Kenya – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 30 Sep 2026 16:39:21 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.6 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Kenya – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Syli National : Hamidou Bangoura pointe les failles avant le choc face au Kenya https://planete7.info/syli-national-hamidou-bangoura-pointe-les-failles-avant-le-choc-face-au-kenya/ Wed, 30 Sep 2026 16:38:30 +0000 https://planete7.info/?p=65104 Après une première sortie décevante face à l’Afrique du Sud, le Syli National retrouve le stade du 28-Septembre de Conakry avec l’obligation de réagir. Pour sa deuxième journée des éliminatoires de la CAN 2027, la Guinée accueille le Kenya ce jeudi 1er octobre, avec l’ambition de décrocher ses premiers points dans la course à la […]]]>

Après une première sortie décevante face à l’Afrique du Sud, le Syli National retrouve le stade du 28-Septembre de Conakry avec l’obligation de réagir. Pour sa deuxième journée des éliminatoires de la CAN 2027, la Guinée accueille le Kenya ce jeudi 1er octobre, avec l’ambition de décrocher ses premiers points dans la course à la qualification.

À l’heure de recevoir les Harambee Stars, les interrogations restent nombreuses autour de la sélection guinéenne. Face à l’Afrique du Sud, le Syli avait réussi à revenir au score sans parvenir à faire la différence. Un manque d’efficacité que le journaliste sportif Hamidou Bangoura considère comme l’une des principales faiblesses de cette première rencontre.

« Au moment où on s’est rattrapé en seconde mi-temps, on n’a pas été très réaliste. Malgré qu’on avait égalisé, on n’a pas poussé les bouchons pour aller chercher une victoire », analyse-t-il.

Pour le journaliste, la rencontre face au Kenya doit permettre à la Guinée de tirer les enseignements de son premier match. Avec encore cinq rencontres à disputer, chaque point pourrait compter dans la suite de la campagne.

« Il faut tirer les leçons de ça parce que c’est déjà derrière nous. On a encore cinq matchs à disputer dans ces qualifications et surtout, il faut éviter les trébuchements », prévient Hamidou Bangoura.

Au-delà du résultat, il pointe également du doigt les choix effectués lors de la première rencontre. Selon lui, le staff technique doit désormais privilégier une équipe plus stable afin de favoriser les automatismes.

« Nous ne sommes plus dans les phases d’essais ou de tester les gens. Il faut aller sur les certitudes. Il y a eu des choix très discutables dans le onze de départ », estime-t-il.

La préparation de cette deuxième journée n’a pas non plus été épargnée par les difficultés logistiques. Le retour de l’Afrique du Sud, marqué par un retard à Johannesburg, a réduit le temps de récupération de la sélection.

Pour Hamidou Bangoura, cette situation peut peser sur les organismes et le moral des joueurs.

« Un joueur, tu as besoin qu’il soit sur le terrain à 100 %, avec un mental au plus haut niveau, mais surtout prêt physiquement. Tout ce retard diminue nos chances, mais on espère que les joueurs vont se surpasser », souligne-t-il.

Autre sujet d’inquiétude : la composition du groupe. Depuis l’arrivée de Paulo Duarte, plusieurs changements ont été opérés dans l’effectif, avec l’intégration de nouveaux joueurs. Une situation qui, selon le journaliste sportif, ne favorise pas encore la construction d’une équipe suffisamment complémentaire.

« L’équipe bouge à chaque regroupement. Ce sont de nouveaux joueurs. On espérait arriver à ces éliminatoires avec une équipe stable », constate-t-il.

Il relève notamment le manque d’automatismes entre les cadres et les nouveaux venus, dont certains découvrent encore la sélection nationale.

Pour faire face aux éventuels imprévus, Hamidou Bangoura propose également d’élargir le groupe convoqué afin de disposer de davantage de solutions durant les regroupements.

Dans ce contexte, le facteur domicile pourrait jouer un rôle important. Devant son public, le Syli devra afficher davantage de maîtrise et surtout se montrer plus efficace dans les deux surfaces.

Malgré les difficultés observées lors de la première journée et les incertitudes entourant la préparation, Hamidou Bangoura croit à une réaction de la sélection guinéenne.

« Nous sommes confiants que demain, le Syli National s’imposera ici à domicile face au Kenya », assure-t-il.

