monnaie guinéenne – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Mon, 01 Sep 2025 15:56:04 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg monnaie guinéenne – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Crise de liquidité : « L’argent existe, mais il ne circule pas », affirme Gaoual https://planete7.info/crise-de-liquidite-largent-existe-mais-il-ne-circule-pas-affirme-gaoual/ Mon, 01 Sep 2025 15:56:04 +0000 https://planete7.info/?p=45600 Depuis plusieurs mois, la Guinée fait face à une grave crise de liquidité qui paralyse son économie. Entreprises, commerçants et simples citoyens peinent à accéder à leurs fonds dans les banques. Conséquence : l’activité tourne au ralenti et la méfiance vis-à-vis du système bancaire se renforce. Interpellé sur la question, le porte-parole du gouvernement, Ousmane […]]]>

Depuis plusieurs mois, la Guinée fait face à une grave crise de liquidité qui paralyse son économie. Entreprises, commerçants et simples citoyens peinent à accéder à leurs fonds dans les banques. Conséquence : l’activité tourne au ralenti et la méfiance vis-à-vis du système bancaire se renforce.

Interpellé sur la question, le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a tenté, ce lundi 1er septembre 2025, de clarifier l’origine de cette situation. Pour lui, il ne s’agit nullement d’un effondrement économique, mais d’un problème de confiance généralisée.

« La crise de liquidité que nous vivons aujourd’hui n’est pas une crise économique. C’est une forme d’inquiétude. Les Guinéens gardent l’argent dans leurs maisons, leurs coffres ou leurs portefeuilles, au lieu de le déposer dans les banques. Forcément, l’argent ne circule plus », a-t-il expliqué.

Le ministre reconnaît que plusieurs facteurs alimentent cette défiance. D’abord, la peur de ne pas récupérer son argent, ensuite les frais bancaires jugés excessifs, et enfin la crainte de saisies fiscales directes opérées par l’État.
« Lorsque vous devez de l’argent à l’État, il est normal que le fisc le prélève directement sur votre compte. C’est un mécanisme légal, appliqué partout ailleurs. Mais chez nous, beaucoup le perçoivent comme une menace », a-t-il ajouté.

Cette perception pousse de nombreux acteurs économiques à conserver leurs liquidités à domicile, aggravant ainsi la rareté des billets dans la circulation.

Face à ce blocage, Ousmane Gaoual Diallo plaide pour une modernisation des moyens de paiement, mais reconnaît les limites actuelles.
« Aujourd’hui, dans nos marchés, il est encore plus facile d’acheter des condiments avec des billets qu’avec Orange Money ou une autre application. Tant que les paiements électroniques resteront marginaux, la pression sur les billets de banque continuera », a-t-il admis.

Le gouvernement, dit-il, n’envisage pas d’« inonder le marché » avec de nouveaux billets, malgré la réception récente de coupures par la Banque centrale.
« Injecter massivement de nouveaux billets n’est pas une solution. Les citoyens peuvent toujours les stocker chez eux. La crise persistera », a mis en garde le porte-parole, avant de souligner les dangers d’une création monétaire incontrôlée : inflation, dépréciation de la monnaie et perte du pouvoir d’achat.

Au-delà des explications officielles, la crise de liquidité révèle une fracture profonde entre citoyens et institutions financières. Tant que cette confiance ne sera pas restaurée, la monnaie continuera de circuler difficilement, freinant les échanges et accentuant la vulnérabilité de l’économie nationale.

Mohamed Diallo et Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852
Planete7guinee@gmail.com

]]>
45600
Le Parcours historique de la monnaie guinéenne (Par Abdoulaye GUIRASSY, économiste) https://planete7.info/le-parcours-historique-de-la-monnaie-guineenne-par-abdoulaye-guirassy-economiste/ Wed, 04 Jun 2025 09:34:56 +0000 https://planete7.info/?p=42436 La monnaie guinéenne, symbole de notre souveraineté a été créée le 1er mars 1960, elle est bien plus qu’un simple moyen d’échange, elle a été et demeure le reflet de l’histoire de notre nation. La création de la monnaie guinéenne a également été un acte fondateur, une affirmation de notre autonomie et de notre volonté […]]]>

La monnaie guinéenne, symbole de notre souveraineté a été créée le 1er mars 1960, elle est bien plus qu’un simple moyen d’échange, elle a été et demeure le reflet de l’histoire de notre nation. La création de la monnaie guinéenne a également été un acte fondateur, une affirmation de notre autonomie et de notre volonté de construire une économie stable et résiliente. Ce choix audacieux de rupture avec le franc CFA, héritage de la colonisation a été porté par le Président Ahmed Sékou Touré.

Cependant, ce choix n’était pas sans conséquence, le jeune Etat de Guinée a dû faire face à une espèce d’isolement financier international, à des pressions économiques, au déficit de réserves de change, sous tendu par une forte dépendance aux importations sans occulter le système de sabotage savamment orchestré par l’ancienne puissance colonisatrice par l’injection massive des billets contrefaits, mais c’est sans compter sur la détermination des pères fondateurs qui avaient une volonté inébranlable de bâtir une politique monétaire autonome dans un contexte mondial marqué par la guerre froide et les tensions géopolitiques.

