Patrimoine Culturel – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Thu, 08 Oct 2026 16:56:49 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Patrimoine Culturel – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Restitution des biens de Samory Touré et des restes de Boubacar Biro : Luc Briard détaille les prochaines étapes https://planete7.info/restitution-des-biens-de-samory-toure-et-des-restes-de-boubacar-biro-luc-briard-detaille-les-prochaines-etapes/ Thu, 08 Oct 2026 16:51:35 +0000 https://planete7.info/?p=65751 À Conakry, l’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, a apporté des précisions sur l’avancement des procédures de restitution des biens de l’Almamy Samory Touré et les restes de Boubacar Biro. Il évoque notamment les prochaines étapes législatives, scientifiques et diplomatiques nécessaires avant le retour en Guinée. La restitution des biens historiques liés à l’Almamy […]]]>

À Conakry, l’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, a apporté des précisions sur l’avancement des procédures de restitution des biens de l’Almamy Samory Touré et les restes de Boubacar Biro. Il évoque notamment les prochaines étapes législatives, scientifiques et diplomatiques nécessaires avant le retour en Guinée.

La restitution des biens historiques liés à l’Almamy Samory Touré et des restes de Boubacar Biro avance, mais aucun calendrier définitif de retour n’est encore arrêté. Interrogé sur l’aboutissement de ces dossiers, l’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, a détaillé les démarches actuellement engagées entre les autorités françaises et guinéennes.

Selon le diplomate français, les deux dossiers font l’objet d’un suivi rapproché par les autorités guinéennes. Il a notamment salué la récente implication du Premier ministre guinéen, qui a reçu l’ambassadeur chargé des restitutions ainsi que le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat et le ministre secrétaire général du gouvernement.

« Il y a un plein soutien, une pleine volonté des autorités guinéennes d’aller vite », a déclaré Luc Briard, rappelant que les autorités guinéennes ont adressé leurs demandes officielles en juillet.

L’ambassadeur français chargé des restitutions et de la coopération muséale, Martinez, s’est par ailleurs rendu en Guinée durant la semaine de l’indépendance. Une présence que Luc Briard considère comme un signal fort de la volonté française d’accélérer le processus.

« Nous allons le faire et nous allons le faire assez vite, si on peut », a-t-il rapporté.

Si les deux restitutions sont suivies conjointement, elles ne relèvent toutefois pas du même cadre juridique. Le retour des restes humains de Boubacar Biro est encadré par la loi française relative aux restes humains, adoptée en 2023.

Sur ce dossier, le travail scientifique est déjà engagé. « Des chercheurs guinéens et le Muséum d’histoire naturelle de Paris sont déjà en train de travailler à ce retour », a précisé Luc Briard.

Le second dossier concerne les biens culturels liés à l’Almamy Samory Touré. Il relève d’une autre loi française, adoptée le 9 mai 2026. Selon l’ambassadeur, des décrets d’application sont attendus à la mi-octobre.

Cette étape doit notamment permettre la mise en place d’un comité scientifique bilatéral chargé d’accompagner le processus. La partie guinéenne a déjà désigné son scientifique, tandis que la France doit encore procéder à sa nomination.

« Ensuite, on va travailler au plus vite parce que c’est le besoin et la nécessité des autorités guinéennes », a expliqué l’ambassadeur.

Au-delà des procédures juridiques, les deux parties doivent encore poursuivre les échanges scientifiques et techniques. Luc Briard évoque notamment des visites de chercheurs et des demandes de compléments d’informations destinées à préparer les différentes étapes du retour.

L’objectif est de parvenir à un calendrier précis des restitutions. « Nous sommes en train de travailler à des visites intermédiaires de chercheurs, à des compléments d’informations pour qu’on ait une chorégraphie des restitutions », a-t-il indiqué.

Pour l’heure, l’ambassadeur français refuse donc d’avancer une date précise pour le retour des biens de Samory Touré ou des restes de Boubacar Biro. Il précise qu’une visite en France de ministres guinéens est également prévue et que son calendrier doit encore être communiqué.

Le processus reste ainsi conditionné à plusieurs étapes, notamment la mise en œuvre des textes juridiques, la constitution du comité scientifique bilatéral, la poursuite des travaux entre chercheurs et la coordination des prochaines visites officielles. Pour Conakry comme pour Paris, l’enjeu est désormais de transformer la volonté politique affichée en un calendrier concret de restitution.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Restitution du patrimoine : la Guinée et la France ouvrent une nouvelle séquence https://planete7.info/restitution-du-patrimoine-la-guinee-et-la-france-ouvrent-une-nouvelle-sequence/ Tue, 29 Sep 2026 18:58:02 +0000 https://planete7.info/?p=65055 La Guinée et la France avancent vers l’examen des demandes guinéennes de restitution de biens culturels et de restes humains conservés dans des institutions françaises. Une commission bilatérale doit prochainement permettre d’étudier les dossiers et de retracer l’histoire des collections concernées. Le processus de restitution du patrimoine guinéen conservé en France entre dans une nouvelle […]]]>

La Guinée et la France avancent vers l’examen des demandes guinéennes de restitution de biens culturels et de restes humains conservés dans des institutions françaises. Une commission bilatérale doit prochainement permettre d’étudier les dossiers et de retracer l’histoire des collections concernées.

Le processus de restitution du patrimoine guinéen conservé en France entre dans une nouvelle phase. Après une demande officielle adressée par le gouvernement guinéen en juillet 2026, les autorités françaises prévoient d’engager la procédure devant conduire à l’examen des biens concernés.

Jean-Luc Martinez, ambassadeur chargé de la coopération internationale dans le domaine du patrimoine, annonce notamment la mise en place d’une commission bilatérale composée de chercheurs guinéens et de représentants des institutions françaises détentrices des collections.

Le travail portera notamment sur des objets conservés au musée de l’Armée, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly et au Musée de l’Homme. Les chercheurs devront établir l’origine des pièces, retracer leur parcours et documenter les conditions dans lesquelles elles ont quitté la Guinée.

« La dernière loi a été votée le 9 mai 2026 », précise Jean-Luc Martinez, en référence au nouveau cadre juridique français encadrant ces restitutions. La procédure doit d’abord passer par une réponse officielle de la France à la demande guinéenne, avant l’installation de la commission.

Pour les restes humains dont l’identification est clairement établie, le processus pourrait être plus direct. Jean-Luc Martinez évoque une durée pouvant aller de trois à six mois selon la complexité des dossiers, tout en précisant qu’aucun calendrier définitif n’est encore fixé pour la Guinée.

En Guinée, le Centre d’Innovation, de Recherche et de Développement (CIRD) accompagne le processus. Sa directrice, l’historienne Safiatou Diallo, insiste sur la nécessité de documenter rigoureusement l’histoire des biens concernés.

« Notre engagement repose sur la vérité historique », souligne-t-elle, appelant à établir les circonstances du départ des objets et des restes humains, leur parcours jusqu’en France et leurs conditions actuelles de conservation.