Face aux Harambee Stars, la Guinée devra donc transformer ses occasions, éviter les erreurs et retrouver davantage de stabilité. Après un premier rendez-vous manqué, le Syli aborde cette deuxième journée avec un objectif clair : lancer véritablement sa campagne qualificative devant son public.

Antoine Neima pour Planete7.info

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Retour de Mamadi Doumbouya à Conakry : la Présidence annonce un accueil officiel ce samedi à l’aéroport Ahmed Sékou Touré https://planete7.info/retour-de-mamadi-doumbouya-a-conakry-la-presidence-annonce-un-accueil-officiel-ce-samedi-a-laeroport-ahmed-sekou-toure/ Fri, 15 May 2026 22:34:07 +0000 https://planete7.info/?p=55555 Dans un communiqué publié ce vendredi 15 mai 2026, la Présidence de la République annonce le retour à Conakry du président Mamadi Doumbouya, prévu ce samedi 16 mai à 15 heures, après une tournée panafricaine au Kenya et au Rwanda. Les autorités administratives, diplomatiques et militaires sont invitées à prendre part au cérémonial d’accueil à […]]]>

Dans un communiqué publié ce vendredi 15 mai 2026, la Présidence de la République annonce le retour à Conakry du président Mamadi Doumbouya, prévu ce samedi 16 mai à 15 heures, après une tournée panafricaine au Kenya et au Rwanda. Les autorités administratives, diplomatiques et militaires sont invitées à prendre part au cérémonial d’accueil à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré.

Communiqué ci-joint :

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MCENI: Le ministre Mourana Soumah en immersion au cœur de l’industrie numérique Kenyane  https://planete7.info/mceni-le-ministre-mourana-soumah-en-immersion-au-coeur-de-lindustrie-numerique-kenyane/ Sat, 02 May 2026 21:25:24 +0000 https://planete7.info/?p=54879 Après les volets diplomatique et financier de son séjour à Nairobi, le Ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de l’Innovation, Monsieur 𝗠𝗼𝘂𝗿𝗮𝗻𝗮 𝗦𝗢𝗨𝗠𝗔𝗛, a poursuivi sa mission à travers une immersion technologique au sein de deux unités industrielles majeures du secteur numérique kényan. La délégation s’est d’abord rendue chez 𝗘𝗔𝗗𝗔𝗞 (East Africa Device […]]]>

Après les volets diplomatique et financier de son séjour à Nairobi, le Ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de l’Innovation, Monsieur 𝗠𝗼𝘂𝗿𝗮𝗻𝗮 𝗦𝗢𝗨𝗠𝗔𝗛, a poursuivi sa mission à travers une immersion technologique au sein de deux unités industrielles majeures du secteur numérique kényan.

La délégation s’est d’abord rendue chez 𝗘𝗔𝗗𝗔𝗞 (East Africa Device Assembly Kenya), première usine d’assemblage de smartphones du pays. Avec une capacité de production de 𝟯 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱’𝘂𝗻𝗶𝘁é𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗮𝗻, cette structure illustre le potentiel d’une industrie locale capable de favoriser l’accès aux équipements numériques tout en soutenant l’emploi et le développement des compétences.

Le parcours s’est ensuite poursuivi à 𝗡𝗶𝗮 𝗙𝗶𝗯𝗲𝗿 𝗙𝗮𝗰𝘁𝗼𝗿𝘆, entreprise spécialisée dans la fabrication locale de fibre optique. En produisant 𝟯𝟬𝟬 𝗸𝗺 𝗱𝗲 𝗰â𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗷𝗼𝘂𝗿 pour répondre à la demande nationale et régionale, notamment en Ouganda, en Tanzanie et en Zambie, cette unité incarne la montée en puissance d’un écosystème africain capable de maîtriser ses propres infrastructures de base.

Cette visite de terrain, qui vient clore une mission riche en perspectives, revêt une importance stratégique pour la Guinée. Elle illustre la trajectoire de souveraineté technologique que le département entend promouvoir. Pour Monsieur le Ministre, ces modèles de réussite africaine constituent des sources d’inspiration concrètes pour la mise en œuvre du 𝗣𝗿𝗼𝗴𝗿𝗮𝗺𝗺𝗲 𝗦𝗜𝗠𝗔𝗡𝗗𝗢𝗨 𝟮𝟬𝟰𝟬, particulièrement dans son 𝗣𝗶𝗹𝗶𝗲𝗿 𝟯 dédié au développement d’infrastructures numériques robustes et productives au service de la nation.

