Littérature Guinéenne – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Tue, 21 Apr 2026 12:58:51 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Littérature Guinéenne – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Amadou Lamarana Bah : une plume engagée au service de la conscience collective https://planete7.info/amadou-lamarana-bah-une-plume-engagee-au-service-de-la-conscience-collective/ Tue, 21 Apr 2026 12:57:39 +0000 https://planete7.info/?p=54178 Dans un paysage littéraire africain en pleine effervescence, certaines voix émergent avec une intensité particulière, capables à la fois de toucher, d’interpeller et de provoquer la réflexion. Celle d’Amadou Lamarana Bah s’impose aujourd’hui comme l’une des plus engagées de sa génération. À travers une écriture lucide, profondément humaine et résolument tournée vers l’avenir, l’auteur guinéen […]]]>

Dans un paysage littéraire africain en pleine effervescence, certaines voix émergent avec une intensité particulière, capables à la fois de toucher, d’interpeller et de provoquer la réflexion. Celle d’Amadou Lamarana Bah s’impose aujourd’hui comme l’une des plus engagées de sa génération. À travers une écriture lucide, profondément humaine et résolument tournée vers l’avenir, l’auteur guinéen trace un chemin singulier : celui de la transformation des mentalités.

Derrière ses mots, il y a une conviction forte celle que l’éducation, la responsabilité individuelle et la conscience citoyenne constituent les piliers d’un changement durable. Et c’est précisément cette vision qu’il décline avec force dans ses œuvres.

Avec La haine d’un orphelin, Amadou Lamarana Bah signe une entrée remarquable dans le monde littéraire. Ce roman, d’une intensité émotionnelle saisissante, plonge le lecteur dans l’univers tourmenté d’un jeune marqué par l’abandon et les blessures de l’enfance.

Loin d’un simple récit dramatique, l’œuvre explore avec finesse les conséquences psychologiques de l’orphelinat : colère intérieure, quête d’identité, difficulté à aimer et à faire confiance. Mais au-delà de la douleur, c’est aussi une histoire de reconstruction. Entre révolte et espoir, l’auteur rappelle une vérité essentielle : même les parcours les plus brisés peuvent trouver un chemin vers la résilience.

Un roman qui ne laisse pas indifférent, et qui interpelle sur notre responsabilité collective face aux enfants vulnérables.

Avec Solution : pour une renaissance politique et morale de la Guinée, l’auteur change de registre mais conserve la même exigence : dire les choses telles qu’elles sont. Dans cet essai engagé, il pose un regard sans complaisance sur les maux qui freinent le développement du pays.

Corruption, perte de repères, crise des valeurs : Amadou Lamarana Bah dissèque les dysfonctionnements avec rigueur, mais sans fatalisme. Car l’objectif n’est pas seulement de dénoncer il est surtout de proposer. L’auteur appelle à un sursaut collectif, fondé sur l’intégrité, la responsabilité et une véritable refondation morale.

Son message est clair : la transformation de la Guinée passera d’abord par celle de ses citoyens, en particulier sa jeunesse. Un texte fort, qui s’inscrit pleinement dans le débat public et qui invite à l’action.

Avec Le Fatal « Oui » – Dire non aux pièges de l’amour, Amadou Lamarana Bah s’attaque à un autre terrain sensible : les relations affectives. Ici encore, il adopte une approche directe et sans détour.

Dans une société où l’amour est souvent idéalisé, l’auteur met en garde contre les décisions impulsives et les engagements mal réfléchis. Il décortique les mécanismes émotionnels qui piègent, les illusions qui aveuglent, et les conséquences parfois lourdes de certains choix.

Mais loin d’un discours moralisateur, l’essai se veut avant tout éducatif. Il invite à la maturité affective, à la connaissance de soi et à la capacité essentielle de dire « non » quand il le faut. Un ouvrage particulièrement pertinent pour une jeunesse en quête de repères dans ses relations.

Au fil de ses écrits, une constante se dégage : Amadou Lamarana Bah écrit pour éveiller. Son engagement dépasse la simple littérature ; il s’inscrit dans une démarche globale de sensibilisation et de transformation sociale.

