Opposition Guinéenne – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Thu, 03 Sep 2026 13:42:12 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Opposition Guinéenne – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Guinée : de la fosse commune de Forécariah au boom minier, Cellou Dalein Diallo interpelle le pouvoir https://planete7.info/guinee-de-la-fosse-commune-de-forecariah-au-boom-minier-cellou-dalein-diallo-interpelle-le-pouvoir/ Thu, 03 Sep 2026 13:39:13 +0000 https://planete7.info/?p=63138 Dans une interview accordée à RFI ce jeudi, l’opposant Cellou Dalein Diallo a livré une charge critique contre la gestion de plusieurs dossiers sensibles par les autorités guinéennes. De la découverte de six corps près de Forécariah aux disparitions qu’il affirme recenser, en passant par le projet Simandou et les retombées du boom minier, l’ancien […]]]>

Dans une interview accordée à RFI ce jeudi, l’opposant Cellou Dalein Diallo a livré une charge critique contre la gestion de plusieurs dossiers sensibles par les autorités guinéennes. De la découverte de six corps près de Forécariah aux disparitions qu’il affirme recenser, en passant par le projet Simandou et les retombées du boom minier, l’ancien Premier ministre réclame des réponses et questionne la responsabilité du pouvoir de Conakry.

La découverte, le 24 août dernier, de six corps dans ce qui est présenté comme une fosse commune près de Forécariah continue de susciter de vives interrogations en Guinée. Selon les éléments évoqués au cours de l’entretien, les victimes auraient été retrouvées les mains ligotées et les yeux bandés.

Alors que la commission Défense et Sécurité rattachée à la présidence guinéenne a annoncé son intention de faire la lumière sur les circonstances de cette découverte, Cellou Dalein Diallo affiche son scepticisme. Pour l’opposant, les précédents dossiers de violations présumées des droits humains imposent une enquête particulièrement rigoureuse et indépendante.

Au cours de l’entretien, l’ancien Premier ministre affirme que plusieurs dossiers liés à des disparitions forcées auraient déjà été portés devant la justice, sans que les familles concernées aient, selon lui, obtenu de réponses satisfaisantes.

Cellou Dalein Diallo évoque ainsi « au moins une douzaine » de jeunes et de citoyens dont les proches seraient toujours sans nouvelles. Ce chiffre relève de ses propres déclarations et ne constitue pas, à ce stade, un bilan officiel établi de manière indépendante.

L’opposant attire également l’attention sur la proximité entre le lieu de découverte des corps et le camp de Kaléah, qu’il présente comme une base des forces spéciales. Cette proximité géographique, à elle seule, ne permet toutefois pas d’établir une quelconque implication des forces de sécurité. Seule une enquête documentée pourrait permettre de déterminer les circonstances des décès et d’éventuelles responsabilités.

Cellou Dalein Diallo s’inquiète également du traitement réservé aux dépouilles. Il affirme que les corps auraient été réinhumés sans autopsie ni identification préalable, une situation qui, selon lui, pourrait compliquer considérablement l’établissement de la vérité sur l’identité des victimes et les causes de leur mort.

L’entretien avec RFI a également permis à Cellou Dalein Diallo de répondre à des accusations ou soupçons susceptibles de le concerner dans une autre affaire.

L’ancien Premier ministre affirme catégoriquement n’avoir jamais échangé avec Alghassimou et ne pas entretenir de relation personnelle avec lui. Il assure le connaître uniquement à travers les médias et affirme ne jamais l’avoir rencontré physiquement.

Cellou Dalein Diallo estime que toute tentative de l’associer à cette affaire pourrait relever d’une volonté de constituer un dossier judiciaire contre lui. Il fait notamment référence au dossier Air Guinée, qu’il qualifie de « dossier bidon ».

Ces affirmations restent celles de l’opposant et doivent être distinguées de faits judiciairement établis.

Sur le terrain politique, Cellou Dalein Diallo revient également sur la dissolution de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).

Selon lui, la dissolution administrative du parti ne saurait entraîner la disparition des convictions et des idées défendues par ses militants. Il rappelle que la formation n’a pas pu prendre part au processus électoral et affirme avoir lui-même été radié du fichier électoral.

L’opposant soutient par ailleurs qu’une partie importante des structures de l’UFDG demeure active au sein de la diaspora guinéenne.

Plus largement, il accuse les autorités dirigées par le général Mamadi Doumbouya d’avoir considérablement réduit l’espace politique et les libertés publiques. Des accusations qui s’inscrivent dans le discours critique régulièrement porté par l’opposition contre la gestion de la transition.

L’autre grande séquence de l’interview concerne l’économie et, en particulier, le projet Simandou.

Cellou Dalein Diallo reconnaît l’importance croissante de la Guinée sur la scène minière internationale. Mais l’ancien Premier ministre relativise l’idée selon laquelle l’afflux d’investissements serait uniquement le résultat d’une politique particulièrement performante d’attraction des capitaux.