Pour l’historienne, cette démarche dépasse la seule restitution matérielle. Elle doit également permettre à la Guinée de retrouver et transmettre une partie de son histoire, aujourd’hui conservée à l’étranger.

La prochaine étape sera donc la réponse officielle de la France, suivie de l’installation de la commission bilatérale. Son travail devra permettre d’établir les faits et de formuler des recommandations avant les éventuelles décisions de restitution.

 

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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Restitution du patrimoine : la Guinée presse pour un calendrier sur le retour de Samory Touré et Bocar Biro https://planete7.info/restitution-du-patrimoine-la-guinee-presse-pour-un-calendrier-sur-le-retour-de-samory-toure-et-bocar-biro/ Tue, 29 Sep 2026 15:07:57 +0000 https://planete7.info/?p=65005 Au Musée national de Guinée, le débat sur la restitution du patrimoine s’est invité au cœur d’un panel intergénérationnel. Face aux représentants français présents à la rencontre, le ministre de la Culture, Moussa Moïse Sylla, a appelé à accélérer les démarches engagées pour le retour en Guinée des biens associés à Samory Touré et des […]]]>

Au Musée national de Guinée, le débat sur la restitution du patrimoine s’est invité au cœur d’un panel intergénérationnel. Face aux représentants français présents à la rencontre, le ministre de la Culture, Moussa Moïse Sylla, a appelé à accélérer les démarches engagées pour le retour en Guinée des biens associés à Samory Touré et des restes de Bocar Biro et de ses compagnons.

La mémoire des figures historiques guinéennes était au centre des échanges, ce mardi 29 septembre 2026, au Musée national de Guinée. Réunis autour du thème « Le retour des ancêtres : mémoire, dignité, transmission », acteurs du monde culturel, chercheurs, représentants diplomatiques et responsables institutionnels ont débattu de la question de la restitution du patrimoine guinéen conservé à l’étranger.

La rencontre s’est déroulée en présence notamment de Luc Brillard, ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, et de Jean-Luc Martinez, ambassadeur chargé de la coopération internationale dans le domaine du patrimoine.

Prenant la parole, le ministre guinéen de la Culture, Moussa Moïse Sylla, a rappelé que la Guinée a officiellement adressé à la France deux demandes de restitution.

La première concerne les biens associés à l’Almamy Samory Touré, figure majeure de l’histoire de l’Afrique de l’Ouest et fondateur de l’Empire du Wassoulou. La seconde porte sur les restes humains de l’Almamy Bocar Biro et de ses compagnons, tombés lors de la bataille de Porédaka.

Pour le ministre, ces démarches ne sauraient être réduites à de simples procédures administratives. Elles touchent directement à la mémoire collective et à l’histoire du pays.

« Aux yeux de la nation guinéenne, il ne s’agit pas de simples dossiers administratifs, mais d’un pan vital de notre patrimoine national », a-t-il déclaré.

Derrière ces demandes, les autorités guinéennes mettent ainsi en avant un enjeu de mémoire, de dignité et de transmission, avec la volonté de voir ces éléments historiques retrouver leur terre d’origine.

Au-delà du principe de restitution, c’est désormais le rythme de la procédure que la Guinée souhaite voir précisé.

S’adressant aux partenaires français, Moussa Moïse Sylla a appelé à l’établissement d’un calendrier permettant de donner davantage de visibilité aux deux dossiers.

« La République de Guinée attend aujourd’hui l’établissement d’un calendrier clair, précis […] un calendrier qui doit être surtout resserré pour l’aboutissement de ces deux demandes de restitution », a-t-il déclaré.

Le ministre a surtout mis en garde contre le risque de voir les procédures s’enliser dans les démarches administratives.

« Nous ne voulons pas d’un processus qui s’enlise dans les méandres de la bureaucratie », a-t-il ajouté.

Pour autant, le gouvernement guinéen affirme vouloir inscrire cette démarche dans un esprit de coopération avec la France. La restitution est présentée comme un processus fondé sur la coconstruction, la justice historique et la réhabilitation respectueuse des figures historiques concernées, plutôt que comme une confrontation entre les deux pays.

Dans son intervention, le ministre a également élargi la réflexion à la manière dont la Guinée entend désormais préserver et valoriser son propre patrimoine.

Moussa Moïse Sylla a notamment évoqué la place de la culture dans le programme Simandou 2040, ainsi que les travaux menés par le Centre d’Innovation, de Recherche et de Développement (CIR), dirigé par la Dr Safiatou Diallo.

Une convention conclue entre le ministère de la Culture et le CIR doit notamment permettre d’engager un important travail autour de l’inventaire, de la documentation et de la numérisation du patrimoine culturel guinéen.

L’objectif affiché est de mieux connaître, documenter et préserver les traces de l’histoire nationale, mais également de faciliter leur transmission aux générations futures.

La présence de responsables français à ce panel a également donné une dimension diplomatique aux échanges. Pour le ministre guinéen, les initiatives déjà engagées par la France en matière de reconnaissance et de restitution du patrimoine africain peuvent contribuer à faire progresser les discussions entre les deux pays.

Dans cette perspective, Moussa Moïse Sylla a placé la démarche guinéenne dans une vision plus large : celle d’une réappropriation progressive de la mémoire et du patrimoine national.

« Nous sommes à l’aube […] d’un acte de haute civilisation », a-t-il conclu.

À travers les dossiers de Samory Touré, de Bocar Biro et de leurs compagnons, la Guinée entend ainsi donner une portée concrète à la question de la restitution. Reste désormais à transformer les demandes formulées en un calendrier précis et en étapes concrètes, afin que ces figures historiques puissent, selon les mots du ministre, « retrouver le chemin de leur terre ».

 

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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Fête de l’indépendance : à Tombolia, les autorités misent sur la jeunesse et l’héritage national https://planete7.info/fete-de-lindependance-a-tombolia-les-autorites-misent-sur-la-jeunesse-et-lheritage-national64886-2/ Sun, 27 Sep 2026 23:49:08 +0000 https://planete7.info/?p=64886 À quelques jours du 2 octobre, la Guinée s’apprête à célébrer le 68ᵉ anniversaire de son accession à l’indépendance. À Tombolia, commune de la capitale, les préparatifs accordent une place particulière à la jeunesse, à la culture et à la transmission de la mémoire nationale. Pour les autorités communales, cette célébration doit dépasser le cadre […]]]>

À quelques jours du 2 octobre, la Guinée s’apprête à célébrer le 68ᵉ anniversaire de son accession à l’indépendance. À Tombolia, commune de la capitale, les préparatifs accordent une place particulière à la jeunesse, à la culture et à la transmission de la mémoire nationale. Pour les autorités communales, cette célébration doit dépasser le cadre festif pour devenir un moment de rappel historique et de réflexion sur la responsabilité de la nouvelle génération.

Dans les différentes localités du Grand Conakry, les préparatifs de la fête nationale se poursuivent. À Tombolia, la municipalité entend notamment mettre en avant les différentes composantes culturelles de la Guinée. Les couleurs nationales – rouge, jaune et vert, devraient ainsi côtoyer les symboles, traditions et expressions culturelles des quatre régions naturelles du pays.

