Occupation anarchique – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Thu, 05 Feb 2026 22:28:37 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Occupation anarchique – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Kindia : le préfet Abdourahamane Keïta annonce le lancement imminent des opérations de libération des emprises publiques https://planete7.info/kindia-le-prefet-abdourahamane-keita-annonce-le-lancement-imminent-des-operations-de-liberation-des-emprises-publiques/ Thu, 05 Feb 2026 22:28:37 +0000 https://planete7.info/?p=51140 À Kindia, les autorités administratives passent à la vitesse supérieure dans la lutte contre l’occupation anarchique des voies et espaces publics. Le préfet de Kindia, le colonel Abdourahamane Keïta, a présidé ce mercredi 4 février 2026 une rencontre stratégique avec les conseils communaux, les chefs de quartiers, les administrateurs de marchés de la commune urbaine […]]]>

À Kindia, les autorités administratives passent à la vitesse supérieure dans la lutte contre l’occupation anarchique des voies et espaces publics. Le préfet de Kindia, le colonel Abdourahamane Keïta, a présidé ce mercredi 4 février 2026 une rencontre stratégique avec les conseils communaux, les chefs de quartiers, les administrateurs de marchés de la commune urbaine ainsi que les présidents de districts. Objectif : mobiliser les acteurs de terrain autour d’une vaste campagne de sensibilisation, en prélude aux opérations de déguerpissement annoncées dans la ville.

La réunion, tenue dans la grande salle de la préfecture, s’inscrit dans une démarche préventive et inclusive visant à préparer les populations concernées et à réduire les tensions liées aux futures actions de terrain. Pour l’autorité préfectorale, la libération des emprises publiques répond avant tout à des impératifs de sécurité, de salubrité et de fluidité urbaine.

« Aujourd’hui à Kindia, certaines personnes se sont installées sur les voies publiques, dans les rues et sous les emprises. Cela empêche la libre circulation et complique même l’intervention des forces de sécurité en cas d’incident. Les zones encombrées deviennent parfois des refuges pour les délinquants. Avant d’engager les opérations de déguerpissement, nous avons donc choisi la voie de la sensibilisation, dans le respect de la dignité humaine », a expliqué le préfet.

Selon lui, l’approche retenue vise à instaurer un climat de compréhension et de responsabilité collective, afin que chacun perçoive les enjeux liés à l’occupation illégale de l’espace public. Les autorités locales ont ainsi été mises à contribution pour relayer le message auprès des populations.

« Nous avons associé les maires, les conseillers communaux, les chefs de quartiers et les administrateurs de marchés pour que l’information soit partagée au même niveau. Très prochainement, une mission dotée de moyens matériels interviendra pour libérer les emprises publiques à Kindia », a-t-il annoncé.

Au-delà de la question sécuritaire, le préfet a également insisté sur la dimension citoyenne et collective de l’assainissement urbain. Il a appelé les populations à s’inscrire dans la dynamique de gouvernance impulsée par les autorités nationales.

« La propreté et l’ordre ne relèvent pas uniquement de l’État. C’est une responsabilité collective. Les autorités ne peuvent pas venir nettoyer devant chaque maison. Si nous voulons un développement réel, il faut commencer par assainir notre cadre de vie », a-t-il martelé.

Un délai de cinq jours a été accordé aux autorités communales et aux chefs de quartiers pour intensifier les actions de sensibilisation. Passé ce délai, les opérations de déguerpissement entreront dans leur phase opérationnelle.

« Nous donnons cinq jours pour préparer les populations. La semaine prochaine, nous passerons à l’action. L’objectif n’est pas de créer des drames, mais de rendre Kindia plus accessible, plus propre et plus sûre. Kindia est une ville historique, un symbole de cohabitation entre les différentes communautés du pays », a précisé le colonel Keïta.

Se présentant comme un fervent défenseur du vivre-ensemble, le préfet a enfin appelé à l’unité et à la mobilisation collective pour redonner à la capitale des agrumes son image et son attractivité.

