Kindia – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 21 Oct 2026 22:12:52 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Kindia – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Kindia : une commerçante de 26 ans tuée à Friguiagbé, son petit ami présumé passe aux aveux https://planete7.info/kindia-une-commercante-de-26-ans-tuee-a-friguiagbe-son-petit-ami-presume-passe-aux-aveux/ Wed, 21 Oct 2026 22:08:02 +0000 https://planete7.info/?p=66594 Retrouvée morte dans sa boutique à Friguiagbé, Aïcha Sacko aurait été poignardée à plusieurs reprises dans la nuit du 18 au 19 octobre 2026. Interpellé par la Gendarmerie, son petit ami présumé, Salif Camara, a reconnu les faits lors de son audition. Selon les premiers éléments de l’enquête, une dispute sur fond de jalousie serait […]]]>

Retrouvée morte dans sa boutique à Friguiagbé, Aïcha Sacko aurait été poignardée à plusieurs reprises dans la nuit du 18 au 19 octobre 2026. Interpellé par la Gendarmerie, son petit ami présumé, Salif Camara, a reconnu les faits lors de son audition. Selon les premiers éléments de l’enquête, une dispute sur fond de jalousie serait à l’origine du drame.

Le projet de mariage d’Aïcha Sacko s’est brutalement interrompu. Âgée de 26 ans, cette commerçante a été retrouvée morte dans sa boutique, dans la nuit du dimanche 18 au lundi 19 octobre 2026, à Mokèboungni, dans le district de Friguiagbé 1, préfecture de Kindia. Son petit ami présumé, Salif Camara, un maçon, a été interpellé par la Gendarmerie avant d’être présenté à la presse ce mercredi 21 octobre.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la jeune femme, qui vendait des produits d’alimentation générale, aurait été poignardée à plusieurs reprises à l’intérieur de son commerce.

L’alerte a été donnée par des voisins, intrigués par la fermeture inhabituelle de la boutique, qui ouvrait habituellement tôt le matin. La présence de traces de sang devant le commerce a renforcé leurs inquiétudes et conduit au signalement des faits aux autorités.

Informée de la situation, la Brigade de recherches de la Gendarmerie de Kindia a dépêché une équipe sur les lieux. Les investigations ont conduit à l’interpellation de Salif Camara, qui entretenait une relation amoureuse avec la victime et l’assistait dans la vente de ses marchandises.

Lors de la présentation du suspect à la presse, le capitaine André Kèkoura Tinguiano, commandant de la Brigade de recherches de Kindia, a exposé les premiers éléments recueillis par les enquêteurs.

« Au cours de son audition, le mis en cause a reconnu les faits qui lui sont reprochés et déclaré qu’il était le petit ami de la victime depuis longtemps. Il l’assistait dans la vente de ses marchandises. Après avoir longtemps soupçonné sa concubine d’entretenir également une relation avec un certain CIA, il aurait agi sous l’effet de la colère et de la jalousie. Il se serait introduit dans la boutique et, à l’aide d’un couteau, aurait poignardé à plusieurs reprises Mlle Aïcha Sacko, qui aurait succombé à ses blessures », a expliqué l’officier.

Face aux enquêteurs, Salif Camara a également livré sa version des circonstances du drame. Il affirme qu’une altercation aurait éclaté après le départ de l’homme qu’il soupçonnait d’entretenir une relation avec sa compagne.

« Après son départ, j’ai appelé Aïcha pour lui dire que j’avais apporté la nourriture. Je lui ai ensuite demandé : “Aïcha, tu ne m’avais pas dit qu’il n’y avait rien entre toi et CIA ?” Elle s’est énervée et m’a beaucoup crié dessus. Je me suis également énervé et je l’ai attrapée. Elle a alors pris un couteau pour me poignarder. J’ai retourné le couteau contre elle et je l’ai poignardée », a-t-il déclaré.

Le suspect a ensuite reconnu avoir porté les coups mortels, selon ses propres déclarations.

« C’est moi qui l’ai poignardée. Elle était ma petite amie. Après son décès, j’ai regretté mon acte et je l’ai couverte », a-t-il ajouté.

Ces déclarations constituent des éléments de l’enquête et devront être examinées dans le cadre de la procédure judiciaire.

Au sein de la famille Sacko, la douleur est d’autant plus vive que la jeune commerçante devait prochainement se marier. Son grand frère, Mohamed Sacko, évoque un projet d’union qui devait encore faire l’objet d’une concertation familiale.

« Je suis abattu. En entendant également les déclarations du présumé auteur, nous comprenons qu’il s’agirait d’une affaire de jalousie. Vous n’êtes pas sans savoir que ma petite sœur devait se marier les 23 ou 24 décembre. Peut-être que M. Salif avait appris cette nouvelle », a-t-il confié.

Il précise que la famille devait encore se réunir pour examiner la question et donner, le cas échéant, son accord définitif à la célébration du mariage.

« C’est ce que nous attendions, mais, malheureusement, nous avons appris son décès », a-t-il déploré.

Malgré cette épreuve, Mohamed Sacko dit placer sa confiance dans les autorités judiciaires pour que les circonstances du drame soient établies et que les responsabilités soient déterminées.

« Lorsque nous sommes arrivés, nous avons trouvé que le présumé auteur était déjà entre les mains des autorités, ce qui nous a soulagés. Nous sommes également rassurés de voir que la procédure suit son cours. Aujourd’hui, c’est notre famille qui est touchée, mais nous sommes convaincus que, si nous faisons confiance à nos autorités, elles pourront faire leur travail. Nous sommes désormais sûrs que justice sera rendue », a-t-il déclaré.

Sur le plan judiciaire, le commandant de la Brigade de recherches de Kindia indique que les éléments recueillis au cours de l’enquête laissent présumer l’implication de Salif Camara dans des faits qualifiés d’assassinat, prévus et réprimés par l’article 208 du Code pénal guinéen.

À l’issue de sa présentation à la presse, le suspect devait être conduit devant le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kindia pour la suite de la procédure.