À ses yeux, l’intérêt des grandes puissances et des investisseurs s’explique d’abord par l’importance stratégique des ressources minières guinéennes, notamment le fer de Simandou et la bauxite.

Au-delà des investissements annoncés, l’opposant pose une question centrale : les immenses richesses minières de la Guinée améliorent-elles réellement les conditions de vie de la population ?

Sa réponse est clairement négative.

Cellou Dalein Diallo affirme notamment que la pauvreté se serait aggravée et attribue cette évolution à des données de la Banque mondiale. Cette affirmation nécessiterait toutefois d’être confrontée aux statistiques et publications les plus récentes de l’institution avant d’être considérée comme un constat établi.

Dans son analyse, Cellou Dalein Diallo établit également un lien entre les ressources minières guinéennes et l’attitude des grandes puissances à l’égard du pouvoir de Conakry.

Selon lui, l’importance stratégique du fer de Simandou et de la bauxite pourrait conduire certains partenaires internationaux à privilégier leurs intérêts économiques et géopolitiques dans leurs relations avec les autorités guinéennes.

L’opposant estime ainsi que l’intérêt suscité par les ressources naturelles du pays pourrait expliquer, en partie, la prudence de certaines puissances face aux accusations de violations des droits humains.

Il s’agit toutefois d’une lecture politique formulée par Cellou Dalein Diallo et non d’une conclusion établie par des éléments indépendants dans le cadre de cette interview.

À travers son intervention sur RFI, Cellou Dalein Diallo a finalement placé la question de la responsabilité au centre de son discours.

Sur le dossier de Forécariah, il réclame que toute la lumière soit faite sur l’identité des victimes, les circonstances de leur mort et les éventuelles responsabilités. Sur les disparitions qu’il affirme recenser, il demande des réponses pour les familles concernées. Sur le plan politique, il dénonce une restriction de l’espace démocratique et des libertés publiques.

Et sur le front économique, l’ancien Premier ministre pointe ce qu’il considère comme le principal paradoxe de la Guinée actuelle : un pays dont les ressources minières suscitent un intérêt international considérable, mais dont les populations ne bénéficieraient pas encore, selon lui, à la hauteur de cette richesse.

Une intervention qui intervient dans un contexte politique particulièrement sensible et dont les accusations doivent être distinguées des faits établis. Pour Cellou Dalein Diallo, une question demeure néanmoins centrale : comment transformer l’exceptionnelle richesse naturelle de la Guinée en bénéfices concrets pour sa population, tout en garantissant la vérité et la justice dans les dossiers liés aux droits humains ?

 

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info 

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Chef de file de l’opposition : la Guinée doit-elle tourner la page ou appliquer les textes ? https://planete7.info/chef-de-file-de-lopposition-la-guinee-doit-elle-tourner-la-page-ou-appliquer-les-textes/ Thu, 09 Jul 2026 12:28:36 +0000 https://planete7.info/?p=58754 Après les élections législatives de mai 2026, la question du statut de chef de file de l’opposition refait surface dans le débat politique guinéen. Pour Cheick Oumar Traoré, président de l’UPAG-Les Patriotes et candidat aux législatives sous la bannière de l’AGN (Avenir d’une Guinée Nouvelle), les résultats issus des urnes imposent désormais une reconfiguration institutionnelle […]]]>

Après les élections législatives de mai 2026, la question du statut de chef de file de l’opposition refait surface dans le débat politique guinéen. Pour Cheick Oumar Traoré, président de l’UPAG-Les Patriotes et candidat aux législatives sous la bannière de l’AGN (Avenir d’une Guinée Nouvelle), les résultats issus des urnes imposent désormais une reconfiguration institutionnelle fondée sur le respect du pluralisme politique.

Dans un entretien accordé à Planète7.info, l’acteur politique estime que le nouveau paysage parlementaire appelle les autorités à reconnaître officiellement une opposition légitime, conformément aux principes démocratiques et aux dispositions prévues par la législation guinéenne.

« Nous venons de sortir d’une élection législative qui a redessiné, une nouvelle fois, le paysage politique de notre pays. À partir de ce moment, le combat que tout acteur politique est censé mener est le renforcement du système démocratique », affirme-t-il.

Selon Cheick Oumar Traoré, la première exigence d’un État démocratique est le respect de la volonté populaire exprimée dans les urnes. Si la mouvance présidentielle dispose aujourd’hui de la majorité parlementaire, cette réalité doit être reconnue. Mais, insiste-t-il, cette reconnaissance ne saurait occulter l’existence d’une opposition également issue du suffrage des citoyens.

« Nous avons vu que la mouvance présidentielle a obtenu la majorité. Mais il y a également des partis qui se sont démarqués. C’est le cas de l’AGN, qui dispose aujourd’hui de quatre députés. Ces quatre députés reposent eux aussi sur une volonté populaire, celle des électeurs qui nous ont accordé leur confiance », rappelle-t-il.