« Kindia est une ville de paix. Nous devons nous donner la main pour qu’elle retrouve sa splendeur. Dès qu’on y entre, il faut sentir que l’on arrive dans une véritable capitale régionale », a-t-il conclu.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info 

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Déguerpissement à Conakry : entre assainissement urbain et détresse sociale des commerçantes https://planete7.info/deguerpissement-a-conakry-entre-assainissement-urbain-et-detresse-sociale-des-commercantes/ Thu, 22 Jan 2026 17:25:04 +0000 https://planete7.info/?p=50658 Depuis plusieurs jours, le gouvernorat de la ville de Conakry a lancé une vaste opération de déguerpissement des étalagistes occupant anarchiquement les voies publiques. Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de rétablir l’ordre urbain, de libérer les trottoirs et d’améliorer la fluidité de la circulation dans la capitale guinéenne, notamment dans les zones […]]]>

Depuis plusieurs jours, le gouvernorat de la ville de Conakry a lancé une vaste opération de déguerpissement des étalagistes occupant anarchiquement les voies publiques. Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de rétablir l’ordre urbain, de libérer les trottoirs et d’améliorer la fluidité de la circulation dans la capitale guinéenne, notamment dans les zones à forte concentration commerciale.

Ce mercredi, l’opération s’est intensifiée dans la commune de Matoto, où des engins lourds ont été déployés pour procéder au démantèlement des étals installés le long des artères principales. Sous les regards impuissants et souvent en larmes des femmes commerçantes, les machines ont dégagé les lieux, emportant avec elles des années d’efforts et de moyens de subsistance. Une scène poignante, révélatrice du contraste entre la fermeté de l’action publique et la fragilité sociale des populations touchées.

Malgré les pertes matérielles et le choc émotionnel, la majorité des commerçantes rencontrées disent comprendre la démarche des autorités. Dans des langues nationales, elles ont exprimé leur adhésion de principe à la décision, tout en lançant un cri d’alarme sur leur avenir économique incertain et l’absence de solutions alternatives immédiates.

Pour les responsables en charge de l’opération, ce déguerpissement constitue une étape majeure dans la politique d’assainissement de la capitale. Amara Romero Soumah, Directeur du Service Propre de Conakry, met en avant une dynamique de responsabilisation citoyenne :
« Cette opération aura une autre couleur parce que le peuple de Guinée aujourd’hui a pris conscience de ce qu’il est réellement, de ce qu’il devrait être, et c’est de cela qu’il s’agit », a-t-il déclaré.

Du côté des femmes du marché de Matoto, le discours oscille entre douleur et résignation. Fatoumata Camara, présidente de leur organisation, exprime une souffrance contenue mais assume le respect de la loi :
« Aujourd’hui nos cœurs saignent, mais nous ne sommes pas assez fâchées, parce que la loi reste la loi et nous sommes derrière cette loi. On ne s’oppose pas à l’État », confie-t-elle.

Si l’opération est largement saluée pour son ambition de moderniser l’espace urbain et de lutter contre l’occupation anarchique, elle pose néanmoins avec acuité la question de l’accompagnement social des personnes déguerpies. Sans mesures d’encadrement, de relocalisation ou de soutien économique, ces actions risquent d’aggraver la précarité de milliers de femmes vivant essentiellement du petit commerce.

Entre impératif d’ordre urbain et exigence de justice sociale, le déguerpissement de Conakry révèle ainsi l’un des défis majeurs de la gouvernance urbaine : concilier modernisation de la ville et protection des couches les plus vulnérables de la population.