De l’héritage colonial à la modernisation institutionnelle

Après sa création le 1ᵉʳ mars 1960, le franc guinéen a incarné une rupture politique et idéologique pour l’affirmation appuyée de notre indépendance. Cette décision s’est heurtée à des défis structurels, mais a néanmoins posé les jalons d’une économie autocentrée avec le remplacement de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) par la Banque de la République de Guinée (BRG) et le remplacement du franc CFA par le franc guinéen. Les objectifs en filigrane de toutes ces mesures demeuraient le Financement des projets de développement (barrages, infrastructures, industries), le contrôle de l’inflation dans le but d’assurer la stabilité économique.

La BRG deviendra en 1961 la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), celle-ci se désengage des fonctions de banque commerciale et de banque de développement pour ne conserver exclusivement que les fonctions d’émission. Avec la vague de la nationalisation des banques étrangères dans le pays, plusieurs banques publiques et entièrement étatiques à vocation spécifique sont ouvertes : La Banque Nationale pour le Développement de l’Agriculture (BNDA) ; la Banque Guinéenne du Commerce Extérieur (BGCE) et le Crédit National pour le Commerce, de l’Industrie et de l’Habitat (CNCIH).

L’histoire de la monnaie fiduciaire guinéenne a été marquée par plusieurs émissions, changements de noms, des signes monétaires et de la banque centrale émettrice.

 Les premières décennies : audace et turbulences (1960-1984)

  • 1960 : La première phase de notre histoire monétaire commence avec la création du franc guinéen (FG), cette période a été marquée par une volonté forte de construire une économie nationale résiliente. A la même année, l’on assiste à la création de la Banque de la République de Guinée (BRG), institution clé pour la gestion de la politique monétaire et la régulation du système financier qui marquait une rupture avec le système monétaire colonial, conformément à la vision du président Sékou TOURE qui considérait la monnaie comme un attribut essentiel de la souveraineté de notre pays. A ce titre il affirmait « l’effort du gouvernement visant la pleine indépendance nationale et le développement d’une économie nationale s’est avéré infructueux tant que le pays n’aura pas été doté d’une personnalité monétaire propre et d’une autonomie financière réelle pouvant favoriser l’accroissement de la production et régler sur des bases saines les relations économiques et financières de la Guinée ».
  • 1963 : nouvelle émission du franc guinéen pour remplacer la précédente émission jugée de qualité peu appréciable, cette émission n’a eu aucune incidence sur la circulation fiduciaire en Guinée car elle n’avait qu’une fonction de remplacement des anciennes coupures.
  • 1972-1986 : Le Syli une innovation dans la continuité monétaire (expérience révolutionnaire), en 1972 la Guinée a introduit une nouvelle monnaie, le syli(signifiant « éléphant », symbole de puissance et de fierté nationale). Cette décision s’inscrivait dans le cadre d’une politique économique radicale marquée par une économie planifiée et un contrôle strict des changes.

En se substituant au Franc guinéen, le Syli s’échangeait sur la base de 1 GNS = 10 FG. Cette réforme monétaire était une tentative de relancer l’économie, mais a malheureusement entraîné des difficultés économiques majeures, notamment une inflation galopante de l’ordre de 22%, des pénuries de biens de première nécessité et une dépréciation de la monnaie face aux devises étrangères.

Malgré ces défis, cette période a néanmoins consolidé les bases de notre souveraineté monétaire et a permis à la Guinée de mieux assumer son destin économique en faisant du Syli, un symbole fort de notre histoire et un signe de notre volonté de rompre avec le passé colonial et de construire une économie indépendante.

Il n’est pas superflu de rappeler que la Politique économique en vigueur à cette époque visait une nationalisation tous azimuts des entreprises, un contrôle accru des prix, et une planification plus centralisée.

A la même période, l’on assiste à la création de deux autres banques publiques, notamment la Banque Nationale des Services Extérieurs (BNSE) pour les transferts et le change manuel, et la Banque Nationale d’Epargne et de Dépôt (BNED) dont la fonction essentielle était de collecter la petite épargne des travailleurs.

  • 1980: La dette publique explose allant jusqu’à 70 % du PIB avec son corollaire de dépréciation du Sily par l’effet de la séparation de la Banque Centrale et de l’institut d’émissions qui a été directement rattaché à la présidence. Ceci reflète les difficultés de gestion d’une économie fortement étatique au sein de laquelle l’émission des billets est considérée par le président comme un acte d’état qui requiert par voie de conséquence une supervision et un contrôle présidentiel.
  • 1983 : Création de la première banque privée « La Banque Islamique de Guinée » (BIG). La création de cette banque privée a été favorisée par des considérations géopolitique et idéologique.

