Quelques semaines après avoir été nommée directrice intérimaire des Impôts, Fatoumata Foula Diallo a été officiellement confirmée à ce poste par décret présidentiel, publié ce samedi 8 mars 2025. Une date hautement symbolique, puisqu’elle coïncide avec la Journée internationale des droits des femmes.
Dans le même décret, Dan Lamah a été désigné directeur général adjoint des Impôts, renforçant ainsi la nouvelle équipe dirigeante de cette institution clé de l’administration fiscale guinéenne.
Cette confirmation intervient dans un contexte particulier. En décembre dernier, après plusieurs jours de rumeurs, le Président de la Transition avait démis de ses fonctions l’ancien Directeur général des Impôts, Mory Camara. Celui-ci, ainsi que deux autres hauts cadres de l’administration fiscale, avaient ensuite été placés sous mandat de dépôt et envoyés à la Maison centrale de Conakry, dans le cadre d’une enquête sur une affaire de dégrèvement fiscal litigieux.
Depuis, cette affaire est en cours d’examen devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), qui poursuit ses investigations sur de possibles irrégularités financières.
Avec cette nomination, Fatoumata Foula Diallo hérite d’une mission délicate : restaurer la confiance et assainir la gestion fiscale, tout en renforçant l’efficacité des services des impôts pour optimiser les recettes publiques.
Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info
]]>Une opération judiciaire d’envergure a permis l’interpellation de cinq individus impliqués dans le vol de matériels destinés à la construction du chemin de fer du projet Simandou. Le procureur près le tribunal de première instance de Kérouané, Faya Fancinadouno, a affirmé ce samedi 23 février 2025 que la justice ne tolérera aucun acte de malversation portant atteinte aux ressources stratégiques du pays.
Tout commence dans la nuit du 20 au 21 février, lorsqu’un camion transportant des ferrailles en apparence hors d’usage est intercepté. Une inspection approfondie révèle alors la présence de pièces essentielles à la construction ferroviaire, notamment des plaquettes et des rondelles. Immédiatement, une alerte est lancée, conduisant à l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Poussant les investigations plus loin, les autorités judiciaires localisent une importante quantité de matériels similaires dans une concession située au cœur de Kérouané. L’occupant des lieux est interpellé et interrogé, permettant l’identification de plusieurs autres suspects. <<À ce jour, cinq personnes ont été arrêtées et mises en examen pour vol, complicité de vol et recel>>, a précisé le procureur Fancinadouno.
Déterminé à faire toute la lumière sur cette affaire, le procureur a affirmé que l’ensemble des auteurs et complices seront poursuivis avec la plus grande rigueur. << Nous ne reculerons devant rien. Avec l’appui des forces de police judiciaire, nous mettrons tout en œuvre pour identifier et neutraliser tous les acteurs de ce trafic. Personne ne sera épargnée, la loi sera appliquée dans toute sa rigueur>>, a-t-il déclaré avec fermeté.
Au moment de son intervention, il se trouvait à Fadjiya, une localité relevant de Kérouané, où une nouvelle quantité de matériels volés venait d’être mise au jour. Les suspects interpellés sont actuellement en garde à vue, dans l’attente des suites de l’enquête.
Cette série d’arrestations constitue une avancée majeure dans la lutte contre le vol de matériaux stratégiques. Les autorités judiciaires entendent poursuivre les investigations afin de remonter l’ensemble de la filière et démanteler tout réseau organisé.
Dans un contexte où le projet Simandou est considéré comme un levier essentiel du développement économique national, cette affaire met en lumière la vigilance accrue des autorités face aux tentatives de sabotage et de détournement des ressources publiques.
Saliou Fatou Cissé correspondant de Kankan pour Planete7.info
]]>Les PM CDD et Sidya perdent définitivement la bataille dans le contentieux juridico-administratif les opposant à la Direction Générale du Patrimoine Bâti Public. Véritable fin de clap, d’une procédure qui exhalait une forte odeur de spoliation de biens immobiliers du domaine public, protégés par plusieurs dispositions pertinentes du Code Foncier Domanial en ses articles 100 et suivants. En clair le domaine public est inaliénable et imprescriptible. Le témoignage très évocateur du PM Sidya a traduit son appétence aiguisée pour le site ou domaine dédié à certaines structures du Ministère en charge de la culture. Aucun acte de declassification n’a encore été fait ou pris car le besoin en terme de service public demeure toujours, c’est-à-dire, jusqu’à présent.
Je me félicite moi-même d’avoir été éclairé en demandant publiquement au PM Sidya d’accepter de renoncer publiquement à cet endroit au risque de se faire complètement débouté par l’instance suprême de nos juridictions judiciaires et administratives ! Voilà qui est fait et acté ! (Je ne m’en réjouis guère non plus !).