Pour le président de l’UPAG-Les Patriotes, cette représentativité confère à l’AGN et à ses alliés une légitimité politique suffisante pour prétendre au statut de chef de file de l’opposition, lequel devrait, selon lui, revenir au président de l’AGN, Mory Kaba.

Au-delà des résultats électoraux, Cheick Oumar Traoré invoque les principes fondamentaux de la démocratie, notamment le pluralisme politique, qu’il considère comme un pilier essentiel du fonctionnement des institutions.

« Qui parle de démocratie parle de principes. Et parmi ces principes figure le pluralisme politique. Celui-ci exige non seulement la reconnaissance de la mouvance présidentielle, mais aussi celle d’une opposition responsable », souligne-t-il.

L’ancien candidat rappelle également que le statut de chef de file de l’opposition existe déjà dans l’arsenal juridique guinéen. À ses yeux, il appartient désormais aux autorités de réactualiser ce dispositif afin de permettre aux institutions de fonctionner dans un climat d’équilibre, de transparence et de respect des textes.

« Aujourd’hui, la majorité du côté de l’opposition se trouve au niveau de l’AGN et de ses alliés. Cette majorité est une légitimité qu’il faudrait consacrer en octroyant ce statut de chef de file de l’opposition », soutient-il.

Cheick Oumar Traoré tient toutefois à préciser que cette démarche ne relève ni d’une revendication personnelle ni d’une logique partisane. Il la présente comme une nécessité institutionnelle destinée à renforcer la démocratie guinéenne.

« Ce que nous voulons n’est pas une revendication partisane ou personnelle. Cela va dans l’intérêt national et dans le renforcement de notre système démocratique. Nous ne demandons pas la mer à boire », affirme-t-il, invitant les autorités à « prendre le taureau par les cornes » afin de rétablir leur famille politique dans ses droits.

Conscient que cette position continue de susciter des interrogations au sein de la classe politique, le responsable de l’UPAG-Les Patriotes appelle à dépasser les clivages pour privilégier l’intérêt supérieur de la Nation.

« Le point commun entre tous les acteurs politiques, c’est de vouloir une Guinée qui avance. Il faut donc dépasser les débats réducteurs et revenir à la base institutionnelle. L’enjeu est clair : bâtir un système démocratique équilibré », plaide-t-il.

Enfin, Cheick Oumar Traoré invite les citoyens à porter un nouveau regard sur le rôle de l’opposition dans une démocratie. Selon lui, celle-ci ne doit plus être perçue comme une force d’affrontement permanent, mais comme un acteur institutionnel chargé de contrôler l’action publique, de formuler des propositions et de contribuer à la consolidation de l’État de droit.

« L’opposition que nous défendons est une opposition responsable. Une opposition qui participe aux élections, qui formule des propositions constructives et qui agit dans le respect de l’éthique et de la morale pour le développement de notre pays », conclut-il.

À travers cette prise de position, Cheick Oumar Traoré relance un débat central sur l’organisation de la vie politique en Guinée : celui de la place institutionnelle de l’opposition dans un contexte marqué par une nouvelle configuration parlementaire. Pour lui, la reconnaissance officielle d’un chef de file de l’opposition constituerait une étape importante dans la consolidation des institutions démocratiques et le renforcement de l’équilibre des pouvoirs.

Salif Camara pour Planete7.info

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Démocratie guinéenne : Cheick Oumar Traoré plaide pour la désignation de Mory Kaba comme chef de file de l’opposition https://planete7.info/democratie-guineenne-cheick-oumar-traore-plaide-pour-la-designation-de-mory-kaba-comme-chef-de-file-de-lopposition/ Thu, 25 Jun 2026 14:23:25 +0000 https://planete7.info/?p=57780 Au lendemain des élections législatives, le paysage politique guinéen amorce une nouvelle recomposition. Dans ce contexte marqué par l’émergence de nouvelles forces politiques à l’Assemblée nationale, Cheick Oumar Traoré, économiste, spécialiste des politiques publiques et président de l’UPAG – Les Patriotes, estime que le statut de chef de file de l’opposition doit être réexaminé. Pour […]]]>

Au lendemain des élections législatives, le paysage politique guinéen amorce une nouvelle recomposition. Dans ce contexte marqué par l’émergence de nouvelles forces politiques à l’Assemblée nationale, Cheick Oumar Traoré, économiste, spécialiste des politiques publiques et président de l’UPAG – Les Patriotes, estime que le statut de chef de file de l’opposition doit être réexaminé.

Pour lui, les résultats issus des urnes consacrent une nouvelle hiérarchie au sein de l’opposition guinéenne. L’alliance entre l’Alliance Guinéenne pour le Renouveau (AGN) et l’UPAG – Les Patriotes, qui a obtenu quatre sièges de députés, représente désormais, selon son analyse, « la première force de l’opposition ».

