Ministère de la Justice – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Fri, 16 Oct 2026 22:29:22 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Ministère de la Justice – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Décret : un nouveau dispositif pour renforcer le contrôle des chantiers judiciaires et pénitentiaires https://planete7.info/decret-un-nouveau-dispositif-pour-renforcer-le-controle-des-chantiers-judiciaires-et-penitentiaires/ Fri, 16 Oct 2026 22:25:00 +0000 https://planete7.info/?p=66232 Par un décret signé ce vendredi 16 octobre 2026, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a fixé les attributions, l’organisation et le fonctionnement du Service national des infrastructures judiciaires et pénitentiaires (SNIJP). Rattachée au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, cette structure est chargée de piloter les projets de construction, de […]]]>

Par un décret signé ce vendredi 16 octobre 2026, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a fixé les attributions, l’organisation et le fonctionnement du Service national des infrastructures judiciaires et pénitentiaires (SNIJP). Rattachée au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, cette structure est chargée de piloter les projets de construction, de rénovation et d’équipement des infrastructures du secteur, avec une attention particulière portée au respect des normes, des délais et des coûts.

Les chantiers judiciaires et pénitentiaires disposent désormais d’une structure spécifiquement chargée de leur planification et de leur suivi technique. En signant le décret D/2026/0310/PRG/SGG, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a officialisé la création du cadre organisationnel du Service national des infrastructures judiciaires et pénitentiaires (SNIJP), appelé à jouer un rôle central dans la gestion des investissements immobiliers du secteur de la justice.

Placée sous la tutelle du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, cette entité bénéficie d’un niveau hiérarchique équivalent à celui d’une direction de l’administration centrale. Sa mission couvre l’ensemble du cycle des projets d’infrastructures judiciaires et pénitentiaires, depuis les études préalables jusqu’au suivi des travaux, en passant par la planification, la rénovation, la réhabilitation, l’entretien et l’équipement.

Au cœur des attributions du SNIJP figure une exigence : veiller à ce que les travaux engagés répondent aux normes techniques et environnementales, tout en respectant les délais et les budgets prévus.

Le service devra notamment contribuer à l’élaboration des stratégies et des programmes d’investissement, participer à la passation des marchés publics liés aux infrastructures et assurer la supervision ainsi que l’évaluation des projets. Il prendra également part à la réception technique des travaux, une étape importante pour vérifier leur conformité aux exigences définies.

Au-delà des nouvelles constructions, ses responsabilités concernent aussi les infrastructures déjà existantes. Le décret lui confie le recensement et la préservation du patrimoine bâti et non bâti du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme. Il devra également veiller à l’entretien et à la maintenance des équipements, afin de favoriser leur conservation et leur utilisation dans la durée.

Cette mission place la gestion du patrimoine immobilier au centre du dispositif. Elle vise à inscrire les investissements dans une logique de planification et de suivi, plutôt que de limiter l’intervention du service à la seule réalisation des travaux.

Pour remplir ses missions, le SNIJP s’appuiera sur deux départements techniques aux responsabilités complémentaires.

Le département Études et Planification sera chargé des études de faisabilité, des études architecturales et techniques, ainsi que de l’élaboration des normes de construction. Il devra également identifier de nouveaux projets, préparer les dossiers d’études et apporter un appui technique aux procédures de passation des marchés.

Le département Travaux et Suivi interviendra davantage dans la phase opérationnelle. Il sera chargé de suivre les chantiers de construction, de rénovation et d’entretien, de vérifier le respect des normes techniques et d’évaluer l’exécution des projets et programmes. Il devra aussi recenser les besoins en équipements judiciaires et pénitentiaires et suivre la mise en œuvre des programmes correspondants.

Cette organisation distingue ainsi la préparation et la planification des projets de leur exécution et de leur suivi technique. Elle doit permettre de mieux répartir les responsabilités et de renforcer la coordination des interventions.

Le dispositif prévoit également une cellule des affaires financières, chargée de préparer le budget du service, d’exécuter les crédits qui lui sont alloués en coordination avec les services financiers du ministère et de produire les rapports financiers correspondants.

L’organisation du SNIJP ne se limite pas à l’administration centrale. Le décret prévoit la mise en place d’antennes régionales, qui constitueront ses services déconcentrés.

