Migration irrégulière – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 12 Aug 2026 23:11:26 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Migration irrégulière – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Journée internationale de la jeunesse : Abdoulaye Souaré invite les jeunes à croire en leur avenir en Guinée https://planete7.info/journee-internationale-de-la-jeunesse-abdoulaye-souare-invite-les-jeunes-a-croire-en-leur-avenir-en-guinee/ Wed, 12 Aug 2026 23:09:55 +0000 https://planete7.info/?p=61537 À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée ce mercredi 12 août 2026 autour du thème « Des réalités différentes, une même ambition, construire ensemble notre avenir », le président du Conseil régional des jeunes de Kankan, Abdoulaye Souaré, a lancé un appel à la jeunesse guinéenne. Face aux défis de l’emploi, de […]]]>

À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée ce mercredi 12 août 2026 autour du thème « Des réalités différentes, une même ambition, construire ensemble notre avenir », le président du Conseil régional des jeunes de Kankan, Abdoulaye Souaré, a lancé un appel à la jeunesse guinéenne. Face aux défis de l’emploi, de la migration irrégulière et de la participation citoyenne, il exhorte les jeunes à croire davantage aux opportunités offertes par leur pays et à prendre une part active à sa transformation.

Dans un contexte marqué par la persistance de la migration irrégulière, Abdoulaye Souaré invite les jeunes à reconsidérer l’exil comme solution à leurs difficultés. Pour lui, les dangers liés aux traversées du désert et de la Méditerranée devraient pousser la jeunesse à explorer davantage les possibilités qui existent en Guinée.

« On doit accepter de s’adapter à nos propres réalités. Parce que si aujourd’hui les jeunes migrent vers l’Occident, les jeunes risquent leur vie sur la Méditerranée et le désert. Ils sont à la recherche d’une vie meilleure. Pour nous, la meilleure vie se trouve ailleurs, pourtant il y a une meilleure vie ici, mais on n’arrive pas à s’adapter à nos propres réalités. C’est ça le gros problème », a-t-il déclaré.

Pour le responsable de la jeunesse à Kankan, la Guinée dispose pourtant de nombreux secteurs dans lesquels les jeunes peuvent entreprendre, créer de la richesse et construire leur avenir. Il cite notamment l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’artisanat, tout en insistant sur l’importance du numérique dans un monde en pleine mutation.

« On peut faire l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’artisanat en Guinée et puis réussir dedans. On peut aussi s’adapter à l’évolution du monde actuel, c’est-à-dire le monde numérique et réussir sur place. Il y a plein de potentialités, plein de ressources chez nous, mais par manque d’adaptation, on n’arrive pas à comprendre ces différentes opportunités qui nous sont offertes », a-t-il souligné.

Au-delà de la responsabilité individuelle des jeunes, Abdoulaye Souaré estime toutefois que leur maintien en Guinée passe également par la création d’un environnement favorable à leur épanouissement. Il plaide ainsi pour davantage d’écoute, de responsabilisation et d’implication de la jeunesse dans les processus de décision.

Selon lui, les politiques publiques doivent davantage intégrer les aspirations de la nouvelle génération afin de lui permettre de se projeter dans l’avenir sans être contrainte de chercher ailleurs les conditions de sa réussite.

« Il faut envisager des systèmes qui peuvent maintenir ces jeunes en créant un environnement sain et propice, associer ces jeunes aux instances de prise de décision. Pour aller plus loin, il faut écouter les jeunes. On a notre mot à dire, il faut nous responsabiliser. Là, ça va nous permettre d’être l’avenir escompté de cette nation », a-t-il ajouté.

À travers ce message, le président du Conseil régional des jeunes de Kankan met en avant une conviction : la jeunesse guinéenne ne doit pas seulement être considérée comme la relève de demain, mais comme un acteur à part entière du développement du pays aujourd’hui. Entre valorisation des potentialités nationales, adaptation aux nouvelles réalités économiques et implication dans la gouvernance, il appelle à faire de la jeunesse une véritable force de transformation de la Guinée.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

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Kindia : Amadou Oury Bah lance les travaux des ERAM et insiste sur la formation des jeunes https://planete7.info/kindia-amadou-oury-bah-lance-les-travaux-des-eram-et-insiste-sur-la-formation-des-jeunes/ Sat, 18 Apr 2026 15:04:21 +0000 https://planete7.info/?p=54015 Le gouvernement guinéen franchit un cap dans sa politique de formation professionnelle. En déplacement à Kindia ce samedi 18 avril 2026, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a procédé à la pose de la première pierre des Écoles régionales des arts et métiers (ERAM) de Kindia et de Mamou, marquant une nouvelle avancée dans le […]]]>

Le gouvernement guinéen franchit un cap dans sa politique de formation professionnelle. En déplacement à Kindia ce samedi 18 avril 2026, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a procédé à la pose de la première pierre des Écoles régionales des arts et métiers (ERAM) de Kindia et de Mamou, marquant une nouvelle avancée dans le déploiement d’un programme national dédié à la qualification des jeunes.

Présentée comme l’aboutissement d’un vaste chantier engagé à l’échelle nationale, cette initiative vise à doter le pays d’infrastructures modernes capables de répondre aux défis de l’emploi. Pour le chef du gouvernement, cette étape consacre la fin d’un cycle axé sur la construction des centres et ouvre désormais une phase décisive centrée sur la qualité de la formation.