En plaçant la jeunesse au cœur de sa réflexion, il se positionne comme un porte-voix d’une génération appelée à construire un avenir différent. Éducation, leadership, responsabilité individuelle : autant de valeurs qu’il défend avec constance et conviction.

Son message est exigeant, parfois dérangeant, mais toujours nécessaire. Car il ne cherche pas à plaire, il cherche à réveiller.

Dans un contexte où les défis sociaux, politiques et humains restent nombreux, des voix comme celle d’Amadou Lamarana Bah sont indispensables. Des voix qui osent dire, analyser, proposer et surtout, inspirer.

Avec déjà trois ouvrages aux thématiques fortes et complémentaires, l’auteur guinéen pose les bases d’une œuvre engagée et prometteuse. Une œuvre qui ne se contente pas de raconter le monde, mais qui ambitionne de le transformer.

Et si la véritable révolution commençait par les mots ?

Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
54178
Guinée : la littérature au bord de son silence, l’urgence de faire entendre nos voix. https://planete7.info/guinee-la-litterature-au-bord-de-son-silence-lurgence-de-faire-entendre-nos-voix/ Sat, 21 Mar 2026 23:08:04 +0000 https://planete7.info/?p=52829 À la suite de l’hommage rendu par mon jeune confrère, le critique littéraire Lancinet Makissa Camara, à l’attribution récente du Prix Ahmadou Kourouma 2026 à l’écrivain guinéen Libar Fofana, il est temps d’élargir le débat sur la place et la visibilité de la littérature guinéenne dans le monde francophone et au‑delà. Libar Fofana, romancier franco-guinéen, […]]]>

À la suite de l’hommage rendu par mon jeune confrère, le critique littéraire Lancinet Makissa Camara, à l’attribution récente du Prix Ahmadou Kourouma 2026 à l’écrivain guinéen Libar Fofana, il est temps d’élargir le débat sur la place et la visibilité de la littérature guinéenne dans le monde francophone et au‑delà.

Libar Fofana, romancier franco-guinéen, plonge son écriture dans une mémoire dense et tourmentée. Fils de Sékou Fofana, administrateur colonial et haut fonctionnaire originaire de Kindia, qui connut dix années d’internement au tristement célèbre Camp Boiro, Libar Fofana porte la double empreinte de l’histoire intime et des fractures collectives. Sa carrière a été jalonnée de distinctions majeures : Prix de la Francophonie 2010, Prix Ouest-France Étonnants Voyageurs 2012, et aujourd’hui Prix Ahmadou Kourouma 2026 pour son roman La prière du cochon.

Il fut un temps où la Guinée croyait en sa littérature avec une ferveur quasi inaugurale. Le Salon du Livre de Conakry, autour de l’initiative Papier, Plume, Parole, fut l’un des premiers foyers d’une dynamique littéraire collective, prélude aux « 72 Heures du Livre ».

C’est aussi à cette époque que Camara Kaba 41, poète de la douleur et de l’amour, imposa sa voix comme icône de la renaissance littéraire guinéenne. Son poème Soweto ma Douleur lui valut en 1985 le Prix Paterson de la Fondation Houphouët‑Boigny, une reconnaissance internationale pour un auteur dont la parole avait traversé les ténèbres du Camp Boiro.

Dans le même sillage, Tierno Monénembo a inscrit durablement la littérature guinéenne sur la scène mondiale. Lauréat du Grand Prix de la Francophonie de l’Académie française en 2017, il a également reçu le Prix Renaudot 2008 pour son roman Le Roi de Kahel et le Prix Ahmadou Kourouma 2013 pour Le Terroriste noir. Son écriture, rigoureuse et lucide, revisite l’histoire coloniale et interroge les héritages mémoriels de l’Afrique et de sa diaspora.

Aujourd’hui, cette lignée prestigieuse se prolonge avec des voix contemporaines qui explorent mémoire, exil et identité. Parmi elles : Yamoussa Sidibé, Mambi Magassouba, Kemoko Touré, Lamine Capi Camara, Mamadi Koulibaly, Bliguissa Diallo, et Dany Camara… Ces auteurs, en pleine force créative, maintiennent vivante la littérature guinéenne malgré la marginalisation dont elle souffre sur la scène internationale.