Cette présence territoriale doit permettre au service d’assurer le suivi des infrastructures au-delà de Conakry et de disposer d’informations régulières sur leur état et sur l’évolution des travaux. Le département Travaux et Suivi sera notamment chargé de collecter et de traiter périodiquement les données relatives aux infrastructures judiciaires et pénitentiaires.

Sur le plan administratif, le service sera dirigé par un directeur nommé par décret sur proposition du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Il sera assisté d’un directeur adjoint, nommé dans les mêmes conditions. Les chefs de département seront désignés par arrêté, tandis que les chefs de cellule et les responsables des antennes régionales seront nommés par décision ministérielle, sur proposition du directeur du SNIJP.

Le personnel pourra être composé de fonctionnaires et de contractuels de droit public. Le service pourra également bénéficier de financements provenant de partenaires techniques et financiers, sous réserve de leur versement dans un compte spécial ou dans des budgets annexes, conformément au décret.

Avec ce texte, les autorités définissent un cadre institutionnel consacré à la gestion des infrastructures judiciaires et pénitentiaires. La nouvelle structure disposera de compétences couvrant la planification, les études techniques, le suivi des chantiers, la gestion des équipements et la préservation du patrimoine immobilier.

Toutefois, l’efficacité de ce dispositif dépendra de sa mise en œuvre concrète, notamment de la désignation de ses responsables, de la mobilisation des ressources nécessaires et de la coordination avec les autres services du ministère.

Le décret fixe les responsabilités et l’organisation du SNIJP, mais ne précise pas, dans les dispositions présentées, le calendrier de déploiement des antennes régionales ni les objectifs chiffrés des futurs programmes de construction et de rénovation.

Le texte prend effet dès sa signature et abroge toute disposition antérieure contraire. Il devra être enregistré et publié au Journal officiel de la République.

Reste désormais à traduire cette architecture administrative en actions concrètes sur le terrain, afin que les missions confiées au SNIJP se traduisent par une meilleure planification des investissements et un suivi plus rigoureux des infrastructures judiciaires et pénitentiaires en Guinée.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
66232
Kankan : le garde des Sceaux brandit la menace de sanctions contre les magistrats défaillants https://planete7.info/kankan-le-garde-des-sceaux-brandit-la-menace-de-sanctions-contre-les-magistrats-defaillants/ Fri, 09 Oct 2026 22:32:42 +0000 https://planete7.info/?p=65859 En mission dans le ressort de la cour d’appel de Kankan, ce vendredi 9 octobre 2026, le ministre de la Justice, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a fermement appelé les magistrats à mettre fin aux lenteurs judiciaires et aux manquements professionnels. Il a également annoncé un projet de création de trois nouvelles cours d’appel pour rapprocher […]]]>

En mission dans le ressort de la cour d’appel de Kankan, ce vendredi 9 octobre 2026, le ministre de la Justice, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a fermement appelé les magistrats à mettre fin aux lenteurs judiciaires et aux manquements professionnels. Il a également annoncé un projet de création de trois nouvelles cours d’appel pour rapprocher davantage la justice des justiciables.

Le ton est donné : les manquements aux obligations professionnelles ne resteront plus sans réponse. En déplacement à Kankan, le ministre de la Justice, garde des Sceaux et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a adressé un avertissement ferme aux magistrats, les exhortant à accélérer le traitement des dossiers et à assumer pleinement leurs responsabilités.

Cette mise en garde est intervenue lors d’une rencontre avec les acteurs judiciaires de la préfecture, au cours de laquelle plusieurs difficultés entravant le bon fonctionnement des juridictions ont été exposées. Parmi les préoccupations soulevées figurent le manque de personnel, l’insuffisance des équipements et les retards enregistrés dans le traitement des procédures.

Au cours de sa visite, le garde des Sceaux s’est également rendu à la maison d’arrêt de Kankan, au tribunal de première instance (TPI) ainsi qu’à la cour d’appel. Ces déplacements lui ont permis de s’enquérir des conditions de détention et de travail des acteurs de la chaîne judiciaire.

Présentant la situation de sa juridiction, le premier président de la cour d’appel de Kankan, Simon Pierre Lamah, a fait état de 238 dossiers jugés sur les 379 reçus depuis le début de l’année 2026.

Malgré ces résultats, le fonctionnement de la cour reste confronté à plusieurs contraintes. Simon Pierre Lamah a notamment déploré l’insuffisance de chambres correctionnelles et le déficit de greffiers. La juridiction ne dispose que de cinq greffiers pour quinze magistrats, une situation qu’il estime contraire aux exigences légales.

