MODEL – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Mon, 30 Jun 2025 10:34:44 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg MODEL – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Aliou Bah, l’alternative ! (Par Ibrahima Kalil Diallo) https://planete7.info/aliou-bah-lalternative-par-ibrahima-kalil-diallo/ Mon, 30 Jun 2025 10:34:44 +0000 https://planete7.info/?p=43351 Je voudrais, en toute sincérité et avec le sens du devoir patriotique qui m’anime, dire que la Guinée a besoin d’une rupture véritable dans sa gouvernance. Cette rupture ne peut se faire sans des femmes et des hommes de conviction, désintéressés, compétents, profondément attachés à l’idéal républicain. Parmi ceux-là, Aliou Bah s’impose comme une alternative […]]]>

Je voudrais, en toute sincérité et avec le sens du devoir patriotique qui m’anime, dire que la Guinée a besoin d’une rupture véritable dans sa gouvernance.

Cette rupture ne peut se faire sans des femmes et des hommes de conviction, désintéressés, compétents, profondément attachés à l’idéal républicain. Parmi ceux-là, Aliou Bah s’impose comme une alternative sérieuse, moderne et réconciliatrice.

Loin de moi l’idée de nier les efforts fournis par d’autres leaders guinéens dans le combat pour la démocratie. Mais il faut le dire sans détours : la Guinée ne peut plus se contenter de demi-mesures ni de compromis bancals.

Nous avons besoin d’un leadership nouveau, affranchi des réflexes claniques et des calculs partisans. En cela, Aliou représente un espoir lucide, une force tranquille, une voie salutaire.

Je connais l’homme. Je connais ses ambitions. Je connais la noblesse de ses intentions pour notre pays. Il n’est pas un politicien ordinaire. Il est, parmi la nouvelle génération, l’un des rares à incarner une véritable vision d’État.

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗹𝗲 𝗱𝗶𝘀-𝗷𝗲 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗮𝘂𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲 ?

D’abord parce qu’Aliou n’est pas clivant. Il ne juge pas les Guinéens à travers le prisme dévastateur de l’ethnie ou de la région. J’ai passé des années à ses côtés : jamais je ne l’ai entendu opposer un Peulh à un Malinké, un Forestier à un Soussou. Sa boussole, c’est la Guinée, une et indivisible.

Même lorsqu’il évoque certaines localités, c’est toujours avec l’intention de rassembler, jamais de diviser. Aliou croit profondément que l’ethnicisme est un poison qu’il faut extirper du débat public guinéen.

Ensuite parce qu’il n’est pas clientéliste. Aliou BAH ne fait pas de favoritisme. Il ne distribue pas les opportunités en fonction des amitiés, des appartenances ou des intérêts cachés, demandez aux cadres de son parti le MoDel. Il est animé par une exigence de compétence, par le respect du mérite, et par l’obsession de l’efficacité publique.

Et cela, notre pays en a cruellement besoin. Nous avons souffert de l’amateurisme, de l’incompétence, de la médiocrité érigée en système. Avec lui, le mérite primera sur les réseaux, la compétence sur les relations.

Enfin, Aliou a une vision claire de ce que doit être un État moderne. Il croit en une Guinée forte, démocratique, décomplexée et respectée. Il croit que dans chaque région, il existe des hommes et des femmes intègres capables de relever le défi de la reconstruction nationale.

Il est convaincu que la Guinée peut devenir une référence continentale en matière de démocratie, de justice sociale et de gouvernance.

Son parcours parle pour lui. Sa sélection parmi les jeunes leaders africains pour dialoguer avec le Président Emmanuel Macron n’est pas le fruit du hasard. Elle témoigne d’un niveau exceptionnel, d’une maîtrise des enjeux, et d’une capacité à dialoguer d’égal à égal avec les puissances du monde.

𝗔𝗹𝗶𝗼𝘂 𝗺é𝗿𝗶𝘁𝗲 𝗱’ê𝘁𝗿𝗲 é𝗰𝗼𝘂𝘁é !