« Nous ne sommes plus dans la promesse, mais dans la concrétisation d’un processus arrivé à maturité », a-t-il déclaré, soulignant que l’enjeu se déplace désormais vers l’amélioration des contenus pédagogiques, du niveau de recrutement et de l’encadrement technique.

Dans un contexte où près de 80 % de la population est composée de jeunes, Amadou Oury Bah a insisté sur l’urgence d’adapter les dispositifs de formation aux réalités du marché du travail. L’objectif est clair : offrir à cette frange majoritaire des compétences concrètes favorisant leur insertion socio-professionnelle.

Le Premier ministre a également mis en avant la nécessité de valoriser le capital humain comme levier de développement, en permettant à chaque jeune d’acquérir un métier et une qualification. : « Le développement du capital humain, c’est s’intéresser à l’humain en tant que facteur de production. Il faut qu’il sache travailler, qu’il ait un métier, qu’il puisse être qualifié ».

Au-delà de la formation technique, cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de transformation du système éducatif guinéen, incluant le développement d’écoles d’ingénieurs et le renforcement des partenariats internationaux.

S’adressant directement à la jeunesse, le chef du gouvernement a lancé un message sans équivoque : « La formation de qualité est désormais accessible en Guinée ». Une manière d’encourager les jeunes à croire en les opportunités locales.

Enfin, évoquant la situation de nombreux Guinéens en migration irrégulière, il a assuré que ces nouvelles infrastructures pourraient constituer des alternatives crédibles à leur retour, en leur offrant des perspectives de formation et d’insertion durables.

Avec le lancement des ERAM de Kindia et Mamou, les autorités entendent ainsi consolider les bases d’un système de formation plus inclusif, orienté vers l’emploi et adapté aux défis économiques du pays.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info 

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Bonfi : colère et détresse après le naufrage en Mauritanie — les familles implorent le gouvernement d’agir https://planete7.info/bonfi-colere-et-detresse-apres-le-naufrage-en-mauritanie-les-familles-implorent-le-gouvernement-dagir/ Tue, 18 Nov 2025 17:52:33 +0000 https://planete7.info/?p=48428 À Bonfi, dans la commune de Matam, une profonde détresse s’est exprimée ce mardi 18 novembre 2025. Des dizaines de familles, pour la plupart des mères, sont descendues dans les rues pour demander l’intervention urgente de l’État guinéen, après le naufrage d’une embarcation de migrants au large de la Mauritanie. Selon les témoignages recueillis, plus […]]]>

À Bonfi, dans la commune de Matam, une profonde détresse s’est exprimée ce mardi 18 novembre 2025. Des dizaines de familles, pour la plupart des mères, sont descendues dans les rues pour demander l’intervention urgente de l’État guinéen, après le naufrage d’une embarcation de migrants au large de la Mauritanie.

Selon les témoignages recueillis, plus de 300 jeunes originaires de Bonfi et de quartiers environnants auraient quitté Conakry il y a plusieurs semaines, en direction de la Gambie, espérant poursuivre leur route vers l’Europe. Un espoir qui n’aura duré que quelques jours.

Issiaga Camara, porte-parole des familles, raconte que l’annonce initiale de leur arrivée à destination avait suscité une brève euphorie :

« On nous avait dit qu’ils avaient atteint l’Europe. Tout le quartier avait célébré. » Quelques jours plus tard, un appel terrifiant est venu briser cet enthousiasme. « Un jeune a contacté sa sœur en pleurant : Ils nous ont tués… », rapporte-t-il.

Les familles affirment avoir appris que l’embarcation en provenance de Gambie avait été rejointe en mer par une barque venue du Sénégal, transportant une centaine d’autres migrants. La surcharge aurait fragilisé le navire déjà précaire.

Les rescapés évoquent également des conditions extrêmes : près de deux semaines sans eau, sans nourriture, entassés, avec des enfants à bord. Plusieurs passagers auraient succombé à l’épuisement avant même le drame, d’autres auraient disparu en mer.

Jusqu’ici, les familles de Bonfi ont recensé six décès confirmés, mais le nombre réel de victimes reste inconnu.

On parle de plusieurs disparus, de personnes jetées à la mer, et de passagers n’ayant jamais informé leurs proches de leur départ.

Du côté des survivants, la situation demeure critique :

  • Onze personnes seraient hospitalisées en Mauritanie,
  • D’autres seraient détenues par les autorités locales,
  • Une trentaine de survivants auraient été identifiés via des vidéos relayées sur les réseaux sociaux.

À Bonfi-Port seulement, 47 familles ont déjà signalé des proches manquants.

Face à l’ampleur du drame, les familles ont organisé une marche pour appeler le gouvernement guinéen à intervenir rapidement.

« Nos enfants sont vivants mais abandonnés en Mauritanie. Certains sont malades, d’autres traumatisés. Sans l’aide de l’État, ils ne pourront pas rentrer », a plaidé Issiaga Camara.

Les protestataires demandent :

  • le rapatriement d’urgence des survivants,
  • un accompagnement pour les blessés,
  • et une enquête claire pour déterminer combien de jeunes ont réellement pris la mer.

Les habitants de Bonfi espèrent que leur appel ne restera pas sans réponse.

« Nous supplions le gouvernement de sauver nos enfants », insistent les familles, sous le choc d’une tragédie dont l’ampleur réelle n’est pas encore connue.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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