Le responsable judiciaire a également attiré l’attention sur les difficultés rencontrées par les justiciables pour suivre leurs procédures en appel. L’éloignement de la juridiction et le manque de moyens financiers conduisent certains d’entre eux à abandonner leurs démarches.

À ces obstacles s’ajoutent les frais de transport judiciaire jugés excessifs ainsi que les absences non autorisées de certains responsables judiciaires, autant de difficultés qui affectent le fonctionnement des services et la célérité des procédures.

La cour dispose néanmoins d’un groupe électrogène de 100 kVA et organise des audiences criminelles chaque semaine, selon les précisions fournies par son premier président.

Face aux difficultés exposées, Ibrahima Sory 2 Tounkara a annoncé un projet de création de trois nouvelles cours d’appel, notamment à N’Zérékoré, à Labé et une cour d’appel de commerce. Cette initiative, envisagée par le président de la République, vise à rapprocher les juridictions des citoyens et à faciliter l’accès à la justice.

Le ministre a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de réduire les lenteurs judiciaires et d’assurer un meilleur suivi des procédures, particulièrement au niveau des cours d’appel.

« Il ne faut pas que la cour d’appel soit le cimetière des procédures. Soyez donc proactifs dans le traitement des dossiers », a-t-il lancé aux magistrats, les invitant à accélérer l’examen des affaires et à programmer régulièrement les audiences criminelles.

Au-delà des difficultés matérielles et humaines, le garde des Sceaux a tenu à rappeler que les contraintes auxquelles les juridictions sont confrontées ne sauraient justifier les manquements aux obligations professionnelles.

Sur ce point, le ministre a affiché une position ferme, prévenant que les magistrats qui ne remplissent pas correctement leurs missions s’exposeraient à des mesures disciplinaires prévues par les textes en vigueur.

« On ne va plus hésiter à sanctionner le magistrat qui ne fera pas bien son travail », a-t-il averti.

À travers cette déclaration, Ibrahima Sory 2 Tounkara entend mettre l’accent sur la responsabilité individuelle des acteurs judiciaires et sur la nécessité de garantir un traitement diligent des dossiers.

Le ministre a enfin réaffirmé la volonté des autorités d’améliorer les conditions de travail des professionnels de la justice. Un double enjeu se dessine ainsi pour les juridictions de Kankan : renforcer leurs capacités opérationnelles et veiller au respect des obligations professionnelles afin de rendre la justice plus accessible et plus efficace.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
65859
Guinée : les 217 bénéficiaires de la grâce présidentielle soumis à un programme de réinsertion de 45 jours https://planete7.info/guinee-les-217-beneficiaires-de-la-grace-presidentielle-soumis-a-un-programme-de-reinsertion-de-45-jours/ Wed, 07 Oct 2026 16:51:56 +0000 https://planete7.info/?p=65676 Les 217 personnes graciées le 2 octobre dernier devront suivre un stage obligatoire d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion. Le dispositif, fixé par un arrêté conjoint signé le 5 octobre 2026 par les ministères de la Justice et de la Défense nationale, s’étendra sur 45 jours. Après la décision de grâce présidentielle, le […]]]>

Les 217 personnes graciées le 2 octobre dernier devront suivre un stage obligatoire d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion. Le dispositif, fixé par un arrêté conjoint signé le 5 octobre 2026 par les ministères de la Justice et de la Défense nationale, s’étendra sur 45 jours.

Après la décision de grâce présidentielle, le gouvernement guinéen précise désormais les conditions devant accompagner le retour des bénéficiaires à la vie sociale. Le nouveau dispositif prévoit un programme structuré autour de la formation civique, de l’accompagnement social et de la préparation à la réinsertion.

Pendant 45 jours, les bénéficiaires seront soumis à un encadrement destiné notamment à renforcer leur connaissance des droits et devoirs républicains ainsi que leur compréhension des institutions nationales. Le programme doit également contribuer à préparer leur retour dans leurs familles, leurs communautés et le monde professionnel.

La prévention de la récidive figure également parmi les objectifs annoncés par les autorités. Pour le ministère de la Justice, ce mécanisme doit permettre d’accompagner la mesure de clémence présidentielle par un dispositif responsabilisant, avec l’ambition de favoriser une réintégration durable tout en prenant en compte les impératifs de sécurité publique.