Aliou Bah ne mérite pas la prison. Il mérite d’être écouté, entendu, respecté. Son combat n’est pas contre des individus, mais contre un système. Il ne mène pas une guerre de personnes, mais une guerre d’idées. Il ne cherche pas la revanche, mais la réforme. Et c’est précisément cette attitude qui fait de lui un homme d’État.

Je suis acteur politique. Oui, j’ai l’intention de participer aux élections, lorsque les conditions de transparence, d’équité et d’inclusivité seront réunies. Mais aujourd’hui, je dis solennellement que je me tiens derrière Aliou. Nous sommes nombreux à croire en lui, à espérer son retour, à miser sur sa capacité à réconcilier, à reconstruire, à redonner de l’espérance à notre peuple.

Je ne suis contre personne. Mais je suis pour la Guinée, et donc pour ceux qui peuvent l’élever au-dessus des querelles, au-dessus des replis identitaires, au-dessus de la médiocrité.

Je prie que Dieu ramène nos dirigeants à la raison, qu’il ouvre la voie à une Guinée nouvelle. Une Guinée où la prison ne sera plus la réponse aux idées, mais où le débat démocratique primera.

Au moment venu, lorsque les conditions seront réunies, le peuple saura reconnaître ses vrais bâtisseurs. Et nous serons là, aux côtés d’Aliou BAH, pour bâtir cette Guinée réconciliée, juste, démocratique et ambitieuse.

𝗜𝗯𝗿𝗮𝗵𝗶𝗺𝗮 𝗞𝗮𝗹𝗶𝗹 𝗗𝗶𝗮𝗹𝗹𝗼

𝗣𝗿é𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗼𝗿𝗴𝗮𝗻𝗲 𝗽𝗿𝗼𝘃𝗶𝘀𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗴𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗺𝗼𝘂𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗔𝗴𝗶𝘀𝘀𝗼𝗻𝘀 𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗚𝘂𝗶𝗻é𝗲 (𝗔𝗣𝗚)

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Condamnation d’Aliou Bah : le MoDeL dénonce une justice sous influence et réaffirme son engagement pour l’État de droit https://planete7.info/condamnation-daliou-bah-le-model-denonce-une-justice-sous-influence-et-reaffirme-son-engagement-pour-letat-de-droit/ Sat, 31 May 2025 21:39:48 +0000 https://planete7.info/?p=42292 Le parti MoDeL rejette avec fermeté la décision de la Cour d’appel ayant confirmé la peine de deux ans de prison à l’encontre de son président, Aliou Bah. En assemblée générale ce samedi, la direction du parti a dénoncé une justice instrumentalisée et annoncé sa détermination à poursuivre le combat sur le plan judiciaire et […]]]>

Le parti MoDeL rejette avec fermeté la décision de la Cour d’appel ayant confirmé la peine de deux ans de prison à l’encontre de son président, Aliou Bah. En assemblée générale ce samedi, la direction du parti a dénoncé une justice instrumentalisée et annoncé sa détermination à poursuivre le combat sur le plan judiciaire et politique.

Réunis autour de leurs responsables ce samedi 31 mai, militants et sympathisants du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL) ont exprimé leur indignation face à la confirmation, deux jours plus tôt, de la condamnation d’Aliou Bah. La Cour d’appel a en effet maintenu la peine de deux ans de prison ferme prononcée contre le leader du parti, une décision que le MoDeL qualifie de politique et injuste.