Et pourtant, un malaise persiste. La littérature guinéenne d’expression française reste frappée d’une inquiétante invisibilité : absente des grandes scènes internationales, marginalisée dans les circuits éditoriaux majeurs, fragmentée dans sa capacité à produire des échos durables au‑delà des frontières.

Ce silence n’est pas une absence de voix, la Guinée n’a jamais cessé d’écrire mais une absence d’écho. Libar Fofana, Monénembo, Camara Kaba 41 : autant de phares isolés dans une mer souvent indifférente.

Alors que faisons-nous de notre littérature ? Car une littérature ne vit pas seulement par le génie de ses écrivains. Elle vit par les politiques qui la soutiennent, les institutions qui la diffusent, les réseaux qui la projettent.

Il fut un temps où le Général Lansana Conté avait compris cet enjeu. Sous son régime, l’Association des Écrivains de Guinée ( AEG) et certains écrivains bénéficiaient d’un accompagnement concret, leur permettant de porter la voix de la Guinée à l’international, de participer aux grands festivals, et d’inscrire le pays sur la carte de la francophonie mondiale. Aujourd’hui, cette ambition semble dissipée.

Il ne s’agit pas de céder à la nostalgie, mais de formuler une exigence : une littérature absente est une mémoire en sursis.

La Guinée n’est pas condamnée au silence. Mais elle doit, de toute urgence, réapprendre à faire entendre ses voix , celles de ses écrivains établis, mais aussi celles de la jeune génération qui porte déjà les germes d’une renaissance littéraire. Il en va de sa mémoire, de son rayonnement culturel et de sa place dans l’histoire des lettres francophones.

 

Mohamed Salifou Keita, est un journaliste et Écrivain.

Expert en Communication Stratégique. Ingénieur en Intelligence Culturelle.

Lobbyiste et Consultant International.

]]>
52829
Hommage littéraire : Dr Mariama Djélo Barry immortalise son époux à travers un livre poignant https://planete7.info/hommage-litteraire-dr-mariama-djelo-barry-immortalise-son-epoux-a-travers-un-livre-poignant/ Fri, 25 Apr 2025 15:08:12 +0000 https://planete7.info/?p=40835 L’émotion était palpable ce jeudi après-midi à la salle Djibril Tamsir Niane du Chapiteau by Issa, à l’occasion de la cérémonie de dédicace du livre « Ton dernier regard ». L’événement, organisé dans le cadre de la 17e édition des 72 Heures du Livre, a marqué un moment fort de recueillement et d’hommage rendu à […]]]>

L’émotion était palpable ce jeudi après-midi à la salle Djibril Tamsir Niane du Chapiteau by Issa, à l’occasion de la cérémonie de dédicace du livre « Ton dernier regard ». L’événement, organisé dans le cadre de la 17e édition des 72 Heures du Livre, a marqué un moment fort de recueillement et d’hommage rendu à une figure de l’histoire guinéenne : le Dr Mamadou Bhoye Barry, ancien ministre de l’Élevage et de l’Aquaculture, décédé il y a quelques années.

Son épouse, l’ancienne ministre Dr Mariama Djélo Barry, également connue pour son engagement au sein de plusieurs ONG féminines, signe ici son deuxième ouvrage. Dans « Dr Mamadou Bhoye Barry : Ton dernier regard », elle retrace avec sensibilité et profondeur la vie, les combats et l’héritage de son époux, qui fut à la fois un compagnon de route et un soutien indéfectible.

La cérémonie a rassemblé un parterre de personnalités de haut rang, parmi lesquelles l’ancien Premier ministre Ahmed Tidiane Souaré, l’ex-ministre de l’Éducation Hadja Aïcha Bah, ainsi que de nombreux cadres, intellectuels et figures influentes du paysage politique et culturel guinéen.

Prenant la parole, Dr Djélo Barry a salué la portée symbolique de cette 17e édition, placée sous le thème « La puissance féminine », qu’elle considère comme une véritable reconnaissance du rôle central des femmes dans la société guinéenne. « Je suis heureuse de participer à ces 72 Heures du Livre, d’autant plus que l’État en a fait un événement national. Le choix du thème par Sanoussy Kaba est remarquable. La puissance féminine s’exprime dans le quotidien de chaque Guinéenne. Encourager les femmes à raconter leur vécu, c’est les rendre visibles », a-t-elle déclaré avec conviction.