1985 à Aujourd’hui : Le Retour au Franc Guinéen (GNF) et l’Ère des Réformes, un tournant décisif

A la faveur du changement politique intervenu en avril 1984, le nouveau gouvernement du Président Lansana Conté s’oriente résolument vers une politique économique libérale et engage des réformes économiques majeures pour stabiliser la monnaie.

A la suite du discours programme du nouveau Président, une refondation systématique de la structure de la Banque Centrale est opérée en septembre 1985. La BCRG retrouve et recouvre toutes ses prérogatives d’émission et parallèlement on assiste à la liquidation de toutes les banques d’Etat et la naissance de nouvelles banques commerciales à capitaux privés ou mixtes. Un vaste chantier de réforme monétaire a été réalisé, qui a conduit à une dévaluation du Sily de 92% de sa valeur, cette dévaluation du Syli était une mesure douloureuse mais nécessaire, car elle a redéfini la valeur du Franc guinéen et a ouvert l’économie guinéenne aux marchés internationaux.

  • En janvier 1986, la monnaie redevient le franc guinéen (GNF) avec une nouvelle parité de 1GNS=1GNF, parallèlement au rétablissement du franc guinéen (GNF), il est mis en place un marché hebdomadaire des devises aux enchères à la BCRG, avec une flexibilité contrôlée du franc guinéen. Ces réformes ont conduit à une stabilisation temporaire de la monnaie nationale en faisant passer l’inflation de 22 % à 10 % en 1987, et les réserves de change ont connu une légère embellie.
  •  1990-2000 : Adoption de plans d’ajustement structurel en collaboration avec le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale, visant à réduire l’inflation, stabiliser le taux de change, et relancer la croissance économique.

 Modernisation institutionnelle (2010-2025)

La modernisation du système financier avec l’introduction de nouvelles technologies (mobile banking, fintechs), sous tendu par une volonté accrue de l’inclusion financière des populations et le renforcement de l’autonomie de la BCRG à travers la loi bancaire de 2010. Toute chose qui a permis une gestion plus autonome de la politique monétaire en ramenant l’inflation de 22 % en 2010 à 6 % au premier trimestre 2025, et les réserves de change de 1,2 milliard USD en 2023 à 1,7 milliard USD en 2024. Ces avancées ont consolidé les avoirs extérieurs nets de la Banque Centrale provenant essentiellement des recettes minières.

Malgré ce tableau idyllique, la BCRG reste confrontée à des défis, en l’occurrence la volatilité du taux de change du franc guinéen, notre monnaie nationale reste vulnérable aux chocs endogènes et exogènes qui affectent les déterminants de son taux de change, comme l’atteste ces quelques indicateurs ci-dessous de la Banque centrale :

 Déséquilibres structurels et pressions inflationnistes

  • Balance commerciale: Bien que les exportations minières aient pu générer 1,24 milliard USD en 2022, seulement 40 % des devises issues du secteur minier ont été rapatriées et ce malgré les injonctions du gouvernement, toute chose qui impacte négativement les réserves de change de la BCRG et par ricochet les avoirs extérieurs nets ;
  • Inflation: En 2024, l’inflation a atteint 10,3 %, avec des pics allant jusqu’à à 15 % à Conakry surtout après l’incendie du dépôt de carburant de Kaloum en décembre 2023. Toutefois, elle est redescendue et maitrisée à 4,7 % au troisième trimestre 2024, avant de remonter à 7,6 % fin 2024 ;
  • Masse monétaire: En glissement annuel, elle a augmenté de 36,3 % pour atteindre 65 497,7 milliards GNF en septembre 2024, reflétant une expansion du crédit mais aussi un risque de surchauffe dû à une croissance rapide de l’économie.

Le taux de change et la dollarisation

  • Dépréciation face au dollar : Le franc guinéen s’est déprécié de 1,2 % en glissement annuel en septembre 2024, avec un taux moyen de 8 585,81 GNF pour 1 USD sur le marché officiel, contre 8 800 GNF sur les marchés parallèles ;
  • Dépendance aux devises : 65 % de nos transactions commerciales sont libellées en USD, ce qui réduit substantiellement l’efficacité de la politique monétaire et affaisse les avoirs extérieurs nets de la BCRG.

  Facteurs exogènes : crises géopolitiques et climatiques

  • Guerre en Ukraine et conflit Israélo-Hamas: Ces crises ont fortement perturbé les chaînes d’approvisionnement, faisant grimper les prix des carburants de 60 % entre 2023 et 2024 ;
  • Catastrophes naturelles: Les inondations sans précèdent durant l’année 2024 dans la région de la haute Guinée et dans la région de Kindia, ont réduit la production agricole de 12 %, exacerbant l’inflation alimentaire.

Face à ces défis majeurs, la BCRG a fait preuve de proactivité en agissant sur les instruments et des canaux de transmission de la politique monétaire :

  • Taux directeur: réduit à 10,25 % avril 2025 était 10,75 % en 2024 après un pic à 11 % en 2023, pour stimuler la croissance (signe d’une politique monétaire expansionniste) ;
  • Réserves obligatoires: Le coefficient est passé de 15 % à 12,75 % en 2024 et à 12,25 en avril 2025 tout en injectant plus de 5 000 milliards GNF dans l’économie ;
  • Les réserves de Change: Les réserves internationales ont augmenté de 5,4 % en 2024, atteignant 1 715,64 millions USD, grâce au rapatriement de 50 % des recettes d’exportation.