Prenant la parole au nom de la formation, le porte-parole du MoDeL, Moïse Diawara, a dénoncé une décision dictée par des considérations étrangères à l’équité judiciaire : « Jusqu’au 27 mai dernier, nous voulions croire à l’impartialité de la justice. Nous espérions que la magistrate en charge de l’affaire ferait preuve de conscience et de responsabilité. Malheureusement, c’est l’instrumentalisation de la justice qui a prévalu. Nous contestons fermement ce verdict et, avec nos avocats, nous allons user de toutes les voies de recours encore disponibles. »

Selon le parti, le procès d’Aliou Bah s’est déroulé dans un climat marqué par des pressions et une volonté manifeste d’écarter un acteur politique engagé. Moïse Diawara a insisté sur le fait que le MoDeL, tout en rejetant cette décision, entend continuer son combat dans le strict respect des principes démocratiques : « Aliou Bah ne nous a jamais incités à la provocation ni à l’invective. Il nous appelle constamment à la retenue, au respect des institutions, même lorsqu’elles déçoivent. Il incarne l’esprit de paix. Sa place n’est pas en prison, mais aux côtés des Guinéens, dans un pays qui se veut respectueux des droits et libertés. »

Le MoDeL dépeint son président comme une figure de la jeunesse guinéenne, connue pour ses prises de position franches, mais aussi pour ses propositions concrètes en matière de gouvernance. Le parti souligne que l’engagement d’Aliou Bah dépasse la simple critique, s’inscrivant dans une volonté constructive de transformation du pays.

Dans un contexte où la défiance envers les institutions judiciaires grandit, le MoDeL dit refuser la résignation. Il appelle ses militants à rester mobilisés dans la légalité et à poursuivre la lutte pour la justice et la démocratie. « Ce combat est le nôtre. Il dépasse une personne. C’est celui de tous ceux qui aspirent à une Guinée équitable, démocratique et souveraine », a conclu Moïse Diawara, dans une atmosphère marquée par la gravité mais aussi par une détermination palpable.

Le MoDeL reste donc sur le front, entre recours juridiques et mobilisation citoyenne, bien décidé à faire entendre sa voix jusqu’à la réhabilitation de son leader.

Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info

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Guinée : la Cour d’appel confirme la condamnation d’Aliou Bah à deux ans de prison ferme pour offense au chef de l’État https://planete7.info/guinee-la-cour-dappel-confirme-la-condamnation-daliou-bah-a-deux-ans-de-prison-ferme-pour-offense-au-chef-de-letat/ Wed, 28 May 2025 12:10:36 +0000 https://planete7.info/?p=42124 La Cour d’appel de Conakry a confirmé, ce mercredi, la peine de deux ans de prison ferme infligée à Aliou Bah, président du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL). Il était poursuivi pour offense et diffamation à l’encontre du président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya. Cette décision judiciaire fait suite à des déclarations publiques dans […]]]>

La Cour d’appel de Conakry a confirmé, ce mercredi, la peine de deux ans de prison ferme infligée à Aliou Bah, président du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL). Il était poursuivi pour offense et diffamation à l’encontre du président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya.

Cette décision judiciaire fait suite à des déclarations publiques dans lesquelles l’opposant avait qualifié les autorités de la transition « d’incompétentes », tout en appelant les chefs religieux à se prononcer sur la situation politique du pays. Des propos jugés diffamatoires par la justice, qui a maintenu le verdict rendu en première instance.

En confirmant cette condamnation, la Cour d’appel entérine la responsabilité pénale de l’opposant pour ses prises de position publiques, dans un contexte national marqué par de fortes tensions politiques.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Conakry : le MoDel hausse le ton pour la libération d’Aliou Bah avant le verdict du 28 mai https://planete7.info/conakry-le-model-hausse-le-ton-pour-la-liberation-daliou-bah-avant-le-verdict-du-28-mai/ Sun, 25 May 2025 20:08:58 +0000 https://planete7.info/?p=42024 Le Mouvement Démocratique Libéral (MoDel) a tenu ce samedi son sixième sit-in consécutif au siège national du parti à Nongo, dans la capitale guinéenne. Une mobilisation pacifique pour réclamer la libération de son président, Aliou Bah, incarcéré depuis le 26 décembre 2024 et récemment condamné à cinq ans de prison pour « offense au chef […]]]>

Le Mouvement Démocratique Libéral (MoDel) a tenu ce samedi son sixième sit-in consécutif au siège national du parti à Nongo, dans la capitale guinéenne. Une mobilisation pacifique pour réclamer la libération de son président, Aliou Bah, incarcéré depuis le 26 décembre 2024 et récemment condamné à cinq ans de prison pour « offense au chef de l’État », alors que le verdict définitif est attendu le 28 mai.

