38498 Le Premier Ministre, M. Amadou Oury Bah, accompagné de plusieurs membres du Gouvernement, a effectué une visite officielle sur le site minier de Simandou et le long du corridor ferroviaire. Il a salué l’avancement des travaux, mettant en avant la qualité des infrastructures et réaffirmant l’engagement de l’État à garantir la réussite du projet. Lors […]]]>

Le Premier Ministre, M. Amadou Oury Bah, accompagné de plusieurs membres du Gouvernement, a effectué une visite officielle sur le site minier de Simandou et le long du corridor ferroviaire. Il a salué l’avancement des travaux, mettant en avant la qualité des infrastructures et réaffirmant l’engagement de l’État à garantir la réussite du projet.

Lors de cette visite, le Premier Ministre a exprimé sa reconnaissance envers tous les bâtisseurs du projet, soulignant le rôle central de Winning Consortium Simandou (WCS) dans son développement. Il a encouragé les travailleurs guinéens à s’inspirer des technologies avancées déployées sur le chantier et à contribuer activement au progrès du pays.

Plusieurs ministres, dont ceux en charge des Mines et du Travail, également présents, ont réaffirmé leur soutien au projet Simandou, soulignant son importance stratégique pour la Guinée.

Les dirigeants de WCS ont remercié la délégation gouvernementale pour son appui, réaffirmant leur engagement en matière de sécurité, de protection de l’environnement et de respect des normes de travail, tout en maintenant un rythme soutenu des travaux.

Cette visite témoigne du soutien fort et constant des autorités guinéennes au projet Simandou, un levier clé du développement économique et social du pays. WCS reste pleinement engagé aux côtés de la Guinée pour assurer l’achèvement du projet et maximiser ses retombées pour les générations futures.

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Hôpital national Donka : le premier ministre salue les avancées  https://planete7.info/hopital-national-donka-le-premier-ministre-salue-les-avancees/ https://planete7.info/hopital-national-donka-le-premier-ministre-salue-les-avancees/#respond Wed, 21 Aug 2024 19:48:40 +0000 https://planete7.info/?p=31888 Conakry, le 21 août 2024 – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, accompagné de son cabinet, a effectué une visite à l’Hôpital national Donka afin d’évaluer les conditions de prise en charge des patients ainsi que les conditions de travail du personnel de santé. Le Président de la Concession, M. Alpha DIALLO, a exprimé sa […]]]>

Conakry, le 21 août 2024 – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, accompagné de son cabinet, a effectué une visite à l’Hôpital national Donka afin d’évaluer les conditions de prise en charge des patients ainsi que les conditions de travail du personnel de santé.

Le Président de la Concession, M. Alpha DIALLO, a exprimé sa reconnaissance au Chef du Gouvernement pour cette visite des installations techniques et du modèle de gestion mis en place depuis la réouverture de l’hôpital le 17 août 2022, à l’issue de sept années de travaux de rénovation, de construction et d’extension. Il a également témoigné sa gratitude aux autorités guinéennes pour leur soutien dans la réalisation des objectifs de la concession de l’hôpital Donka.

La Secrétaire Générale du ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, Madame Khaïté SALL, a rappelé que cette visite est une source de motivation pour le personnel de santé, un signe d’engagement à redoubler d’efforts pour garantir une prise en charge optimale de nos concitoyens.

Le Premier ministre a salué les efforts de modernisation qui ont permis de faire de l’hôpital Donka une référence en matière de soins, avec un cadre suivi des moyens adaptés. Il a exprimé sa satisfaction quant à la qualité des services. Le chef du gouvernement a réaffirmé l’engagement des autorités à faire de la santé une priorité nationale.

Pour finir, le premier ministre a précisé que le développement du capital humain et l’objectif d’allouer 20 % des revenus issus de l’exploitation des mines de fer de Simandou à la santé publique permettront de dégager des ressources substantielles. Ce qui va à coup sûr, réduire la nécessité des évacuations médicales.

Dans lamême enceinte , le Chef du Gouvernement s’est rendu à l’Institut National de Santé de l’Enfant (INSE). Le constat est que, cet institut nécessite aujourd’hui, une reconstruction totale. C’est pourquoi le premier ministre a exhorté la Secrétaire Générale du ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique a en faire une priorité en envisageant toutes les solutions adéquates pour sa réhabilitation.

Pour rappel, l’hôpital Donka est géré par un groupe canadien spécialisé en gestion hospitalière pour une période de cinq ans.

 

Primature

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