L’enquête devra permettre de préciser les circonstances exactes de la mort d’Aïcha Sacko et d’établir les responsabilités dans cette affaire qui endeuille une famille, à quelques semaines d’un mariage attendu.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
66594
Kindia : 1 667 candidats à l’assaut des postes de santé, un concours placé sous le signe du numérique https://planete7.info/kindia-1-667-candidats-a-lassaut-des-postes-de-sante-un-concours-place-sous-le-signe-du-numerique/ Wed, 21 Oct 2026 15:40:40 +0000 https://planete7.info/?p=66576 Le concours de recrutement des agents de santé à la Fonction publique a débuté ce mercredi 21 octobre 2026 à Kindia. Au total, 1 667 candidats sont répartis dans trois centres de la région administrative, avec l’ambition de décrocher l’une des 4 500 places ouvertes à l’échelle nationale. Particularité de cette édition : les épreuves […]]]>

Le concours de recrutement des agents de santé à la Fonction publique a débuté ce mercredi 21 octobre 2026 à Kindia. Au total, 1 667 candidats sont répartis dans trois centres de la région administrative, avec l’ambition de décrocher l’une des 4 500 places ouvertes à l’échelle nationale. Particularité de cette édition : les épreuves se déroulent sur des tablettes numériques, un dispositif présenté par les autorités comme un moyen de renforcer la transparence et de garantir un recrutement fondé sur le mérite.

À Kindia, le recrutement des futurs agents de santé a pris une dimension numérique. Dès 9 heures, ce mercredi, les premiers candidats aux formations de brevet de technicien supérieur (BTS) et de brevet de technicien (BT) ont entamé les épreuves dans l’unique centre de la préfecture. Dans les salles, les compositions se sont déroulées dans le calme, sous la supervision des équipes chargées d’assurer le bon déroulement du concours.

Répartis entre Kindia, Coyah et Dubréka, les candidats de la région administrative se disputent une partie des 4 500 places disponibles au niveau national. Pour les responsables de l’organisation, l’objectif est de sélectionner les profils les plus aptes à intégrer les formations préparant aux métiers de la santé.

Inspecteur régional de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique de Kindia, Seydou Condé insiste sur la nécessité de faire prévaloir le mérite dans le processus de sélection.

« Nous avons eu des milliers de candidats au compte de la région, répartis dans trois préfectures, à savoir Kindia, Coyah et Dubréka. Pour le moment, les statistiques ne sont pas encore disponibles. Toutefois, nous espérons sélectionner les meilleurs, car un concours repose sur le principe du mérite », explique-t-il.

Au-delà de la sélection, cette édition se distingue par la dématérialisation des épreuves et de leur correction. Pour les autorités éducatives, le recours aux tablettes doit contribuer à limiter les risques de manipulation et à renforcer la crédibilité du processus.

« Cette année, le concours est marqué par la digitalisation. Vous savez que la santé ne s’improvise pas. Nous voulons de la qualité, et qui parle de qualité parle forcément de personnes qualifiées. C’est pourquoi nous avons digitalisé tout le système, depuis les tablettes qui contiennent les épreuves jusqu’à la correction. Tout est dématérialisé afin de garantir la transparence », précise Seydou Condé.

Pour cette première journée, les candidats sont évalués en français, en mathématiques et en biologie. Les compositions se déroulent de 9 heures à 16 heures, selon le calendrier présenté par les responsables du concours.

Coordinateur régional des concours d’accès, Sékou Joe Sylla souligne que la sélection repose également sur les exigences propres aux professions de santé. Selon lui, la réduction du nombre de candidats présents dans les centres s’inscrit dans une volonté de privilégier les compétences nécessaires à ces métiers.

« La particularité de ce concours, comme vous avez pu le constater, est qu’il y a moins de candidats présents sur les sites. Le nombre de candidats a été réduit, car les métiers de la santé exigent des compétences particulières. Il s’agit de sélectionner les meilleurs parmi les postulants », indique-t-il.

Le passage aux épreuves numériques nécessite toutefois une procédure précise. Avant de commencer, chaque candidat doit saisir son numéro d’identification nationale (INA) et les références de son procès-verbal (PV), puis vérifier et valider ses informations personnelles. Ce n’est qu’après ces étapes qu’il peut accéder aux sujets.

Afin de prévenir les éventuelles difficultés techniques, des dispositions d’assistance ont été prévues. L’Institut national de la statistique (INS) apporte notamment son appui au dispositif mis en place pour le déroulement des épreuves.

Le concours se poursuit sur deux jours. Après les candidats aux formations de BTS et de BT, qui composent ce mercredi, ceux des ATS, les agents techniciens de santé, sont attendus dans les centres le jeudi 22 octobre.

Présent à la cérémonie de lancement au nom du gouverneur de la région administrative de Kindia, Mamadi Manténin, chef de cabinet du gouvernorat, a rappelé l’importance de ce recrutement pour répondre aux besoins en personnel des structures sanitaires.

Il a notamment évoqué le manque de professionnels qualifiés dans plusieurs localités, où les besoins concernent aussi bien les aides-infirmiers et les sages-femmes que les laborantins, les infirmiers et les médecins.

« Cette initiative répond aux besoins exprimés par nos communautés en aides-infirmiers, en sages-femmes et surtout en laborantins dans nos centres et postes de santé. Dans nos préfectures et sous-préfectures, nous avons besoin de médecins, d’infirmiers et de laborantins. C’est une politique que ce département accompagne conformément à la vision du chef de l’État », a-t-il déclaré.

Le représentant du gouverneur a également insisté sur l’impartialité attendue dans le traitement des candidatures. À ses yeux, le recours aux outils numériques doit permettre de renforcer la confiance dans les résultats et d’écarter les soupçons de favoritisme ou de corruption.

« Les jeunes qui seront retenus sont ceux qui le méritent réellement. Les candidats ne doivent s’en prendre à personne en cas d’échec. Les candidatures ont été traitées par une application, et les résultats suivront le même principe. Personne ne devrait accuser un chef de service d’avoir favorisé un candidat ou d’avoir reçu de l’argent pour permettre une admission », a-t-il martelé.

Il a, par ailleurs, encouragé les candidats à faire preuve de courage et de détermination, tout en saluant l’implication des responsables éducatifs et techniques mobilisés pour l’organisation du concours.

Au-delà des épreuves, ce recrutement représente un enjeu important pour le système de santé guinéen. Il s’agit, d’une part, d’identifier des candidats disposant des compétences requises pour exercer dans les différentes filières et, d’autre part, de contribuer au renforcement des ressources humaines des structures sanitaires.