Depuis son arrestation, les militants et sympathisants du MoDel n’ont cessé de dénoncer ce qu’ils qualifient d’« injustice flagrante ». Ce nouveau rassemblement a vu la participation de plusieurs figures de l’opposition politique guinéenne, dont des représentants de l’UFDG, du RPG et de l’AGP, venus exprimer leur solidarité envers l’homme qu’ils considèrent comme un symbole de résistance démocratique.

Prenant la parole devant une foule déterminée, le porte-parole du parti, Moïse Diawara, a fermement dénoncé l’incarcération d’Aliou Bah : « Nous sommes réunis ici pour exprimer notre profonde indignation face à l’arrestation arbitraire de notre président. Cet acte, en totale contradiction avec les principes fondamentaux des droits humains, constitue une menace pour nos libertés individuelles et pour l’ensemble de la classe politique guinéenne », a-t-il déclaré, visiblement ému.

Parmi les personnalités présentes, le journaliste Thierno Madiou Bah, ancien de la radio Nostalgie, a tenu à exprimer son soutien, assumant une prise de position qu’il justifie par la gravité de la situation : « On dit souvent que le journaliste doit être neutre, mais face à l’injustice, je refuse de rester silencieux. L’impartialité dans l’information ne signifie pas l’indifférence face à la souffrance et à l’oppression », a-t-il affirmé.

Autre intervention remarquée, celle de Kama Cissé, président de la Corporation du RPG et membre influent de l’exécutif du RPG Arc-en-ciel. Il a salué la mobilisation du MoDel, tout en appelant à la libération immédiate d’Aliou Bah : « Je rends hommage à tous les responsables et militants du MoDel. J’espère que ce 28 mai marquera le dernier chapitre de cette épreuve. Nous ne pouvons pas continuer à organiser des sit-in pour dénoncer une injustice qui n’a que trop duré », a-t-il martelé, sous les applaudissements nourris de l’assistance.

Alors que l’opinion publique guinéenne reste divisée, ce nouveau rassemblement témoigne de la détermination intacte des soutiens d’Aliou Bah à poursuivre leur combat pour sa libération. Le rendez-vous du 28 mai, date de l’annonce du verdict final, est désormais attendu avec une vive tension.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Aliou Bah, l’incarnation d’un homme politique exemplaire, à l’abri des manipulations politico-politiciennes par Boubacar Garki Diallo https://planete7.info/aliou-bah-lincarnation-dun-homme-politique-exemplaire-a-labri-des-manipulations-politico-politiciennes-par-boubacar-garki-diallo/ Mon, 28 Apr 2025 12:35:49 +0000 https://planete7.info/?p=40944 Dans une Guinée souvent marquée par les désillusions politiques, les renoncements moraux et les luttes d’intérêts personnels, rares sont les figures publiques qui arrivent à incarner à la fois l’intégrité, la vision et le courage. Aliou Bah fait partie de ces exceptions précieuses. À la fois homme politique, penseur et acteur du changement, il est […]]]>

Dans une Guinée souvent marquée par les désillusions politiques, les renoncements moraux et les luttes d’intérêts personnels, rares sont les figures publiques qui arrivent à incarner à la fois l’intégrité, la vision et le courage. Aliou Bah fait partie de ces exceptions précieuses. À la fois homme politique, penseur et acteur du changement, il est aujourd’hui un repère pour les générations montantes et un miroir dans lequel beaucoup de leaders devraient avoir le courage de se regarder.

Aliou Bah, président du ModeL n’a pas choisi la facilité. Là où d’autres empruntent des raccourcis pour accéder aux privilèges, lui, a opté pour la cohérence et la droiture, même lorsque cela impliquait le silence médiatique ou l’incompréhension populaire. Il a bâti son parcours sur des convictions profondes, des idées claires et un engagement constant pour une Guinée plus juste, plus démocratique, plus humaine.

