Politique publique – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 01 Apr 2026 23:57:36 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Politique publique – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Conakry : la recherche scientifique érigée en levier stratégique du développement national https://planete7.info/conakry-la-recherche-scientifique-erigee-en-levier-strategique-du-developpement-national/ Wed, 01 Apr 2026 23:54:23 +0000 https://planete7.info/?p=53264 Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a tenu, ce mercredi 1er avril à Conakry, un atelier d’échanges stratégiques dédié à la relance et à la structuration de la recherche scientifique en Guinée. La rencontre a réuni plusieurs départements ministériels ainsi que des acteurs clés du secteur, autour d’un objectif commun : […]]]>

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a tenu, ce mercredi 1er avril à Conakry, un atelier d’échanges stratégiques dédié à la relance et à la structuration de la recherche scientifique en Guinée. La rencontre a réuni plusieurs départements ministériels ainsi que des acteurs clés du secteur, autour d’un objectif commun : positionner la recherche comme un moteur essentiel du développement socio-économique.

À l’ouverture des travaux, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Diaka Sidibé, a présenté les grandes orientations d’une réforme en profondeur du secteur. Elle a souligné que cet atelier constitue avant tout un cadre de concertation visant à harmoniser les visions et à définir des priorités claires.

« Notre objectif est à la fois simple et ambitieux », a-t-elle déclaré, en mettant l’accent sur trois axes majeurs : le renforcement de la gouvernance de la recherche, l’amélioration de la qualité et de la pertinence des projets, ainsi que l’adéquation des travaux scientifiques avec les besoins réels de l’économie guinéenne.

Insistant sur le caractère transversal de la recherche, la ministre a identifié des secteurs stratégiques prioritaires, notamment l’énergie, la santé, l’environnement et l’agriculture. Elle a également reconnu les contraintes liées au financement, tout en affirmant un changement de paradigme : faire de la recherche un outil structurant des politiques publiques.

Dans un ton résolument engagé, elle a lancé : « Le temps n’est plus aux discours, mais à l’action. La recherche doit produire des résultats concrets et impacter directement la vie des populations. »

Prenant la parole à son tour, le ministre de l’Énergie, Laye Sékou Camara, a salué une initiative « pertinente et porteuse d’espoir », estimant qu’elle constitue « un point de départ important pour les générations futures ».

Évoquant les difficultés structurelles du secteur, il a pointé le déficit de financement et les perceptions négatives qui entourent encore la recherche scientifique. Toutefois, il s’est montré optimiste quant aux perspectives ouvertes par cette dynamique :

« Cet atelier contribuera à faire évoluer les mentalités. La recherche exige certes des moyens, mais surtout de l’engagement et de la détermination. »

S’adressant particulièrement à la jeunesse, il a insisté sur le rôle central de la science dans le développement : « C’est par la recherche que nous pourrons véritablement transformer notre pays. »

Représentant le ministère de l’Environnement, Dr Diao Baldé a mis en avant la nécessité d’une collaboration interinstitutionnelle accrue. Il a qualifié l’atelier d’« initiative majeure » et a annoncé plusieurs axes de coopération avec le département de la Recherche scientifique.

Parmi les priorités évoquées figurent la préservation de la biodiversité, la lutte contre le changement climatique, ainsi que la gestion durable et la valorisation des déchets.

Il a également insisté sur le renforcement des capacités humaines, soulignant le besoin de formation continue pour les cadres et le développement de profils qualifiés aux niveaux master et doctorat.

Au-delà des déclarations d’intention, cette rencontre traduit une volonté politique affirmée de repositionner la recherche scientifique comme un instrument d’aide à la décision et un pilier du développement durable.

Les autorités ambitionnent ainsi de bâtir un écosystème de recherche plus cohérent, mieux structuré et davantage financé, capable de produire des connaissances utiles à l’action publique et adaptées aux réalités nationales.

À travers cet atelier, la Guinée amorce une nouvelle phase, où la science est appelée à jouer un rôle central dans la transformation économique et sociale du pays.