Pour le maire de Tombolia, Cheick Mohamed Cissé, le 2 octobre constitue avant tout une occasion de réaffirmer l’identité nationale.

« Cette fête nationale est une fête d’affirmation de l’identité nationale. C’est pourquoi cette année, au-delà des couleurs nationales, le rouge, le jaune et le vert, vous avez aussi la représentativité au niveau des quatre régions naturelles de notre pays qui vont être mises en avant lors du 2 octobre prochain », explique-t-il.

À travers cette orientation, les autorités communales souhaitent rapprocher davantage la jeunesse de son patrimoine. Coutumes, mœurs, valeurs culturelles et tissus traditionnels devraient notamment occuper une place importante dans les activités prévues autour de la fête nationale.

Une démarche que le maire présente comme un moyen de renouer avec l’histoire et de rendre hommage à ceux qui ont contribué à l’accession de la Guinée à l’indépendance.

« Vous verrez que nos valeurs culturelles, nos coutumes, nos mœurs, mais aussi nos tissus sont mis en avant. Cette année, la fête sera basée sur la culture guinéenne par rapport à la jeunesse afin qu’on puisse fêter en se remémorant du passé de nos anciens qui ont mouillé leur maillot, qui ont perdu la vie pour que nous, on soit encore plus fiers aujourd’hui », souligne Cheick Mohamed Cissé.

Au-delà des manifestations culturelles, la célébration doit également être marquée par un devoir de mémoire envers les pionniers et les figures ayant contribué à l’indépendance du pays. Pour le maire de Tombolia, cet hommage doit notamment passer par des prières et des sacrifices en mémoire des disparus.

« On doit les honorer à travers des sacrifices et des prières qui ont été mises en place par le gouvernement pour le repos de leur âme », affirme-t-il.

Pour Cheick Mohamed Cissé, honorer les pionniers de l’indépendance ne doit toutefois pas se limiter à la commémoration. Le véritable hommage, estime-t-il, consiste également à faire fructifier l’héritage transmis aux générations actuelles.

« Aujourd’hui, la nouvelle génération est fière des actes qu’ils ont posés et notre rôle aujourd’hui, c’est de montrer qu’on est fiers en transformant positivement, économiquement, cet héritage qu’on nous a légué », ajoute le maire.

Cette vision place ainsi la jeunesse au centre de la célébration. Elle doit, selon lui, connaître davantage l’histoire de l’indépendance afin de mieux comprendre les sacrifices consentis par les générations précédentes et les responsabilités qui lui incombent aujourd’hui.

Le maire insiste notamment sur la nécessité de connaître les pionniers de l’indépendance et les aspirations qui les animaient.

« La jeunesse doit savoir d’abord quels sont ceux qui ont été les pionniers de cette indépendance, quel était l’objectif qu’ils avaient en donnant l’indépendance à la Guinée. C’était de nous faire sortir de la jungle coloniale et, dans la mesure où nous sommes libres, on doit pouvoir s’assumer », rappelle-t-il.

À l’approche du 2 octobre, le maire de Tombolia appelle enfin à une mobilisation collective des jeunes autour des festivités. Pour lui, la réussite de cette célébration dépendra de l’implication de l’ensemble de la jeunesse guinéenne.

« Cette fête, pour qu’elle réussisse, ça doit être la conjugaison de tous les efforts des différents jeunes de la Guinée », conclut Cheick Mohamed Cissé.

À Tombolia, la fête de l’indépendance se dessine donc comme un rendez-vous à la fois culturel, mémoriel et citoyen. En mettant l’accent sur la transmission de l’histoire, la valorisation des traditions et l’implication de la jeunesse, les autorités communales veulent faire du 2 octobre un moment de célébration, mais aussi une occasion de rappeler à la nouvelle génération la responsabilité qui accompagne l’héritage de l’indépendance.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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Musée virtuel de Guinée : le patrimoine national prend le chemin du numérique https://planete7.info/musee-virtuel-de-guinee-le-patrimoine-national-prend-le-chemin-du-numerique/ Thu, 17 Sep 2026 04:11:53 +0000 https://planete7.info/?p=64052 Le chantier des collections et de numérisation du Musée virtuel de Guinée a été clôturé ce mercredi 16 septembre au Musée national de Guinée. Porté par Expertise France dans le cadre de la coopération franco-guinéenne, le projet ambitionne de préserver, valoriser et rendre accessible le patrimoine culturel guinéen, en particulier auprès des jeunes et du […]]]>

Le chantier des collections et de numérisation du Musée virtuel de Guinée a été clôturé ce mercredi 16 septembre au Musée national de Guinée. Porté par Expertise France dans le cadre de la coopération franco-guinéenne, le projet ambitionne de préserver, valoriser et rendre accessible le patrimoine culturel guinéen, en particulier auprès des jeunes et du public international.

Le patrimoine culturel guinéen s’apprête à franchir une nouvelle étape. Après plusieurs travaux de documentation et de numérisation, le chantier des collections du projet Musée virtuel de Guinée a officiellement pris fin ce mercredi 16 septembre, au Musée national de Guinée. Une cérémonie qui a réuni plusieurs acteurs du secteur culturel et institutionnel, autour d’un objectif commun : faire entrer la mémoire du pays dans l’ère numérique.

La rencontre a été marquée par la signature d’un mémorandum d’entente entre le Musée national de Guinée, la Bibliothèque nationale de Guinée et les Archives nationales de Guinée. La présentation des travaux réalisés et la remise d’attestations aux participants ont également rythmé cette cérémonie.

Mis en œuvre par Expertise France, le projet Musée virtuel de Guinée s’inscrit dans le cadre d’une coopération entre la France et la Guinée. Pour Ida El Majdoubi, cheffe de projet Musée virtuel à Expertise France, l’initiative répond avant tout à une nécessité : préserver les collections du Musée national de Guinée et permettre leur transmission aux générations futures.

« Le projet est né d’une coopération franco-guinéenne et vise d’abord à conserver le patrimoine matériel du Musée national de Guinée », a-t-elle rappelé, mettant en avant le rôle de la documentation et de la numérisation dans cette démarche.

Le musée virtuel ne se limite toutefois pas à une simple reproduction numérique des objets. Il rassemble déjà plusieurs types de contenus, notamment des photographies, des vidéos, des audios et des objets en trois dimensions numérisés.

« Pour le moment, le Musée virtuel de Guinée est composé des photographies des objets qui sont au Musée national de Guinée. Il est composé aussi de vidéos, d’audios, d’objets en 3D qu’on a numérisés », a expliqué Ida El Majdoubi.

À ces éléments s’ajoute une dimension immatérielle, à travers les rites et les pratiques des communautés liés aux objets conservés au musée. Une manière de ne pas dissocier les pièces de leur histoire, de leur usage et de la mémoire collective qu’elles portent.