À Kindia, Coyah et Dubréka, les candidats attendent désormais l’issue de cette sélection, qui doit les départager sur la base de leurs performances. Pour les autorités, la digitalisation constitue un levier destiné à renforcer la transparence du processus. Reste que la crédibilité du dispositif se mesurera aussi à la régularité de son application et à la publication de résultats conformes au mérite des candidats.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
66576
Kindia : près de 14 000 candidats en lice pour 6 000 postes d’enseignants https://planete7.info/kindia-pres-de-14-000-candidats-en-lice-pour-6-000-postes-denseignants/ Sat, 17 Oct 2026 13:04:33 +0000 https://planete7.info/?p=66247 Le concours national de recrutement de 6 000 enseignants a été lancé ce samedi 17 octobre 2026 en Guinée. À Kindia, 13 872 candidats prennent part aux épreuves dans 31 centres d’examen. La cérémonie de lancement a été présidée par N’Faly Sylla, secrétaire général du ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction […]]]>

Le concours national de recrutement de 6 000 enseignants a été lancé ce samedi 17 octobre 2026 en Guinée. À Kindia, 13 872 candidats prennent part aux épreuves dans 31 centres d’examen. La cérémonie de lancement a été présidée par N’Faly Sylla, secrétaire général du ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, en présence des autorités locales.

C’est une journée décisive pour des milliers de candidats désireux d’intégrer la Fonction publique guinéenne. À Kindia, la mobilisation est particulièrement importante pour le concours national de recrutement de 6 000 enseignants. Avec 13 872 candidats répartis dans 31 centres d’examen, la région administrative concentre la plus forte participation à cette opération nationale, qui enregistre environ 39 000 candidats à l’échelle du pays.

Présent dans la cité des agrumes pour le lancement des épreuves, N’Faly Sylla, secrétaire général du ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, a salué l’organisation du concours à l’intérieur du pays. Pour lui, cette décentralisation permet aux candidats de composer dans leurs régions respectives, sans avoir à effectuer systématiquement le déplacement vers Conakry.

« C’est un sentiment de satisfaction qui m’anime ce matin en venant à Kindia, qui reçoit le plus grand nombre de candidats. Cela traduit la vision du président de la République, Son Excellence Mamadi Doumbouya, qui consiste à permettre à notre ministère d’organiser les concours à l’intérieur du pays. Habituellement, les candidats des différentes régions étaient obligés de se déplacer à Conakry. Cette année, les concours se déroulent dans les sept régions administratives », a-t-il déclaré.

Le responsable a également souligné l’importance de la participation féminine, qu’il considère comme un signe encourageant dans la promotion de l’accès des femmes aux opportunités professionnelles. Il a, par ailleurs, salué la mobilisation des autorités régionales et préfectorales, tout en assurant que des dispositions avaient été prises pour garantir le bon déroulement des épreuves.

Au-delà de l’organisation matérielle, la transparence du concours constitue l’un des principaux enjeux de cette opération de recrutement. Sur ce point, le secrétaire général du département a affiché la fermeté des autorités, en insistant sur l’application du principe de tolérance zéro face à toute tentative de fraude.

« Nous voulons une tolérance zéro face à la fraude. Un dispositif a été mis en place, avec le numéro 1017, pour permettre de signaler tout cas suspect, en collaboration avec l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information. Les candidats et les citoyens peuvent également effectuer leurs signalements sur la plateforme alerte.gov.gn », a-t-il précisé.

Selon N’Faly Sylla, les éventuels incidents feront l’objet d’un recensement avant d’être transmis aux autorités compétentes pour les suites nécessaires.

Le dispositif de sécurisation concerne également le traitement des copies. Le responsable a indiqué que celles-ci seraient acheminées vers un centre sécurisé à Conakry, où leur correction sera effectuée à l’aide d’un système de lecture optique. Une procédure destinée à encadrer le traitement des résultats de ce concours national.

Interrogé sur la situation des enseignants contractuels, il a rappelé l’existence d’un accord signé en janvier dernier, réaffirmant la volonté de l’État de respecter ses engagements, tout en préservant le principe d’un accès équitable à la Fonction publique.

Pour les autorités régionales, l’organisation de cette opération représente également un défi logistique important, au regard du nombre de candidats à accueillir et à encadrer.

Le gouverneur de la région administrative de Kindia, le CGP Mamadou Camara, a salué la confiance accordée aux autorités locales pour la conduite de cette opération. Il y voit une reconnaissance de leur capacité à assurer l’organisation d’un concours d’une telle ampleur.

« Sur les 39 000 candidats, Kindia a reçu près de 14 000 candidats. Les autorités du ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique et celles de l’Éducation nationale ont estimé que les autorités régionales de Kindia étaient capables de gérer une telle activité », a-t-il souligné.

Dans les centres d’examen, les premières impressions recueillies font état d’un démarrage satisfaisant des épreuves. Pour les candidats, cette journée marque le début d’une étape déterminante dans leur parcours professionnel, avec, à la clé, la possibilité d’accéder à un emploi dans l’enseignement public.

Aminata Hélène Camara, candidate au concours, a confirmé le bon déroulement des premières étapes, de l’accueil à l’installation des candidats jusqu’au début des compositions.

« Le concours a bien débuté. Il y a eu l’accueil des candidats, leur installation et, maintenant, nous sommes en train de composer », a-t-elle témoigné.

Avec 6 000 postes à pourvoir pour environ 39 000 candidats à l’échelle nationale, la sélection s’annonce particulièrement disputée. À Kindia, où près de 14 000 candidats sont en compétition, l’enjeu est considérable : réussir les épreuves pour espérer rejoindre les rangs des enseignants de la Fonction publique guinéenne.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour

Contact Planete7.info : 624045895/625214852
Planete7guinee@gmail.com

]]>
66247
Kindia : à Pastoria, l’IRBAG au cœur de la recherche scientifique et de la lutte contre les épidémies https://planete7.info/kindia-a-pastoria-lirbag-au-coeur-de-la-recherche-scientifique-et-de-la-lutte-contre-les-epidemies/ Thu, 15 Oct 2026 20:00:54 +0000 https://planete7.info/?p=66145 Créé pendant la période coloniale, l’Institut de Recherche en Biologie Appliquée de Guinée (IRBAG), installé à Pastoria, dans la préfecture de Kindia, occupe une place importante dans le dispositif national de recherche scientifique et de lutte contre les maladies infectieuses. De l’épidémie d’Ebola à la pandémie de COVID-19, cette institution a contribué à la réponse […]]]>

Créé pendant la période coloniale, l’Institut de Recherche en Biologie Appliquée de Guinée (IRBAG), installé à Pastoria, dans la préfecture de Kindia, occupe une place importante dans le dispositif national de recherche scientifique et de lutte contre les maladies infectieuses. De l’épidémie d’Ebola à la pandémie de COVID-19, cette institution a contribué à la réponse sanitaire du pays. Son directeur général, le Pr Mohamed Sahar Traoré, revient sur son histoire, ses missions et ses perspectives de recherche.