« Les élections législatives sont derrière nous. Le verdict des urnes a établi une nouvelle réalité politique : notre famille politique, portée par l’alliance entre l’AGN et l’UPAG – Les Patriotes, s’impose aujourd’hui comme la première force de l’opposition guinéenne », affirme-t-il.

Même s’il n’a pas obtenu de mandat parlementaire à titre personnel, Cheick Oumar Traoré assure que son engagement politique dépasse la question d’un poste électif. Il met en avant la dynamique collective et la confiance accordée par les électeurs.

« En démocratie, les combats dépassent les ambitions individuelles. Ce qui compte aujourd’hui, c’est la force des idées, la crédibilité du projet politique et la responsabilité qui accompagne la confiance du peuple », soutient-il.

Face à cette nouvelle configuration, le président de l’UPAG – Les Patriotes appelle à une réactualisation du statut de chef de file de l’opposition. Une réforme qu’il considère comme nécessaire pour renforcer l’équilibre démocratique et donner une meilleure représentation aux forces politiques issues des urnes.

« Une démocratie moderne ne se limite pas à la puissance d’une majorité. Elle se mesure également à la place accordée à une opposition forte, responsable et institutionnellement reconnue », explique-t-il.

Selon lui, la reconnaissance de cette fonction permettrait de consolider le pluralisme politique, d’améliorer le dialogue institutionnel et de renforcer la crédibilité des institutions guinéennes.

Dans cette logique, Cheick Oumar Traoré estime que Mory Kaba, président de l’AGN, devrait naturellement bénéficier des prérogatives liées au statut de chef de file de l’opposition.

« Si l’AGN est devenue la première force de l’opposition, il est logique que son président, M. Mory Kaba, puisse assumer cette responsabilité. Ce n’est pas une faveur, mais une traduction institutionnelle du choix exprimé par les électeurs », affirme-t-il.

Il présente Mory Kaba comme un acteur politique favorable à une opposition constructive, axée sur les propositions et le dialogue plutôt que sur la confrontation permanente.

« Mory Kaba incarne une opposition de responsabilité, de propositions et de construction », déclare-t-il.

Cheick Oumar Traoré revient également sur l’alliance entre l’AGN et l’UPAG – Les Patriotes, qu’il décrit comme un engagement politique durable au-delà des échéances électorales.

Selon lui, cette collaboration repose sur des valeurs essentielles : la confiance, le respect mutuel et la fidélité à la parole donnée.

« Une alliance politique solide repose sur des engagements respectés. En politique, la parole donnée est un capital qu’il faut préserver », insiste-t-il.

Pour le président de l’UPAG – Les Patriotes, cette alliance ne serait donc pas une simple stratégie électorale, mais un pacte fondé sur une vision commune pour la Guinée.

« Le combat continue », affirme Cheick Oumar Traoré

À l’heure où une nouvelle législature se dessine, Cheick Oumar Traoré appelle les autorités et les nouveaux élus à tenir compte de cette nouvelle réalité politique.

« Reconnaître à Mory Kaba le statut de chef de file de l’opposition, c’est reconnaître le choix des électeurs, renforcer le pluralisme et consolider la démocratie guinéenne », affirme-t-il.

Il réitère enfin son engagement politique, assurant que son action ne dépend pas d’un mandat électif.

« Mon engagement pour la Guinée ne dépend ni d’un poste ni d’une fonction. Il repose sur la conviction, le service et l’action au bénéfice de nos compatriotes », conclut-il.

Une déclaration qui relance ainsi le débat autour de la place de l’opposition dans le nouveau paysage institutionnel guinéen et du rôle que devra jouer son futur chef de file.

 

Salif Camara pour Planete7.info

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Législatives 2026 : Mory Kaba revendique le leadership de l’opposition et vise le perchoir https://planete7.info/legislatives-2026-mory-kaba-revendique-le-leadership-de-lopposition-et-vise-le-perchoir/ Sat, 06 Jun 2026 14:15:00 +0000 https://planete7.info/?p=56867 Deuxième force politique du pays à l’issue des élections législatives du 31 mai 2026, selon les résultats globaux provisoires, l’Alliance pour la Nouvelle Guinée (AGN) entend désormais jouer un rôle majeur au sein de la future Assemblée nationale. Son président, Mory Kaba, affiche déjà ses ambitions : assumer le statut de chef de file de […]]]>

Deuxième force politique du pays à l’issue des élections législatives du 31 mai 2026, selon les résultats globaux provisoires, l’Alliance pour la Nouvelle Guinée (AGN) entend désormais jouer un rôle majeur au sein de la future Assemblée nationale. Son président, Mory Kaba, affiche déjà ses ambitions : assumer le statut de chef de file de l’opposition et briguer la présidence de l’institution parlementaire.