Salif Camara pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
53264
MPCID – 2026 : quatre piliers stratégiques pour accélérer la transformation de la Guinée https://planete7.info/mpcid-2026-quatre-piliers-strategiques-pour-accelerer-la-transformation-de-la-guinee/ Sun, 22 Feb 2026 22:42:08 +0000 https://planete7.info/?p=51715 Le Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement (MPCID) engage une nouvelle phase de son action pour l’année 2026. Structurée autour de quatre piliers majeurs, sa feuille de route vise un objectif clair : faire de la planification, de la coopération, de la donnée et de la discipline institutionnelle les moteurs d’une […]]]>

Le Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement (MPCID) engage une nouvelle phase de son action pour l’année 2026. Structurée autour de quatre piliers majeurs, sa feuille de route vise un objectif clair : faire de la planification, de la coopération, de la donnée et de la discipline institutionnelle les moteurs d’une transformation durable et mesurable de la Guinée.

Dans un contexte marqué par l’ambition nationale portée par le programme Simandou 2040, le ministère affiche une volonté assumée de passer d’une logique de conception à une dynamique d’exécution concrète.

Premier pilier : la planification transformatrice. L’objectif est de faire de la planification un instrument réel de transformation territoriale et sectorielle.

Concrètement, le MPCID entend opérationnaliser Simandou 2040 à travers la territorialisation des priorités, en mettant en avant des projets régionaux structurants. L’activation du comité de pilotage du Schéma Régional d’Aménagement et de Développement (COPIL SRAD) doit permettre une meilleure organisation de l’espace national et une cohérence accrue entre politiques publiques et réalités locales.

L’intégration du dividende démographique, le renforcement de la planification locale et la valorisation stratégique du Massif du Fouta Djallon figurent également parmi les axes clés. À terme, la planification ne sera plus un simple cadre théorique, mais un outil d’exécution territoriale mesurable.

Deuxième pilier : la coopération stratégique. Le ministère veut repositionner la coopération internationale comme un levier de souveraineté économique.

Les financements extérieurs seront désormais alignés sur les priorités nationales définies par Simandou 2040. L’activation du COPIL Cantine scolaire, le développement de partenariats Sud-Sud et triangulaires, ainsi que la mise en place d’un répertoire centralisé des accords visent à renforcer la cohérence et la transparence des engagements internationaux.

Le ministère met également l’accent sur l’intégration du genre et de l’inclusion dans les projets de coopération, ainsi que sur l’actualisation de la mercuriale des prix pour sécuriser les investissements. L’ambition est claire : transformer la coopération en un véritable investissement stratégique au service du développement.

Troisième pilier : la gouvernance par les données. Le MPCID entend fonder la décision publique sur une information fiable, scientifique et accessible.

Le renforcement du rôle scientifique de l’Institut National de la Statistique (INS), la diffusion nationale des résultats du RGPH4, ainsi que le déploiement d’un système d’information géographique (SIG) et d’un système intégré de suivi des projets marquent une avancée significative.

La modernisation du cadrage macroéconomique et le renforcement des capacités techniques complètent cette orientation. L’objectif est d’installer une culture de transparence où la communication des données publiques devient claire, structurée et accessible.

Enfin, le quatrième pilier porte sur la discipline et l’exemplarité. Le ministère veut instaurer une culture de performance institutionnelle fondée sur les résultats, le reporting régulier et la coordination interservices renforcée.

La formation continue ciblée, la circulation fluide de l’information stratégique et une communication technique claire sont présentées comme des leviers internes d’efficacité. À cela s’ajoutent des valeurs institutionnelles assumées : humilité, loyauté et esprit d’équipe.

L’objectif est de faire du MPCID un ministère discipliné, efficace et exemplaire, capable d’incarner la modernisation administrative au service des citoyens.

À travers ces quatre piliers, le MPCID affiche une ligne directrice cohérente :

  • La transformation se planifie.
  • La coopération se structure.
  • Les décisions se fondent sur l’analyse des données.
  • L’action s’exécute avec discipline.

Pour 2026, le ministère ne se contente plus d’énoncer des ambitions. Il affirme une méthode, un cadre et des instruments de suivi destinés à produire des résultats tangibles. Une approche qui place la performance publique et la souveraineté économique au cœur de la dynamique de transformation nationale.

Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
51715
Aboubacar Camara dévoile la nouvelle vision gouvernementale pour une Guinée propre et durable https://planete7.info/aboubacar-camara-devoile-la-nouvelle-vision-gouvernementale-pour-une-guinee-propre-et-durable/ Sat, 29 Nov 2025 23:10:34 +0000 https://planete7.info/?p=48812 La propreté urbaine et rurale reste l’un des défis majeurs de la Guinée. Conscient de l’urgence, le gouvernement en a fait une priorité nationale. Dans une interview, Aboubacar Camara, ministre de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, a levé le voile sur une stratégie globale visant à transformer durablement le secteur de l’assainissement. Dès l’entame, le ministre […]]]>

La propreté urbaine et rurale reste l’un des défis majeurs de la Guinée. Conscient de l’urgence, le gouvernement en a fait une priorité nationale. Dans une interview, Aboubacar Camara, ministre de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, a levé le voile sur une stratégie globale visant à transformer durablement le secteur de l’assainissement.