À Pastoria, dans la préfecture de Kindia, la recherche scientifique constitue l’une des missions historiques de l’Institut de Recherche en Biologie Appliquée de Guinée (IRBAG). Héritière de l’ancien Institut Pasteur de Guinée, cette institution figure parmi les premières structures de recherche scientifique établies dans le pays. Au fil des décennies, elle a évolué pour s’adapter aux besoins sanitaires de la Guinée, notamment face aux maladies infectieuses et aux urgences épidémiques.

En 2017, l’institution change de dénomination et devient officiellement l’IRBAG. Ce changement s’inscrit dans la continuité de ses activités scientifiques, articulées autour de plusieurs disciplines, dont la bactériologie, la virologie et l’entomologie. Ses domaines d’intervention comprennent également l’herpétologie, notamment dans le cadre des travaux liés aux serpents, ainsi que la prise en charge des envenimations.

« IRBAG est la première institution de recherche créée en République de Guinée pendant la période coloniale. À partir de 2017, il y a eu un changement d’appellation. C’est devenu l’Institut de Recherche en Biologie Appliquée de Guinée. C’est une institution qui a dans son cœur de métier la recherche dans les domaines de la bactériologie, de la virologie, mais également de l’entomologie », explique son directeur général, le Pr Mohamed Sahar Traoré.

Au-delà de ses missions de recherche, l’IRBAG a pris part à la réponse nationale face à plusieurs crises sanitaires. Son implication s’est notamment illustrée lors de l’épidémie d’Ebola et de la pandémie de COVID-19, deux épisodes qui ont fortement mobilisé le système de santé guinéen.

À ces occasions, le Centre guinéen-russe abrité par l’institution a participé au diagnostic et à la prise en charge des patients. Une contribution qui témoigne de l’importance des structures de recherche dans le dispositif de réponse aux urgences sanitaires.

« Chaque fois que le pays connaît des épisodes épidémiques, notre institution contribue à la lutte contre les différentes épidémies. Pendant Ebola, le Centre guinéen-russe a servi de site d’hospitalisation et de diagnostic. La même chose a été faite pendant la pandémie de COVID-19, où nous avons accueilli et hospitalisé des malades, tout en contribuant au diagnostic des cas », souligne le directeur général.

Cette expérience illustre la complémentarité entre recherche scientifique, diagnostic biologique et prise en charge médicale, particulièrement lorsque le pays est confronté à des maladies infectieuses nécessitant une réponse rapide.

L’évolution de l’IRBAG ne concerne pas uniquement ses activités scientifiques. L’institution a également connu une réorganisation dans le cadre de la restructuration du système national de recherche scientifique.

Cette dynamique s’est traduite par son rapprochement avec deux autres structures : le SERPA, situé à Coyah, et le SIRIP, basé à N’Zérékoré. Cette réorganisation lui permet désormais de s’appuyer sur plusieurs sites, notamment à Wonkifong et à N’Zérékoré.

L’élargissement de son implantation constitue un élément important de son organisation. Il permet à l’institution de disposer de plusieurs points d’intervention sur le territoire national, dans le cadre de ses missions de recherche.

Pour soutenir ses activités et développer de nouvelles perspectives, l’IRBAG s’appuie également sur des collaborations avec des institutions nationales et étrangères. Les partenariats avec les équipes russes occupent une place importante dans son dispositif de coopération, aux côtés d’échanges avec d’autres partenaires internationaux, notamment européens.

Ces collaborations représentent un levier pour le développement des travaux scientifiques et le renforcement des capacités de recherche en Guinée.

Dans cette perspective, une nouvelle étude consacrée au paludisme est annoncée. Elle sera menée avec l’Institut de recherche pour le développement (IRD), une institution française, en collaboration avec des partenaires guinéens, dont le Centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée (CERFIG).

« Nous nous apprêtons à lancer une étude dans le domaine du paludisme avec l’IRD, en collaboration avec des institutions guinéennes telles que le CERFIG », annonce le Pr Mohamed Sahar Traoré.

Cette initiative ouvre de nouvelles perspectives pour les activités scientifiques de l’institution, dans un contexte où le paludisme demeure un enjeu majeur de santé publique en Guinée.

De son héritage historique à sa participation aux réponses contre Ebola et la COVID-19, l’IRBAG poursuit ses activités à la croisée de la recherche scientifique et des enjeux de santé publique.

Son évolution organisationnelle, ses partenariats avec des institutions guinéennes et étrangères ainsi que les nouvelles études annoncées témoignent de sa volonté de maintenir ses activités et de contribuer au développement de la recherche biomédicale dans le pays.

À Pastoria, l’institution entend ainsi poursuivre ses missions scientifiques et participer au renforcement des capacités nationales face aux maladies infectieuses et aux futures urgences sanitaires.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
66145
Simandou 2040 : Mamadi Doumbouya réaffirme les ambitions économiques du projet après la traversée d’un tunnel de 12 km à Kindia https://planete7.info/simandou-2040-mamadi-doumbouya-reaffirme-les-ambitions-economiques-du-projet-apres-la-traversee-dun-tunnel-de-12-km-a-kindia/ Mon, 12 Oct 2026 23:15:53 +0000 https://planete7.info/?p=66045 Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a salué, ce lundi 12 octobre 2026, une nouvelle étape du développement du corridor ferroviaire du TransGuinéen. À hauteur de Kindia, il affirme avoir traversé un tunnel ferroviaire à double voie de près de 12 kilomètres, qu’il présente comme une réalisation majeure du programme Simandou. Au-delà de cette […]]]>

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a salué, ce lundi 12 octobre 2026, une nouvelle étape du développement du corridor ferroviaire du TransGuinéen. À hauteur de Kindia, il affirme avoir traversé un tunnel ferroviaire à double voie de près de 12 kilomètres, qu’il présente comme une réalisation majeure du programme Simandou. Au-delà de cette infrastructure, le chef de l’État met en avant les ambitions de souveraineté économique, de formation et de transformation locale portées par Simandou 2040.

La Guinée franchit-elle une nouvelle étape dans le développement de ses infrastructures ferroviaires ? Dans un message publié ce lundi 12 octobre 2026, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a exprimé sa fierté après avoir emprunté le train de voyageurs du TransGuinéen (CTG), en compagnie de membres du Comité stratégique de Simandou et de hauts cadres de l’administration.