Invité de l’émission Guinée Today sur Télé24, le leader de l’AGN s’est félicité de la performance réalisée par sa formation politique lors du scrutin. Il a tenu à remercier les électeurs qui ont porté son parti au rang de deuxième force politique du pays.

« Je remercie tous les Guinéens et Guinéennes qui ont accordé leur suffrage à notre parti politique pour que nous soyons aujourd’hui la deuxième force politique à l’Assemblée nationale. C’est à eux que j’adresse toute ma gratitude », a déclaré Mory Kaba.

Le président de l’AGN s’est particulièrement réjoui des résultats enregistrés dans la commune de Gbèssia, qu’il considère comme la récompense d’un engagement de proximité et d’un travail de terrain mené durant plusieurs années.

« À Gbèssia, nous avons travaillé dans le fond comme dans la forme. Les populations nous ont accordé leur confiance face au parti au pouvoir, et nous en sommes très fiers », a-t-il souligné.

Fort de cette percée électorale, Mory Kaba estime que son parti est désormais légitime pour incarner l’opposition parlementaire. Selon lui, l’AGN, qui ne fait partie d’aucune alliance politique, occupe naturellement cette position au regard de son poids au sein du futur hémicycle.

« Nous venons à l’Assemblée nationale en tant que parti indépendant. Étant aujourd’hui la deuxième force politique du pays, il est évident que nous pouvons être considérés comme le chef de file de l’opposition », a-t-il affirmé.

Au-delà de ce statut, le président de l’AGN nourrit également l’ambition de présider la future Assemblée nationale. Il estime que son parti dispose des compétences et de l’expertise nécessaires pour contribuer efficacement aux grandes réformes dont le pays a besoin, notamment dans le domaine de la gestion des finances publiques.

« Le principal défi de la Guinée demeure celui des finances publiques. Et lorsqu’on parle de finances publiques, l’AGN dispose des compétences capables d’apporter des solutions et de faire progresser le pays », a-t-il expliqué.

S’adressant aux futurs députés, Mory Kaba les a exhortés à privilégier l’intérêt supérieur de la nation au moment des choix décisifs qui attendent la nouvelle Assemblée nationale.

« Ils doivent choisir la Guinée avant un homme, avant une communauté ou avant des intérêts personnels », a-t-il lancé.

Revenant sur les objectifs fixés par son parti avant les élections, le leader politique a reconnu que l’AGN n’a pas atteint le nombre de sièges espéré. Toutefois, il considère que le pari politique majeur a été gagné.

« Notre ambition était d’obtenir 25 députés sur la liste nationale. Nous n’avons pas atteint cet objectif, mais devenir aujourd’hui la deuxième force politique du pays constitue déjà une victoire importante », a-t-il indiqué.

Enfin, Mory Kaba a réaffirmé sa volonté de faire de l’Assemblée nationale un espace de débat fondé sur les idées, les compétences et les convictions. Selon lui, le développement de la Guinée passe nécessairement par une vision politique claire et une gouvernance basée sur les valeurs et l’intérêt général.

« Nous ne venons pas en politique pour combattre ceux qui sont au pouvoir. Nous venons pour servir la nation, défendre nos idées et mettre nos compétences au service du développement de la Guinée », a conclu le président de l’AGN.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Élections du 31 mai : le CPR dénonce des irrégularités majeures et agite la menace d’un retrait https://planete7.info/elections-du-31-mai-le-cpr-denonce-des-irregularites-majeures-et-agite-la-menace-dun-retrait/ Wed, 29 Apr 2026 13:57:33 +0000 https://planete7.info/?p=54702 À quelques semaines des élections législatives et communales prévues le 31 mai, le climat politique se tend davantage en Guinée. Après le retrait annoncé du FRONDEG, la coalition CPR (Coalition pour le Progrès et le Renouveau) monte à son tour au créneau, dénonçant de graves dysfonctionnements dans le processus électoral en cours. Dans une déclaration […]]]>

À quelques semaines des élections législatives et communales prévues le 31 mai, le climat politique se tend davantage en Guinée. Après le retrait annoncé du FRONDEG, la coalition CPR (Coalition pour le Progrès et le Renouveau) monte à son tour au créneau, dénonçant de graves dysfonctionnements dans le processus électoral en cours.

Dans une déclaration ferme, Faya Millimono, président du Bloc Libéral et membre influent du CPR, accuse les autorités en charge des élections de mettre en place un mécanisme d’exclusion ciblée visant certains acteurs de l’opposition. Il évoque des pratiques « inacceptables » qui, selon lui, compromettent l’équité du scrutin et fragilisent les fondements démocratiques.

« Nous assistons à la mise en place d’un système de parti-État qui ambitionne de contrôler l’ensemble des institutions, en s’assurant une majorité écrasante au Parlement », a-t-il déclaré, dénonçant une dérive susceptible de transformer le régime républicain en un pouvoir concentré et sans contrepoids.