Au-delà de la conservation, le projet entend démocratiser l’accès au patrimoine culturel guinéen. Pour sa responsable, l’ambition est double : permettre aux Guinéens de mieux connaître leur histoire et offrir une visibilité accrue à ce patrimoine sur la scène internationale.

« Faire connaître le patrimoine matériel guinéen et immatériel à l’ensemble de la population guinéenne et notamment les jeunes », constitue l’un des principaux objectifs de cette initiative, a-t-elle souligné.

Le projet vise également les futurs visiteurs et les personnes intéressées par la culture guinéenne à travers le monde. Grâce aux outils numériques, les collections pourront être découvertes à distance, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour la valorisation du patrimoine et l’attractivité culturelle du pays.

Prenant la parole à son tour, Christine Battesti, conseillère de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France en Guinée, a replacé le Musée virtuel dans le contexte du renouvellement des relations entre les deux pays.

« Elle est fondée sur le partenariat, la confiance et la construction de projets communs », a-t-elle déclaré, en évoquant cette nouvelle dynamique de coopération, dans laquelle la culture occupe, selon elle, « une place essentielle ».

La diplomate française a également insisté sur le rôle du patrimoine comme espace de dialogue, notamment dans le contexte des démarches liées à la restitution des biens culturels et des ancêtres.

Pour Christine Battesti, le projet Musée virtuel de Guinée illustre cette volonté de coopération. La France entend accompagner la Guinée « non seulement dans la valorisation de son patrimoine, mais surtout dans le renforcement de celles et ceux qui en ont la responsabilité ».

Une approche qui met en avant non seulement les outils numériques, mais aussi les compétences des professionnels chargés de préserver et de transmettre la mémoire culturelle du pays.

Représentant le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Dr Youssouf Boundou Sylla, secrétaire général du département, a salué le travail accompli par les différents acteurs du projet.

Il a adressé ses remerciements et félicitations à l’ensemble des équipes ayant contribué à la réalisation de ce chantier, tout en exprimant les attentes du ministère concernant la prochaine étape.

« Nous attendons impatiemment l’opérationnalisation de la plateforme », a-t-il déclaré.

Le représentant du ministère a également fait part de la volonté de son département de contribuer à la promotion du Musée virtuel de Guinée, notamment auprès des touristes intéressés par le patrimoine de la République de Guinée.

La clôture du chantier des collections et de numérisation marque ainsi la fin d’une phase importante du projet. La prochaine étape sera consacrée à l’opérationnalisation de la plateforme numérique.

À terme, le Musée virtuel de Guinée devrait permettre au public de découvrir plus facilement une partie du patrimoine culturel national, depuis la Guinée comme depuis l’étranger. Un outil appelé à jouer un rôle dans la transmission de la mémoire, la sensibilisation des jeunes et la promotion de la richesse culturelle guinéenne.

Reste désormais à concrétiser cette ambition : faire du patrimoine numérisé une véritable porte d’entrée vers l’histoire et la culture de la Guinée.

Salif Camara pour Planete7.info 

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Dalaba : la maison de Miriam Makeba, un patrimoine africain à l’abandon https://planete7.info/dalaba-la-maison-de-miriam-makeba-un-patrimoine-africain-a-labandon/ Mon, 14 Sep 2026 15:19:54 +0000 https://planete7.info/?p=63725 Construite entre 1967 et 1970 pour accueillir l’icône sud-africaine, la demeure de Dalaba se dégrade sous les effets du temps. Malgré les visites officielles et les espoirs de réhabilitation, ce lieu chargé d’histoire reste dans l’attente d’un véritable sauvetage. Dalaba, Tangama. À l’entrée de la demeure, le temps semble avoir laissé sa signature sur chaque […]]]>

Construite entre 1967 et 1970 pour accueillir l’icône sud-africaine, la demeure de Dalaba se dégrade sous les effets du temps. Malgré les visites officielles et les espoirs de réhabilitation, ce lieu chargé d’histoire reste dans l’attente d’un véritable sauvetage.

Dalaba, Tangama. À l’entrée de la demeure, le temps semble avoir laissé sa signature sur chaque mur. Les façades portent les traces de la vétusté, le jardin a perdu de son éclat et le domaine, autrefois pensé pour accueillir une figure majeure de l’histoire africaine, offre aujourd’hui le spectacle d’un patrimoine en souffrance.

Derrière cette apparente décrépitude se cache pourtant une histoire qui dépasse largement les frontières de Dalaba. Celle d’une femme dont la voix a traversé les continents, dont le combat a marqué l’histoire et qui avait trouvé en Guinée une terre d’accueil : Miriam Makeba, surnommée « Mama Africa ».

Des décennies après son passage, la demeure construite pour l’accueillir se dégrade. Et alors que le gouvernement guinéen s’était rendu sur les lieux durant la saison touristique 2024-2025, l’espoir d’une réhabilitation concrète semble encore suspendu.

Dans le vaste salon, quelques éléments décoratifs rappellent encore l’époque où la célèbre chanteuse sud-africaine séjournait à Dalaba. Le tapis rouge est usé par endroits. Les meubles ont perdu leur éclat. Les signes de vétusté se multiplient, comme si chaque pièce témoignait silencieusement du temps qui passe.

Pour le doyen Mody Oumar Tely Diallo, qui a côtoyé Miriam Makeba et assure aujourd’hui la garde des lieux, l’histoire de cette résidence remonte à la fin des années 1960.

« C’est en 1967, après avoir émis le souhait de s’installer en Guinée, que le président Sékou Touré a mis une voiture avec chauffeur à sa disposition pour qu’elle fasse le tour du pays afin de choisir l’endroit propice pour sa résidence. C’est ainsi que son choix tomba sur Dalaba et, aussitôt, la même année, la construction démarra pour finir en 1970 », raconte-t-il.

À l’époque, cette demeure devait incarner bien plus qu’un lieu de résidence. Elle symbolisait l’accueil réservé par la Guinée à une artiste engagée, contrainte à l’exil en raison de son opposition au régime de l’apartheid en Afrique du Sud.

Accueillie par le président Ahmed Sékou Touré, Miriam Makeba avait choisi Dalaba pour y vivre. La ville, réputée pour son climat et son cadre naturel, allait devenir l’un des lieux associés à son parcours en Guinée.

Aujourd’hui, le prestige d’hier contraste brutalement avec l’état actuel du site.

Autour de la maison, le jardin ne présente plus l’image soigneusement entretenue qu’il aurait connue autrefois. L’entretien semble insuffisant et la dégradation gagne progressivement l’ensemble du domaine.

À l’intérieur, les traces du vieillissement sont visibles. Les équipements et le mobilier portent les marques des années. Le salon, qui pourrait constituer l’un des principaux points d’attraction pour les visiteurs, peine à restituer l’atmosphère d’une demeure historique.

Pourtant, l’intérêt patrimonial du lieu ne fait guère de doute aux yeux des acteurs locaux. La case de Miriam Makeba demeure l’un des sites associés à l’histoire de Dalaba et aux relations entre la Guinée et l’Afrique du Sud.