Au cours de ce déplacement, le chef de l’État indique avoir traversé, à hauteur de Kindia, un tunnel ferroviaire à double voie d’environ 12 kilomètres. Selon son message, l’ouvrage a été conçu, construit et mis en service en moins de trois ans.

Pour Mamadi Doumbouya, cette infrastructure représente bien plus qu’un ouvrage d’ingénierie. Elle symbolise, à ses yeux, la capacité de la Guinée à concrétiser des projets d’envergure lorsqu’elle se fixe des objectifs et mobilise les moyens nécessaires à leur réalisation.

« Ce tunnel est le leur. Il est le nôtre », souligne-t-il, en référence aux ingénieurs, techniciens et ouvriers mobilisés sur le chantier, mais également aux générations de Guinéens qui ont longtemps espéré voir de telles infrastructures se développer dans le pays.

Dans son message, le président guinéen met également l’accent sur les dimensions du corridor ferroviaire du TransGuinéen. Il évoque une ligne à double voie de dernière génération, longue de plus de 650 kilomètres, représentant au total plus de 1 300 kilomètres de rails.

Cette infrastructure occupe une place importante dans les ambitions associées au projet Simandou, notamment pour le transport du minerai de fer et le développement des activités économiques liées à son exploitation.

Pour les autorités guinéennes, le défi consiste désormais à faire de ces investissements un levier de développement national. Le président affirme vouloir rompre avec une situation dans laquelle les ressources naturelles du pays n’ont pas suffisamment contribué, selon lui, à améliorer les conditions de vie des populations.

« Aujourd’hui, c’est la Guinée qui fixe le cap, la Guinée qui définit les règles, la Guinée qui décide de l’avenir de ses ressources », déclare-t-il.

Cette orientation traduit la volonté affichée par le chef de l’État de placer les intérêts économiques du pays au cœur de l’exploitation de ses ressources minières.

Au-delà des infrastructures, Mamadi Doumbouya insiste sur les retombées économiques et sociales attendues du programme Simandou.

Le président de la République affirme que l’exploitation du minerai de fer doit profiter en priorité aux Guinéens, notamment à travers la création d’emplois, les opportunités d’affaires offertes aux entreprises nationales, la formation professionnelle et le transfert de compétences et de technologies.

Il met également l’accent sur la transformation locale des ressources naturelles, un enjeu majeur pour permettre au pays de tirer davantage de valeur ajoutée de son potentiel minier.

Cette ambition suppose toutefois des investissements, des compétences techniques et des capacités industrielles suffisantes pour accompagner le développement du secteur. La concrétisation de ces objectifs sera déterminante pour mesurer les retombées du projet sur l’économie nationale.

Pour Mamadi Doumbouya, Simandou dépasse ainsi le seul cadre de l’exploitation minière. Le projet doit contribuer à renforcer la souveraineté économique du pays et à positionner la Guinée comme un acteur logistique majeur en Afrique de l’Ouest, avec des perspectives d’influence à l’échelle continentale.

Le chef de l’État a également réaffirmé l’importance du capital humain dans la mise en œuvre du programme Simandou 2040.

À travers l’initiative Simandou Academy, il entend notamment placer les jeunes et les femmes au centre de cette dynamique de développement. Ils sont présentés comme des acteurs essentiels de la construction des infrastructures et des premiers bénéficiaires des opportunités qu’elles doivent générer.

Cette priorité affichée renvoie à un enjeu central : faire en sorte que les investissements réalisés dans le cadre de Simandou se traduisent par des possibilités concrètes de formation, d’insertion professionnelle et de participation des entreprises et des travailleurs guinéens.

Le président insiste, par ailleurs, sur le respect de l’ordre et de la discipline dans l’exécution du programme, qu’il présente comme des conditions essentielles à sa réussite.

En célébrant le tunnel ferroviaire de Kindia, Mamadi Doumbouya inscrit cette réalisation dans une vision plus large de transformation économique et structurelle de la Guinée.

Le programme Simandou 2040 porte ainsi plusieurs ambitions : développer les infrastructures, valoriser les ressources minières, renforcer les capacités nationales et créer des opportunités économiques pour les populations.

Reste désormais à concrétiser ces objectifs sur le terrain, notamment en matière d’emplois, de transfert de technologies, de développement industriel et d’amélioration des conditions de vie.

« Le train de l’avenir est en marche. Rien ne l’arrêtera », affirme le président de la République.

Un message qui résume la volonté des autorités de faire du projet Simandou l’un des moteurs du développement de la Guinée au cours des prochaines années.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
66045
Kindia : à Koliady 1, le député Naby Moussa Sylla interpelle les exploitants de carrières sur leurs responsabilités sociales https://planete7.info/kindia-a-koliady-1-le-depute-naby-moussa-sylla-interpelle-les-exploitants-de-carrieres-sur-leurs-responsabilites-sociales/ Sat, 10 Oct 2026 14:12:32 +0000 https://planete7.info/?p=65892 Malgré l’exploitation des carrières de sable, de gravier et de granite, le quartier Koliady 1, dans la commune urbaine de Kindia, manque toujours d’infrastructures sociales essentielles. À l’occasion de l’inauguration du siège du Conseil de quartier, le député Dr Naby Moussa Sylla a appelé les exploitants à investir davantage dans le développement des communautés riveraines. […]]]>

Malgré l’exploitation des carrières de sable, de gravier et de granite, le quartier Koliady 1, dans la commune urbaine de Kindia, manque toujours d’infrastructures sociales essentielles. À l’occasion de l’inauguration du siège du Conseil de quartier, le député Dr Naby Moussa Sylla a appelé les exploitants à investir davantage dans le développement des communautés riveraines.

À Koliady 1, les retombées de l’exploitation des carrières restent au cœur des préoccupations des habitants. Alors que les ressources du sous-sol sont exploitées dans la localité, plusieurs besoins fondamentaux demeurent insatisfaits. L’absence d’un centre de santé, d’une maison de la jeunesse et d’un marché de proximité destiné aux femmes figure parmi les principales difficultés soulevées par les populations.

À ces insuffisances s’ajoutent les difficultés d’accès à l’eau potable, la dégradation de l’environnement et l’état préoccupant de certaines voies d’accès, dans un contexte marqué par les activités d’extraction.

C’est dans ce contexte que le député de Kindia, Dr Naby Moussa Sylla, a lancé un appel aux exploitants de carrières afin qu’ils accordent une place plus importante aux investissements communautaires. Pour l’élu, l’exploitation des ressources locales doit également contribuer à améliorer les conditions de vie des populations qui en subissent les conséquences au quotidien.