L’orientation actuelle de la BCRG  est marquée par une politique monétaire accommodante qui a permis des progrès significatifs et des gains d’efficience certains, mais en revanche elle a favorisé des défis notables, notamment l’instabilité macroéconomique à travers des épisodes d’hyperinflation et une dépréciation périodique du franc guinéen, la forte dépendance aux matières premières et son corollaire de vulnérabilité aux fluctuations des cours mondiaux de bauxite, de l’or ….Il est alors nécessaire de renforcer la gouvernance économique par le biais de la transparence dans la gestion des ressources publiques à travers la lutte contre la corruption par le renforcement des mesures d’imputabilité, de redevabilité et de réédition des comptes.

Malgré ces défis, le parcours historique de notre monnaie et du système de change flottant qui l’accompagne sont jalonnés de réalisations à célébrer, notamment :

  • Une Souveraineté préservée : Malgré les pressions, la Guinée a maintenu sa monnaie nationale, un symbole fort de notre indépendance ;
  • Les innovations récentes : La digitalisation des paiements (mandats électroniques, mobile banking) a permis d’améliorer l’accès aux services financiers ;
  • Des partenariats stratégiques : La collaboration avec des institutions régionales (BCEAO, BOAD) et internationales (FMI, Banque Mondiale) a renforcé notre capacité à faire face aux chocs économiques.

En termes de perspectives, la Banque Centrale devrait focaliser ses efforts sur plusieurs axes prioritaires pour renforcer notre système monétaire et financier notamment :

La stabilité monétaire : Contrôle de l’inflation, gestion prudente des réserves de change, et renforcement de la politique monétaire ;

L’inclusion financière : Étendre l’accès au crédit et aux services bancaires, en particulier dans les zones rurales où plus de 50% de la population reste non bancarisée ;

La transition numérique : Explorer les possibilités offertes par les nouvelles technologies, notamment la monnaie digitale de banque centrale (MDBC), pour améliorer l’efficacité et la sécurité des transactions.

De nos jours, la monnaie guinéenne doit se réinventer tout en préservant ses innombrables acquis, surtout au moment où l’on assiste au délitement et à des critiques acerbes contre le Franc CFA à cause de sa colonialité. Dès lors, il ressort que notre monnaie est bien plus qu’un instrument économique, elle est le reflet de notre histoire, de nos combats et de nos aspirations. Elle incarne notre souveraineté et notre volonté de construire un avenir meilleur.

Toutefois, il n’en demeure pas moins que les terreaux qui fertiliseront ce vaste chantier de transformation structurelle seront : la gouvernance vertueuse, la diversification économique et une politique environnementale rigoureuse et efficace.

Abdoulaye GUIRASSY (membre correspondant de l’Académie des Science de Guinée)

Chargé de Cours d’économie monétaire,

Titulaire d’un master2 en Economie appliquée de l’Université de Limoges (France) et d’un master2 en Science Po de l’Université Jean Moulin Lyon3 (France)

Président du Cercle de Réflexion et d’Analyse de la Conjoncture Economique (CRACE)

Mail : guirassy_abdoulaye@yahoo.fr (610 05 55 55)

 

 

 

 

]]>
42436
Billets de 20.000 GNF : la BCRG dément les rumeurs de démonétisation https://planete7.info/billets-de-20-000-gnf-la-bcrg-dement-les-rumeurs-de-demonetisation/ Mon, 21 Apr 2025 14:00:55 +0000 https://planete7.info/?p=40691 Dans un communiqué publié ce 20 avril 2025, la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) rassure la population que les anciennes et nouvelles séries de billets de 20.000 francs guinéens conservent toutes leur validité sur l’ensemble du territoire national. Elle appelle à ne pas céder aux rumeurs infondées circulant à ce sujet. Communiqué […]]]>

Dans un communiqué publié ce 20 avril 2025, la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) rassure la population que les anciennes et nouvelles séries de billets de 20.000 francs guinéens conservent toutes leur validité sur l’ensemble du territoire national. Elle appelle à ne pas céder aux rumeurs infondées circulant à ce sujet.