Dans un moment empreint d’émotion, elle a expliqué le choix de consacrer son ouvrage à son époux, qu’elle décrit comme un homme exceptionnel, féministe avant l’heure, qui a toujours soutenu son épanouissement personnel et professionnel. « Mon mari a été un homme rare, un mari extraordinaire qui comprenait l’importance du genre. Il m’a toujours soutenue dans mes ambitions. Après un premier livre consacré à ma propre trajectoire, j’ai voulu cette fois témoigner pour lui, pour celui qui a marqué la Guinée de son empreinte », a-t-elle confié avec émotion.

Dr Djélo Barry a également exprimé sa gratitude aux autorités de la transition, notamment au président de la République, le Général Mamady Doumbouya, pour avoir attribué le nom de son défunt mari au Centre Régional des Arts et Métiers, un geste qu’elle qualifie de profondément touchant. « Je remercie le président et le CNRD d’avoir immortalisé la mémoire de mon mari à travers cette institution. C’est un symbole fort. J’espère que cet exemple inspirera d’autres décisions en faveur des femmes, qui représentent plus de la moitié de notre population. Exclure la femme du processus de développement serait une erreur stratégique majeure », a-t-elle souligné.

Avec « Ton dernier regard », Dr Djélo Barry ne se contente pas de raconter une histoire personnelle. Elle offre un témoignage universel sur l’amour, la perte, la mémoire et la résilience. Plus qu’un simple hommage, ce livre s’impose comme une œuvre de transmission, une lettre ouverte à la postérité, empreinte d’élégance et de sincérité.

Un moment littéraire inoubliable, où les mots deviennent des monuments, et où la mémoire se transforme en espoir.

 

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

]]>
40835
Conakry célèbre la force des femmes à travers la littérature : Les 72 heures du livre dévoilent une édition engagée https://planete7.info/conakry-la-17%e1%b5%89-edition-des-72-heures-du-livre-celebre-la-puissance-feminine/ Thu, 27 Feb 2025 11:35:54 +0000 https://planete7.info/?p=38747 La capitale guinéenne s’apprête à vibrer au rythme de la 17ᵉ édition des 72 heures du livre, prévue du 23 au 25 avril 2025. Cet événement majeur du paysage littéraire guinéen, devenu au fil des ans un rendez-vous incontournable de la culture, mettra cette année à l’honneur un thème d’une portée exceptionnelle : « La […]]]>

La capitale guinéenne s’apprête à vibrer au rythme de la 17ᵉ édition des 72 heures du livre, prévue du 23 au 25 avril 2025. Cet événement majeur du paysage littéraire guinéen, devenu au fil des ans un rendez-vous incontournable de la culture, mettra cette année à l’honneur un thème d’une portée exceptionnelle : « La puissance féminine ».

Mercredi 26 février, lors d’un point de presse, les organisateurs ont dévoilé les contours de cette nouvelle édition qui se veut une célébration du rôle des femmes dans la littérature. Sansi Kaba, fondateur de l’événement, a souligné l’urgence de valoriser les écrivaines guinéennes, encore sous-représentées dans le paysage éditorial national.

Un chiffre édifiant illustre cette réalité : sur 100 ouvrages publiés par L’Harmattan Guinée, seuls deux sont signés par des femmes. Un constat alarmant qui motive cette édition engagée à briser les barrières et à encourager les femmes à prendre la plume.

« Les femmes ont beaucoup à dire dans ce pays, mais elles s’expriment encore trop peu », a déclaré Diaka Camara, ambassadrice de l’événement. « Cette année, nous avons décidé de leur donner la parole et de les mettre à l’honneur« , a-t-elle ajouté avec conviction.

Dans le cadre de cette initiative, un concours d’écriture baptisé « Fines Plumes » sera organisé dans 26 établissements scolaires de Conakry, englobant aussi bien les écoles publiques que privées. En collaboration avec les mairies des 13 communes de la capitale, ce concours vise à encourager les jeunes filles à s’exprimer à travers l’écriture.