Par ailleurs, CDD quant à lui, à l’entendre parler de cette fumeuse résidence (où visiblement s’échappaient des choses pas claires) considérée comme une acquisition immobilière normale sur la base d’une prétendue transaction immobilière sans le moindre fondement que la plus haute instance judiciaire vient de dénoncer. Pire et aberrant, il est loin d’avoir été un haut fonctionnaire à y être loger. Un certain Général Lansana Diane cousin choyé du Fama Président Ahmed Sekou Touré figure très bien sur la longue litanie de la liste des occupants. Mais, le lui dire publiquement une telle vérité risquerait de vous faire prendre une de ces fatwas pour offense contre le fétiche des uns et des autres. Surtout d’être cloué au pilori comme chercheur de poste ou de faveurs quelconques. Il est interdit de dire désormais la vérité dans ce bled même les vérités et réalités les plus crues sont attribuées à l’intelligence artificielle pour sauver quelqu’un frappé de plein fouet pour ses appétences pour les petits plaisirs de la vie. Allons lire un le refoulement et la censure sociale dans la psychanalyse de Freud !
Nonobstant, la vive et virulente réaction contre ma personne par le chargé de communication de l’UFR et d’autres thuriféraires du parti, je puis garder ma sérénité et mon calme. Aujourd’hui, Dieu me donne raison ! (Ce n’est point un motif de joie mais l’expression de la nudité de la vérité, selon ma perception).
C’est très dégueulasse de dépenser de telles énergies pour des lopins de terre acquis illégalement et dans les mêmes circonstances de temps, être mu par une obsession maladive de solliciter sans cesse, les suffrages du même peuple !
De toute évidence, ce qui faisait le poids de leurs arguments, c’était leur entêtement à démontrer qu’ils ont acheté avec l’Etat ces domaines publics ! En clair, l’Etat lui-même ne vend jamais ses terres mais les attribue. Voilà pourquoi on parle de : Commissions d’attribution des parcelles. Le cas échéant, il est procédé la création d’un démembrement sous forme d’Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC) aujourd’hui remplacé par la forme de Société ou Entreprise Publique en vue de respecter scrupuleusement les règles de la concurrence. Ainsi, Soloprimo hier et Sonapi maintenant, obéissent à ces soucis. Ces démembrements dans un État qui promeut une économie libérale sont dotés de capitaux conformément aux actes uniforme de l’OHADA sur les Sociétés Commerciales et les GIE par respect scrupuleux à la loi sur la concurrence en vue de contribuer efficacement aussi à la création de la richesse nationale auprès du secteur privé.
Le PM Sidya même a rappelé une de ses conversations avec feu Président Général Lansana Conté (que Dieu ait son âme au paradis ! Amen !), où celui-ci lui disait d’aller occuper la résidence de Landreah anciennement occupée par feue Hadja Djene Condé ex First Lady et d’ajouter que lui seul pour le moment avait le privilège de faire une main levée sur un domaine public et le lui attribuer (hormis la Declassification qui fait intervenir le législatif). Les seuls dépens à sa charge ne dépassant pas la modique somme de deux cent cinquante mille francs guinéens (250.000fg) en ce moment. D’ailleurs, le seul nantissement opposable à tiers étant le numéro du journal officiel publié consacrant la forclusion.
C’est aberrant que des hautes personnalités de leur rang, qui usent de leur position privilégiée dans la haute sphère de l’Etat pour commettre des abus de nos biens soient encore les mêmes adulés pour venir mettre les bâtons dans les roues des « REFONDATEURS »!
De la lutte contre la contre la corruption des actes qui défient toute concurrence au seul bénéfice du CNRD !
Pour rappel, si le PRAC chantait urbi orbi le CHANGEMENT et entraîna une majorité des patriotes que nous étions, avouons-le, il n’a jamais réussi à s’assumer convenablement. Était-ce à cause du poids de l’âge ou les conditions chaotiques de son accession à la magistrature suprême de la République ?
Toutefois si nous pouvons saluer quelques avancées notables observées dans sa gouvernance notamment sur les plans de :
l’Energie, de la valorisation de nos Mines, en faisant passer les parts de la Guinée de 7% du marché international de la bauxite à deuxième (2ème) pays producteur en attirant de sérieux investissements directs étrangers dans le plateau bauxitique du corridor nord-ouest, à faire avancer de façon substantielle notre PIB, visiblement multiplié par plus de cinq (05) de 2011 au 05 septembre 2021, d’avoir boosté certains domaines du secteur primaire où la production céréalière a connu une embellie, caracolant à deuxième (2ème) des pays producteurs de la CEDEAO, etc. Etc. Il faut dire que le point sur lequel les patriotes avaient fondé tout leur espoir et choisi comme l’homme de la situation, était sa promesse plusieurs fois renouvelée de faire de la lutte à outrance contre l’impunité endémique et la corruption les seuls leitmotivs de son noble combat. Mais hélas ! De par la procrastination il est resté quasiment inerte face à ce fléau ou monstre qui est comme une inextricable métastase qui ronge et compromet tous les énormes sacrifices consentis par nos braves et laborieuses populations.