Communiqué ci-dessous :

]]>
40691
Le franc guinéen est la monnaie en cours légal et libératoire en République de Guinée: Le refus de le prendre peut entraîner des sanctions. https://planete7.info/le-franc-guineen-est-la-monnaie-en-cours-legal-et-liberatoire-en-republique-de-guinee-le-refus-de-le-prendre-peut-entrainer-des-sanctions/ Sun, 20 Apr 2025 22:09:24 +0000 https://planete7.info/?p=40678 Le braquage des nouveaux billets de banque intervenu la semaine dernière continue à faire couler encres et salives dans la cité. Le sujet, qui polarise l’attention, est au centre de toutes les discussions relatives à l ‘économie. Ce qui est atypique, c’est que ces billets seraient rejetés par beaucoup d’agents économiques. Les exposant à un […]]]>

Le braquage des nouveaux billets de banque intervenu la semaine dernière continue à faire couler encres et salives dans la cité. Le sujet, qui polarise l’attention, est au centre de toutes les discussions relatives à l ‘économie. Ce qui est atypique, c’est que ces billets seraient rejetés par beaucoup d’agents économiques. Les exposant à un risque au regard de la rigueur de la loi en la matière. Ce refus met à nu à leur méconnaissance des dispositions de la loi. Or, nul n’est censé ignorer la loi.

La psychose s’est installée. Beaucoup de citoyens s’abstiendraient de prendre les nouveaux billets de GNF 20 000 série 2024. Alors qu’aucune communication officielle de la BCRG ne l’interdit pour l’instant. De même, aucune action de démonétisation de l’ensemble des billets de ladite série, objet de controverse, n’est envisagée pour le moment.

En Guinée, les billets de GNF 20 000 ont « cours légal et pouvoir libératoire ». Cela signifie qu’ils doivent être acceptés par tous pour le règlement de toutes les transactions économiques sur l’ensemble du territoire national. Le refus de ces billets constitue une infraction aux textes en vigueur et peut entraîner des sanctions.

Cette disposition est traitée par la Loi L/2013/060/CNT du 12 août 2013 portant réglementation bancaire en République de Guinée, qui stipule que « le refus d’accepter la monnaie ayant cours légal peut entraîner des sanctions. Les établissements de crédit et autres entités économiques sont tenus de respecter cette obligation sous peine de sanctions administratives ou pénales ».

Par ailleurs, il est important de rappeler que depuis leur émission pour la première fois en 2015, les billets de GNF 20 000 ont parcouru un chemin parsemé d’embûches. Juste après leur émission, des incidents avaient été signalés à Labé où des agents d’EDG avaient refusé de les accepter en brandissant l’argument lié à la contrefaçon. Cependant, ces refus, contraires à la réglementation en vigueur, n’avaient malheureusement pas fait l’objet de sanctions par les autorités monétaires. Toutefois, la BCRG avait rappelé aux contrevenants que le refus de recevoir la monnaie nationale ayant cours légal est puni par les textes en vigueur.

Pour pallier ainsi à cette problématique, la BCRG, en tant qu’institut d’émission, a procédé en 2019, à l’introduction de nouveaux éléments de sécurité pour lutter contre la contrefaçon. Étant donné que diverses séries des billets de la même coupure circulaient, elle avait réitéré dans un communiqué que les billets de GNF 20 000 GNF, toutes séries confondues, conservaient leur cours légal et leur pouvoir libératoire. Par conséquent ils devaient être acceptés par tous.

En conclusion

Il est donc interdit de refuser les billets de GNF 20 000 en Guinée, sauf s’ils ont été officiellement démonétisés par la BCRG. Ce qui n’est pas le cas pour le moment. Tout refus injustifié peut exposer l’auteur à des sanctions prévues par la loi bancaire guinéenne.

Cette loi, évoquée plus haut, invite tout agent économique confronté à un refus d’acceptation des billets de banque émis par la BCRG, de porter plainte auprès des autorités compétentes ou contacter la BCRG pour signaler l’incident. Les mêmes autorités devraient inviter des citoyens, en possession des billets de 20 000 et victimes de racket ou d’intimidation, à porter plainte à leur tour.

 

Safayiou DIALLO

Economiste.

]]>
40678
65ᵉ anniversaire de la monnaie guinéenne https://planete7.info/65%e1%b5%89-anniversaire-de-la-monnaie-guineenne/ Mon, 03 Mar 2025 16:43:15 +0000 https://planete7.info/?p=38910 Thème : « L’historique de la monnaie guinéenne, entre résilience et vision futuriste » A l’occasion des 65 ans de la création de la monnaie guinéenne, symbole de notre souveraineté monétaire, une analyse approfondie et détaillée sur l’historique et la trajectoire de notre monnaie est fondamentale, afin d’évaluer le chemin parcouru et les innombrables défis […]]]>

Thème : « L’historique de la monnaie guinéenne, entre résilience et vision futuriste »

A l’occasion des 65 ans de la création de la monnaie guinéenne, symbole de notre souveraineté monétaire, une analyse approfondie et détaillée sur l’historique et la trajectoire de notre monnaie est fondamentale, afin d’évaluer le chemin parcouru et les innombrables défis dans la conduite de la politique monétaire dans notre pays. Mon exposé s’appuie sur des données factuelles passées et récentes, des réflexions pointues et une vision prospective afin de renforcer la stabilité et la crédibilité de notre devise nationale.

