Marché local – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Tue, 17 Mar 2026 18:17:50 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Marché local – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Kindia : Pénurie de viande et flambée des prix secouent les préparatifs de l’Aïd El-Fitr https://planete7.info/kindia-penurie-de-viande-et-flambee-des-prix-secouent-les-preparatifs-de-laid-el-fitr/ Tue, 17 Mar 2026 18:15:45 +0000 https://planete7.info/?p=52650 À moins de 48 heures de l’Aïd El-Fitr, les habitants de Kindia se heurtent à une réalité difficile : la viande se fait rare et les prix s’envolent. Entre pénurie de bétail, envolée des tarifs et difficultés d’accès à l’argent liquide, la préparation de la fête s’annonce particulièrement éprouvante pour les ménages. Dans les rues […]]]>

À moins de 48 heures de l’Aïd El-Fitr, les habitants de Kindia se heurtent à une réalité difficile : la viande se fait rare et les prix s’envolent. Entre pénurie de bétail, envolée des tarifs et difficultés d’accès à l’argent liquide, la préparation de la fête s’annonce particulièrement éprouvante pour les ménages.

Dans les rues et marchés de Kindia, l’effervescence habituelle précédant l’Aïd laisse place à une inquiétude palpable. Les étals de viande sont clairsemés, tandis que les prix atteignent des sommets : 50 000 à 60 000 francs guinéens le kilogramme de viande, et jusqu’à 75 000 francs pour un poulet.

Mamadou Djouma Barry, vice-président de la boucherie de Kindia, explique l’ampleur de la crise :

« On est en pénurie. Il y a une crise au niveau des animaux. L’année dernière, beaucoup de bêtes sont mortes de pneumonie, et une partie a migré vers la Sierra Leone. Tout cela réduit considérablement l’offre. Même en augmentant le prix à 60 000 GNF, il est difficile de se procurer de la viande. »

La situation est tout aussi critique pour les vendeuses de volailles. L’une d’elles témoigne :

« Le poulet coûte cher. Nous l’achetons aux fermes à 65 000 GNF et le revendons à 75 000 GNF. Mais beaucoup de clients ne peuvent pas payer, faute de liquidités disponibles via Orange Money. Avant, ce problème n’existait pas : tous les produits se vendaient facilement. Aujourd’hui, revendre devient un vrai défi. »

Malgré ces difficultés, certains consommateurs s’adaptent. Hadjiratou Diallo, venue acheter sa viande, raconte :

« Chaque fête, nous achetons de la viande. Cette année, faute de disponibilité et à cause des prix, j’ai préféré acheter un poulet, même à 75 000 GNF. C’est cher, mais c’est mieux que rien. »

Entre rareté des produits, flambée des prix et difficultés d’accès à l’argent liquide, les préparatifs de l’Aïd El-Fitr à Kindia se déroulent dans un contexte exceptionnellement difficile, obligeant les ménages à revoir leurs habitudes en cette période festive.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

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Gaoual – Kakony : la viande de bœuf, entre tradition, chaîne d’approvisionnement et préoccupations sanitaires https://planete7.info/gaoual-kakony-la-viande-de-boeuf-entre-tradition-chaine-dapprovisionnement-et-preoccupations-sanitaires/ Sat, 07 Feb 2026 16:01:22 +0000 https://planete7.info/?p=51205 À Kakony, dans la préfecture de Gaoual, la viande de bœuf est bien plus qu’un simple produit de consommation. Elle constitue un pilier de l’alimentation quotidienne et un symbole incontournable lors des grandes cérémonies religieuses, mariages, baptêmes et autres événements sociaux. Chaque matin, dès les premières heures, bouchers et éleveurs s’activent pour approvisionner les marchés, […]]]>

À Kakony, dans la préfecture de Gaoual, la viande de bœuf est bien plus qu’un simple produit de consommation. Elle constitue un pilier de l’alimentation quotidienne et un symbole incontournable lors des grandes cérémonies religieuses, mariages, baptêmes et autres événements sociaux. Chaque matin, dès les premières heures, bouchers et éleveurs s’activent pour approvisionner les marchés, au cœur d’un système encore largement artisanal mais essentiel à l’économie locale.

De l’élevage à l’étal, la chaîne d’approvisionnement reste semée de défis. Le bétail provient majoritairement des zones rurales environnantes, parfois de localités éloignées, ce qui implique de longs trajets dans des conditions de transport souvent précaires. Une fois arrivés à Kakony, les animaux sont conduits vers les lieux d’abattage, où les normes d’hygiène demeurent une préoccupation majeure, tant pour les professionnels du secteur que pour les autorités sanitaires.