À l’issue de cette compétition, les trois lauréates se verront récompensées lors des 72 heures du livre, une manière de stimuler les vocations littéraires féminines dès le plus jeune âge.

Cette édition engagée bénéficie du soutien appuyé des autorités, notamment de Charlotte Daffé, ministre de la Promotion féminine, de l’Enfance et des Personnes vulnérables. Elle a salué un choix de thème en parfaite adéquation avec les missions de son département, qui œuvre pour l’autonomisation des femmes et leur implication active dans le développement socio-économique du pays.

« Le thème de cette année n’est pas anodin. Il met en lumière l’impact fondamental des femmes dans la transmission du savoir, l’éducation, l’écriture et la production intellectuelle, » a-t-elle déclaré.

Ramatoulaye Camara, commissaire de l’événement, abonde dans le même sens en affirmant que cette édition met en exergue le rôle central des femmes dans la culture et l’émancipation intellectuelle.

« Cette 17ᵉ édition est une opportunité unique de montrer que les femmes sont des actrices majeures du monde littéraire et intellectuel guinéen. Il est temps qu’elles prennent pleinement leur place », a-t-elle insisté.

Au-delà de la littérature, les 72 heures du livre 2025 s’inscrivent dans une dynamique plus large de reconnaissance du leadership féminin. En mettant en avant la puissance féminine, cette édition ambitionne d’impulser un changement profond dans la perception et la place des femmes dans les sphères culturelles et intellectuelles en Guinée.

« Cette édition est la nôtre« , a lancé Charlotte Daffé à l’endroit des femmes du monde littéraire, les appelant à s’engager pleinement dans cette célébration de leur talent et de leur contribution essentielle à la société guinéenne.

Avec cette nouvelle édition, les 72 heures du livre confirment leur rôle de moteur culturel et de tremplin pour l’émergence d’une littérature guinéenne plus inclusive, dynamique et audacieuse.

]]>
38747
Littérature et Histoire : Bassamba Amine dévoile deux ouvrages sur la transition guinéenne et ses héros https://planete7.info/litterature-et-histoire-bassamba-amine-devoile-deux-ouvrages-sur-la-transition-guineenne-et-ses-heros/ Fri, 27 Dec 2024 06:07:04 +0000 https://planete7.info/?p=36304 *COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pour large diffusion*) _____________________ – Lancement des livres « *L’ÉPOPÉE DU LION NOIR* » et « *Transition Guinéenne : Acquis et défis d’avenir* » – *Auteur : Bassamba Amine* _____________________ Nous avons le plaisir d’annoncer la sortie prochaine de deux (2) ouvrages marquants de l’histoire récente de notre pays: * »L’ÉPOPÉE DU LION NOIR »* et * »Transition Guinéenne […]]]>

*COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pour large diffusion*)
_____________________
– Lancement des livres « *L’ÉPOPÉE DU LION NOIR* » et « *Transition Guinéenne : Acquis et défis d’avenir* »
– *Auteur : Bassamba Amine*
_____________________

Nous avons le plaisir d’annoncer la sortie prochaine de deux (2) ouvrages marquants de l’histoire récente de notre pays: * »L’ÉPOPÉE DU LION NOIR »* et * »Transition Guinéenne : Acquis et défis d’avenir »*.

Ces livres, qui seront disponibles courant Janvier ou Février 2025, proposent une plongée profonde dans l’histoire contemporaine de la Guinée, mettant en lumière le parcours exceptionnel du président Mamadi Doumbouya ainsi que les défis et les succès de la transition actuelle.

* »L’ÉPOPÉE DU LION NOIR »* est une collection de poèmes qui rend hommage à un homme devenu symbole d’espoir et de résilience pour le peuple de Guinée. À travers des vers puissants, ce livre célèbre les luttes, les triomphes et les rêves d’un peuple engagé dans la quête de dignité et d’unité.

* »Transition Guinéenne : Acquis et défis d’avenir »* propose une analyse approfondie des progrès réalisés depuis le début de la transition en 2021, tout en mettant en lumière les défis à relever pour garantir un avenir prospère à notre nation.