 De l’héritage colonial à la modernisation institutionnelle

Né le 1ᵉʳ mars 1960, le franc guinéen est le fruit d’une rupture politique et idéologique pour l’affirmation appuyée de notre indépendance monétaire. Cette décision portée par le président d’alors Ahmed Sékou Touré, s’est heurtée à des défis structurels, mais a néanmoins posé les jalons d’une économie autocentrée avec le remplacement de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCAO) par la Banque de la République de Guinée (BRG) et le remplacement du franc CFA par le franc guinéen.

 La BRG deviendra en 1961 la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), celle-ci se désengage des fonctions de banque commerciale et de banque de développement pour ne conserver exclusivement que les fonctions d’émission. Avec la vague de la nationalisation des banques étrangères dans le pays, plusieurs banques publiques et entièrement étatiques à vocation spécifique sont ouvertes : La BNDA (Banque Nationale pour le Développement de l’Agriculture) ; la Banque Guinéenne du Commerce Extérieur (BGCE) et le Crédit National pour le Commerce, de l’Industrie et de l’Habitat.

L’histoire de la monnaie fiduciaire guinéenne a été marquée par plusieurs émissions, changements de noms, des signes monétaires et de la banque centrale émettrice.

 Les premières décennies : audace et turbulences (1960-1984)

  • 1960 : Introduction du franc guinéen, marquait une rupture avec le système monétaire colonial, conformément à la vision du président Sékou TOURE qui considérait la monnaie comme un attribut essentiel de la souveraineté de notre pays. A ce titre il affirmait « l’effort du gouvernement visant la pleine indépendance nationale et le développent d’une économie nationale s’est avéré infructueux tant que le pays n’aura pas été doté d’une personnalité monétaire propre et d’une autonomie financière réelle pouvant favoriser l’accroissement de la production et régler sur des bases saines les relations économiques et financières de la Guinée ».

1963 : nouvelle émission du franc guinéen pour remplacer la précédente émission jugée de qualité peu appréciable, cette émission n’a eu aucune incidence sur la circulation fiduciaire en Guinée car elle n’avait qu’une fonction de remplacement des anciennes coupures.

1972 : Deux autres banques publiques ont vu le jour, notamment la Banque Nationale des Services Extérieurs (BNSE) pour les transferts et le change manuel, et la Banque Nationale d’Epargne et de Dépôt (BNED) dont la fonction essentielle était de collecter la petite épargne des travailleurs.

A cette même année, le Sily (GNS), devient le nouveau signe monétaire qui se substitue au franc guinéen et l’échange monétaire se fait sur la base de 1 GNS = 10 GNF. Cette réforme monétaire était une tentative de relancer l’économie, mais a malheureusement entraîné l’effet boomerang en conduisant à une inflation galopante de l’ordre de 22 %.

1980 : La dette publique devient abyssale allant jusqu’à 70 % du PIB avec son corollaire de dépréciation du Sily par l’effet de la séparation de la Banque Centrale et de l’institut d’émissions qui a été directement rattaché à la présidence. Ceci reflète les difficultés de gestion d’une économie fortement étatique au sein de laquelle l’émission des billets est considérée par le président comme un acte d’état qui requiert par voie de conséquence une supervision et un contrôle présidentiel.

1983 : Création de la première banque privée « La Banque Islamique de Guinée » (BIG). La création de cette banque privée a été favorisée par des considérations géopolitique et idéologique.

 La réforme libérale de 1986 : un tournant décisif

A la faveur du changement politique intervenu en avril 1984, le nouveau gouvernement s’oriente vers une politique économique libérale. En septembre 1985 une refondation systématique de la structure de la Banque Centrale est opérée.  La BCRG retrouve et recouvre toutes ses prérogatives d’émission et parallèlement on assiste à la liquidation de toutes les banques d’Etat et la naissance de nouvelles banques commerciales à capitaux privés ou mixtes.

Un vaste chantier de réforme monétaire a été réalisé en janvier 1986, qui a conduit à une dévaluation du Sily de 92% de sa valeur, cette dévaluation est sous tendu par un nouveau changement de signe monétaire, la monnaie redevient le franc guinéen (GNF), avec une nouvelle parité de 1GNS = 1GNF. Cette dévaluation du Syli était une mesure douloureuse mais nécessaire, car elle a redéfini la valeur du GNF et a ouvert l’économie guinéenne aux marchés internationaux.

En janvier 1986, il est mis en place un marché hebdomadaire des devises aux enchères à la BCRG, avec une flexibilité contrôlée du franc guinéen.

Ces mesures contracycliques ont conduit à une stabilisation temporaire de la monnaie nationale en faisant passer l’inflation de 22 % en 1983 à 10 % en 1987, et les réserves de change ont connu une légère embellie.

 Modernisation institutionnelle (2010-2024)

Le renforcement de l’autonomie de la BCRG à travers la loi bancaire de 2010, a permis une gestion plus autonome de la politique monétaire permettant de ramener l’inflation de 22 % en 2010 à 6 % en début 2025, pendant que les réserves de change sont passées de 1,2 milliard USD en 2023 à 1,7 milliard USD en 2024, consolidant les avoirs extérieurs nets provenant essentiellement des recettes minières.