Ce reportage s’intéresse au parcours complet de la viande de bœuf : depuis les troupeaux en zone d’élevage jusqu’aux étals des marchés locaux. Il donne la parole aux bouchers, aux vendeurs, aux responsables communaux et aux consommateurs, afin de mieux cerner les réalités d’un secteur vital mais fragile. Tous évoquent, à des degrés divers, les difficultés liées à la conservation de la viande, à l’absence d’infrastructures modernes, au manque de chambres froides et au contrôle sanitaire limité.

À ces contraintes s’ajoute la question sensible des prix. Ces derniers connaissent des fluctuations régulières, influencées par le coût du transport, la disponibilité du bétail et les charges supportées par les bouchers. Pour de nombreux ménages, la viande de bœuf devient ainsi un produit de plus en plus difficile d’accès, affectant directement le pouvoir d’achat et les habitudes alimentaires.

Entre attachement aux pratiques traditionnelles et exigences croissantes en matière de qualité sanitaire, la filière de la viande de bœuf à Kakony se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Derrière un produit ancré dans la culture locale se dessinent des enjeux économiques, sociaux et sanitaires majeurs, qui interrogent sur la nécessité de moderniser le secteur pour garantir à la fois la sécurité des consommateurs et la durabilité de l’activité des acteurs de la filière.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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N’Zérékoré : Entre morosité économique et préparatifs de la fête de Ramadan https://planete7.info/nzerekore-entre-morosite-economique-et-preparatifs-de-la-fete-de-ramadan/ Sat, 29 Mar 2025 00:04:20 +0000 https://planete7.info/?p=39837 Alors que la communauté musulmane de N’Zérékoré se prépare à célébrer l’Aïd el-Fitr, une réalité inquiétante pèse sur l’atmosphère festive : la conjoncture économique difficile. Entre la cherté des produits sur le marché et la baisse du pouvoir d’achat, vendeurs et clients expriment leur préoccupation. Ce vendredi 28 mars 2025, notre correspondant a recueilli les […]]]>

Alors que la communauté musulmane de N’Zérékoré se prépare à célébrer l’Aïd el-Fitr, une réalité inquiétante pèse sur l’atmosphère festive : la conjoncture économique difficile. Entre la cherté des produits sur le marché et la baisse du pouvoir d’achat, vendeurs et clients expriment leur préoccupation. Ce vendredi 28 mars 2025, notre correspondant a recueilli les réactions des acteurs du grand marché de la ville.

Malgré une affluence notable, les marchands déplorent une faible activité commerciale. « Les clients viennent, regardent, discutent les prix, mais n’achètent pas autant que les années précédentes, » confie Abdourahamane Traoré, vendeur de vêtements. « Chaque année, nous faisons face à cette réalité, mais cette fois-ci, c’est encore plus difficile. Les prix sont jugés trop élevés, pourtant nous sommes contraints d’adapter nos tarifs à nos coûts d’approvisionnement. »

Moussa Traoré, un autre commerçant, met en avant un problème structurel : la rareté des liquidités. « Les gens n’ont pas d’argent en circulation, ce qui freine le commerce. Il faut que le gouvernement intervienne pour réguler la situation monétaire. L’absence de petite monnaie complique les transactions et pèse sur la population. »

Malgré cette morosité, certains gardent espoir. Moussa Cissé, vendeur de chaussures, espère une augmentation de la fréquentation à l’approche immédiate de la fête. « L’affluence est encore timide, mais nous comptons sur les derniers jours. Comme toujours, certains clients attendent la veille pour effectuer leurs achats.« 

Face à ces difficultés, les commerçants lancent un appel aux autorités. « Il faut revoir les coûts de dédouanement. De nombreux camions qui assuraient la distribution des marchandises sont désormais mobilisés par la société Rio Tinto, et le recours aux minibus fait grimper les prix du transport. Cette situation impacte directement les prix sur le marché, » regrette un commerçant.

Du côté des acheteurs, la frustration est palpable. Koumba Foumgbè Sagno, venue acheter du tissu, dénonce une hausse notable des prix. « Un tissu que j’achetais à 25 000 GNF l’année dernière coûte aujourd’hui entre 35 000 et 45 000 GNF. Même après négociation, le prix reste élevé. L’Etat devrait engager des discussions avec les commerçants pour rendre les prix plus accessibles.« 

Malgré la présence de nouvelles marchandises sur les étals, l’engouement est freiné par une conjoncture difficile. Entre l’inflation, la rareté des liquidités et la hausse des coûts logistiques, l’accès aux produits reste un défi pour de nombreux citoyens. A l’approche de l’Aïd, tous espèrent une accalmie sur le marché afin de célébrer la fête dans la dignité et la sérénité.

Pépé Blaise Théa, correspondant à Nzérékoré pour Planete7.info 

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