Dès l’entame, le ministre rappelle que la réforme engagée découle d’une décision politique forte : regrouper les compétences de l’assainissement au sein d’un même département.

« Il s’agit d’un cap clair, affirme-t-il. L’assainissement n’est plus un service accessoire. C’est un pilier de santé publique, d’attractivité économique et de dignité nationale. »

Cette vision s’appuie sur trois fondements majeurs :

  • la professionnalisation du secteur,
  • la modernisation des pratiques et outils,
  • et la responsabilisation des communes couplée à la participation citoyenne.

Pour garantir l’efficacité du dispositif, le gouvernement mise sur une approche intersectorielle.

Le ministre souligne : « L’assainissement n’a de sens que s’il est articulé avec l’urbanisme, la santé, l’environnement ou encore l’hydraulique. »

Un cadre interministériel permanent est ainsi instauré avec l’Urbanisme, le MATD, le ministère de l’Environnement et d’autres structures clés, afin d’aligner les stratégies et éviter les duplications.

Le secteur souffre toujours d’un manque de financement stable. Le ministère travaille avec les Finances pour garantir une base budgétaire durable et moderniser les outils techniques.

Mais un autre défi persiste : la faiblesse du taux d’abonnement.

À Conakry, où 2 800 à 3 000 tonnes d’ordures sont produites chaque jour, seuls 20 % des ménages sont abonnés, soit environ 600 tonnes seulement collectées quotidiennement. Le reste finit dans les dépôts sauvages.

Un constat alarmant qui résulte, selon le ministre, d’un double problème :

  • l’incivisme d’une frange de la population,
  • mais aussi les insuffisances de certaines PME non qualifiées.

Pour redresser la situation, le gouvernement redéfinit les critères permettant à une structure d’être reconnue comme PME d’assainissement.

« Peut-on se déclarer PME avec un tricycle ? Quels équipements et compétences sont nécessaires ? », interroge le ministre.

Un toilettage des cahiers des charges est en cours pour éliminer les structures fantômes et renforcer les entreprises sérieuses. Les partenaires comme Enabel et l’Union européenne accompagnent cette professionnalisation.

Pendant longtemps, les populations ont été habituées à jeter les ordures dans les bacs en bordure de route. Le passage au système d’abonnement reste difficile.

  • Le ministre insiste sur l’importance d’associer les autorités locales :
  • les chefs de secteur doivent connaître les ménages abonnés,
  • les chefs de quartier doivent suivre la performance des PME,
  • les mairies doivent éviter de valider des entreprises incompétentes.

Aujourd’hui, une seule grande société (Albarak) couvre Conakry, ce qui devient insuffisant. Le gouvernement projette de diviser la ville en zones pour attirer de nouveaux acteurs plus performants.

Le ministre invite également les jeunes à investir ce secteur trop souvent dominé par des acteurs étrangers : « Ce sont nos soldats de l’ombre. Sans eux, impossible de vivre dans un environnement sain. »

Le gouvernement explore plusieurs mécanismes pour soutenir financièrement le secteur, à l’image de ce qui se fait dans d’autres pays.

Parallèlement, un dispositif de sanctions sera appliqué aux contrevenants : amendes et travaux d’intérêt public d’une dizaine de jours pour ceux qui continuent de jeter les ordures dans les rues.

Le site actuel de la Minière arrive à saturation. Le projet de Baré-Toré, dont les études ont été lancées, devrait être opérationnel dans un délai de 18 à 24 mois.

En attendant, le gouvernement entend renforcer le tri à la source pour réduire la pression sur les décharges.

L’objectif ultime : fermer définitivement la décharge de Dar-es-Salam et la transformer en parc public.

Au terme de son intervention, le ministre Camara réaffirme que la réforme est globale, transversale et progressive. Elle repose à la fois sur la modernisation du secteur, la rigueur administrative, l’implication citoyenne et l’ambition d’améliorer durablement l’environnement et l’image du pays.

Avec cette nouvelle stratégie, la Guinée entend tourner la page d’un assainissement improvisé pour entrer dans une ère de gestion professionnelle, participative et durable des déchets.