Le leader politique pointe également des irrégularités spécifiques dans la région forestière, notamment à Guéckédou et Kissidougou, considérées comme des bastions du Bloc Libéral. Selon lui, plusieurs candidatures issues de ces zones ont été systématiquement rejetées, en dépit de la validation préalable de la liste nationale du parti. Il déplore en outre des campagnes de désinformation visant certains candidats, notamment une tête de liste féminine à Kissidougou.

Au-delà des cas individuels, le CPR s’inquiète d’un manque de transparence généralisé dans la gestion du processus électoral. Des anomalies sont notamment relevées au niveau de la Direction générale des élections (DGE), accusée d’avoir rejeté plusieurs listes sans notification formelle ni justification conforme aux dispositions légales.

« La loi est claire : ces décisions ne peuvent être prises unilatéralement par la DGE. Elles doivent impliquer l’ONASUR », rappelle Faya Millimono, qui appelle au respect strict des procédures.

Face à ces préoccupations, la coalition CPR hausse le ton. Elle exige des corrections immédiates, des garanties de transparence et une clarification des décisions contestées. À défaut, elle n’exclut pas de se retirer du processus électoral dans les prochains jours, une éventualité qui pourrait accentuer davantage les tensions politiques à l’approche du scrutin.

Dans un contexte déjà marqué par la défiance et les crispations, cette nouvelle alerte du CPR souligne les défis majeurs auxquels fait face l’organisation des élections du 31 mai, dont la crédibilité apparaît plus que jamais en jeu.

 

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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Dissolution des partis politiques : Souleymane Souza Konaté dénonce « une parodie politique » et évoque un troisième coup d’État https://planete7.info/dissolution-des-partis-politiques-souleymane-souza-konate-denonce-une-parodie-politique-et-evoque-un-troisieme-coup-detat/ Sat, 07 Mar 2026 22:42:17 +0000 https://planete7.info/?p=52314 La décision des autorités guinéennes de dissoudre plusieurs formations politiques, dont l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), continue de provoquer de vives réactions au sein de la classe politique. Parmi les premières voix à s’élever figure celle de Souleymane Souza Konaté, coordonnateur de la cellule de communication de l’UFDG et conseiller en communication de […]]]>

La décision des autorités guinéennes de dissoudre plusieurs formations politiques, dont l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), continue de provoquer de vives réactions au sein de la classe politique. Parmi les premières voix à s’élever figure celle de Souleymane Souza Konaté, coordonnateur de la cellule de communication de l’UFDG et conseiller en communication de Cellou Dalein Diallo, qui dénonce une mesure « grave » et lourde de conséquences pour l’avenir démocratique du pays.

Dans une déclaration rendue publique, le responsable du principal parti d’opposition accuse les autorités d’avoir « franchi toutes les lignes rouges » en procédant à la dissolution de formations politiques qu’il estime représentatives de la majorité des Guinéens.

« Depuis la nuit dernière, toutes les lignes rouges ont été franchies. La dissolution des partis politiques représentatifs du peuple de Guinée, ceux qui incarnent près de 95 % de nos compatriotes, constitue le dernier acte d’une véritable parodie politique dont l’objectif est l’instauration d’un parti unique en Guinée et le musellement définitif de toutes les voix discordantes », a-t-il déclaré.

Souleymane Souza Konaté estime que cette décision pourrait avoir des répercussions importantes sur la stabilité politique du pays. Selon lui, empêcher les acteurs politiques d’exercer leurs activités dans un cadre légal pourrait les contraindre à agir dans la clandestinité, une situation qu’il juge potentiellement dangereuse pour la démocratie et la paix sociale.

Dans la même déclaration, il va plus loin en qualifiant cette mesure de « troisième coup d’État contre le peuple de Guinée ». Il évoque successivement la prise du pouvoir par l’armée lors du coup d’État du 5 septembre 2021, puis ce qu’il qualifie de « hold-up électoral du 28 décembre », avant d’assimiler la dissolution des partis politiques à une nouvelle atteinte à l’expression démocratique.

Face à cette situation, la direction de l’UFDG annonce la tenue imminente d’une réunion afin d’évaluer la situation et définir la conduite à tenir.

« Le parti se réunira dans les prochaines heures afin d’examiner la situation. Des décisions importantes seront prises et un communiqué, ou une allocution du président, sera rendu public », a-t-il indiqué.

En attendant ces orientations, Souleymane Souza Konaté a lancé un appel au calme à l’endroit des militants et sympathisants du parti.

« Aux militantes et militants du parti, nous lançons un appel au calme et à la sérénité. La direction nationale donnera très prochainement des consignes claires », a-t-il exhorté, concluant par une formule sans équivoque : « Trop, c’est trop ».

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique particulièrement tendu en Guinée, où la dissolution de plusieurs partis majeurs suscite déjà un large débat sur l’avenir du pluralisme politique et du processus démocratique dans le pays.