« La carrière est presque épuisée. Nous avons demandé aux exploitants de penser à d’autres infrastructures communautaires, notamment des espaces de loisirs pour la jeunesse et des marchés pour les femmes », a déclaré Dr Naby Moussa Sylla.

Au-delà de la réalisation d’infrastructures, le parlementaire a insisté sur la nécessité de respecter le Code minier et les dispositions relatives au contenu local. Il estime que la prise en compte des attentes des communautés riveraines constitue un levier essentiel pour prévenir les tensions et favoriser une cohabitation durable entre les entreprises et les populations.

Dans cette perspective, le député entend également jouer un rôle de médiation entre les différents acteurs, afin de concilier la poursuite des activités économiques avec les aspirations des habitants.

« Nous, députés, nous nous donnons pour mission de faciliter la médiation entre les exploitants et la communauté, afin que les activités se poursuivent dans la paix et que les populations bénéficient des retombées de l’exploitation des carrières », a-t-il souligné.

À Koliady 1, l’enjeu dépasse ainsi la seule exploitation des ressources naturelles. Pour les habitants, l’urgence est désormais de voir les engagements et les appels se traduire par des réalisations concrètes, notamment dans les domaines de la santé, de l’accès à l’eau, de la jeunesse et des activités économiques des femmes.

Reste à savoir si les exploitants répondront à cet appel par des investissements à la hauteur des besoins exprimés par la communauté.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
65892
Kindia : la HAC clarifie les règles de création des Web TV et de la presse en ligne https://planete7.info/kindia-la-hac-clarifie-les-regles-de-creation-des-web-tv-et-de-la-presse-en-ligne/ Mon, 05 Oct 2026 23:36:53 +0000 https://planete7.info/?p=65546 La Haute Autorité de la Communication (HAC) a lancé, ce lundi 5 octobre 2026 à Kindia, une campagne nationale de sensibilisation consacrée à la création et au fonctionnement des médias en Guinée. Au cœur de cette initiative : les règles encadrant les Web TV et la presse en ligne, deux formats numériques que certains promoteurs […]]]>

La Haute Autorité de la Communication (HAC) a lancé, ce lundi 5 octobre 2026 à Kindia, une campagne nationale de sensibilisation consacrée à la création et au fonctionnement des médias en Guinée. Au cœur de cette initiative : les règles encadrant les Web TV et la presse en ligne, deux formats numériques que certains promoteurs tendent encore à confondre.

Le lancement de cette campagne à Kindia marque le début d’une série de rencontres que la HAC prévoit d’organiser dans les 33 préfectures du pays. L’objectif est d’informer les professionnels des médias, les promoteurs désireux de créer des organes de presse ainsi que les autorités locales sur les exigences légales applicables au secteur.

Face à la multiplication des plateformes médiatiques numériques, la HAC dit avoir constaté plusieurs incompréhensions, notamment autour du statut des Web TV.

« Nous avons constaté depuis quelques mois un vrai désordre qui s’est instauré dans le cadre de la création des médias. Beaucoup de jeunes ont eu une mauvaise compréhension de la notion de Web TV. Nous avons donc estimé nécessaire de déployer tous nos commissaires dans les 33 préfectures de la République de Guinée », a expliqué le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo.

Selon le président de l’institution, la campagne poursuit deux objectifs majeurs : informer les acteurs du secteur sur les conditions légales de création des médias et associer les autorités locales à l’effort d’assainissement du paysage médiatique.

« Le premier, c’est de rencontrer les professionnels des médias, y compris les patrons des médias existants et tous ceux qui désirent en créer, pour leur expliquer les conditions prévues par la loi en matière de création de médias. Deuxième objectif : rencontrer les autorités administratives, les autorités communales et toutes les autres, y compris les autorités religieuses, pour leur expliquer la dynamique d’assainissement des médias et solliciter leur concours », a-t-il précisé.

La HAC appelle également les structures publiques et privées à davantage de vigilance dans leurs collaborations avec les médias.

« Il faut nous appuyer pour éviter, par exemple, de recourir aux services de Web TV non autorisées ou de tout autre média non autorisé, et de recourir aux services des communicants à la place des professionnels », a insisté Boubacar Yacine Diallo.

L’un des principaux sujets abordés lors de cette rencontre concerne la distinction entre une Web TV et une presse en ligne visuelle. Pour la HAC, cette différence est essentielle, notamment en matière de formalités administratives.

« La Web TV est une télévision normale qui émet exclusivement ou essentiellement par Internet. Et la presse en ligne visuelle est une presse qui allie articles de presse, photographies et vidéos au besoin. Cette différence doit être faite parce que beaucoup ont créé une presse en ligne visuelle et considèrent que c’est une Web TV, c’est totalement faux », a expliqué le président de la HAC.

Boubacar Yacine Diallo rappelle que les deux catégories ne relèvent pas des mêmes procédures.

« La Web TV est une télévision qui a besoin d’une autorisation du ministère de la Communication après avis de la HAC, et une presse en ligne visuelle n’a besoin que de la déclaration chez le procureur, comme la presse en ligne », a-t-il précisé.

À travers cette campagne, la HAC entend ainsi réduire les confusions autour des différents statuts des médias, renforcer la connaissance des textes et contribuer à un meilleur encadrement du paysage médiatique guinéen.

La campagne doit se poursuivre dans les différentes préfectures du pays à travers des séances d’information et d’échanges avec les acteurs locaux. Pour la HAC, l’enjeu est de concilier l’essor du secteur médiatique numérique avec le respect du cadre légal.

« Notre objectif principal, c’est d’encourager la liberté d’expression, d’encourager l’emploi des jeunes, mais en même temps faire appliquer la loi dans toute sa rigueur », a conclu Boubacar Yacine Diallo.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
65546
Rentrée scolaire 2026-2027 à Kindia : autorités et acteurs de l’éducation mobilisés pour relever le défi de la réussite https://planete7.info/rentree-scolaire-2026-2027-a-kindia-autorites-et-acteurs-de-leducation-mobilises-pour-relever-le-defi-de-la-reussite/ Mon, 05 Oct 2026 13:49:18 +0000 https://planete7.info/?p=65446 La rentrée scolaire 2026-2027 a officiellement démarré ce lundi à Kindia. La cérémonie de lancement, organisée au groupe scolaire Emmaüs, a réuni autorités administratives et éducatives, enseignants, élèves et parents d’élèves. Une mobilisation qui traduit, selon les responsables présents, la volonté de placer cette nouvelle année scolaire sous le signe du travail, du suivi et […]]]>

La rentrée scolaire 2026-2027 a officiellement démarré ce lundi à Kindia. La cérémonie de lancement, organisée au groupe scolaire Emmaüs, a réuni autorités administratives et éducatives, enseignants, élèves et parents d’élèves. Une mobilisation qui traduit, selon les responsables présents, la volonté de placer cette nouvelle année scolaire sous le signe du travail, du suivi et de la réussite.