 

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Le Sommet Africa Forward : la concrétisation de partenariats équilibrés et tournés vers l’avenir entre le continent africain et la France https://planete7.info/le-sommet-africa-forward-la-concretisation-de-partenariats-equilibres-et-tournes-vers-lavenir-entre-le-continent-africain-et-la-france/ Tue, 21 Apr 2026 19:41:57 +0000 https://planete7.info/?p=54259 Près de dix ans après le discours du Président de la République Emmanuel Macron à Ouagadougou, qui a posé les bases d’un renouvellement des relations entre la France et les pays africains, le Kenya et la France co-organisent le sommet Africa Forward les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi. Ce renouvellement s’appuie sur des relations partenariales d’égal à égal, fondées sur des intérêts partagés et des résultats concrets. Ainsi […]]]>

Près de dix ans après le discours du Président de la République Emmanuel Macron à Ouagadougou, qui a posé les bases d’un renouvellement des relations entre la France et les pays africains, le Kenya et la France co-organisent le sommet Africa Forward les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi.

Ce renouvellement s’appuie sur des relations partenariales d’égal à égal, fondées sur des intérêts partagés et des résultats concrets. Ainsi depuis neuf ans, de nombreuses initiatives ont été mises en oeuvre : fin de notre présence militaire permanente et fermeture des bases au Sénégal, Tchad, Gabon et en Côte d’Ivoire privilégiant les actions de formation (21 écoles nationales à vocation régionales (ENVR)) ; soutien à la représentativité du continent africain dans les instances internationales ; mobilisation de nos partenaires avec l’organisation de sommets en faveur de l’essor économique du continent (Conférence sur le financement des économies africaines en 2021 et Sommet de Paris pour un Nouveau Pacte financier mondial en 2023), de la lutte contre le réchauffement climatique (One Forest Summit au Gabon en 2023), durenforcement de la souveraineté alimentaire (initiative Food & Agriculture Resilience Mission en 2022), ou encore de la production de vaccins en Afrique (Forum mondial pour la souveraineté et l’innovation vaccinale en 2024).

De la même manière, la France a su regarder son passé colonial en face, avec la volonté d’avancer dans un esprit de dialogue. Le travail de mémoire sur les actions de l’Etat et de l’administration française a été lancé partout où il était souhaité (Rwanda, Sénégal, Cameroun), et un mouvement sans précédent sur les questions de restitution des biens culturels a été engagé (Bénin, Algérie, Sénégal, Madagascar, Côte d’Ivoire).

Très concrètement, en Guinée, cet engagement renouvelé de la France s’est conclu par :

– Un partenariat co–construit dans le domaine de la santé qui se traduit par les projets de construction des 4 hôpitaux régionaux par un consortium d’entreprises françaises (Eiffage, VAMED, Egis, Enia architecte et AP-HPI)  etl’inauguration du laboratoire du biologie médicale de l’institut Pasteur de Guinée le 15 avril dernier avec le soutien de l’AFD ;

– Un appui à la souveraineté des imaginaires avec la mise en ligne prochaine de la plateforme numérique du Musée national de Guinée appuyée par les instruments d’Expertise France ;

– Une relation économique ravivée dont l’organisation du Forum d’Affaires Guinée-France le 31 mars par BPIFrance, réunissant plus de 500 participants dont 50 entreprises françaises, est le symbole.

Dans la même dynamique, le sommet Africa Forward, accueilli et co-présidé pour la première fois avec un pays anglophone, incarnera la profonde transformation des liens que la France a initiés avec les pays africains depuis bientôt 10 ans, fondée sur une reconnaissance assumée du passé et sur la volonté de construire des partenariats équilibrés et projetés vers l’avenir.

Il sera l’occasion de démontrer l’engagement de la France, du Kenya et des pays africains pour accélérer les investissements croisés tout en construisant et finançant des solutions concrètes aux défis communs : renforcement des systèmes de santé, souveraineté alimentaire, compétitivité dans le domaine du numérique, accès à l’énergie et connectivité. Il sera l’illustration de la richesse et de la diversité des relations entre le continent africain et la France, qui se tissent autour d’une pluralité d’acteurs – Etats, entreprises, jeunesses, artistes, diasporas, avec une place centrale accordée aux jeunesses et au secteur privé.