L’arrêté conjoint institue une Commission de coordination (CMC), placée sous la tutelle directe du garde des Sceaux et du ministre délégué à la Défense nationale.

Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme sera chargé de concevoir et de superviser le volet pédagogique du programme. Il devra également assurer le suivi administratif et social des stagiaires, fournir les tenues et équipements nécessaires et délivrer les attestations sanctionnant l’accomplissement du stage.

Le département de la Justice prendra par ailleurs en charge l’intégralité des dépenses liées au programme sur son propre budget.

Le ministère de la Défense nationale interviendra, pour sa part, dans l’organisation pratique du dispositif. Il devra notamment mettre à disposition les sites d’accueil et apporter son appui en matière de logistique, d’encadrement et de sécurité.

Avec ce dispositif, le gouvernement entend ainsi donner un cadre précis à la réinsertion des 217 bénéficiaires de la grâce présidentielle, en faisant du retour à la vie sociale une étape accompagnée et encadrée.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
65676
Kindia : Ibrahima Sory 2 Tounkara engagé à « redorer le blason de la justice guinéenne » https://planete7.info/kindia-ibrahima-sory-2-tounkara-engage-a-redorer-le-blason-de-la-justice-guineenne/ Wed, 11 Feb 2026 18:15:47 +0000 https://planete7.info/?p=51385 En mission de terrain ce mercredi 11 février 2026 à Kindia, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a réaffirmé sa volonté de conduire une réforme en profondeur du système judiciaire guinéen. De la rencontre avec le personnel du tribunal au constat alarmant à la maison centrale, en […]]]>

En mission de terrain ce mercredi 11 février 2026 à Kindia, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a réaffirmé sa volonté de conduire une réforme en profondeur du système judiciaire guinéen. De la rencontre avec le personnel du tribunal au constat alarmant à la maison centrale, en passant par l’inspection du palais de justice inachevé, le garde des Sceaux a dressé un diagnostic sans complaisance et annoncé des actions imminentes.

Cette visite, placée sous le signe de la proximité et de l’écoute, a débuté au tribunal de première instance de Kindia, où le ministre a échangé directement avec les magistrats et les agents judiciaires. Très attaché à la cité des agrumes, Ibrahima Sory 2 Tounkara n’a pas dissimulé son émotion en rappelant ses liens personnels avec la ville.

« Kindia représente beaucoup pour moi. J’y ai commencé mes études universitaires, à l’université de Foulayah. Il me tenait à cœur de débuter cette mission par le tribunal, afin de rencontrer le personnel et de leur exposer ma vision », a-t-il confié.

Devant ses collaborateurs, le ministre a insisté sur la nécessité de restaurer l’autorité, la crédibilité et l’efficacité de l’institution judiciaire, qu’il considère comme un pilier fondamental de l’État de droit.

La délégation ministérielle s’est ensuite rendue à la maison centrale de Kindia, où le constat s’est révélé particulièrement préoccupant. Conditions de détention dégradées, promiscuité, manque d’équipements de base : la situation des détenus interpelle.

« Ce que j’ai vu est alarmant. Les détenus vivent dans des conditions vraiment précaires », a déploré le ministre.

La situation sanitaire est tout aussi critique. L’infirmerie de l’établissement, censée assurer les premiers soins, est quasiment dépourvue de matériel médical.

« Le centre médical n’a pratiquement rien. Cela me préoccupe énormément », a-t-il ajouté.

Dernière étape de la visite : le chantier du nouveau palais de justice de Kindia, dont les travaux sont à l’arrêt depuis plusieurs années. Une infrastructure censée symboliser la modernisation de la justice, mais qui demeure inachevée.

« Ce palais est en chantier depuis belle lurette. Même lorsque j’étais à Mamou, on en parlait déjà. Et jusqu’à aujourd’hui, rien n’est terminé », a constaté le garde des Sceaux.

Face à ces multiples défis, le ministre se veut déterminé et combatif.

« Nous allons nous battre pour redorer le blason de la justice guinéenne », a-t-il martelé.

Il a par ailleurs rappelé la vision du chef de l’État, le président de la République, en matière de gouvernance et de modernisation de l’administration publique.

« Le président est un visionnaire. Il veut une administration moderne, avec des palais de justice dignes de ce nom et des établissements pénitentiaires respectueux de la dignité humaine », a-t-il souligné.

Affirmant que son département n’a désormais « plus droit à l’erreur », Ibrahima Sory 2 Tounkara assure que des mesures concrètes seront engagées dans les prochains jours.

