Kamala Harris – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Tue, 05 Nov 2024 14:09:49 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Kamala Harris – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Trump VS Harris : deux visions antagonistes, un combat pour l’Amérique de demain ! https://planete7.info/trump-vs-harris-deux-visions-antagonistes-un-combat-pour-lamerique-de-demain/ Tue, 05 Nov 2024 14:09:49 +0000 https://planete7.info/?p=34497 1-La Présentation des candidats et leurs caractéristiques Donald Trump : Ancien président de 2016 à 2020, représentant du Parti républicain, Trump se positionne comme le candidat anti-système. Il a défendu une Amérique basée sur le patriotisme économique, et la fermeté vis-à-vis de l’immigration. Sa base électorale est souvent perçue comme attachée aux valeurs conservatrices et […]]]>

1-La Présentation des candidats et leurs caractéristiques

Donald Trump : Ancien président de 2016 à 2020, représentant du Parti républicain, Trump se positionne comme le candidat anti-système. Il a défendu une Amérique basée sur le patriotisme économique, et la fermeté vis-à-vis de l’immigration. Sa base électorale est souvent perçue comme attachée aux valeurs conservatrices et aux principes de souveraineté nationale, tout en étant méfiante vis-à-vis des élites politiques et médiatiques.

Kamala Harris : Vice-présidente en poste et figure montante du Parti démocrate, Harris symbolise la diversité et l’inclusivité des démocrates modernes. Issue de milieux multiculturels, elle a souvent mis en avant des réformes en faveur de la justice sociale, de l’égalité raciale et de l’amélioration des services publics. Elle incarne une Amérique multiculturelle et progressiste qui défend les droits civiques, la justice climatique, et un rôle plus protecteur de l’État dans l’économie et la santé.

2-Leurs visions de l’Amérique

 Trump envisage une Amérique qui conserve ses traditions et préserve son rôle de puissance militaire et économique. Son approche met en avant le libre marché et le soutien aux entreprises américaines, avec des politiques visant à attirer les investissements internes et à établir un protectionnisme rigoureux. En matière d’immigration, Trump s’aligne sur des positions très restrictives pour renforcer la sécurité intérieure et sauvegarder les emplois des américains.

Harris, de son côté, soutient une vision d’ouverture et de progrès social, où l’État joue un rôle crucial dans la protection des droits des minorités et la lutte contre les inégalités. Elle privilégie également les alliances internationales et prône un rôle de leader mondial en matière de droits humains, d’écologie et de justice sociale. Voilà pourquoi son soutien à l’interruption volontaire de grossesse et le mariage pour tous est sans équivoque.

3-Les enjeux de l’élection.

L’élection entre ces deux figures politiques repose sur plusieurs enjeux majeurs : Une victoire de Trump signifierait le retour d’une politique axée sur l’indépendance économique et un nationalisme fort, probablement assorti d’une approche plus stricte sur le durcissement des frontières et d’une réduction des aides sociales. En matière de politique étrangère, un retour de Donald marquerait un bouleversement de la position américaine dans les relations internationales à travers moins d’engagement américain en faveur de la défense européenne.

Une victoire de Harris pourrait au contraire renforcer les tendances progressistes déjà amorcées sous la présidence de Joe Biden, avec des politiques davantage tournées vers l’égalité sociale, la lutte contre le réchauffement climatique, et un rôle de l’État renforcé dans le domaine de la santé et de l’éducation. Ce serait aussi une continuité vers une Amérique ouverte et plus intégrée sur le plan mondial avec la fortification des liens historiques avec ses partenaires traditionnels notamment l’Europe et les pays de l’Asie du sud-est.

4- L’Élection Américaine de 2024 : Une Image de la Démocratie Écornée

 Cette élection américaine de 2024 aura été marquée par un discours politique complètement dégradé. Donald Trump et Kamala Harris se sont livrés à des échanges de violences verbales inédites. Les attaques personnelles et les invectives entre ces candidats ont terni l’image d’une Amérique souvent perçue comme exemplaire. De tels propos, passeraient inaperçus en d’autres lieux. Mais voir ça dans l’une des plus anciennes et grandes démocraties du monde reste surprenant. Cela prouve que la démocratie n’est jamais acquise : elle nécessite une construction continue, fondée sur l’éducation citoyenne et la promotion de leaders intègres, visionnaires et investis de la fonction suprême avec un sens élevé de l’État.

 

Ibrahima M’bemba Bah Dircom du BL/ Analyste et consultant politique.