Construisez des barrages, si la corruption est une réalité, vous n’échapperez point au phénomène savamment mis en place de rétro-commissions ou de tarification un peu rehaussée pour remplir la panse des cadres véreux. De telles pratiques rétrogrades, il vous sera difficile de vous en extirper des effets pervers surtout des externalités liées à la corruption !
Quoiqu’on puisse dire, si on ne peut se réjouir de sérieux ennuis rencontrés actuellement par certains de nos sœurs et frères sous examen et englués dans des procédures judiciaires privatives de liberté, la détention étant l’exception, il est évident que pour le nouveau « PRINCE » qu’est le Président Général Mamadi Doumbouya et son CNRD, c’est une rupture totale avec un passé lancinant où le pauvre peuple martyr de Guinée a toujours été grugé.
L’autre drame en Guinée, qu’il faille chercher à régler rapidement, est celui que l’élite a toujours vécu, omise, désignée comme le parfait bouc émissaire pour justifier sa persécution à tort ou à raison et parfois soumise à un tel dénuement que le poids implacable d’une existence malheureuse qui la dégrade sans cesse finit par lui faire perdre à contrario, ses vrais repères. Sans oublier que les pouvoirs publics (pouvoir central) ont toujours continué à voire en elle, une sérieuse menace. Et, cela est d’autant réelle que le plus banal des guinéens vous dira ceci : » le mal de la Guinée, ce sont les intellectuels ». Moi je préfère qu’on rajoute « l’intellectuel malhonnête ». Assertion aussi bizarre et irresponsable comme s’il existe une autre alternative crédible pour relever les défis sans nos matières grises. Les paradigmes doivent changer ! Et, pour y parvenir, nous avons besoin que leadership au sommet de l’Etat, l’intègre. Sur ce dernier aspect, j’avoue que le PRAC lui-même, universitaire de belle facture, a complètement raté le coche. Garder à l’esprit qu’elle (élite) n’est pas monolithique serait déjà, une très bonne attitude. Je déclare comme postulat que le meilleur gage serait de réussir le parfait tandem entre l’élite politique et celle technique (c’est-à-dire non partisane). C’est illusoire de croire que l’une pourrait réussir sans l’autre, c’est un couplé indispensable. Aujourd’hui, nous sommes face à cette triste réalité et le Président GMD qui est focus sur ses résultats, l’a parfaitement compris en tant que bon militaire stratège mais aussi en bon père de famille qui sent l’impérieuse nécessité d’offrir un espace public avec moins de tour de vis sur les liberté collective et fondamentale dans une fin de Transition civilo-militaire (que nous souhaitons la dernière en République de Guinée) plus apaisée et inclusive.
Les challenges demeurent et c’est une hérésie de croire qu’on finit de résoudre les problèmes d’un peuple, car l’homme lui-même insatiable est fondamentalement soumis à certaines lois philosophiques que je considère d’immuables comme celle par exemple de : « la négation de la négation « . Bref ! une seule constante : le CHANGEMENT et le MOUVEMENT !
Puisse Dieu guider et éclairer nos pas ! Amen !
Souleymane Doumbouya
]]>Dans un décret lu sur les antennes de la télévision nationale ce mercredi 22 janvier 2025, le président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, a procédé à la révocation de Mohamed Doussou Traoré, directeur général du Patrimoine bâti public, et de son adjoint, Aly Soumah.
Cette décision, qui marque un tournant décisif dans la gestion de cette institution stratégique, intervient dans un contexte de soupçons de détournement de fonds et de mauvaise gestion. Les termes du décret présidentiel soulignent la gravité des faits reprochés, lesquels nuiraient à l’efficacité et à la transparence de cette entité essentielle au fonctionnement de l’administration publique.
Le Patrimoine bâti public, responsable de la gestion et de la valorisation des infrastructures de l’État, est au cœur des enjeux de gouvernance en Guinée. Les défaillances constatées dans son administration, ainsi que les accusations portées contre ses responsables, mettent en lumière la nécessité d’une refonte en profondeur.