« Nous avons retroussé les manches. Nous sommes venus sur le terrain pour faire le constat, afin de mettre en œuvre notre feuille de route et nos différentes missions », a-t-il conclu.

Cette visite à Kindia marque ainsi une étape importante dans la politique de proximité prônée par le ministère de la Justice, avec pour objectif affiché de restaurer durablement la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire guinéenne.

 

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
51385
Justice guinéenne : entre attentes élevées et vigilance après la nomination d’Ibrahima Sory II Tounkara https://planete7.info/justice-guineenne-entre-attentes-elevees-et-vigilance-apres-la-nomination-dibrahima-sory-ii-tounkara/ Fri, 06 Feb 2026 16:38:32 +0000 https://planete7.info/?p=51155 La désignation du magistrat Ibrahima Sory II Tounkara au poste de ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, continue de susciter de nombreuses réactions au sein de la corporation judiciaire guinéenne. Parmi les voix les plus attendues, celle de Maître Théodore Michel Loua, avocat au barreau de Guinée, se distingue […]]]>

La désignation du magistrat Ibrahima Sory II Tounkara au poste de ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, continue de susciter de nombreuses réactions au sein de la corporation judiciaire guinéenne. Parmi les voix les plus attendues, celle de Maître Théodore Michel Loua, avocat au barreau de Guinée, se distingue par un mélange de satisfaction mesurée et d’exigences fermes à l’égard du nouveau chef du département de la Justice.

Joint par notre correspondant à N’Zérékoré, ce jeudi 5 février 2026, l’avocat estime que cette nomination repose avant tout sur un parcours professionnel solide et une expérience avérée dans des dossiers sensibles. Pour lui, le choix porté sur Ibrahima Sory II Tounkara pourrait marquer un tournant pour une justice guinéenne en quête de crédibilité, d’indépendance et de réconciliation avec les citoyens.

Maître Loua dit accueillir favorablement l’arrivée du nouveau ministre, qu’il affirme bien connaître pour l’avoir côtoyé dans plusieurs contextes judiciaires d’envergure.

« Je suis satisfait de la nomination d’un jeune magistrat que j’ai eu l’occasion de suivre et d’observer dans sa pratique. Je l’ai vu à l’œuvre lors des audiences criminelles, notamment dans le dossier du 28 septembre, mais aussi lorsqu’il présidait le tribunal de première instance de Macenta. C’est un magistrat calme, rigoureux, doté d’une certaine sagesse dans sa manière de conduire les débats », témoigne-t-il.

L’avocat estime que ces qualités personnelles et professionnelles constituent un socle encourageant pour la conduite du département de la Justice. Mais il prévient : cette étape marque surtout l’entrée dans une phase autrement plus complexe.

Pour Maître Loua, la principale épreuve pour le nouveau ministre réside dans le changement de posture : quitter la robe du juge pour endosser la responsabilité politique.

« Juger un dossier et conduire une politique pénale sont deux exercices fondamentalement différents. En tant que ministre, il sera désormais comptable des orientations du gouvernement. La vraie question est de savoir s’il saura résister lorsque ces orientations entreront en contradiction avec la loi », souligne-t-il.

L’avocat rappelle que cette fonction constitue un test majeur d’intégrité, citant Abraham Lincoln :

« Pour connaître la personnalité d’un homme, il faut le mettre face à l’argent et au pouvoir. »

Selon lui, Ibrahima Sory II Tounkara devra préserver son indépendance intellectuelle, refuser toute instrumentalisation politique de la justice et s’opposer à toute instruction manifestement illégale, s’il veut rester fidèle à son image d’homme de droit.

Au-delà des discours, Maître Loua attend surtout des résultats tangibles, notamment sur le terrain sensible des droits humains et de la lutte contre l’impunité.

« Sera-t-il en mesure de faire engager des poursuites pour des violations graves des droits de l’homme connues de tous mais restées sans suite judiciaire ? Je pense notamment aux événements de Zogota depuis 2013, ou encore à ceux du 1er décembre à N’Zérékoré », interroge-t-il.

L’avocat évoque également des pratiques toujours dénoncées par les organisations de défense des droits humains, telles que les disparitions forcées, les arrestations arbitraires et les détentions illégales.

Pour lui, la crédibilité du nouveau ministre se mesurera à sa capacité à faire appliquer la loi sans distinction de statut, de fonction ou d’appartenance politique.