Ses discours, toujours empreints de lucidité et de respect, contraste avec les envolées démagogiques qui polluent notre espace politique. Il parle aux jeunes avec franchise, les appelle à la responsabilité plutôt qu’à la révolte stérile, et les incite à rêver, mais aussi à agir avec méthode et discipline. En cela, il est une source d’inspiration, un modèle qui prouve qu’on peut faire de la politique autrement.

Aliou Bah du ModeL, représente ce que devrait être l’aspiration d’un homme d’État : servir, et non se servir. Dans son combat pour la transparence, l’inclusion, et la refondation éthique de l’action publique, il invite chacun à dépasser les logiques de clan et les calculs à courte vue.

Il n’est pas parfait – aucun homme ne l’est – mais son intégrité, sa constance et son refus du compromis sur les principes font de lui une figure rare dans notre paysage. Une figure qui, loin de diviser, rassemble autour de valeurs universelles : justice, équité, et dignité.

Aliou Bah est une référence, non parce qu’il cherche à l’être, mais parce qu’il vit selon les principes qu’il prône. Et c’est précisément cela qui le rend si nécessaire aujourd’hui.

 

Boubacar Garki Diallo, journaliste.

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Appel contre Aliou Bah : le parquet durcit le ton et réclame 5 ans de prison ferme https://planete7.info/appel-contre-aliou-bah-le-parquet-durcit-le-ton-et-reclame-5-ans-de-prison-ferme/ Tue, 22 Apr 2025 15:56:04 +0000 https://planete7.info/?p=40730 L’ambiance était tendue ce mardi au sein de la Cour d’appel de Conakry où s’est tenue la troisième audience du procès en appel de Aliou Bah, leader du parti MoDeL. Poursuivi pour « offense et diffamation » envers le Chef de l’État, l’opposant politique pourrait voir sa peine alourdie après que le ministère public a […]]]>

L’ambiance était tendue ce mardi au sein de la Cour d’appel de Conakry où s’est tenue la troisième audience du procès en appel de Aliou Bah, leader du parti MoDeL. Poursuivi pour « offense et diffamation » envers le Chef de l’État, l’opposant politique pourrait voir sa peine alourdie après que le ministère public a requis une condamnation de cinq ans de prison ferme à son encontre.

Alors que l’audience marquait la fin des débats, la Cour a ouvert la phase cruciale des réquisitions et des plaidoiries. C’est à ce moment que le Procureur général, Fallou Doumbouya, s’est levé pour prononcer un réquisitoire sans concession. Se référant aux articles 2, 3 et 6 de la loi de 2015 sur les infractions visant les personnalités, il a demandé que Mamadou Aliou Bah soit reconnu coupable et condamné pour « cumul réel d’infractions ».

« Le prévenu se vante de l’infraction qu’il a commise. De plus, les moyens d’appel de sa défense sont infondés. Les textes invoqués sont pour la plupart abrogés », a martelé le magistrat devant une salle d’audience pleine à craquer.

Ce réquisitoire intervient trois mois après la condamnation en première instance du prévenu, le 7 janvier dernier, à deux ans de prison ferme pour les mêmes faits. Aujourd’hui, face à la Cour d’appel, c’est un tout autre enjeu : le doublement potentiel de sa peine.

La juge Hadja Fatou Bangoura a, par la suite, donné la parole à la défense pour ses plaidoiries. Les avocats de l’opposant, visiblement déterminés, s’emploient à démonter point par point les arguments du parquet, en s’appuyant sur la liberté d’opinion et d’expression garantie par la Constitution.