Malgré ces avancées reluisantes, la BCRG reste confrontée à des défis, notamment la volatilité du taux de change, en ce sens que le franc guinéen reste vulnérable aux chocs endogènes et exogènes qui affectent les déterminants de son taux de change, comme l’atteste ces quelques indicateurs ci-dessous de la Banque centrale :

 Déséquilibres structurels et pressions inflationnistes

·        Balance commerciale : Bien que les exportations minières aient pu générer 1,24 milliard USD en 2022, seulement 40 % des devises issues du secteur minier ont été rapatriées et ce malgré les injonctions du gouvernement, toute chose qui impacte négativement les réserves de change de la BCRG et par ricochet les avoirs extérieurs nets.

·        Inflation : En 2024, l’inflation a atteint 10,3 %, avec des pics allant jusqu’à à 15 % à Conakry surtout après l’incendie du dépôt de carburant de Kaloum en décembre 2023. Toutefois, elle est redescendue et maitriser à 4,7 % au troisième trimestre 2024, avant de remonter à 7,6 % fin 2024.

·        Masse monétaire : En glissement annuel, elle a augmenté de 36,3 % pour atteindre 65 497,7 milliards GNF en septembre 2024, reflétant une expansion du crédit mais aussi un risque de surchauffe dû à une croissance rapide de l’économie.

Le taux de change et la dollarisation

  • Dépréciation face au dollar : Le franc guinéen s’est dévalué de 1,2 % en glissement annuel en septembre 2024, avec un taux moyen de 8 585,81 GNF pour 1 USD sur le marché officiel, contre 8 800 GNF sur les marchés parallèles.
  • Dépendance aux devises : 65 % de nos transactions commerciales sont libellées en USD, ce qui réduit substantiellement l’efficacité de la politique monétaire et affaisse les avoirs extérieurs nets de la BCRG.

 Facteurs exogènes : crises géopolitiques et climatiques

·        Guerre en Ukraine et conflit Israélo-Hamas : Ces crises ont fortement perturbé les chaînes d’approvisionnement, faisant grimper les prix des carburants de 60 % entre 2023 et 2024.

·        Catastrophes naturelles : Les inondations sans précèdent durant l’année 2024 ont réduit la production agricole de 12 %, exacerbant l’inflation alimentaire.

Face à ces défis majeurs, la BCRG a fait preuve de proactivité en agissant sur les instruments et des canaux de transmission de la politique monétaire :

·        Taux directeur : réduit à 10,75 % en 2024 après un pic à 11 % en 2023, pour stimuler la croissance ;

·        Réserves obligatoires : Le coefficient est passé de 15 % à 12,75 % en 2024, tout en injectant 5 000 milliards GNF dans l’économie ;

·        Les réserves de Change : Les réserves internationales ont augmenté de 5,4 % en 2024, atteignant 1 715,64 millions USD, grâce au rapatriement de 50 % des recettes d’exportation.

A la suite de cette revue holistique de la monnaie guinéenne et de la politique monétaire qui assure sa calibration, il me parait pertinent de jeter un regard prospectif et futuriste sur certains choix stratégiques de notre pays et qui ont un impact direct ou indirect sur le GNF, il s’agit du programme Simandou 2040 et la perspective d’union monétaire dans le cadre de la Zone Monétaire Ouest Africaine (ZMAO).

« Vision Simandou 2040 » est un programme catalyseur de l’économie guinéenne dans les 15 prochaines années, il pourrait être une opportunité de transformation économique et monétaire pour renforcer la stabilité du franc guinéen et soutenir une croissance inclusive et durable. Ce programme est composé de 5 piliers notamment :

·        Pilier 1 Agriculture, Commerce, Industrie alimentaire ;

·        Pilier 2 Education et Culture ;

·        Pilier 3 Infrastructures, Transports et technologies ;

·        Pilier 4 Economie, finances, Assurances ;

·        Pilier 5 Santé et Bien Être.

 Les impacts de ce programme sur la politique monétaire pourraient être les suivants :

  • Stabilisation des réserves de change : Les revenus générés par Simandou permettront d’accroître les réserves de change, réduisant de facto la volatilité du franc guinéen.
  • Réduction de la dépendance aux devises étrangères : En développant une chaîne de transformation locale, la Guinée pourrait réduire sa dépendance vis-à-vis des importations et renforcer la demande du franc guinéen.
  • Modernisation des infrastructures financières : Les investissements dans les infrastructures numériques et les systèmes de paiement modernes soutiendront l’inclusion financière et la stabilité monétaire avec à la clé le développement des fintechs et la finance verte.

La perspective d’union monétaire dans le cadre de la Zone Monétaire en Afrique de l’Ouest (ZMAO) est une autre vision futuriste qui impactera directement le franc guinéen.