Au fil des années, plusieurs initiatives de réhabilitation auraient été envisagées par les autorités guinéennes et des particuliers. Mais aucune n’a, jusqu’ici, permis de redonner au domaine une véritable seconde vie.

La question de la propriété de la parcelle serait notamment au cœur des difficultés. Des revendications impliquant la famille de Miriam Makeba et l’État sud-africain auraient compliqué les démarches.

Ces derniers mois, quelques signes avaient pourtant laissé entrevoir une possible reprise du projet. Une partie du domaine a notamment été clôturée avec des tôles.

Mais derrière cette nouvelle clôture, les transformations majeures se font toujours attendre. Aucun chantier de réhabilitation véritablement visible ne semble avoir changé fondamentalement l’état des lieux.

Durant la saison touristique 2024-2025, la demeure avait reçu la visite de responsables gouvernementaux. Cette présence avait suscité l’espoir d’une intervention concrète pour sauver ce patrimoine.

Plusieurs mois après cette visite, le constat reste pratiquement inchangé.

Quand les travaux commenceront-ils réellement ? C’est la question qui revient avec insistance chez les acteurs locaux, pour qui chaque année supplémentaire augmente le risque de voir disparaître les traces matérielles de cette histoire.

Car au-delà des murs, du mobilier et du jardin, c’est une mémoire africaine qui se trouve exposée aux effets du temps.

À la dégradation du site s’ajoute une autre préoccupation : l’intégrité du domaine.

Sur place, des informations faisant état d’une réduction de la parcelle et de la vente de certaines portions circulent. Pour tenter d’y voir plus clair, les services compétents ont été sollicités.

La Direction préfectorale de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat nous a orientés vers le service préfectoral de l’Urbanisme et de l’Habitat.

Le responsable de la section Domaines et Cadastre, récemment arrivé à son poste, explique ne disposer, pour le moment, que des données issues du nouveau cadastre. Une situation qui ne lui permet pas, à ce stade, de confirmer ou d’infirmer une éventuelle cession de portions du domaine.

Le préfet de Dalaba, de son côté, confirme l’existence d’une procédure ou d’une revendication concernant la parcelle. Il évoque également le nom d’un opérateur économique originaire de Dalaba qui serait, selon lui, concerné par l’acquisition d’une partie du domaine.

D’après lui, le dossier aurait été transmis au département en charge de la Culture.

Ces éléments, qui nécessitent encore des clarifications officielles, ajoutent de nouvelles interrogations autour de l’avenir de la demeure.

Malgré son état, la case de Miriam Makeba continue d’attirer les curieux.

Des visiteurs guinéens et étrangers viennent encore découvrir ce lieu qui rappelle le passage en Guinée d’une femme dont la voix et le combat ont marqué l’histoire du continent africain.

Mais pour les professionnels du tourisme, le délabrement du site devient un véritable obstacle à sa valorisation.

« Cette maison constitue l’un des sites les plus visités de Dalaba, car c’est un lieu historique. Cependant, nous avons de la peine aujourd’hui à proposer à nos clients d’y effectuer un tour à cause du délabrement des lieux », témoigne un acteur du secteur touristique.

Le constat est clair : l’intérêt des visiteurs demeure, mais l’état du patrimoine compromet son exploitation touristique.

Pour les guides, la situation appelle une intervention urgente.

« Cet endroit est un patrimoine mondial en raison de la célébrité de sa propriétaire et de l’histoire qu’elle incarne. Alors, je demande à l’État guinéen ainsi qu’aux natifs de Dalaba de préserver cet héritage pour les générations actuelles et futures », plaide un guide touristique.

Un appel qui traduit l’inquiétude grandissante de ceux qui voient, année après année, un pan de l’histoire locale se détériorer.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, certains tableaux qui se trouvaient autrefois dans la demeure auraient été dérobés.

Ces informations, qui demanderaient à être confirmées par les autorités compétentes, soulèvent également la question de la protection des objets et des éléments historiques liés à Miriam Makeba.

Car préserver un tel site ne consiste pas uniquement à restaurer des bâtiments. Il s’agit aussi de conserver les traces, les objets et les témoignages qui permettent aux générations futures de comprendre ce que cette demeure représente.

À Dalaba, la case de « Mama Africa » continue donc de vivre au rythme des visites, mais aussi de l’usure des années.

L’avenir de cette demeure dépasse désormais la seule ville de Dalaba. Il interpelle directement la Guinée et l’Afrique du Sud, deux pays liés par l’histoire de Miriam Makeba et par la mémoire de son engagement contre l’apartheid.

Comment préserver durablement ce patrimoine ? Comment transformer cette demeure en un véritable lieu de mémoire africain ? Et surtout, qui prendra enfin la responsabilité de sauver ce qui peut encore l’être ?

La question est d’autant plus urgente que le temps ne se contente pas de dégrader les murs. Il efface progressivement les traces d’une époque.

Sauver la case de Miriam Makeba, ce n’est donc pas seulement réhabiliter un salon, un jardin ou une façade. C’est préserver une partie de l’histoire africaine. Celle d’une femme qui, alors qu’elle était devenue indésirable dans son propre pays, avait choisi la Guinée comme terre d’accueil.

À Dalaba, la demeure de « Mama Africa » attend toujours. Et le temps, lui, n’attend pas

 

Antoine Neima pour Planete7.info 

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N’Zérékoré : les sculpteurs plaident pour une meilleure valorisation de l’artisanat local https://planete7.info/nzerekore-les-sculpteurs-plaident-pour-une-meilleure-valorisation-de-lartisanat-local/ Tue, 25 Aug 2026 02:54:39 +0000 https://planete7.info/?p=62502 À N’Zérékoré, les artisans sculpteurs perpétuent un savoir-faire ancestral à travers des œuvres inspirées de la culture guinéenne et africaine. Mais derrière la beauté de leurs créations se cachent des difficultés liées à l’accès aux matières premières, à la commercialisation et à la faible fréquentation de leur centre d’exposition. Ils appellent à un engagement accru […]]]>

À N’Zérékoré, les artisans sculpteurs perpétuent un savoir-faire ancestral à travers des œuvres inspirées de la culture guinéenne et africaine. Mais derrière la beauté de leurs créations se cachent des difficultés liées à l’accès aux matières premières, à la commercialisation et à la faible fréquentation de leur centre d’exposition. Ils appellent à un engagement accru des autorités, des citoyens et des médias pour donner davantage de visibilité à leur métier.

Dans le calme du centre d’exposition de N’Zérékoré, les sculptures attirent le regard. Bois façonné, visages sculptés, représentations culturelles et objets d’art témoignent du savoir-faire des artisans de la région forestière. Derrière chacune de ces créations se raconte une histoire, celle d’un patrimoine que ces hommes s’efforcent de préserver malgré des conditions de travail difficiles.

Rencontré sur place, Lancinet Camara, artisan sculpteur, présente avec fierté les différentes œuvres réalisées par les artisans locaux. Pour lui, la sculpture dépasse largement le cadre d’une simple activité artisanale. Elle constitue un moyen de représenter la Guinée, de préserver son identité culturelle et de faire rayonner le patrimoine africain.