À l’heure où nous mettons sous presse, la Cour n’a pas encore rendu son arrêt. Mais une chose est sûre : l’issue de ce procès retentissant sera scrutée de près, tant elle pourrait marquer un précédent dans la gestion judiciaire des propos critiques envers les hautes autorités de l’État.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Recensement biométrique en Guinée : le MoDeL d’Aliou Bah dénonce une opération opaque et exclusive https://planete7.info/recensement-biometrique-en-guinee-le-model-daliou-bah-denonce-une-operation-opaque-et-exclusive/ Sat, 19 Apr 2025 17:34:19 +0000 https://planete7.info/?p=40638 Le Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), dirigé par Aliou Bah, a tenu son assemblée hebdomadaire ce samedi 19 avril 2025, à son siège situé à Nongo, dans la commune de Lambanyi. Au cœur des discussions, la question sensible du recensement administratif à vocation d’état civil lancé par les autorités de la transition. Prenant la parole devant […]]]>

Le Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), dirigé par Aliou Bah, a tenu son assemblée hebdomadaire ce samedi 19 avril 2025, à son siège situé à Nongo, dans la commune de Lambanyi. Au cœur des discussions, la question sensible du recensement administratif à vocation d’état civil lancé par les autorités de la transition.

Prenant la parole devant les militants et sympathisants du parti, le porte-parole du MoDeL, Moïse Diawara, n’a pas mâché ses mots. Il a vivement critiqué l’opération en cours, dénonçant un processus unilatéral et excluant, orchestré selon lui sans concertation ni transparence.

« Nous rejetons la manière dont ce recensement biométrique est conduit. Le MoDeL avait pourtant anticipé cette étape cruciale du retour à l’ordre constitutionnel en mobilisant ses compétences internes pour proposer une démarche technique rigoureuse. Malheureusement, nos suggestions n’ont jamais été prises en compte par le CNRD. Aujourd’hui, nous faisons face à un processus confus, sans aucune visibilité, mené dans un esprit d’exclusivité », a-t-il fustigé.

Au-delà de la critique, Moïse Diawara a appelé à une mobilisation nationale pour défendre les valeurs de justice et d’équité. « Nous lançons un appel solennel à tous les acteurs politiques, sociaux et à tous les Guinéens épris de paix, en Guinée comme à l’étranger, à se joindre à notre combat. Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons dire non à l’injustice et à l’instrumentalisation de la politique », a-t-il martelé.

Le MoDeL annonce par ailleurs l’organisation d’un sit-in prévu le 26 avril prochain. Une initiative qui, selon le parti, vise à interpeller les autorités sur la nécessité d’un recensement crédible, inclusif et conforme aux principes démocratiques.

À travers cette prise de position, le MoDeL réaffirme sa volonté de jouer un rôle actif dans la conduite de la transition et dans la défense des droits fondamentaux des citoyens.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Aliou Bah privé de procès public : ses avocats dénoncent une mise en scène judiciaire https://planete7.info/aliou-bah-prive-de-proces-public-ses-avocats-denoncent-une-mise-en-scene-judiciaire/ Wed, 16 Apr 2025 14:01:29 +0000 https://planete7.info/?p=40549 La troisième audience du procès en appel de Mamadou Aliou Bah, président du parti MoDel, s’est tenue dans une ambiance tendue à la Cour d’appel de Conakry. Une audience marquée par l’absence remarquée de la presse, des militants, mais surtout par le boycott des avocats de la défense, dénonçant un climat d’insécurité et une tentative […]]]>

La troisième audience du procès en appel de Mamadou Aliou Bah, président du parti MoDel, s’est tenue dans une ambiance tendue à la Cour d’appel de Conakry. Une audience marquée par l’absence remarquée de la presse, des militants, mais surtout par le boycott des avocats de la défense, dénonçant un climat d’insécurité et une tentative manifeste de priver le procès de son caractère public.

Dès les premières heures de la matinée, un dispositif pour le moins inhabituel s’est mis en place. Selon le collectif des avocats du prévenu, dirigé par Me Galissa Hady Diallo, des individus extérieurs à l’affaire ont été délibérément introduits dans la salle d’audience avant même l’arrivée du public légitime, empêchant ainsi l’accès aux journalistes et aux sympathisants de l’opposant politique. « À notre arrivée, la salle était déjà remplie. On nous a fait comprendre que la presse et les militants ne pouvaient plus entrer. Mais qui étaient donc ces gens déjà installés ? Quand j’ai demandé à l’un d’eux s’il appartenait à un cabinet d’avocats, il m’a répondu : qu’est-ce qu’un cabinet d’avocats ?. Nous étions face à des inconnus, sans lien avec le dossier », a fustigé Me Diallo.

