Magistrats – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Fri, 09 Oct 2026 22:36:13 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Magistrats – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Kankan : le garde des Sceaux brandit la menace de sanctions contre les magistrats défaillants https://planete7.info/kankan-le-garde-des-sceaux-brandit-la-menace-de-sanctions-contre-les-magistrats-defaillants/ Fri, 09 Oct 2026 22:32:42 +0000 https://planete7.info/?p=65859 En mission dans le ressort de la cour d’appel de Kankan, ce vendredi 9 octobre 2026, le ministre de la Justice, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a fermement appelé les magistrats à mettre fin aux lenteurs judiciaires et aux manquements professionnels. Il a également annoncé un projet de création de trois nouvelles cours d’appel pour rapprocher […]]]>

En mission dans le ressort de la cour d’appel de Kankan, ce vendredi 9 octobre 2026, le ministre de la Justice, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a fermement appelé les magistrats à mettre fin aux lenteurs judiciaires et aux manquements professionnels. Il a également annoncé un projet de création de trois nouvelles cours d’appel pour rapprocher davantage la justice des justiciables.

Le ton est donné : les manquements aux obligations professionnelles ne resteront plus sans réponse. En déplacement à Kankan, le ministre de la Justice, garde des Sceaux et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a adressé un avertissement ferme aux magistrats, les exhortant à accélérer le traitement des dossiers et à assumer pleinement leurs responsabilités.

Cette mise en garde est intervenue lors d’une rencontre avec les acteurs judiciaires de la préfecture, au cours de laquelle plusieurs difficultés entravant le bon fonctionnement des juridictions ont été exposées. Parmi les préoccupations soulevées figurent le manque de personnel, l’insuffisance des équipements et les retards enregistrés dans le traitement des procédures.

Au cours de sa visite, le garde des Sceaux s’est également rendu à la maison d’arrêt de Kankan, au tribunal de première instance (TPI) ainsi qu’à la cour d’appel. Ces déplacements lui ont permis de s’enquérir des conditions de détention et de travail des acteurs de la chaîne judiciaire.

Présentant la situation de sa juridiction, le premier président de la cour d’appel de Kankan, Simon Pierre Lamah, a fait état de 238 dossiers jugés sur les 379 reçus depuis le début de l’année 2026.

Malgré ces résultats, le fonctionnement de la cour reste confronté à plusieurs contraintes. Simon Pierre Lamah a notamment déploré l’insuffisance de chambres correctionnelles et le déficit de greffiers. La juridiction ne dispose que de cinq greffiers pour quinze magistrats, une situation qu’il estime contraire aux exigences légales.

Le responsable judiciaire a également attiré l’attention sur les difficultés rencontrées par les justiciables pour suivre leurs procédures en appel. L’éloignement de la juridiction et le manque de moyens financiers conduisent certains d’entre eux à abandonner leurs démarches.

À ces obstacles s’ajoutent les frais de transport judiciaire jugés excessifs ainsi que les absences non autorisées de certains responsables judiciaires, autant de difficultés qui affectent le fonctionnement des services et la célérité des procédures.

La cour dispose néanmoins d’un groupe électrogène de 100 kVA et organise des audiences criminelles chaque semaine, selon les précisions fournies par son premier président.

Face aux difficultés exposées, Ibrahima Sory 2 Tounkara a annoncé un projet de création de trois nouvelles cours d’appel, notamment à N’Zérékoré, à Labé et une cour d’appel de commerce. Cette initiative, envisagée par le président de la République, vise à rapprocher les juridictions des citoyens et à faciliter l’accès à la justice.

Le ministre a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de réduire les lenteurs judiciaires et d’assurer un meilleur suivi des procédures, particulièrement au niveau des cours d’appel.

« Il ne faut pas que la cour d’appel soit le cimetière des procédures. Soyez donc proactifs dans le traitement des dossiers », a-t-il lancé aux magistrats, les invitant à accélérer l’examen des affaires et à programmer régulièrement les audiences criminelles.

Au-delà des difficultés matérielles et humaines, le garde des Sceaux a tenu à rappeler que les contraintes auxquelles les juridictions sont confrontées ne sauraient justifier les manquements aux obligations professionnelles.

Sur ce point, le ministre a affiché une position ferme, prévenant que les magistrats qui ne remplissent pas correctement leurs missions s’exposeraient à des mesures disciplinaires prévues par les textes en vigueur.

« On ne va plus hésiter à sanctionner le magistrat qui ne fera pas bien son travail », a-t-il averti.

À travers cette déclaration, Ibrahima Sory 2 Tounkara entend mettre l’accent sur la responsabilité individuelle des acteurs judiciaires et sur la nécessité de garantir un traitement diligent des dossiers.