Les résultats du sommet, tournés vers l’action et construits avec l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernement du continent, permettront de consolider les liens qui unissent l’Afrique et la France, et de nouer des partenariats tournés vers l’avenir.

En Guinée, cela se traduira également par un engagement auprès de la société civile porteuse de projets au bénéfice des jeunesses créatrices, entrepreneuses, étudiantes, sportives, engagées, diasporiques pour bâtir ensemble un partenariat d’égal à égal, symétrique et réciproque ; mutuellement bénéfique.

Luc Briard, ambassadeur de France en Guinée

 

 

 

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Violences électorales en Afrique subsaharienne:  »une démocratie sous tension » https://planete7.info/violences-electorales-en-afrique-subsaharienne-une-democratie-sous-tension/ Mon, 27 Oct 2025 13:15:05 +0000 https://planete7.info/?p=47578 Introduction Les élections présidentielles devraient être des moments de célébration démocratique, des instants où les peuples choisissent librement leurs dirigeants et tracent les contours de leur avenir. Pourtant, en Afrique subsaharienne, ces échéances électorales sont trop souvent synonymes de tensions, de violences et de fractures sociales. Le spectre de la contestation, des affrontements communautaires et […]]]>

Introduction

Les élections présidentielles devraient être des moments de célébration démocratique, des instants où les peuples choisissent librement leurs dirigeants et tracent les contours de leur avenir. Pourtant, en Afrique subsaharienne, ces échéances électorales sont trop souvent synonymes de tensions, de violences et de fractures sociales. Le spectre de la contestation, des affrontements communautaires et des dérives autoritaires plane sur des pays comme le Cameroun, la Côte d’Ivoire et le Kenya, pour ne citer que ces quelques pays; où les urnes deviennent parfois le théâtre de luttes acharnées pour le pouvoir. Ce phénomène récurrent interroge la solidité des institutions, la maturité des systèmes politiques et les dynamiques internes qui alimentent ces crises. Pourquoi les élections, censées incarner la souveraineté populaire, se transforment-elles en foyers de violence? Quels sont les enjeux réels derrière ces confrontations ? Et surtout, quelles forces endogènes orchestrent ou résistent à ces dérives ?

Cet article propose une analyse critique de ces violences électorales, en explorant leurs causes, leurs conséquences et les défis à relever pour une démocratie véritablement apaisée.

Les causes profondes : entre institutions fragiles et héritages historiques

Les violences électorales ne sont pas le fruit du hasard. Elles trouvent leurs racines dans :
• La faiblesse des institutions électorales, souvent perçues comme inféodées au pouvoir en place.
• L’ethnicisation de la politique, où les appartenances communautaires priment sur les projets de société.
• La personnalisation du pouvoir, avec des dirigeants qui s’accrochent au pouvoir, parfois au mépris de la Constitution.
• L’absence de justice transitionnelle, qui empêche la réconciliation après les crises passées.
En Côte d’Ivoire, l’élection présidentielle de 2020 a été marquée par la décision controversée du président Alassane Ouattara de briguer un troisième mandat. Cette décision a déclenché une vague de protestations violentes, notamment à Daoukro, où des affrontements ont causé plusieurs morts, dont un jeune militant, Koffi Toussaint. Plus de 8 000 personnes ont fui vers les pays voisins, redoutant une répétition des violences de 2010.

Conséquences : une démocratie fragilisée et des sociétés fracturées

Les violences électorales ont des effets dévastateurs :
• Perte de vies humaines et déplacements massifs.
• Affaiblissement de la confiance citoyenne dans le processus démocratique.
• Polarisation sociale et communautaire, souvent instrumentalisée par les élites politiques.
• Frein au développement économique, car l’instabilité décourage les investissements.

Au Kenya, bien que l’élection présidentielle de 2022 ait été globalement plus pacifique que celle de 2007, elle n’a pas échappé aux tensions. Des accusations de fraude ont alimenté des manifestations dans les bastions de l’opposition, notamment à Kisumu. La méfiance envers la commission électorale reste vive, et le climat politique demeure polarisé.

Les enjeux : pouvoir, ressources et légitimité

Derrière ces violences se cachent des enjeux cruciaux :
• Le contrôle des ressources économiques, souvent concentrées entre les mains de l’État.
• La quête de légitimité, dans des contextes où les élections sont vues comme le seul moyen d’accéder au pouvoir.
• La survie politique, pour des régimes qui redoutent l’alternance.