« Il ne peut y avoir de justice crédible sans égalité devant la loi. Tous les citoyens doivent être traités de la même manière », insiste-t-il.

Dans un contexte marqué par une défiance persistante envers l’institution judiciaire, la nomination d’Ibrahima Sory II Tounkara suscite à la fois espoir et prudence. L’opinion publique, tout comme les professionnels du droit, attend désormais des signaux forts à travers les premières décisions du nouveau ministre.

Plus que les intentions, ce sont les actes, la cohérence des choix et la capacité à résister aux pressions politiques qui détermineront si cette nomination incarnera réellement l’amorce d’une justice plus indépendante, plus équitable et plus proche des citoyens.

 

Pépé Blaise Théa, correspondant à N’zérékoré pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
51155
Référendum du 21 septembre : le ministre de la Justice mobilise les magistrats pour présider les CACV https://planete7.info/referendum-du-21-septembre-le-ministre-de-la-justice-mobilise-les-magistrats-pour-presider-les-cacv/ Mon, 08 Sep 2025 17:23:39 +0000 https://planete7.info/?p=45894 À travers une circulaire en date du 8 septembre 2025, le Garde des Sceaux, Yaya Kairaba Kaba, a enjoint l’ensemble des magistrats à se rendre disponibles pour assurer la présidence des Commissions Administratives de Centralisation des Votes (CACV). Il les exhorte à faire preuve de discipline et de responsabilité afin de garantir le bon déroulement […]]]>

À travers une circulaire en date du 8 septembre 2025, le Garde des Sceaux, Yaya Kairaba Kaba, a enjoint l’ensemble des magistrats à se rendre disponibles pour assurer la présidence des Commissions Administratives de Centralisation des Votes (CACV). Il les exhorte à faire preuve de discipline et de responsabilité afin de garantir le bon déroulement du scrutin référendaire.

Ci dessous la circulaire :

]]>
45894
Meurtre d’Adama Konaté à Kankan : Le ministre de la Justice promet une réponse ferme et exemplaire https://planete7.info/meurtre-dadama-konate-a-kankan-le-ministre-de-la-justice-promet-une-reponse-ferme-et-exemplaire/ Fri, 21 Mar 2025 21:56:46 +0000 https://planete7.info/?p=39587 La ville de Kankan est sous le choc après le meurtre brutal d’Adama Konaté, survenu dans l’après-midi du jeudi 20 mars 2025. Poignardée mortellement par Bangaly Traoré, cette femme d’une quarantaine d’années a succombé à un crime que le ministre de la Justice, Yaya Kairaba Kaba, qualifie de « féminicide d’une gravité extrême ». Face […]]]>

La ville de Kankan est sous le choc après le meurtre brutal d’Adama Konaté, survenu dans l’après-midi du jeudi 20 mars 2025. Poignardée mortellement par Bangaly Traoré, cette femme d’une quarantaine d’années a succombé à un crime que le ministre de la Justice, Yaya Kairaba Kaba, qualifie de « féminicide d’une gravité extrême ». Face à l’indignation suscitée par ce drame, le garde des Sceaux assure que la justice sera rendue avec la plus grande fermeté.

Dans une déclaration empreinte de détermination, le ministre Kaba a affirmé que des instructions strictes ont été données au parquet d’instance et au parquet général pour que l’affaire soit traitée avec rigueur et célérité. « Le présumé auteur, Bangaly Traoré, a été immédiatement interpellé et placé sous main de justice. Une information judiciaire a été ouverte afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cet acte odieux », a-t-il précisé.

Le ministre a également exigé un rapport détaillé sur l’évolution de l’enquête, soulignant que l’État ne tolérera aucune impunité dans cette affaire. « La justice sera rendue avec la plus grande fermeté, dans le respect des principes de droit et des valeurs qui fondent notre République », a-t-il martelé.

Ce crime, survenu en plein jour dans une ville à forte tradition religieuse, relance une fois de plus le débat sur la recrudescence des violences faites aux femmes en Guinée. Pour le ministre de la Justice, ce drame est un signal d’alarme qui interpelle toute la société. « Nous devons lutter avec une détermination sans faille contre toutes les formes de violences faites aux femmes. Ce féminicide ne doit pas rester un simple fait divers, mais un rappel de notre responsabilité collective à éradiquer ces atrocités », a-t-il insisté.