Le ministre a enfin réaffirmé la volonté des autorités d’améliorer les conditions de travail des professionnels de la justice. Un double enjeu se dessine ainsi pour les juridictions de Kankan : renforcer leurs capacités opérationnelles et veiller au respect des obligations professionnelles afin de rendre la justice plus accessible et plus efficace.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

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Justice en Guinée : Maître Alpha Amadou DS Bah dénonce des traitements judiciaires à « deux vitesses » https://planete7.info/justice-en-guinee-maitre-alpha-amadou-ds-bah-denonce-des-traitements-judiciaires-a-deux-vitesses/ Tue, 19 May 2026 16:42:27 +0000 https://planete7.info/?p=55766 Face aux critiques récurrentes sur les disparités dans le traitement des affaires judiciaires en Guinée, Maître est sorti du silence pour dénoncer ce qu’il considère comme des inégalités dans la gestion des dossiers pénaux, notamment entre les citoyens ordinaires et les personnalités influentes. Interrogé sur la lenteur de certaines procédures judiciaires comparée à la rapidité […]]]>

Face aux critiques récurrentes sur les disparités dans le traitement des affaires judiciaires en Guinée, Maître est sorti du silence pour dénoncer ce qu’il considère comme des inégalités dans la gestion des dossiers pénaux, notamment entre les citoyens ordinaires et les personnalités influentes.

Interrogé sur la lenteur de certaines procédures judiciaires comparée à la rapidité observée dans des affaires fortement médiatisées, l’avocat a pointé l’impact des réseaux sociaux ainsi que le poids du statut social des mis en cause sur le fonctionnement de la justice.

Selon lui, certains dossiers connaissent une accélération notable dès lors qu’ils impliquent des figures publiques ou suscitent une forte attention médiatique, tandis que d’autres restent longtemps sans évolution dans les juridictions.

« Les réseaux sociaux ont une influence différente sur le traitement des dossiers. Heureusement, quand ça concerne tel type d’individu, il y a un facteur d’accélération et pour d’autres citoyens lambda, les dossiers sont dans les tiroirs », a-t-il déclaré, tout en rappelant que chaque magistrat dispose d’une indépendance dans sa prise de décision.

Poursuivant son analyse, Maître Alpha Amadou DS Bah a expliqué que les différences observées dans les peines prononcées relèvent de plusieurs paramètres, notamment la personnalité du prévenu, les réquisitions formulées par le parquet ainsi que l’appréciation souveraine du juge.

L’avocat souligne également que la finalité de la sanction pénale ne se limite pas à l’emprisonnement, mais vise avant tout la réinsertion sociale du condamné.

« L’idée, c’est que les peines sont appliquées pour resocialiser le délinquant. Ce n’est pas forcément qu’il reste en prison », a-t-il expliqué.

Toutefois, le membre du barreau de Guinée insiste sur la nécessité pour les magistrats de respecter strictement les limites prévues par la loi dans le prononcé des peines.

Selon lui, lorsqu’une infraction prévoit une peine comprise dans une fourchette définie par les textes, le juge conserve une marge d’appréciation. En revanche, il estime qu’aucune juridiction ne peut légalement descendre en dessous du minimum fixé par la loi.

Évoquant les affaires de viol sur mineur, Maître Alpha Amadou DS Bah a appelé à une application rigoureuse des dispositions pénales en matière criminelle, rappelant que certaines infractions imposent des seuils incompressibles de condamnation.

Il a également souligné le rôle du parquet dans le contrôle des décisions judiciaires, notamment à travers les voies de recours comme l’appel lorsque des irrégularités sont constatées.

En conclusion, l’avocat estime que la justice peut parfois faire preuve de davantage de célérité lorsqu’il s’agit de dossiers impliquant des personnalités publiques ou influentes, une réalité qu’il juge perceptible aussi bien en Guinée qu’à l’international, citant notamment l’ancien président français comme exemple.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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Kindia : la DGE muscle la préparation judiciaire à l’approche des élections couplées https://planete7.info/kindia-la-dge-muscle-la-preparation-judiciaire-a-lapproche-des-elections-couplees/ Mon, 13 Apr 2026 21:57:11 +0000 https://planete7.info/?p=53797 À quelques mois des élections législatives et communales, la Direction Générale des Élections (DGE) intensifie ses préparatifs. Ce lundi 13 avril 2026, à Kindia, elle a lancé un atelier stratégique de renforcement des capacités au profit des magistrats et greffiers des juridictions inférieures, avec en ligne de mire une gestion rigoureuse et crédible du contentieux […]]]>

À quelques mois des élections législatives et communales, la Direction Générale des Élections (DGE) intensifie ses préparatifs. Ce lundi 13 avril 2026, à Kindia, elle a lancé un atelier stratégique de renforcement des capacités au profit des magistrats et greffiers des juridictions inférieures, avec en ligne de mire une gestion rigoureuse et crédible du contentieux électoral.

La cérémonie d’ouverture, rehaussée par la présence de hautes autorités judiciaires et administratives  dont le chef de cabinet du ministère de la Justice, le premier président de la Cour suprême ainsi que plusieurs responsables régionaux et préfectoraux  témoigne de l’enjeu majeur que représentent ces échéances pour la stabilité institutionnelle du pays.