« Nous réalisons plusieurs objets d’art qui représentent notre pays, la Guinée, mais aussi l’Afrique. À travers la sculpture, nous cherchons à mettre en valeur notre culture, notre histoire et notre savoir-faire », explique-t-il.

Mais pour donner vie à ces œuvres, encore faut-il disposer de la matière première nécessaire. L’accès au bois constitue aujourd’hui l’une des principales difficultés auxquelles sont confrontés les sculpteurs de N’Zérékoré.

Soucieux de préserver l’environnement, ces artisans privilégient notamment le bois déjà mort. Une matière qui, selon eux, devient de plus en plus difficile à trouver et les contraint parfois à parcourir de longues distances pour s’approvisionner.

« Notre principale difficulté se situe surtout au niveau de l’approvisionnement en bois. Nous travaillons avec du bois déjà mort et, parfois, nous sommes obligés d’aller en chercher loin, notamment vers Kankan ou jusqu’à Conakry, afin de l’acheter et de pouvoir poursuivre notre travail et satisfaire nos clients », souligne Lancinet Camara.

À cette contrainte s’ajoute une autre, tout aussi préoccupante : la difficulté à vendre les œuvres produites.

Malgré le temps, l’énergie et la créativité investis dans leur réalisation, certaines sculptures restent exposées pendant de longues périodes sans trouver d’acquéreur. La faible fréquentation du centre d’exposition et l’insuffisance des débouchés commerciaux limitent considérablement les revenus des artisans.

« Il n’y a pas vraiment d’écoulement de nos œuvres. Il faut beaucoup de patience et de courage. Mais nous gardons espoir », confie l’artisan.

Le lancement de la saison touristique dans la région forestière, organisé au mois de novembre dernier, est toutefois perçu comme une lueur d’espoir. Les artisans espèrent que la dynamique touristique permettra d’attirer davantage de visiteurs dans le centre d’exposition et, par conséquent, de créer de nouvelles opportunités pour leurs productions.

Pour eux, le développement du tourisme culturel pourrait constituer un véritable levier de promotion de l’artisanat local.

Au-delà de l’accompagnement institutionnel, Lancinet Camara estime que la valorisation de leur travail passe aussi par une meilleure visibilité auprès du grand public.

Il appelle ainsi les citoyens à s’intéresser davantage aux œuvres produites localement et invite les médias à contribuer à leur promotion.

« Nous comptons beaucoup sur les citoyens, mais aussi sur les différents médias pour faire connaître notre travail, promouvoir nos œuvres et contribuer à leur valorisation. Nous avons besoin que les gens viennent découvrir ce que nous faisons », plaide-t-il.

Dans un centre d’exposition encore peu animé, les artisans continuent pourtant de croire en leur métier. Le manque d’activités et la faible fréquentation ne suffisent pas à entamer leur détermination.

« Le centre est grand, mais il reste malheureusement presque vide parce qu’il n’y a pas suffisamment d’activités. Tout fonctionne au ralenti. Mais avec le courage et l’amour que nous avons pour ce métier, nous n’allons rien lâcher. Nous continuerons à travailler et à croire en notre savoir-faire, malgré ceux qui pourraient chercher à nous décourager », affirme-t-il avec détermination.

À travers leurs sculptures, les artisans de N’Zérékoré ne cherchent donc pas seulement à produire des objets destinés à la vente. Ils participent, à leur manière, à la transmission d’une mémoire et à la préservation d’un patrimoine culturel profondément enraciné dans l’histoire de la Guinée et de l’Afrique.

Pour ces artisans, une meilleure promotion du tourisme culturel, un accompagnement accru des autorités, une implication plus forte des citoyens et une visibilité médiatique renforcée pourraient redonner un nouvel élan à leur activité.

Dans une région où l’artisanat constitue un pan important de l’identité culturelle, leurs œuvres pourraient ainsi devenir bien plus que de simples objets d’exposition : un moyen de raconter N’Zérékoré, de valoriser son patrimoine et de faire vivre un savoir-faire transmis de génération en génération.

 

Antoine Neima pour Planete7.info

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N’Zérékoré : au centre d’exposition artisanale, le savoir-faire local face au recul du tourisme et à la pénurie de matières premières https://planete7.info/nzerekore-au-centre-dexposition-artisanale-le-savoir-faire-local-face-au-recul-du-tourisme-et-a-la-penurie-de-matieres-premieres/ Wed, 19 Aug 2026 20:55:35 +0000 https://planete7.info/?p=62070 À N’Zérékoré, le centre d’exposition artisanale continue de faire vivre des savoir-faire transmis de génération en génération. Mais derrière les sculptures, teintures, tableaux et objets en bambou ou en raphia, les artisans font face à une double difficulté : l’accès de plus en plus compliqué aux matières premières et la faiblesse du tourisme, qui réduit […]]]>

À N’Zérékoré, le centre d’exposition artisanale continue de faire vivre des savoir-faire transmis de génération en génération. Mais derrière les sculptures, teintures, tableaux et objets en bambou ou en raphia, les artisans font face à une double difficulté : l’accès de plus en plus compliqué aux matières premières et la faiblesse du tourisme, qui réduit considérablement leurs débouchés.

Au cœur de la capitale forestière, le centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré reste un lieu emblématique de valorisation du patrimoine culturel local. Depuis 1992, des artisans y perpétuent des techniques traditionnelles à travers la teinture, la sculpture, la calligraphie ou encore la transformation du bambou et du raphia.

Pourtant, derrière les couleurs chatoyantes des tissus, les silhouettes sculptées dans le bois et les objets soigneusement façonnés, une inquiétude grandit. L’activité tourne au ralenti, faute de visiteurs et de matières premières accessibles.

Installé dans un espace forestier depuis plus de trois décennies, le centre regroupe plusieurs groupes de travail spécialisés. Selon Antoni Théa, président de l’association coopérative du centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré, cette organisation permet aux artisans de travailler dans différents domaines tout en contribuant à la préservation du patrimoine culturel de la région.

« Nous sommes installés dans cette forêt depuis 1992. Nous sommes organisés en groupes de travail », explique-t-il.

Parmi ces groupes figure notamment celui de la teinture, connue sous l’appellation de « teinture forêt sacrée ». Selon Antoni Théa, cette dénomination renvoie à une couleur marron traditionnellement utilisée par certaines communautés après le retour du camp d’initiation.

Le centre abrite également des sculpteurs qui transforment le bois en statues et en masques, des calligraphes qui réalisent tableaux, paysages et portraits, ainsi que des artisans spécialisés dans le travail du bambou. Gobelets et autres objets utilitaires sont fabriqués à partir de cette matière. Le raphia, quant à lui, sert notamment à confectionner des sacs et divers accessoires.

Autant de métiers qui témoignent de la richesse du patrimoine artisanal de la Guinée forestière.

Confrontés à diverses difficultés, les artisans ont également choisi de se structurer en coopérative. L’initiative vise à renforcer la solidarité entre les différents groupes et à prévenir les conflits.