Au Cameroun, les tensions post-électorales de 2018 ont été exacerbées par un climat de méfiance généralisée envers les institutions; bis repetita en 2025 lors de l’élection présidentielle d’octobre 2025, des violences ont éclaté à Garoua, où une enseignante a été tuée par balle lors d’une manifestation contre des résultats jugés frauduleux. Les partisans d’Issa Tchiroma Bakary ont dénoncé un « hold-up électoral », tandis que le gouvernement a qualifié les manifestations de « tentatives insurrectionnelles ». Des affrontements ont également eu lieu à Douala et Limbé, illustrant la tension extrême autour du maintien au pouvoir du président Paul Biya.

Les forces endogènes : entre manipulation et résistance

Les violences électorales sont souvent orchestrées ou tolérées par :
• Des élites politiques, qui mobilisent des milices ou exploitent les tensions communautaires.
• Des médias partisans, qui attisent les divisions.
• Des institutions judiciaires faibles, incapables de sanctionner les abus.
Mais face à cela, des forces de résistance émergent : société civile, mouvements citoyens, journalistes indépendants, et une jeunesse de plus en plus connectée et exigeante. Au Kenya, des plateformes citoyennes comme Ushahidi ont permis de documenter les violences et de renforcer la transparence. En Côte d’Ivoire, des ONG ont joué un rôle crucial dans la médiation communautaire.

Conclusion

Les violences électorales en Afrique subsaharienne ne sont pas des fatalités. Elles sont le reflet de systèmes politiques en quête de maturité, de sociétés en tension, mais aussi de résistances citoyennes qui aspirent à un changement profond. Pour sortir de ce cycle de crises, il est impératif de renforcer les institutions démocratiques, de promouvoir une culture politique fondée sur le respect des règles du jeu, et de garantir l’indépendance des organes électoraux et judiciaires, l’éducation civique et politique des citoyens, le renforcement des institutions indépendantes, la promotion du dialogue intercommunautraire….

La paix électorale ne se décrète pas : elle se construit, jour après jour, par l’engagement des citoyens, la responsabilité des leaders et la vigilance de la société civile. L’Afrique a les ressources humaines, intellectuelles et culturelles pour bâtir une démocratie apaisée et inclusive. Il est temps de transformer les élections en véritables instruments de progrès, et non en champs de bataille pour le pouvoir.

Par Gervais MOUSSONGO

  Consultant en Stratégie – Intelligence Économique – Due Diligence & Communication d’Influence Managing Partner Chez ADVALYS Consulting Group

 

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Congrès Panafricain sur l’autisme : la directrice générale de LAB Academy Faby Diallo parmi les grands panelistes https://planete7.info/congres-panafricain-sur-lautisme-la-directrice-generale-de-lab-academy-faby-diallo-parmi-les-grands-panelistes/ Thu, 13 Mar 2025 17:54:18 +0000 https://planete7.info/?p=39294 Le travail de la patronne de LAB Academy se fait remarquer partout dans le monde. Hautement impliquée pour l’émancipation et la prise en charge des enfants autistes, Faby Diallo est invitée à une grande conférence PACA sur l’autisme qui se tiendra du 23 au 26 avril 2025 au Kenya. Pendant les 3 jours, le congrès […]]]>

Le travail de la patronne de LAB Academy se fait remarquer partout dans le monde. Hautement impliquée pour l’émancipation et la prise en charge des enfants autistes, Faby Diallo est invitée à une grande conférence PACA sur l’autisme qui se tiendra du 23 au 26 avril 2025 au Kenya.

Pendant les 3 jours, le congrès panafricain sur l’autisme réunira les voix de toute l’Afrique et d’ailleurs pour inspirer le changement, partager les connaissances et créer des solutions actionnelles pour le soutien de l’autisme à travers le continent. Une occasion à appeler donc toutes les forces à l’action pour connaitre d’avance ce trouble neurodéveloppemental qui touche plusieurs enfants en Afrique, parfois complétement ignorés par la société.

Une invitation hautement saluée par Madame Diallo qui promet de ne ménager aucun effort pour prendre part à cet évènement.