Pendant trois jours, les participants seront outillés à travers des modules pratiques, des études de cas et des échanges d’expériences. L’objectif est clair : renforcer leurs compétences dans le traitement des litiges électoraux, un maillon essentiel pour garantir la transparence et la crédibilité du scrutin.

Dans leurs interventions, les responsables ont unanimement souligné le rôle déterminant de la justice dans le processus électoral. Ils ont insisté sur la nécessité pour les juridictions de statuer avec impartialité, célérité et professionnalisme, afin de consolider la confiance des citoyens.

Prenant la parole, la Directrice générale des Élections, Mme Camara Djénabou Touré, a rappelé le caractère inédit du scrutin à venir :

« Pour la première fois, notre pays organise des élections législatives couplées aux communales dans un contexte marqué par une nouvelle Constitution, un président élu et un code électoral rénové. Le rôle de la justice est non seulement important, mais déterminant pour la réussite de ce processus », a-t-elle affirmé.

De son côté, le chef de cabinet du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Billy Keïta, a appelé à une appropriation effective des acquis de la formation :

« Former des formateurs implique une responsabilité : celle de transmettre et d’appliquer les connaissances. À l’approche des élections, la justice électorale doit se distinguer par sa crédibilité, sa compétence et son impartialité », a-t-il souligné.

Même son de cloche chez le premier président de la Cour suprême, Fodé Bangoura, qui a insisté sur les enjeux démocratiques de ces échéances :

« Des élections libres et transparentes sont le socle de toute démocratie. Elles conditionnent la confiance des citoyens et la stabilité du pays. Cet atelier vous prépare à répondre avec rigueur aux défis du contentieux électoral », a-t-il déclaré.

À travers cette initiative, la DGE entend consolider l’architecture judiciaire du processus électoral et prévenir les contestations mal gérées. Un pas de plus vers l’organisation d’élections apaisées, crédibles et conformes aux standards démocratiques, dans un contexte national particulièrement sensible.

Sylla Ama,correspondant à Kindia pour Planète7.info

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Procès d’Aliou Bah : Faya Millimouno interpelle les magistrats https://planete7.info/proces-daliou-bah-faya-millimouno-interpelle-les-magistrats/ Thu, 02 Jan 2025 12:48:00 +0000 https://planete7.info/?p=36532 Présent ce jeudi 2 janvier 2024 au tribunal de première instance de Kaloum pour assister à la suite du procès d’Aliou Bah, leader du MoDeL, le président du BL a exprimé ses attentes à l’issue de ce jugement. Faya Millimouno exhorte les magistrats à rendre la justice dans cette affaire. « J’espère que le droit […]]]>

Présent ce jeudi 2 janvier 2024 au tribunal de première instance de Kaloum pour assister à la suite du procès d’Aliou Bah, leader du MoDeL, le président du BL a exprimé ses attentes à l’issue de ce jugement. Faya Millimouno exhorte les magistrats à rendre la justice dans cette affaire.

« J’espère que le droit sera dit, et c’est ce que je demande aux magistrats de faire », a lancé l’homme politique, invitant les juges à éviter d’être rattrapés par l’histoire.

« Nous n’aimerions pas que, après un autre changement, les magistrats viennent nous dire qu’ils recevaient des injonctions de quelqu’un et, par conséquent, ne lisaient pas le droit », a-t-il ajouté.

C’est pourquoi il garde espoir que les juges se concentreront sur ce que la loi dit et ne condamneront pas Aliou Bah pour ses opinions.

 

Planete7.info 

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Indépendance de la justice : Charles Wright en colère contre Bernard Goumou ! https://planete7.info/independance-de-la-justice-charles-wright-en-colere-contre-bernard-goumou/ https://planete7.info/independance-de-la-justice-charles-wright-en-colere-contre-bernard-goumou/#respond Thu, 13 Apr 2023 12:15:04 +0000 https://planete7.info/?p=20240 Dans un communiqué qu’il a publié ce jeudi dont notre rédaction détient copie, le ministre de la justice s’insurge contre une démarche de la Primature vis-à-vis de certains magistrats du parquet. Selon le garde des sceaux, ces magistrats y sont souvent invités pour discuter des procédures judiciaires en violation du principe qui consacre l’indépendance du […]]]>

Dans un communiqué qu’il a publié ce jeudi dont notre rédaction détient copie, le ministre de la justice s’insurge contre une démarche de la Primature vis-à-vis de certains magistrats du parquet.

Selon le garde des sceaux, ces magistrats y sont souvent invités pour discuter des procédures judiciaires en violation du principe qui consacre l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Charles Wright rappelle qu’il n’est permis à un magistrat du ministère public de donner un avis sur des questions d’ordre politique à toute autre autorité, il dénonce ces pratiques et menace de sanctionner les coupables.

Ci-dessous le communiqué du Charles Wright !

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