« Nous avons créé une coopérative au sein du centre pour éviter les conflits, afin que la paix, l’union et la fraternité règnent au sein de notre activité, sans distinction de race, d’ethnie ou de religion », souligne le responsable.

Au-delà de la cohésion entre les artisans, cette organisation doit permettre à chacun de vivre de son activité et de bénéficier de la solidarité des autres membres.

Le centre actuel représente, pour les artisans, une avancée importante. Il fait partie des infrastructures réalisées à l’occasion des festivités marquant le 55e anniversaire de l’indépendance de la Guinée, célébrées à N’Zérékoré.

Avant sa construction, les conditions de travail étaient particulièrement difficiles.

« Depuis 1992, nous vivions dans des cases et des hangars qui coulaient un peu partout en cas de pluie. Nous et nos produits n’étions pas à l’abri », se souvient Antoni Théa.

La construction du centre a ainsi permis aux artisans de disposer d’un cadre plus adapté pour produire et exposer leurs œuvres. Mais si les infrastructures se sont améliorées, les difficultés économiques, elles, persistent.

Aujourd’hui, l’un des principaux obstacles à la poursuite de l’activité réside dans l’accès aux matières premières. Certaines ressources indispensables à la fabrication des œuvres deviennent difficiles à trouver, tandis que les moyens financiers limitent la capacité des artisans à constituer des stocks.

« Beaucoup de matières premières sont en rupture de stock. Nous n’arrivons vraiment pas à les acquérir en gros parce que nous n’avons pas les moyens », déplore Antoni Théa.

À cette contrainte financière s’ajoutent les mesures liées à la protection de l’environnement. Le bois, certaines écorces ou encore le raphia, utilisés depuis longtemps dans l’artisanat local, sont désormais soumis à différentes restrictions.

Les artisans se retrouvent ainsi confrontés à un équilibre difficile à trouver : préserver les ressources naturelles tout en continuant à exercer des métiers qui en dépendent directement.

Autre préoccupation, et non des moindres : la faiblesse du tourisme à N’Zérékoré.

Le centre a pourtant vocation à être une vitrine du savoir-faire de la Guinée forestière. Ses ateliers pourraient constituer une étape importante pour les visiteurs désireux de découvrir les traditions et la créativité des artisans locaux.

Mais les visiteurs se font rares.

« Aujourd’hui, le tourisme n’est pas ouvert ici à N’Zérékoré. On ne reçoit pas de touristes. Tout ce que nous fabriquons ne se limite qu’ici », regrette le président de la coopérative.

Cette faible fréquentation réduit considérablement les possibilités de vente. Certains artisans sont même obligés de transporter leurs productions vers les zones frontalières afin de trouver de nouveaux acheteurs. Une démarche qui entraîne des frais supplémentaires et réduit davantage leurs marges.

Pour Antoni Théa, les créations réalisées dans les ateliers de N’Zérékoré ont pourtant le potentiel de conquérir des marchés bien au-delà de la région.

« Nos produits devraient être vendus sur le marché international », estime-t-il.

Face à cette situation, les responsables du centre lancent un appel aux pouvoirs publics. Ils souhaitent un accompagnement accru pour faciliter l’accès aux matières premières, dynamiser le tourisme dans la région et permettre aux artisans de prendre part aux grandes foires et expositions nationales et internationales.

« Nous lançons vraiment un appel pressant au gouvernement afin qu’il puisse nous faciliter l’accès à ces matières pour la confection de nos œuvres. Nous sommes là à développer la culture guinéenne et nous voulons vraiment être présents lors des expositions », plaide Antoni Théa.

À travers leurs sculptures, leurs teintures, leurs tableaux et leurs créations en bambou et en raphia, les artisans du centre d’exposition de N’Zérékoré continuent de faire vivre une mémoire et un savoir-faire transmis au fil des générations.

Mais sans accès régulier aux matières premières, sans débouchés commerciaux et surtout sans véritable relance du tourisme, cette richesse culturelle risque de rester confinée entre les murs du centre.

À N’Zérékoré, les artisans ne demandent donc pas seulement à vendre leurs œuvres. Ils souhaitent surtout que leur savoir-faire puisse voyager, rencontrer de nouveaux publics et trouver sa place sur les marchés nationaux et internationaux.

Antoine Neima pour Planete7.info

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Musée régional de Kindia : Dr Naby Moussa Sylla plaide pour une « officialisation » de l’histoire et du patrimoine guinéens https://planete7.info/musee-regional-de-kindia-dr-naby-moussa-sylla-plaide-pour-une-officialisation-de-lhistoire-et-du-patrimoine-guineens/ Tue, 11 Aug 2026 08:36:30 +0000 https://planete7.info/?p=61326 La pose de la première pierre du Musée régional et du Centre culturel régional de Kindia ne doit pas se limiter à un geste symbolique. C’est le message porté par l’Honorable Dr Naby Moussa Sylla, présent ce lundi 10 août 2026 à la cérémonie marquant le lancement de ces infrastructures culturelles. En visite dans la […]]]>

La pose de la première pierre du Musée régional et du Centre culturel régional de Kindia ne doit pas se limiter à un geste symbolique. C’est le message porté par l’Honorable Dr Naby Moussa Sylla, présent ce lundi 10 août 2026 à la cérémonie marquant le lancement de ces infrastructures culturelles.

En visite dans la cité des agrumes, le député a salué une initiative qu’il considère comme une étape importante dans la préservation et la valorisation du patrimoine culturel guinéen. Mais au-delà de la cérémonie, il insiste sur une exigence : le respect du chronogramme et l’achèvement effectif des travaux.

« Son Excellence, le ministre de la Culture a mentionné que ce n’est pas seulement la pose de la première pierre, mais l’exécution du projet, en tenant compte du chronogramme préalablement établi », a-t-il déclaré, soulignant que cette exigence concerne aussi bien les autorités que l’entreprise chargée de l’exécution des travaux.

Pour Dr Naby Moussa Sylla, la réussite de ce projet nécessitera également une mobilisation locale. Il assure que les autorités administratives et communales, ainsi que les représentants de la population, accompagneront le processus afin de permettre la réalisation des infrastructures dans les délais prévus.

« Je voudrais lui assurer davantage que les autorités administratives de Kindia, les autorités communales, ainsi que nous, les députés, serons tout pour que ces investissements puissent se réaliser dans le temps prévu », a-t-il rassuré.

Au-delà de l’infrastructure, l’élu accorde une portée particulière à la dimension historique et culturelle du projet. Pour lui, la construction de ce musée répond à un enjeu majeur : permettre à la Guinée de documenter, préserver et présenter elle-même son histoire, ses traditions et son patrimoine.

Dr Naby Moussa Sylla estime en effet que le pays doit davantage maîtriser la manière dont son histoire et ses réalités culturelles sont documentées et transmises. Une nécessité, selon lui, pour éviter que le récit sur la Guinée et ses peuples ne soit construit ou déformé par d’autres.