 

Salif Camara pour Planete7.info

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Suspension de l’UFDG – Ousmane Gaoual : « L’UFDG n’a ni liste officielle, ni comptes fonctionnels » https://planete7.info/suspension-de-lufdg-ousmane-gaoual-lufdg-na-ni-liste-officielle-ni-comptes-fonctionnels/ Mon, 01 Sep 2025 23:13:18 +0000 https://planete7.info/?p=45627 À l’approche du référendum constitutionnel prévu dans moins d’un mois, le gouvernement a levé le voile sur les raisons qui pèsent contre l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG). Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi à Conakry, le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a énuméré une série d’irrégularités […]]]>

À l’approche du référendum constitutionnel prévu dans moins d’un mois, le gouvernement a levé le voile sur les raisons qui pèsent contre l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG). Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi à Conakry, le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a énuméré une série d’irrégularités reprochées au principal parti d’opposition.

« Il y a plusieurs choses qui sont reprochées à l’UFDG. La première, c’est l’absence de liste officielle des membres de la direction nationale », a déclaré Ousmane Gaoual, invitant les médias à demander la publication de ce document introuvable. Selon lui, « elle n’existe pas », alors même qu’une formation politique structurée est censée disposer d’une direction claire et connue.

Le porte-parole a ensuite pointé du doigt les comptes financiers du parti, « ni opérationnels ni fonctionnels », estimant que cette carence constitue un manquement majeur aux obligations de transparence qui s’imposent aux formations politiques.

Autre irrégularité soulevée : la convention du 6 septembre 2020, censée prolonger les mandats internes. « Ce document est un faux. À l’UFDG, il n’existe pas de convention de ce type. Le Conseil national regroupe 1 000 personnes. Je ne crois pas que nous puissions réunir autant de monde à Conakry sans qu’au moins La Une de la presse ne s’en fasse l’écho », a ironisé Ousmane Gaoual, mettant en doute l’authenticité de cette pièce.

Enfin, l’absence prolongée de congrès au sein de l’UFDG a été relevée. Le ministre a expliqué que cette situation est certes liée en partie à une procédure judiciaire en cours, mais qu’elle ne saurait justifier à elle seule l’ensemble des dysfonctionnements observés. « Il y a eu un rapport d’évaluation qui a constaté un certain nombre de manquements. C’est au regard de tout cela que l’Administration du territoire a pris sa décision », a-t-il insisté.

Pour Ousmane Gaoual Diallo, il est clair que cette décision n’est pas dirigée exclusivement contre l’UFDG. « Cela concerne tous les partis. Il n’y a pas qu’un parti particulier », a-t-il tenu à préciser, rejetant toute idée de ciblage politique.

Ces déclarations surviennent dans un contexte particulièrement sensible. À moins d un mois du référendum, la suspension des activités de l’UFDG, principal adversaire politique du pouvoir, alimente déjà des débats passionnés dans l’opinion publique. Le gouvernement, lui, dit vouloir garantir le respect des règles et la régularité de la vie politique nationale.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Dr Édouard Kpogomou : « Ce projet ne ressemble pas et ne rassemble pas les Guinéens » https://planete7.info/dr-edouard-kpogomou-ce-projet-ne-ressemble-pas-et-ne-rassemble-pas-les-guineens/ Mon, 11 Aug 2025 16:18:27 +0000 https://planete7.info/?p=44761 Alors que la campagne nationale de vulgarisation du projet de nouvelle Constitution bat son plein en Guinée, des voix discordantes s’élèvent pour critiquer la méthode employée par les autorités. Parmi elles, celle de Dr Édouard Zotomou Kpogomou, président de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP), qui n’a pas mâché ses mots lors […]]]>

Alors que la campagne nationale de vulgarisation du projet de nouvelle Constitution bat son plein en Guinée, des voix discordantes s’élèvent pour critiquer la méthode employée par les autorités. Parmi elles, celle de Dr Édouard Zotomou Kpogomou, président de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP), qui n’a pas mâché ses mots lors d’un entretien accordé à notre rédaction.

Pour le leader politique, le document soumis au peuple « ne ressemble pas et ne rassemble pas les Guinéens ». Il appelle à « avoir le courage de dire la vérité » et reproche à la démarche actuelle un manque criant de pédagogie. « La vulgarisation, c’est prendre un document, l’expliquer article par article à ceux qui veulent comprendre. Or, ce que nous voyons sur le terrain, ce sont des slogans, des t-shirts, des casquettes… Bref, une campagne active, et non une explication de fond », a-t-il fustigé.

Dr Kpogomou estime que cette méthode crée un déséquilibre politique : « Dans ces conditions, laissez aussi la chance aux autres formations de faire campagne. Actuellement, les partis d’opposition n’ont même pas la possibilité de mener une sensibilisation. »

Allant plus loin dans sa critique, il s’appuie sur le préambule ainsi que sur les articles 45, 55 et 65 du projet, qu’il juge contraires à l’esprit démocratique.