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L’effet Kamala Harris après la convention démocrate suffira-t-il pour résister aux défis de la campagne présidentielle ? https://planete7.info/leffet-kamala-harris-apres-la-convention-democrate-suffira-t-il-pour-resister-aux-defis-de-la-campagne-presidentielle/ https://planete7.info/leffet-kamala-harris-apres-la-convention-democrate-suffira-t-il-pour-resister-aux-defis-de-la-campagne-presidentielle/#respond Sat, 24 Aug 2024 04:08:45 +0000 https://planete7.info/?p=31998 La convention démocrate qui vient de s’achever à Chicago m’a laissé des impressions mitigées. Kamala Harris, désormais figure de proue du parti, a reçu un soutien massif de la base électorale (et même des people!), mais la route vers la victoire en novembre reste semée d’embûches. Alors que la dynamique de la convention aurait dû […]]]>

La convention démocrate qui vient de s’achever à Chicago m’a laissé des impressions mitigées. Kamala Harris, désormais figure de proue du parti, a reçu un soutien massif de la base électorale (et même des people!), mais la route vers la victoire en novembre reste semée d’embûches. Alors que la dynamique de la convention aurait dû donner à Harris une avance confortable dans les sondages, des prévisions montrent que Donald Trump est toujours dans la course (+2 point seulement en faveur de Harris au 23 août, selon le New York Times), ce qui soulève chez moi des questions sur la capacité de Harris à maintenir cet élan jusqu’à l’élection. L’histoire risque-t-elle de se répéter ?

La campagne de Kamala Harris a été présentée comme l’une des plus enthousiasmantes depuis celle de Barack Obama en 2008. Avec des slogans largement inspirés de l’ère Obama et un personnel en partie hérité de son équipe, tout semblait réuni pour que Harris prenne un avantage significatif au lendemain de ce grand raout. Pourtant, les sondages restent étonnamment serrés, et l’effet Harris ne semble pas encore avoir produit les résultats escomptés. Au point de m’interroger (prématurément?) si le pari de faire du « Obama version Harris » sera réellement efficace. Pour ma part, ce décalage me rappelle un précédent amer pour les démocrates car, en 2016, malgré un bilan économique encourageant et la popularité d’Obama en fin de mandat, tout cela n’avait pas suffi à porter Hillary Clinton à la Maison Blanche.

Un autre point de crispation, que j’ai du mal à ignorer, est que, malgré les attaques répétées contre Trump concernant ses affaires judiciaires et son bilan — des attaques qui ont en grande partie perdu de leur nouveauté, voire de leur impact — il existe toujours une grande partie de l’électorat qui le soutient inconditionnellement. De plus, Harris doit composer avec des divisions internes, notamment sur des sujets tels que le soutien à Israël. En s’intéressant aux coulisses de la convention, on constate que ces revendications restent toujours aussi présentes que lors des manifestations sur les campus universitaires en début d’année, et une certaine levée de boucliers persiste au sein d’une frange importante du parti, notamment dans des États clés comme le Michigan et ses 15 grands électeurs à remporter.

Le risque est que ces tensions internes finissent par fracturer davantage le parti démocrate. L’état-major du parti parie probablement sur l’union face à Donald Trump, mais cette stratégie pourrait se révéler risquée si les frondeurs décident finalement de s’abstenir de voter. On se souvient encore de l’élection de 2016, où Hillary Clinton avait perdu le Michigan par seulement 11 000 voix, un écart mince mais décisif. Les démocrates risquent gros ici Sur ce sujet. Un scénario similaire en 2024 pourrait à nouveau basculer l’élection en faveur des républicains.

Je me souviens aussi qu’en 2019, Kamala Harris avait dû abandonner la course à l’investiture pour la présidentielle de 2020 face à Joe Biden, Elizabeth Warren et Bernie Sanders entre autres, faute de soutien suffisant. Elle culminait alors 4% d’intention de votes. Les choses ont-elles vraiment changé en quatre ans ? Certes, elle a été vice-présidente, elle a davantage d’expérience et est maintenant officiellement nominée par les démocrates, mais il y a encore cette impression que l’union sacrée derrière sa candidature semble encore fragile.

Un autre point inquiétant est l’émergence de figures dissidentes au sein du parti. Par exemple, Robert F. Kennedy Jr., une figure importante des démocrates et neveu de l’ancien président John F. Kennedy, a récemment annoncé qu’il quittait le parti pour soutenir Donald Trump. Bien que crédité de seulement 5 % des intentions de vote, ce ralliement pourrait entraîner un transfert de voix non négligeable, ébranlant davantage la base électorale démocrate.

Alors oui, les droits des minorités, l’amélioration de l’accès aux soins médicaux, le pouvoir d’achat, les droits des femmes : ces sujets mobilisent une grande partie de l’électorat, mais je crains que certains points de crispation ne viennent miner durablement l’unité du camp démocrate.

Bien sûr, il reste encore plusieurs semaines de campagne sur le terrain, des débats à venir, de nouvelles affaires comme seules les campagnes américaines nous réservent et tout est encore possible pour espérer ravir les 270 grands électeurs nécessaires pour décrocher la timbale. Et si, en fin de compte, l’effet Harris qui a émergé pendant la convention parvient à se maintenir, alors peut-être, juste peut-être, que l’Amérique pourrait choisir un nouveau chemin. Avec une femme à sa tête cette fois.

 

Souleymane Camara

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