« Si nous-mêmes ne parvenons pas à officialiser les informations, c’est d’autres personnes qui viendront déformer nos informations à notre place », a-t-il averti, faisant notamment référence à certaines représentations de l’histoire et des cultures africaines produites par des institutions étrangères.

Dans cette perspective, le futur musée de Kindia pourrait devenir, selon lui, un véritable cadre de référence pour la conservation et la transmission de la mémoire collective. Les collections, documents et informations qui y seront conservés pourraient ainsi contribuer à établir une source institutionnelle de référence, aussi bien pour les citoyens guinéens que pour les visiteurs étrangers.

« Dès lors qu’on a un musée, toutes les informations qui seront dans ces musées seront considérées automatiquement comme officielles, non seulement pour la population guinéenne mais pour l’ensemble des touristes qui viendront en Guinée », a-t-il soutenu.

Avec le Musée régional et le Centre culturel régional, Kindia ambitionne ainsi de se doter de nouveaux espaces dédiés à la culture, à l’histoire et à la transmission du patrimoine. Pour Dr Naby Moussa Sylla, l’enjeu dépasse donc la construction de bâtiments : il s’agit de contribuer à faire de la culture un instrument de préservation de l’identité nationale et de transmission de la mémoire aux générations futures.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

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Kindia : préserver la mémoire pour construire l’avenir, l’ambition affichée par Moussa Moïse Sylla à l’occasion de la pose de la première pierre du Musée régional https://planete7.info/kindia-preserver-la-memoire-pour-construire-lavenir-lambition-affichee-par-moussa-moise-sylla-a-loccasion-de-la-pose-de-la-premiere-pierre-du-musee-regional/ Mon, 10 Aug 2026 21:51:52 +0000 https://planete7.info/?p=61310 À Kindia, la culture veut s’imposer comme un moteur du développement. Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a présidé ce lundi 10 août 2026 la cérémonie de pose de la première pierre du futur Musée régional et du Centre culturel régional. Deux infrastructures destinées à préserver le patrimoine, […]]]>

À Kindia, la culture veut s’imposer comme un moteur du développement. Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a présidé ce lundi 10 août 2026 la cérémonie de pose de la première pierre du futur Musée régional et du Centre culturel régional. Deux infrastructures destinées à préserver le patrimoine, soutenir la création artistique et renforcer l’attractivité touristique de la cité des agrumes.

La première pierre est désormais posée. À Kindia, cette cérémonie marque le lancement officiel de deux projets culturels majeurs : un Musée régional et un Centre culturel régional. La cérémonie, présidée par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a réuni plusieurs cadres de son département, les autorités administratives et religieuses de la région ainsi que de nombreux citoyens.

Au-delà de la symbolique, le gouvernement entend faire de ces infrastructures de véritables outils de développement. Pour Moussa Moïse Sylla, l’initiative traduit une nouvelle approche de la culture, désormais considérée comme un secteur stratégique au même titre que le tourisme et l’artisanat.

« C’est avec fierté, responsabilité et espérance que je prends la parole à l’occasion de cette importante cérémonie », a déclaré le ministre, estimant que cette étape « marque une nouvelle étape dans la vision du gouvernement », qui fait de la culture, du tourisme e9t de l’artisanat des leviers de développement économique, de cohésion sociale et de rayonnement international.

Dans son intervention, le ministre a longuement insisté sur les atouts de Kindia. Située à proximité de Conakry et ouverte sur plusieurs corridors économiques, la région dispose, selon lui, d’importantes ressources naturelles, agricoles, touristiques et artisanales.

Mais au-delà de ses richesses naturelles, Moussa Moïse Sylla met surtout en avant son capital humain.

« Kindia est une terre exceptionnelle par sa proximité avec Conakry, son ouverture sur les grands corridors économiques, ses ressources naturelles et son potentiel agricole, touristique et artisanal, mais aussi, et surtout, par son potentiel humain », a-t-il souligné.

Pour le ministre, Kindia occupe ainsi une position particulière dans le développement national : « région de production, de création, de mémoire et d’avenir ».

Le futur Musée régional devrait constituer l’un des principaux outils de conservation et de transmission du patrimoine de Kindia. Il aura notamment pour mission de préserver, documenter et valoriser les richesses historiques et culturelles de la région.

Moussa Moïse Sylla veut en faire bien plus qu’un simple espace d’exposition.

« Ce musée a pour ambition de devenir un sanctuaire de mémoire, un espace scientifique et pédagogique de conservation et de valorisation de nos richesses », a-t-il expliqué.

L’objectif est ainsi de permettre aux générations actuelles et futures de mieux connaître leur histoire, tout en donnant une visibilité accrue au patrimoine culturel de Kindia.

À quelques pas de cette ambition patrimoniale se dessine celle de la création. Le futur Centre culturel régional devrait offrir aux artistes, artisans et jeunes créateurs un espace professionnel adapté à leurs activités.

Le ministre le présente comme un véritable laboratoire destiné à favoriser l’émergence des talents locaux.

« Quant au centre culturel régional, il constituera un véritable laboratoire de créativité, offrant aux artistes, artisans et jeunes créateurs un cadre professionnel pour développer leurs talents », a-t-il indiqué.

Avec une capacité annoncée d’au moins 1 000 places, l’infrastructure devrait également accueillir des spectacles, manifestations culturelles et autres grands rendez-vous artistiques. Elle pourrait ainsi contribuer à structurer davantage l’écosystème culturel local et à soutenir l’économie créative dans la région.

Le projet ne se limite toutefois pas à la culture. À travers ces investissements, le gouvernement entend également renforcer l’attractivité touristique de Kindia.

La région dispose d’un patrimoine naturel particulièrement riche, avec ses cascades, ses montagnes, ses forêts et ses sites historiques. Autant d’atouts que le département de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat souhaite davantage valoriser.

« Ses cascades, ses montagnes, ses forêts et ses sites historiques représentent un potentiel immense pour un tourisme durable, capable de créer des emplois et d’améliorer les revenus des communautés », a rappelé Moussa Moïse Sylla.

Une approche qui vise à faire du tourisme un véritable outil de développement local, en associant préservation du patrimoine, création d’emplois et amélioration des conditions de vie des populations.

Pour le gouvernement, ces projets s’inscrivent également dans la dynamique du programme Simandou 2040. Une vision qui entend faire de la culture, du tourisme et de l’artisanat des composantes à part entière de la transformation économique et sociale du pays.

« La culture, le tourisme et l’artisanat ne sont pas des secteurs secondaires : ils sont des leviers essentiels de créativité, d’emploi, de valorisation de notre identité et d’attractivité internationale », a martelé le ministre.

À Kindia, la pose de cette première pierre ouvre donc une nouvelle page. Entre sauvegarde du patrimoine, promotion de la création artistique et valorisation des potentialités touristiques, le futur Musée régional et le Centre culturel régional portent l’ambition de faire de la culture un investissement pour les générations futures.

Moussa Moïse Sylla résume cette vision en une formule : « Un peuple qui préserve son histoire est un peuple qui prépare son avenir. »

 

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

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