Une situation qui, selon la défense, remet en cause non seulement la transparence du procès, mais aussi la sécurité physique et morale du prévenu et de ses conseils. « Dans ces conditions, ni nos droits, ni ceux de notre client ne sont garantis », a insisté l’avocat.

À cela s’ajoute une mesure jugée liberticide par les avocats et les journalistes présents : l’interdiction d’accéder à la salle avec des téléphones ou même des blocs-notes pour certains. Une décision jugée inédite et attentatoire aux libertés professionnelles des parties concernées. « On nous a demandé de laisser nos téléphones, nos outils de travail, à l’extérieur. Même les journalistes devaient entrer les mains vides ou juste avec un carnet. Comment rendre compte fidèlement d’une audience publique dans ces conditions ? », s’interroge Me Diallo.

Pour la défense, cette mise en scène vise à détourner la décision précédente du juge qui avait catégoriquement rejeté la demande de huis clos formulée par le parquet général. En saturant la salle de visages inconnus, le parquet aurait, selon les avocats, tenté d’imposer de fait un huis clos déguisé. « Tout cela vise à gagner du temps, à provoquer des incidents pour éviter d’aborder le fond du dossier. Nous avons décidé de ne pas cautionner cette mascarade judiciaire », a tranché Me Diallo.

Face à cette situation, les avocats ont convenu, en accord avec leur client, de boycotter l’audience. Une posture ferme, censée dénoncer ce qu’ils qualifient de dérive procédurale. Selon nos informations, Aliou Bah pourrait toutefois être entendu par la juge audiencière, s’il décide d’exercer son droit à la parole ou au silence.

Le procès d’Aliou Bah, poursuivi pour diffamation et offense au chef de l’État, devient ainsi le théâtre de tensions judiciaires et politiques croissantes. Pour les défenseurs du MoDel, c’est bien plus qu’une affaire de droit : c’est un combat pour la transparence, l’équité et le respect des droits fondamentaux.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Politique : le MoDeL rejette fermement l’implication du MATD dans l’organisation des futures élections https://planete7.info/politique-le-model-rejette-fermement-limplication-du-matd-dans-lorganisation-des-futures-elections/ Sat, 12 Apr 2025 16:03:59 +0000 https://planete7.info/?p=40426 Le Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), malgré la détention de son leader Aliou Bah, ne décolère pas face à l’intention du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) de confier l’organisation des prochaines élections au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD). Ce samedi 12 avril 2025, lors de son assemblée générale […]]]>

Le Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), malgré la détention de son leader Aliou Bah, ne décolère pas face à l’intention du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) de confier l’organisation des prochaines élections au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD).

Ce samedi 12 avril 2025, lors de son assemblée générale hebdomadaire tenue à son siège, le parti a exprimé son opposition sans équivoque à cette option qu’il qualifie d’antidémocratique.

Moïse Diawara, président du bureau national des jeunes et porte-parole du parti, a dénoncé une démarche unilatérale du pouvoir en place : « Nous avons fermement contesté le choix du MATD pour organiser les élections en République de Guinée. Pour nous, il est impératif qu’une structure réellement indépendante prenne en charge ce processus électoral », a-t-il déclaré devant une audience attentive.

Revenant sur l’historique des contributions du MoDeL dans la transition, le porte-parole a rappelé que son parti n’a jamais été écouté malgré ses propositions techniques pour faciliter un retour à l’ordre constitutionnel. Il a notamment évoqué le recensement biométrique de la population, une recommandation longtemps ignorée, mais que l’État commence désormais à considérer.

