plastiques à usage unique – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 16 Sep 2026 00:03:14 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg plastiques à usage unique – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Interdiction des plastiques à usage unique : Sory Camara salue la création du Comité national de valorisation des déchets https://planete7.info/interdiction-des-plastiques-a-usage-unique-sory-camara-salue-la-creation-du-comite-national-de-valorisation-des-dechets/ Wed, 16 Sep 2026 00:01:16 +0000 https://planete7.info/?p=63865 Le président de la Fédération des gestionnaires de déchets de Guinée estime que la coordination entre les ministères et l’implication des acteurs du secteur constituent des leviers essentiels pour lutter contre la pollution plastique. La Guinée franchit une nouvelle étape dans sa lutte contre la pollution plastique. La mise en œuvre du décret portant interdiction […]]]>

Le président de la Fédération des gestionnaires de déchets de Guinée estime que la coordination entre les ministères et l’implication des acteurs du secteur constituent des leviers essentiels pour lutter contre la pollution plastique.

La Guinée franchit une nouvelle étape dans sa lutte contre la pollution plastique. La mise en œuvre du décret portant interdiction de certains plastiques à usage unique, couplée à la création d’un Comité national de valorisation des déchets, suscite des réactions favorables chez les acteurs de la gestion environnementale.

Parmi eux, Sory Camara, président de la Fédération des gestionnaires de déchets de Guinée et fondateur du Centre de recherche environnementale et de valorisation des déchets, salue une initiative qu’il considère comme une avancée importante dans la gestion des déchets plastiques.

Pour Sory Camara, la portée de cette décision réside notamment dans la mobilisation de plusieurs départements ministériels autour d’un même enjeu environnemental. La signature d’un arrêté conjoint traduit, selon lui, la nécessité d’une réponse concertée face à la prolifération des déchets plastiques.

« Aujourd’hui, la gestion des déchets est transversale, transsectorielle au niveau national. Voir plusieurs ministères se donner la main pour signer un arrêté conjoint prouve suffisamment que plusieurs ministères se donnent la main pour combattre l’ennemi commun qui sont les déchets plastiques », estime-t-il.

Le responsable environnemental voit dans le Comité national de valorisation des déchets un cadre permettant de fédérer les différentes parties prenantes. Son objectif, selon lui, doit être de favoriser une approche « participative, inclusive et complémentaire » dans la réflexion sur la gestion intégrée et la valorisation des déchets plastiques.

Sur la question de l’application du décret, Sory Camara rappelle que les promoteurs des unités industrielles concernées ont bénéficié d’un moratoire de deux ans pour se préparer à la nouvelle réglementation.

Il estime que cette période devait permettre aux acteurs concernés de prendre les dispositions nécessaires, notamment à travers les rencontres d’information et les activités de sensibilisation organisées en amont.

« Les promoteurs d’unités industrielles qui sont concernés ont eu suffisamment de temps de prendre des dispositions. […] Il y a eu beaucoup de rencontres, d’informations et de sensibilisation avec les concernés », souligne-t-il.

Cette période de préparation constitue, à ses yeux, un élément important dans la mise en œuvre de la mesure, alors que les industries doivent désormais s’adapter aux exigences du décret.

L’interdiction de certains plastiques à usage unique intervient dans un contexte où la pollution plastique constitue un enjeu majeur pour la gestion des déchets en Guinée. Pour Sory Camara, les bénéfices environnementaux attendus de cette mesure dépassent les pertes économiques que pourraient entraîner certains usages du plastique.

« Les avantages de ce décret sont beaucoup plus importants que le gain de quelques milliers de Guinéens, parce qu’il y a quelques millions de Guinéens qui sont affectés par l’impact négatif de ces plastiques », affirme-t-il.

Une position qui met en avant les conséquences collectives de la pollution plastique, tout en soulignant la nécessité de développer des solutions alternatives et des mécanismes de valorisation adaptés.

Au-delà de l’interdiction, le président de la Fédération des gestionnaires de déchets de Guinée insiste sur les possibilités offertes par la valorisation des déchets plastiques. Il affirme que le pays dispose déjà d’acteurs et d’unités industrielles engagés dans cette activité.

Selon lui, la Guinée compte « plus de 1700 collecteurs de déchets plastiques au niveau national » ainsi qu’« une dizaine d’unités industrielles qui valorisent ces déchets plastiques ».

Ces acteurs participent à la récupération et à la transformation des déchets en produits utilisables. Parmi les exemples cités figurent les « éco-meubles » et les « pavés écologiques », fabriqués à partir de déchets plastiques.

Sory Camara rappelle également que certains secteurs, notamment l’agriculture, les bâtiments et travaux publics (BTP) ainsi que l’armée, bénéficient d’exceptions prévues par les textes.

Si la mesure est accueillie favorablement par le responsable environnemental, celui-ci reconnaît toutefois qu’elle ne permettra pas, à elle seule, de résoudre l’ensemble des difficultés liées à l’utilisation du plastique.

« On ne peut pas vivre sans des plastiques, tout ce que nous utilisons, la majeure partie est composée de plastiques », souligne-t-il.

Cette réalité, selon lui, impose de dépasser la seule logique d’interdiction pour réfléchir à une gestion plus globale des déchets, incluant la collecte, le tri, la transformation et la réutilisation des matières plastiques.

Pour accompagner la mise en œuvre des nouvelles dispositions, la Fédération des gestionnaires de déchets de Guinée entend placer l’information et la sensibilisation au cœur de son action.

Avec ses membres et ses partenaires, elle prévoit une campagne d’information et de vulgarisation destinée aux différentes parties prenantes, notamment les populations et les consommateurs.

L’objectif est de permettre à chacun de mieux comprendre les mesures prises par les autorités, de se les approprier et de contribuer à leur application.

« Ça va permettre à l’ensemble des parties prenantes, y compris les populations et les consommateurs, de comprendre, de s’approprier ce que le gouvernement a fait dans ces arrêtés, dans les décrets, mais aussi à accepter », conclut Sory Camara.

À travers cette démarche, les acteurs de la gestion des déchets souhaitent accompagner la transition vers une meilleure maîtrise des déchets plastiques en Guinée, en misant sur la coordination institutionnelle, la valorisation et la mobilisation citoyenne.

Salif Camara pour Planete7.info 

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