Pour rappel, la ZMAO s’est fixée pour objectif primordial d’établir une monnaie unique dénommée ECO, établie sur la base d’un taux de change fixe et irrévocable entre les différentes monnaies, à savoir : le Franc guinéen, le Dalassi gambien, le Cédi ghanéen, le Léon sierra léonais et le Naira nigérian. L’objectif final sera la fusion de l’ECO et du Franc CFA, permettant ainsi à l’ensemble des pays de l’Afrique de l’Ouest de disposer d’une zone monétaire unique et stable pour notre sous-région.

Pour parvenir à ces objectifs, la ZMAO s’est fixée des critères de convergence suivants :

  • Un déficit budgétaire de moins de 5 % du PNB ;
  • Un taux d’inflation inférieur à 5 % ;
  • Un déficit budgétaire à moins de 10 % des recettes fiscales des années antérieures ;
  • Les réserves de la Banque centrale doivent couvrir trois mois d’importations.

À l’origine, les dirigeants des pays de la ZMAO avaient envisagé la mise en application de l’ECO (monnaie commune) avant juillet 2005, mais au regard des faibles performances économiques et monétaires dans l’atteinte des critères de convergence, il a été décidé de façon unanime par les chefs d’État lors de leur sommet de Conakry en mai 2005 de reporter le lancement de l’ECO pour 2009, tout en dénonçant le faible niveau d’engagement politique et le manque d’intégration des cibles de convergence aux programmes économiques nationaux. Ces facteurs sont rédhibitoires à l’établissement de l’union monétaire ouest-africaine.

Les rencontres de haut niveau ont toujours lieu, afin d’examiner les questions en lien avec la convergence macro-économique des pays membres, l’intégration commerciale, la coopération monétaire, la stabilité des secteurs financiers, les systèmes de paiement et le taux de change.

Force est de constater que l’horizon de la mise en place d’une véritable intégration monétaire s’éloigne de jour en jour, en raison de l’instabilité du cadre macro-économique des pays membres et du respect des critères de convergence, condition sine qua non d’un projet d’une telle envergure.

Au-delà de ces aspects prospectifs de notre monnaie nationale et de la politique monétaire, il est important aussi de signaler la surliquidité de notre système bancaire fort de 21 banques. Cette situation est due à un accès limité des PME guinéennes au crédits bancaires, grâce aux obstacles suivants : taux d’intérêt élevé, exigences de garantie, absence de structuration financière.

Les institutions financières locales sont tournées vers les grandes entreprises, le commerce et surtout dans la souscription des Titres de Créances Négociables (TCN) émises par l’Etat, notamment les obligations du Trésor, bons du trésor.

Conclusion Le franc guinéen, notre bien commun est à la croisée des chemins, il reste de façon générale tributaire des choix stratégiques dans la conduite de la politique économique du gouvernement et plus spécifiquement de la politique monétaire. Les défis restent immenses, mais les progrès réalisés et les difficultés transcendées depuis le 1er mars 1960, témoignent de notre capacité collective à innover et à s’adapter aux conjonctures économiques. Les autorités monétaires (BCRG), doivent poursuivre les réformes en conjuguant rigueur et flexibilité pour l’ancrage pérenne de la confiance dans notre monnaie nationale. Ces mesures permettront de bâtir une économie inclusive et résiliente en vue de consolider le cadre macroéconomique en Guinée. Toutefois, il n’en demeure pas moins que les terreaux qui fertiliseront ce vaste chantier de transformation structurelle seront : la gouvernance vertueuse, la diversification économique et une politique environnementale rigoureuse et efficace.

         Abdoulaye GUIRASSY (membre correspondant de l’Académie des Science de Guinée)

         Economiste-politologue, chargé de cours d’économie monétaire

        Mail : guirassy_abdoulaye@yahoo.fr (610 05 55 55)

]]>
38910
64e anniversaire de la monnaie guinéenne : le message du gouverneur de la BCRG  Dr Karamo Kaba! https://planete7.info/64e-anniversaire-de-la-monnaie-guineenne-le-message-du-gouverneur-de-la-bcrg-dr-karamo-kaba/ https://planete7.info/64e-anniversaire-de-la-monnaie-guineenne-le-message-du-gouverneur-de-la-bcrg-dr-karamo-kaba/#respond Fri, 01 Mar 2024 13:29:29 +0000 https://planete7.info/?p=26889 La monnaie guinéenne a 64 ans jour pour jour ce vendredi 1er mars 2024. À cette occasion, le gouverneur de la banque centrale de la République de Guinée a fait passer un message pour exprimer de nouveau la fierté des Guinéens d’assurer pleinement cette souveraineté monétaire. Ci-dessous son message :]]>

La monnaie guinéenne a 64 ans jour pour jour ce vendredi 1er mars 2024. À cette occasion, le gouverneur de la banque centrale de la République de Guinée a fait passer un message pour exprimer de nouveau la fierté des Guinéens d’assurer pleinement cette souveraineté monétaire.

Ci-dessous son message :

]]>
https://planete7.info/64e-anniversaire-de-la-monnaie-guineenne-le-message-du-gouverneur-de-la-bcrg-dr-karamo-kaba/feed/ 0 26889