S’agissant du référendum constitutionnel annoncé par les autorités, Moïse Diawara dénonce un passage en force : « Tout s’est fait dans une opacité totale, sans la moindre concertation avec les partis politiques. Nous n’avons eu ni place à la table des discussions ni droit à la parole. C’est une tentative claire d’imposer une constitution sans consensus national », a-t-il martelé.

Le MoDeL déplore également le climat politique actuel, jugé incompatible avec la tenue d’élections libres et inclusives : détention de leaders politiques, fermeture de médias critiques, et restriction des libertés d’expression et d’association.

Pour le parti d’Aliou Bah, une transition crédible passe impérativement par l’instauration d’un cadre de dialogue franc, l’implication effective des acteurs politiques et civils, ainsi que par la garantie d’un processus électoral transparent, conduit par une autorité électorale indépendante. « Ils savent très bien ce qu’il faut pour instaurer un véritable consensus national. À eux de jouer », conclut Moïse Diawara.

Avec cette déclaration, le MoDeL s’impose une fois encore comme une voix critique et exigeante dans le paysage politique guinéen en transition.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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40426
Procès en appel d’Aliou Bah : entre huis clos et médiatisation, la justice face au dilemme de la transparence https://planete7.info/proces-en-appel-daliou-bah-entre-huis-clos-et-mediatisation-la-justice-face-au-dilemme-de-la-transparence/ Wed, 09 Apr 2025 15:30:47 +0000 https://planete7.info/?p=40300 Le procès en appel d’Aliou Bah, président du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), poursuivi pour « offense et diffamation contre le Chef de l’État par le biais d’un système informatique », a connu un nouveau rebondissement ce mercredi devant la Cour d’Appel de Conakry. L’audience, bien que très attendue, a été brève mais révélatrice d’un bras […]]]>

Le procès en appel d’Aliou Bah, président du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), poursuivi pour « offense et diffamation contre le Chef de l’État par le biais d’un système informatique », a connu un nouveau rebondissement ce mercredi devant la Cour d’Appel de Conakry. L’audience, bien que très attendue, a été brève mais révélatrice d’un bras de fer symbolique entre le ministère public et la défense autour de la nature publique ou confidentielle des débats.

Au cœur de l’audience, deux visions diamétralement opposées : celle du parquet, représenté par Fallou Doumbouya, qui a sollicité la tenue d’un huis clos pour « préserver la sérénité des débats » après la diffusion d’extraits d’audience sur les réseaux sociaux et un incident impliquant un procureur ; et celle des avocats de la défense, farouchement opposés à toute forme d’opacité.

Pour la défense d’Aliou Bah, cette demande de huis clos constitue une entrave injustifiée à la transparence judiciaire. « Aucun procès pour offense au Chef de l’État n’a jamais été tenu à huis clos dans ce pays », ont-ils argumenté. Mieux, ils estiment que c’est précisément l’absence de médiatisation officielle qui a favorisé les dérives relevées par le parquet. D’où leur propre requête : permettre l’accès de la presse pour éviter la désinformation.

La présidente de la chambre correctionnelle, Hadja Fatou Bangoura, a tranché : ni huis clos, ni médiatisation. En rejetant les deux demandes, la Cour a préféré maintenir le statu quo, renvoyant le dossier au 16 avril pour la reprise des débats, qui pourraient cette fois aborder le fond de l’affaire.

Au-delà de la simple procédure judiciaire, ce procès soulève des enjeux fondamentaux. Comment juger des propos tenus par un opposant politique sans porter atteinte à la liberté d’expression ? Jusqu’où peut-on invoquer la sérénité des débats sans empiéter sur le droit du public à être informé ? Le rejet de la médiatisation pourrait alimenter les soupçons de procès politique, alors que la défense insiste sur la nécessité d’un débat ouvert, assumé, et ancré dans le respect des droits fondamentaux.

En attendant le 16 avril, l’affaire Aliou Bah reste suspendue, comme une ligne de fracture entre deux conceptions de la justice : l’une, soucieuse de maîtriser la communication ; l’autre, déterminée à en faire un levier de vérité.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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