«C’est avec un grand honneur que j’aurai le privilège de présenter à cette conférence. En tant que professionnelle et, de surcroît, en tant que mère d’un enfant autiste, je partagerai à la fois des connaissances cliniques et une expérience vécue, offrant ainsi une perspective enrichissante. Par la suite, j’animerai une session de formation pour les professionnels présents, dans le but de les aider à approfondir leur compréhension du trouble et à affiner leur approche auprès des personnes autistes. ».

En plus de son combat qu’elle mène au quotidien à travers son centre récemment ouvert à Conakry en faveur des enfants autistes, Faby Diallo continue son combat sur un tout autre terrain afin de partager son expérience et ses connaissances acquises au cours des dernières années à travers notamment son enfant qu’elle a appris à prendre en charge depuis sa naissance.

 

Pathé Diallo pour Planete7.info

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La France doit cesser de tirer les ficelles des organisations africaines (par Magaye Gaye) https://planete7.info/la-france-doit-cesser-de-tirer-les-ficelles-des-organisations-africaines-par-magaye-gaye/ https://planete7.info/la-france-doit-cesser-de-tirer-les-ficelles-des-organisations-africaines-par-magaye-gaye/#respond Fri, 10 Mar 2023 20:42:33 +0000 https://planete7.info/?p=19452 Je viens de lire les développements qui suivent dans le journal français le monde. Je suis tombé des nues. « Les Comores à la présidence de l’Union africaine, une aubaine pour la France » Paris a facilité l’accession de la petite île de l’océan Indien à la tête de l’UA en incitant le Kenya à retirer sa […]]]>

Je viens de lire les développements qui suivent dans le journal français le monde. Je suis tombé des nues.

« Les Comores à la présidence de l’Union africaine, une aubaine pour la France »

Paris a facilité l’accession de la petite île de l’océan Indien à la tête de l’UA en incitant le Kenya à retirer sa candidature. Le président comorien est un habitué de l’Elysée, qui apprécie son opposition ouverte à l’invasion russe de l’Ukraine.

Moroni a même failli voir cette occasion s’évaporer au dernier moment. Le Kenya membre lui aussi du bloc de l’Afrique de l’Est, en lice pour la présidence 2023 a longtemps présenté une candidature concurrente. Nairobi a fini par la retirer après une série de tractations et une discrète demande de la France. Paris s’est activé en coulisses pour refréner les ambitions de William Ruto, tout juste élu président du Kenya, et laisser le champ libre à l’archipel…

Si la perspective d’une présidence comorienne intéresse la France, c’est que les deux capitales sont proches…

« D’abord, la France voulait éviter des dissensions au sein de l’UA, confie un responsable comorien. Puis il y a la possibilité pour nous, les Comores, de jouer un rôle de médiateur. Nous pouvons passer des messages, notamment au Sahel où le Mali a des problèmes avec la France ».

Mon avis

1-La France doit s’écarter de la gestion de notre devenir continental. Ce qu’elle vient de faire dans cet épisode de la désignation du Président en exercice de l’Union Africaine (l’UA) est dangereux et sera négativement décryptée et sanctionnée par les opinions publiques africaines. Vu la persistance de la France à vouloir jouer les premiers rôles en lieu et place des pays du Continent, et ce par une stratégie de forcing irrespectueuse, j’anticipe de nouvelles défections dans la Françafrique après celles du Mali, du Burkina Faso et de la Centrafrique.

2 -L’UA gagnerait à être plus crédible en ne permettant à aucune « puissance » internationale d’influencer ses décisions. Comment est-ce que le Kenya et les Comores ont-ils pu accepter un compromis aussi déshonorant pour l’image de l’Afrique ?

3-Les stratèges africains devraient engager des réflexions urgentes afin de voir comme contrecarrer cette menace de l’omniprésence française qui je le répète ternit notre image en termes de capacité à prendre nous-mêmes nos décisions. Ce qui est inacceptable c’est de voir ce pays passer par les organisations internationales africaines pour régler ses problèmes géopolitiques. Les stratèges africains devraient être très vigilants sur ce que j’appelle la triple Déconnexion :

a) casser le leadership du Nigéria pour l’isoler des autres pays de la CEDEAO et de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA)

b) séparer l’Afrique dite « noire » et celle dite « blanche’

c) affaiblir et prendre le contrôle des locomotives anglophones du Continent (Kenya, Afrique du Sud, Ghana, Maurice etc.) en les amenant à adhérer à l’Éco version francophone.

 

Magaye GAYE

Économiste International

Professeur à l’Institut Supérieur de Gestion de Paris 

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