 

Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
48812
Réforme du MESRSI : Un nouveau décret pour une meilleure gouvernance universitaire https://planete7.info/reforme-du-mesrsi-un-nouveau-decret-pour-une-meilleure-gouvernance-universitaire/ Thu, 27 Mar 2025 00:07:57 +0000 https://planete7.info/?p=39719 Dans une dynamique de refonte institutionnelle, le président de la République, le Général d’Armée Mamadi Doumbouya, a signé un décret modifiant les attributions et l’organisation du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (MESRSI). Cette réforme vise à moderniser la gouvernance universitaire, à renforcer l’innovation et à aligner l’enseignement supérieur sur […]]]>

Dans une dynamique de refonte institutionnelle, le président de la République, le Général d’Armée Mamadi Doumbouya, a signé un décret modifiant les attributions et l’organisation du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (MESRSI). Cette réforme vise à moderniser la gouvernance universitaire, à renforcer l’innovation et à aligner l’enseignement supérieur sur les exigences du développement national.

Le décret D/2025/ inscrit le MESRSI dans une logique de transformation avec pour mission la conception, l’élaboration et la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière d’enseignement supérieur, de recherche scientifique et d’innovation. L’accent est mis sur la bonne gouvernance universitaire, l’utilisation des technologies de l’information et la promotion d’un écosystème propice à l’innovation.

Parmi les nouvelles prérogatives du ministère figurent l’évaluation des performances des institutions d’enseignement supérieur et de recherche, l’encouragement des échanges scientifiques à l’échelle internationale et la participation active à la lutte contre les épidémies à travers des programmes de recherche innovants.

La nouvelle organisation du ministère repose sur une structure hiérarchisée visant une meilleure répartition des compétences. Elle comprend :

  • Un Secrétaire Général et un Cabinet ministériel, avec des conseillers spécialisés dans l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et l’innovation.
  • Cinq Directions Nationales, dont une nouvelle dédiée aux infrastructures et équipements universitaires, ainsi qu’à la culture et aux sports universitaires.
  • Une Direction Générale inédite : la Cité des Sciences et de l’Innovation de Guinée, qui devient un pôle stratégique pour la recherche et l’innovation.
  • Des services d’appui renforcés, notamment en matière de modernisation des systèmes d’information, de communication institutionnelle et de passation des marchés publics.
  • Des organismes publics autonomes structurés en établissements scientifiques et administratifs, parmi lesquels l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité et l’Agence Nationale de Financement et de Valorisation de la Recherche et de l’Innovation.

Cette nouvelle architecture institutionnelle vise à renforcer la collaboration entre les universités, les centres de recherche et le secteur socio-économique, tout en favorisant une meilleure régulation du système éducatif.

Le décret introduit des organes consultatifs de premier plan, tels que la Commission Nationale de Reconnaissance et d’Équivalence des Diplômes, le Comité National d’Éthique et l’Académie des Sciences de Guinée. Ces instances auront pour rôle de garantir la qualité des formations, d’assurer une meilleure articulation entre les institutions académiques et d’encadrer les parcours universitaires.

L’adoption de ce décret marque un tournant majeur dans la gestion de l’enseignement supérieur guinéen. L’objectif est de concilier excellence académique, innovation technologique et compétitivité internationale. En mettant l’accent sur la modernisation et la bonne gouvernance, cette réforme ambitionne de faire du système universitaire guinéen un levier clé du développement national.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

]]>
39719
Guinée : entrée en vigueur d’un nouvel arrêté sur les redevances télécoms en 2025 https://planete7.info/guinee-entree-en-vigueur-dun-nouvel-arrete-sur-les-redevances-telecoms-en-2025/ Wed, 19 Mar 2025 15:48:59 +0000 https://planete7.info/?p=39510 À compter du 1er janvier 2025, un nouvel arrêté conjoint encadrera les droits et redevances du secteur des télécommunications en Guinée. Cette réforme vise à ajuster les contributions des opérateurs tout en préservant les intérêts des consommateurs, notamment en maintenant les tarifs des appels inchangés. Communiqué ci-dessous :]]>

À compter du 1er janvier 2025, un nouvel arrêté conjoint encadrera les droits et redevances du secteur des télécommunications en Guinée. Cette réforme vise à ajuster les contributions des opérateurs tout en préservant les intérêts des consommateurs, notamment en maintenant les tarifs des appels inchangés.

Communiqué ci-dessous :

]]>
39510