Alors que l’enquête suit son cours, les regards sont désormais tournés vers la justice guinéenne, appelée à poser un acte fort contre l’impunité et à envoyer un message clair à tous ceux qui s’en prennent à l’intégrité et à la vie des femmes.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

]]>
39587
Visite surprise du Garde des Sceaux à Dubréka : Vers une Réforme Judiciaire et Carcérale pour une Justice Moderne et Humaine https://planete7.info/visite-surprise-du-garde-des-sceaux-a-dubreka-vers-une-reforme-judiciaire-et-carcerale-pour-une-justice-moderne-et-humaine/ Sat, 01 Mar 2025 00:42:06 +0000 https://planete7.info/?p=38822 Le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Yaya Kaïraba KABA, a effectué une visite inopinée ce vendredi 28 février 2025 sur deux importants chantiers à Dubréka. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la réforme du système judiciaire et carcéral en Guinée, visant à améliorer les conditions de travail des acteurs judiciaires […]]]>

Le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Yaya Kaïraba KABA, a effectué une visite inopinée ce vendredi 28 février 2025 sur deux importants chantiers à Dubréka. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la réforme du système judiciaire et carcéral en Guinée, visant à améliorer les conditions de travail des acteurs judiciaires et à garantir des conditions de détention dignes pour les prisonniers.

La première étape de la visite a conduit le ministre sur le chantier du Palais de Justice de Dubréka, un projet d’envergure destiné à remplacer les bâtiments actuels des tribunaux de la préfecture. À l’heure actuelle, plusieurs tribunaux sont installés dans des locaux privés, une situation jugée inacceptable par le Garde des Sceaux. « Il faudra restituer à la justice sa dignité. Il est inadmissible de comprendre qu’un propriétaire réclame le paiement des loyers des loyers des tribunaux », a-t-il déclaré lors de sa visite.

Les travaux sur ce chantier ont progressé à hauteur de 25 %, avec un taux de décaissement de 20 %. Le bâtiment, qui comprendra 40 bureaux, six salles d’audience et 17 toilettes réparties sur trois niveaux, devrait être livré dans un délai de huit mois, sous réserve de financement régulier. Ce nouveau Palais de Justice aura pour vocation de moderniser les infrastructures judiciaires et de fournir un environnement de travail adéquat aux magistrats et autres acteurs du système judiciaire.

Le ministre s’est ensuite rendu sur le chantier du futur centre pénitentiaire de Yorokoguiyah, un projet phare visant à répondre à la problématique de la surpopulation des prisons guinéennes. Ce centre, d’une capacité de 3 000 détenus, sera une infrastructure moderne comprenant quatre blocs de détention de trois niveaux, des miradors renforçant la sécurité, ainsi que des espaces dédiés à la réinsertion sociale des prisonniers, avec des centres de formation et des ateliers pratiques.

Abdoulaye KEITA, directeur du projet, a précisé que la prison sera équipée d’une clôture de 10 mètres de hauteur, sécurisée par des grillages et des barbelés. « Ce sera l’une des prisons les plus modernes de la sous-région », a ajouté Souleymane Kadiatou CAMARA, Directeur National des Infrastructures Judiciaires et Pénitentiaires.

Ce projet s’inscrit dans une démarche plus large visant à réformer le système pénitentiaire guinéen et à améliorer les conditions de détention, particulièrement en réponse à la surpopulation carcérale, exacerbée par des événements tels que l’explosion du dépôt de carburant de Coronthie.

Lors de son passage à la maison d’arrêt de Dubréka, Yaya Kaïraba KABA a échangé avec certains détenus sur leurs conditions de détention. À la suite de ces échanges, il a ordonné une fouille systématique des cellules, donnant lieu à la saisie de plusieurs objets illégaux, dont des boucles de chanvre indien, 34 téléphones portables et divers objets contondants. Cette opération témoigne des défis sécuritaires persistants au sein des établissements pénitentiaires et de l’engagement du ministère à renforcer la sécurité en milieu carcéral.

Cette visite surprise du ministre de la Justice illustre la volonté des autorités guinéennes de réformer en profondeur le système judiciaire et pénitentiaire du pays. Avec des projets tels que le nouveau Palais de Justice de Dubréka et le centre pénitentiaire de Yorokoguiyah, l’État entend offrir aux magistrats un cadre de travail moderne et garantir aux détenus des conditions de détention respectueuses de leurs droits humains.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

]]>
38822