« Ces dispositions constituent, pour nous, une violation flagrante. Cela nous donne des arguments pour rejeter ce texte dans son ensemble. Article par article, nous pouvons démontrer qu’il ne nous ressemble pas et qu’il est taillé pour soutenir une seule candidature », a-t-il conclu.

Cette sortie intervient dans un contexte où le processus d’adoption du projet de nouvelle Constitution est au centre du débat politique, ravivant les tensions entre pouvoir et opposition.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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L’UFDG dénonce une surveillance ciblée contre Souleymane Souza Konaté et met en garde la junte https://planete7.info/lufdg-denonce-une-surveillance-ciblee-contre-souleymane-souza-konate-et-met-en-garde-la-junte/ Fri, 18 Jul 2025 18:59:51 +0000 https://planete7.info/?p=43883 Dans un communiqué publié ce 18 juillet 2025, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) alerte l’opinion publique sur ce qu’elle qualifie de menace grave pesant sur son responsable de la communication, Souleymane Souza Konaté. Le parti accuse la junte au pouvoir de vouloir attenter à la liberté et à l’intégrité physique de son cadre, […]]]>

Dans un communiqué publié ce 18 juillet 2025, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) alerte l’opinion publique sur ce qu’elle qualifie de menace grave pesant sur son responsable de la communication, Souleymane Souza Konaté. Le parti accuse la junte au pouvoir de vouloir attenter à la liberté et à l’intégrité physique de son cadre, et appelle à la vigilance face à ce qu’il considère comme une dérive autoritaire.

Communiqué ci-dessous :

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RPG Arc-en-ciel : Taliby Dabo rejette sa suspension et conteste la légitimité du Bureau politique https://planete7.info/rpg-arc-en-ciel-taliby-dabo-rejette-sa-suspension-et-conteste-la-legitimite-du-bureau-politique/ Mon, 07 Jul 2025 06:17:40 +0000 https://planete7.info/?p=43479 Le climat de discorde s’intensifie au sein du RPG Arc-en-ciel. Après l’annonce de la suspension de plusieurs cadres de la coordination régionale de la Haute-Guinée, dont Mamby Camara et Taliby Dabo, les lignes de fracture au sein de l’ancien parti au pouvoir deviennent de plus en plus visibles. Taliby Dabo, figure influente du parti, a […]]]>

Le climat de discorde s’intensifie au sein du RPG Arc-en-ciel. Après l’annonce de la suspension de plusieurs cadres de la coordination régionale de la Haute-Guinée, dont Mamby Camara et Taliby Dabo, les lignes de fracture au sein de l’ancien parti au pouvoir deviennent de plus en plus visibles. Taliby Dabo, figure influente du parti, a vivement dénoncé une décision qu’il juge arbitraire et sans fondement, tout en remettant en cause la légitimité de l’actuelle direction du RPG Arc-en-ciel.

C’est dans un ton ferme, mais mesuré, que Taliby Dabo s’est exprimé ce dimanche 6 juillet 2025, depuis son domicile. Visiblement en rupture avec la ligne actuelle du parti, il a dénoncé ce qu’il considère comme une usurpation politique orchestrée par un Bureau politique national (BPN) qu’il qualifie de caduque. « Je répète, j’insiste et je persiste : le RPG Arc-en-ciel n’existe pas. Nous avons été trompés, pris en otage. Le statut et le règlement intérieur du parti n’ont jamais été validés. J’ai mené mes propres investigations : il n’existe aucune trace officielle de ces textes. Voilà pourquoi je parle uniquement du RPG, pas du RPG Arc-en-ciel », a-t-il martelé.

Pour M. Dabo, la décision de suspension est d’autant plus illégitime qu’elle émane d’une instance qu’il juge non conforme aux textes fondateurs du parti : « Ce bureau était prévu pour six ans. Cela fait plus de dix ans qu’il est en place. Certains membres sont décédés, d’autres gravement malades. Et personne ne peut dire comment les actuels responsables ont été désignés. Celui qui signe ces décisions prétend agir au nom du BPN, mais même s’il écrit cent mille fois, cela n’a aucune valeur s’il n’y a pas de légitimité derrière », a-t-il déclaré avec insistance.

Malgré sa frustration, Taliby Dabo affirme avoir volontairement tempéré ses propos, à la demande de la base militante, tout en soulignant que cette suspension ne l’ébranle en rien : « Cette décision ne m’engage pas. Elle est vide de sens à mes yeux », a-t-il tranché.

Cette sortie, qui intervient dans un contexte déjà tendu, jette une lumière crue sur les fractures internes qui minent le RPG Arc-en-ciel depuis la chute du régime d’Alpha Condé en septembre 2021. À mi-chemin entre guerre de succession, crise d’orientation et absence de mécanismes de renouvellement démocratique, le parti semble naviguer à vue, dans une tourmente qui pourrait gravement compromettre son avenir politique.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info 

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