En attendant la désignation d’une nouvelle équipe dirigeante, le ministre secrétaire général de la présidence assurera provisoirement la gestion de l’institution. Cette mesure vise à rétablir la confiance et à garantir une transition harmonieuse vers une administration plus rigoureuse et intègre.
Ce limogeage, qui s’inscrit dans la lutte contre l’impunité et la mauvaise gestion, envoie un message fort : la rigueur et la responsabilité resteront les piliers de la gestion des affaires publiques sous l’actuelle transition. Reste à savoir si cette décision marquera un véritable changement ou s’il s’agira d’un énième épisode sans suite tangible.
]]>La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) continue de défrayer la chronique avec l’affaire impliquant d’anciens hauts responsables de la Direction générale des Impôts. Ce mercredi 22 janvier 2025, la Chambre spéciale de contrôle de l’instruction a rendu des décisions contrastées, reflétant la complexité du dossier.
Mory Camara, ancien Directeur général des Impôts, voit sa situation s’aggraver. La chambre a confirmé son inculpation pour des faits graves : dégrèvement illégal, corruption, enrichissement illicite, détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux, concussion et complicité. Cette décision s’accompagne de son maintien en détention provisoire à la Maison centrale de Coronthie.
Son collaborateur, Mamadou Dian Diallo, Directeur de la législation fiscale et du contentieux, partage un sort similaire. Inculpé pour des charges identiques, il a également été placé en détention provisoire à la Maison centrale de Conakry. Ces deux décisions marquent une étape cruciale dans le processus judiciaire de cette affaire, montrant la volonté de la CRIEF de renforcer la lutte contre la corruption au sein des institutions publiques.
En revanche, un autre acteur clé, Mamoudou Bérété, Directeur du contrôle fiscal, bénéficie d’un tout autre dénouement. La chambre a annulé son inculpation et son placement en détention. Le juge Aboubacar Conté a estimé que les charges portées contre lui manquaient de preuves suffisantes, invoquant une violation de l’article 143 du Code de procédure pénale, qui exige des éléments clairs et sérieux avant toute incarcération.
Par conséquent, Mamoudou Bérété a été libéré immédiatement et pourrait reprendre ses fonctions dans les prochains jours, une décision qui soulève des interrogations sur la solidité des enquêtes préliminaires ayant conduit à son inculpation.
Ce développement illustre la complexité et la sensibilité de l’affaire, où chaque décision judiciaire est scrutée de près. Si la libération de Mamoudou Bérété peut être perçue comme un revers pour les autorités judiciaires, le maintien en détention de Mory Camara et de Mamadou Dian Diallo semble confirmer la gravité des accusations pesant sur eux.
Pour l’heure, ni les avocats des parties concernées ni le parquet n’ont annoncé de pourvoi en cassation. Ce silence laisse supposer que l’affaire, loin d’être close, pourrait connaître de nouveaux rebondissements.
Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info
]]>Le traditionnel conseil des ministres a eu lieu ce jeudi 1er juin 2023 à Conakry. Parmi les sujets abordés par le gouvernement de transition, on retrouve la lutte contre la corruption.
Le colonel Mamadi Doumbouya a donné des instructions fermes au premier ministre d’accélérer le processus de dématérialisation de passation des marchés publics.
Compte-rendu essentiel avec le porte-parole du gouvernement Ousmane Gaoual Diallo.
« Le premier, c’est le message du chef de l’Etat qui est revenu sur les instructions qui ont été données au Premier ministre et aux pools financiers au Ministère des Postes et Télécommunication d’accélérer le processus de dématérialisation des mécanismes de passation des marchés publics. Il voudrait qu’on s’inspire de ce qui est meilleur et qui a été fait et prouvé ailleurs. Au Bénin et au Rwanda, notamment. Pour que le processus d’attribution des marchés, la compétition soit le moins influencée par la décision humaine. Cela contribue à rendre plus transparent, plus crédible et réduit les risques de corruption qui peuvent être entraînés par la présence systématique de la décision humaine. Donc, il demande à accélérer cela.
Le premier ministre est revenu sur la réunion que nous avions tenue à cet effet à la Primature sous sa présidence avec le ministre de l’Economie et des Finances et le ministre du Budget, la Direction générale des Passations des Marchés publics et l’Administrateur général de l’ACGP et moi-même. Donc on était tous mobilisés pour qu’on fasse une réflexion et un compte rendu à cet effet. Le Président a encouragé le Premier ministre à accélérer le processus.
Deuxièmement, il est revenu sur la corruption qui continue à sévir dans les administrations. Il demande une plus grande implication des ministères et des ministres de ne pas laisser à la simple CRIEF la lutte contre la corruption…
Le Président soutient aussi que le pool financier également devrait travailler pour augmenter ou améliorer les recettes de l’Etat… »
Planete7.info
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