Ces deux ouvrages seront disponibles en version papier et numérique sur toutes les plateformes d’achat légales, permettant ainsi à chacun de plonger dans cette histoire et d’enrichir sa compréhension de la Guinée d’aujourd’hui.

La constitution d’un comité d’organisation pour la cérémonie de dédicace est en cours. Les personnes intéressées à participer à cet événement ou à obtenir plus d’informations sont invitées à contacter le numéro suivant : *+224 660 05 97 97* (disponible en appel direct et sur WhatsApp).

Nous vous invitons à rester à l’écoute pour plus de détails concernant la date et le lieu de la dédicace.

Ensemble, célébrons notre histoire et bâtissons un avenir radieux pour la Guinée d’aujourd’hui et celle de demain.

_Pour plus d’informations, contactez directement l’auteur_ *Bassamba Amine*

Téléphone :
+224 660 05 97 97
+224 622 45 59 14
Email :
_bassamba.amine@gmail.com_

*Vive la Guinée !*

]]>
36304
Abdoul Goudoussi Barry : Une Plongée Profonde dans les Réalités de la Polygamie à Travers Son Œuvre https://planete7.info/abdoul-goudoussi-barry-une-plongee-profonde-dans-les-realites-de-la-polygamie-a-travers-son-oeuvre/ Sat, 14 Sep 2024 22:26:58 +0000 https://planete7.info/?p=32798 Dans le paysage littéraire guinéen, Abdoul Goudoussi Barry se distingue par son ouvrage audacieux intitulé « La polygamie et ses corbeilles de petits piments ». Ce livre, véritable miroir de la réalité sociale, aborde sans détour le sujet délicat de la polygamie, un thème complexe qui continue de marquer les familles et la société guinéenne. […]]]>

Dans le paysage littéraire guinéen, Abdoul Goudoussi Barry se distingue par son ouvrage audacieux intitulé « La polygamie et ses corbeilles de petits piments ». Ce livre, véritable miroir de la réalité sociale, aborde sans détour le sujet délicat de la polygamie, un thème complexe qui continue de marquer les familles et la société guinéenne.

Lors d’une récente interview, l’auteur a partagé les réflexions et expériences personnelles qui ont nourri sa plume. Il définit son livre comme « le fruit d’histoires vécues, de récits intimes profondément ancrés dans la réalité ». À travers cette œuvre de 134 pages, subdivisée en six chapitres, Barry met en lumière les rivalités et les tensions au sein des familles polygames, et explore comment ces conflits entre coépouses affectent non seulement la vie conjugale, mais aussi la stabilité des enfants. « Mon ouvrage reflète les relations tendues qui existent souvent entre les coépouses partageant un même mari. Ces rivalités peuvent profondément influencer la dynamique familiale et impacter les enfants, parfois de manière irréversible », explique-t-il.

Depuis la publication de son livre, Barry a reçu un écho inattendu de ses lecteurs, témoignant de la profondeur de son analyse. « Une femme de Kankan m’a appelé pour me dire que mon livre dépeint exactement la réalité de sa propre famille. Cela montre à quel point cette réalité est partagée et douloureuse pour beaucoup », raconte-t-il.

Fils d’une famille polygame, Barry explique que cette proximité avec le sujet lui a donné une perspective unique. « Ayant grandi dans une famille polygame, j’ai pu observer de près les complexités de cette structure familiale. Beaucoup de mes amis viennent de familles similaires, et leurs vécus, parfois plus difficiles que le mien, ont renforcé mon envie de traiter ce sujet. Mais il ne s’agit pas de ma propre histoire, c’est une fenêtre sur les conséquences sociétales néfastes de la polygamie », souligne-t-il.

L’auteur va plus loin en exposant le jeu de pouvoir et de domination qui peut exister entre coépouses, une lutte souvent sournoise mais aux répercussions destructrices. « Même dans une famille polygame où la réussite financière est au rendez-vous, si une coépouse te perçoit comme une menace, elle peut utiliser tous les moyens, y compris la sorcellerie, pour te nuire », révèle-t-il, soulignant ainsi les dangers parfois invisibles qui se cachent derrière les apparences de cette structure familiale.