Salif Camara pour Planete7.info 

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Sonfonia Gare : l’occupation anarchique de la route du marché asphyxie la circulation https://planete7.info/sonfonia-gare-loccupation-anarchique-de-la-route-du-marche-asphyxie-la-circulation/ Mon, 12 Jan 2026 21:08:25 +0000 https://planete7.info/?p=50413 À Sonfonia Gare, l’axe routier reliant le rond-point T7 au marché central est devenu, au fil des jours, le symbole d’un désordre urbain chronique. Dès l’aube, cette voie stratégique, censée faciliter la mobilité dans l’une des zones les plus fréquentées de la capitale, se transforme en un véritable parcours du combattant. En cause : l’occupation […]]]>

À Sonfonia Gare, l’axe routier reliant le rond-point T7 au marché central est devenu, au fil des jours, le symbole d’un désordre urbain chronique. Dès l’aube, cette voie stratégique, censée faciliter la mobilité dans l’une des zones les plus fréquentées de la capitale, se transforme en un véritable parcours du combattant. En cause : l’occupation anarchique de la chaussée par des étals de fortune, installés par des femmes vendeuses à la recherche de visibilité et de clients.

Sur plusieurs dizaines de mètres, la route disparaît progressivement sous les légumes, fruits, poissons fumés, condiments et autres produits de première nécessité. L’espace de circulation se réduit dangereusement, obligeant véhicules et piétons à se frayer un passage au milieu d’un enchevêtrement d’étals, de clients et de marchandises. Aux heures de pointe, la situation vire au chaos : embouteillages interminables, klaxons stridents et tensions permanentes, plongeant de nombreux travailleurs dans des retards répétés pour rejoindre leurs lieux de service.

Sur place, les femmes commerçantes ne nient pas l’occupation de la voie publique, mais invoquent une réalité économique implacable. Pour elles, vendre sur la route n’est pas un choix, mais une nécessité.

« À l’intérieur du marché, il n’y a plus de place. Et même quand on en trouve, les clients ne viennent pas. Ici, au bord de la route, on peut au moins vendre quelque chose », explique Mariama Camara, vendeuse de légumes.

Une autre commerçante renchérit, le regard inquiet : « Nous savons que c’est dangereux, mais nous n’avons pas d’alternative. C’est grâce à ces ventes que nous nourrissons nos familles. »

Faute d’une organisation efficace du marché et de solutions concrètes proposées par les autorités locales, la rue s’est progressivement imposée comme un espace de survie économique pour ces femmes.

Cette occupation anarchique n’est pas sans conséquences pour les usagers de la route. Chauffeurs de taxi, conducteurs de motos et piétons dénoncent une situation devenue intenable.

« Il suffit de quelques vendeuses pour bloquer toute la circulation. On peut rester ici plus de 30 minutes pour parcourir à peine 100 mètres », s’indigne Ibrahima Telly Diallo, chauffeur de taxi.

Les motards, particulièrement nombreux dans la zone, se disent les plus exposés aux risques d’accidents. « On slalome entre les étals, les piétons et les voitures. Un faux mouvement et c’est l’accident assuré », confie un conducteur de taxi-moto.

Les riverains, quant à eux, pointent du doigt l’insalubrité et les nuisances quotidiennes. « La route est sale, jonchée de déchets. Il y a souvent des disputes entre vendeuses et chauffeurs, sans parler du bruit », témoigne un habitant du quartier.

Interrogé sous couvert d’anonymat, un agent communal reconnaît l’ampleur du problème et les limites de l’action publique. « La situation est connue. Mais déguerpir ces femmes sans leur proposer de solutions alternatives ne ferait que déplacer le problème ailleurs. Il faut une réponse durable et concertée. »

Au-delà des désagréments quotidiens, l’occupation anarchique de cette route constitue un danger réel et permanent. Femmes vendeuses, enfants, piétons et conducteurs évoluent dans un espace non sécurisé, exposé aux accidents à tout moment.

À Sonfonia Gare, la route du marché illustre ainsi un défi urbain majeur : concilier droit à la mobilité, sécurité routière et survie économique des populations les plus vulnérables. Une équation complexe qui appelle des solutions urgentes et structurées, au risque de voir le désordre s’installer durablement.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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