Présidée au nom du gouverneur de la région de Kindia par Lanfia Kouyaté, directeur de cabinet du gouvernorat, la cérémonie a été marquée par une forte présence des différents acteurs du système éducatif.

Satisfait de cette mobilisation, le représentant du gouverneur a notamment salué la présence des parents d’élèves et des autorités locales.

« Mes sentiments sont ceux d’un administrateur satisfait. Parce que normalement on s’attendait à la présence seulement des élèves ici, mais on est vraiment content de constater une présence remarquable des parents d’élèves. C’est là qu’il veut dire que cette année, nous irons de victoire en victoire. Et ce qui m’a encore émerveillé, c’est presque la présence effective de tous les élèves inscrits et des représentants de la préfecture », a-t-il déclaré.

Pour Lanfia Kouyaté, le lancement de l’année scolaire ne constitue pas une simple cérémonie protocolaire, mais le début d’un véritable défi pédagogique. « Moi, je l’ai dit tout de suite, ce n’est pas le lancement de la rentrée que je viens présider au nom de monsieur le gouverneur, moi j’ai dit plutôt que c’est le lancement des épreuves. En avant dans la lutte pédagogique », a-t-il lancé.

Il a, dans la foulée, invité enseignants, encadreurs et parents à accompagner les élèves afin de maintenir la dynamique de performance dans les établissements scolaires de Kindia.

Du côté de l’Inspection régionale de l’Éducation, le constat est celui d’une rentrée effective. Mamary Diakité, inspecteur régional de l’Éducation de Kindia, s’est félicité de la mobilisation observée et a appelé les élèves à faire preuve de sérieux tout au long de l’année.

« Comme vous le constatez, la rentrée a été effective. Nous sommes tous contents, surtout dans cet établissement. Nous espérons que c’est la même chose dans tout le pays », a-t-il indiqué.

L’inspecteur régional a également insisté sur la responsabilité partagée entre l’État, les enseignants, les élèves et les parents dans l’amélioration des résultats scolaires.

« Le message est le même partout : seuls les forts payent. Donc nous demandons surtout aux enfants de travailler, de travailler, de montrer leurs capacités et aux parents de les accompagner », a-t-il souligné.

Selon lui, l’objectif est de permettre aux élèves d’acquérir les compétences nécessaires pour être compétitifs aussi bien en Guinée que dans l’espace sous-régional et à l’international.

La Directrice préfectorale de l’Éducation de Kindia, Arabé Condé, a, elle aussi, salué la mobilisation enregistrée lors du lancement officiel.

« D’abord, de bons sentiments. Vous-même, vous venez de voir l’engouement qui était dans cette école, la présence massive de tous les acteurs. Toutes les autorités étaient présentes pour accompagner les enfants à la montée des couleurs », a-t-elle déclaré.

Pour vérifier l’effectivité de la rentrée dans l’ensemble des établissements de la préfecture, un dispositif de suivi doit être déployé dès ce lundi.

« Tout à l’heure, nous allons faire un système de monitoring partout. Au jour d’aujourd’hui, dans toutes les structures de la préfecture, les représentants de la DPE vont voir ce qui se passe. Il faut un système de monitoring qui va remonter pour s’assurer que la rentrée a été effective, massive et réussie », a expliqué Arabé Condé.

Elle estime que la mobilisation observée au groupe scolaire Emmaüs constitue déjà un signal positif pour le démarrage de l’année.

Dans les établissements scolaires, l’accent est également mis sur la discipline, le respect des infrastructures et le suivi des élèves.

Salifou Soumah, principal du Collège Tafory, a appelé les élèves à respecter les règles de l’établissement et les parents à renforcer leur accompagnement.

« La tenue scolaire doit être respectée, les infrastructures scolaires doivent être respectées. Respectez la propriété de l’école », a-t-il insisté.

Il a également plaidé pour un suivi régulier des cours et une implication accrue des parents d’élèves, estimant que la réussite de l’année scolaire dépend de l’engagement de l’ensemble de la communauté éducative.

À Kindia, autorités éducatives et administratives affichent ainsi leur volonté de faire de l’année scolaire 2026-2027 une année placée sous le signe du travail et de la responsabilité collective. Reste désormais à transformer cette mobilisation de rentrée en résultats concrets dans les salles de classe.

Sylla Ama,correspondant à Kindia pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
65446
68e anniversaire de l’indépendance à Kindia : Elhadj Karamba Diaby appelle à un sursaut patriotique https://planete7.info/68e-anniversaire-de-lindependance-a-kindia-elhadj-karamba-diaby-appelle-a-un-sursaut-patriotique/ Fri, 02 Oct 2026 16:59:21 +0000 https://planete7.info/?p=65263 À Kindia, la célébration du 68e anniversaire de l’indépendance de la Guinée a pris, ce vendredi 2 octobre 2026, une dimension à la fois religieuse et citoyenne. Réunis au quartier Banlieue autour d’une séance de lecture du Saint Coran et de prières pour la paix, des fidèles musulmans ont également été invités à réfléchir au […]]]>

À Kindia, la célébration du 68e anniversaire de l’indépendance de la Guinée a pris, ce vendredi 2 octobre 2026, une dimension à la fois religieuse et citoyenne. Réunis au quartier Banlieue autour d’une séance de lecture du Saint Coran et de prières pour la paix, des fidèles musulmans ont également été invités à réfléchir au rapport des citoyens à leur pays. Dans son intervention, le secrétaire préfectoral des Affaires religieuses, Elhadj Karamba Diaby, a appelé à davantage de patriotisme, d’unité et de responsabilité collective.

La voix des prières s’est élevée au quartier Banlieue de Kindia, à l’occasion de la fête nationale. Pour marquer les 68 ans de l’accession de la Guinée à l’indépendance, des fidèles musulmans se sont retrouvés autour du Saint Coran pour implorer la paix, la stabilité et la prospérité du pays.

Mais au-delà de la dimension spirituelle de la cérémonie, la rencontre a également servi de tribune à un message citoyen. Face aux fidèles, Elhadj Karamba Diaby a invité les Guinéens à renouer avec un patriotisme qu’il estime indispensable à la construction et à la préservation de la nation.