Pour Abdoul Goudoussi Barry, son livre se veut une œuvre de sensibilisation, un appel à ouvrir les yeux sur une réalité souvent ignorée. « Je souhaite que mon ouvrage serve de prise de conscience pour tous ceux qui le liront. Il révèle les facettes les plus sombres de la polygamie, celles qui minent nos familles et fragilisent nos sociétés », lance-t-il avec détermination.

Avec « La polygamie et ses corbeilles de petits piments », Barry ne se contente pas de raconter des histoires. Il invite le lecteur à une introspection profonde sur les méandres de la polygamie et ses conséquences sur l’harmonie familiale. Par son style incisif et authentique, il parvient à mettre en lumière un sujet sensible, offrant ainsi une perspective qui pourrait bien changer la manière dont cette pratique est perçue au sein de la société guinéenne.

 

Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info

 

]]>
32798
Mamady Dioumessy : Une Incursion Révolutionnaire dans la Littérature Guinéenne avec « Une Kyrielle de Fragments » https://planete7.info/mamady-dioumessy-une-incursion-revolutionnaire-dans-la-litterature-guineenne-avec-une-kyrielle-de-fragments/ Mon, 09 Sep 2024 17:17:30 +0000 https://planete7.info/?p=32585 Dans le cadre de la valorisation de la littérature guinéenne et de ses jeunes talents, notre rédaction a rencontré Mamady Dioumessy, un écrivain émergent qui se distingue par un style narratif peu conventionnel. Son premier ouvrage, Une Kyrielle de Fragments, publié le 26 août 2024 aux Éditions Yigui, suscite un engouement particulier chez les lecteurs […]]]>

Dans le cadre de la valorisation de la littérature guinéenne et de ses jeunes talents, notre rédaction a rencontré Mamady Dioumessy, un écrivain émergent qui se distingue par un style narratif peu conventionnel. Son premier ouvrage, Une Kyrielle de Fragments, publié le 26 août 2024 aux Éditions Yigui, suscite un engouement particulier chez les lecteurs guinéens, en raison de sa forme narrative originale et novatrice.

Dans cet ouvrage, Mamady Dioumessy s’éloigne des schémas littéraires classiques pour proposer une narration fragmentée, où les récits se succèdent sans suivre une trame linéaire traditionnelle. <<Il s’agit de cascades d’histoires qui ne respectent pas la structure romanesque classique. Les intrigues sont entrelacées, d’où le titre Une Kyrielle de Fragments, qui consiste à raconter des histoires en morceaux>>, explique l’auteur. Ce choix stylistique audacieux et déroutant marque une rupture avec les conventions littéraires guinéennes.

Pour parfaire cette approche nouvelle, Mamady Dioumessy confie que l’écriture de ce roman a nécessité cinq ans de travail, un processus débuté alors qu’il était encore étudiant à l’Institut Supérieur des Sciences de l’Éducation de Guinée (ISSEG). Ce long cheminement reflète la complexité du style fragmenté, ainsi que l’ampleur de la réflexion qui sous-tend l’œuvre.

Au-delà de l’innovation stylistique, Une Kyrielle de Fragments aborde des thématiques sensibles, notamment une relation amoureuse interdite entre un professeur et son élève. Un sujet rarement traité dans la littérature guinéenne et qui pose des questions sur les limites de l’amour dans un cadre scolaire. <<Le roman parle d’une histoire d’amour entre un enseignant et son élève, une situation jugée inappropriée dans le milieu éducatif. L’amour est souvent insaisissable, mais dans un environnement où l’éducation et la transmission du savoir sont primordiales, il devient problématique. Ce livre rappelle aux enseignants et aux élèves la nécessité d’une vigilance accrue face à de tels sentiments>>, souligne l’auteur.

Avec Une Kyrielle de Fragments, Mamady Dioumessy propose une œuvre audacieuse qui interroge à la fois les conventions narratives et les normes sociales. En racontant une passion interdite au sein du milieu scolaire, l’écrivain invite ses lecteurs à réfléchir sur la place de l’amour dans un environnement régulé par des règles strictes. Ce roman incarne ainsi une nouvelle voix dans la littérature guinéenne, à la fois par son approche narrative innovante et par la profondeur des sujets qu’il aborde.

 

Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info 

]]>
32585