Le responsable religieux a d’abord rendu hommage aux hommes et aux femmes qui ont contribué, au prix de nombreux sacrifices, à la conquête de la souveraineté nationale. Pour lui, les générations actuelles ont le devoir de préserver cet héritage en faisant passer l’intérêt collectif avant les ambitions individuelles.

« La plupart des Guinéens travaillent aujourd’hui pour s’enrichir, remplir leurs poches et tourner le dos à la Guinée, ce beau pays qui est notre bien commun. Telle est la préoccupation majeure de beaucoup d’entre nous aujourd’hui. Pourtant, nous devrions tous faire passer ce pays en premier. Car sans cette terre, notre identité est perdue », a-t-il déploré.

Pour appuyer son appel, Elhadj Karamba Diaby s’est replongé dans l’histoire de la Guinée, évoquant plusieurs figures de la résistance et de la lutte pour la souveraineté nationale. Il a notamment cité Samory Touré, Dîna Salifou, Zégbéla Togba, Hadja Mafory Bangoura ainsi que le premier président de la République, Ahmed Sékou Touré.

« C’était cela le combat de nos pionniers, à l’époque coloniale et au moment de l’indépendance. […] Ces devanciers ont lutté corps et âme pour notre survie et notre souveraineté, afin que nous soyons fiers, libres et en sécurité. C’est pour cela qu’en 1958, le président Ahmed Sékou Touré a dit “Non” à l’asservissement et “Oui” à l’indépendance », a-t-il rappelé.

Soixante-huit ans après le 2 octobre 1958, le secrétaire préfectoral des Affaires religieuses estime que la commémoration ne devrait pas se limiter aux festivités. Elle doit, selon lui, constituer un moment de réflexion sur les responsabilités de chaque citoyen envers la nation.

« Cela fait 68 ans que nous célébrons cette date dans la joie, tandis que ceux qui se sont battus pour l’obtenir reposent en paix. Cessons d’être lâches. Mettons la Guinée au centre de tout, et travaillons ensemble, dans l’unité, pour son émergence et pour une paix durable », a-t-il lancé.

À Kindia, cette cérémonie religieuse consacrée à la prière pour la nation aura ainsi été l’occasion de raviver le souvenir des générations ayant œuvré pour l’indépendance, tout en appelant les citoyens d’aujourd’hui à faire de la paix, de l’unité, de la solidarité et du patriotisme des repères essentiels dans la construction de la Guinée.

Sylla Ama pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
65263
Kindia : l’interdiction des sachets d’eau ravive le débat sur le coût de l’accès à l’eau https://planete7.info/kindia-linterdiction-des-sachets-deau-ravive-le-debat-sur-le-cout-de-lacces-a-leau/ Thu, 01 Oct 2026 15:51:28 +0000 https://planete7.info/?p=65178 À Kindia, la disparition progressive des sachets d’eau dans les rues et les marchés ne passe pas inaperçue. Depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction de certains emballages plastiques à usage unique, commerçants et consommateurs tentent de s’adapter à de nouveaux modes de conditionnement. Si la mesure est saluée pour son objectif de lutte contre la […]]]>

À Kindia, la disparition progressive des sachets d’eau dans les rues et les marchés ne passe pas inaperçue. Depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction de certains emballages plastiques à usage unique, commerçants et consommateurs tentent de s’adapter à de nouveaux modes de conditionnement. Si la mesure est saluée pour son objectif de lutte contre la pollution plastique, elle suscite également des inquiétudes liées au coût de l’eau et au pouvoir d’achat des ménages.

Dans le centre-ville comme dans les marchés, les sachets d’eau, longtemps privilégiés pour leur faible coût et leur accessibilité, se font désormais rares. Pour les vendeurs ambulants, cette situation bouleverse les habitudes commerciales et complique la vente de boissons.

Adama Hawa, qui commercialisait notamment de l’eau et des jus dans le centre-ville, dit faire face à des difficultés depuis la disparition des sachets.

« Nous ne vendons plus les sachets d’eau. Maintenant, on nous propose des bidons, mais cela nous crée beaucoup de difficultés. Les clients trouvent que c’est cher et achètent moins. Nous demandons donc aux autorités de trouver une solution accessible pour les citoyens », témoigne-t-elle.

Dans les restaurants et les marchés, les vendeuses affirment respecter la nouvelle réglementation, tout en redoutant ses répercussions sur leurs activités et sur les dépenses quotidiennes de leurs clients.

Au quartier Manquepas, Dianatou Diallo, vendeuse de riz, estime que la question dépasse désormais le seul cadre du commerce. Pour elle, c’est l’accès à une eau à un prix abordable qui devient une préoccupation pour de nombreuses familles.

« Nous sommes des mères de famille et cette situation nous met en difficulté. Nous souhaitons que des solutions soient trouvées pour permettre aux populations d’avoir accès à l’eau à un prix abordable, surtout à l’approche de la rentrée scolaire », explique-t-elle.

Chez les consommateurs, la question du prix revient également dans les témoignages. Aboubacar Yansané, rencontré dans un restaurant, dit comprendre la nécessité de réduire l’usage du plastique, mais estime que la mesure doit être accompagnée de solutions accessibles.

« Avant, après avoir mangé, on pouvait avoir de l’eau à moindre coût. Aujourd’hui, si le repas coûte 5 000 francs guinéens et que la bouteille d’eau coûte encore plusieurs milliers de francs, certaines personnes sont obligées de repartir chez elles pour boire », déplore-t-il.

Pour ce consommateur, la disponibilité d’un format d’eau vendu à très bas prix pourrait faciliter l’adaptation des populations, tout en tenant compte de leurs réalités économiques.

À Kindia, le débat ne porte donc pas uniquement sur la disparition des sachets d’eau. Il met en lumière une difficulté plus large : comment concilier la lutte contre la pollution plastique avec l’accès quotidien des populations à une eau potable abordable ?

Commerçants et consommateurs semblent partager une même préoccupation : la nécessité de disposer d’alternatives accessibles. Si la réduction des emballages plastiques à usage unique apparaît comme un enjeu environnemental, son application soulève également la question de l’accompagnement des populations face aux changements de prix et de conditionnement.

Dans la cité des agrumes, la transition est désormais engagée. Reste à savoir comment elle pourra s’opérer sans que l’accès à l’eau potable ne devienne davantage une charge pour les ménages les plus modestes.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
65178