Justice en Guinée – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Tue, 24 Feb 2026 15:11:35 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Justice en Guinée – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Clash musical à Conakry : Opinel 12 et Sagatala condamnés pour injures et incitation des mineurs https://planete7.info/clash-musical-a-conakry-opinel-12-et-sagatala-condamnes-pour-injures-et-incitation-des-mineurs/ Tue, 24 Feb 2026 15:10:43 +0000 https://planete7.info/?p=51812 Le tribunal correctionnel de Mafanco a rendu son verdict, ce mardi 24 février 2026, dans l’affaire opposant les rappeurs Opinel 12 et le groupe Sagatala aux accusations d’« incitation de mineurs à la débauche et d’injures publiques ». Les trois prévenus, Mohamed Salif Bangoura, plus connu sous le nom de Opinel 12 (20 ans), Abdoulaye […]]]>

Le tribunal correctionnel de Mafanco a rendu son verdict, ce mardi 24 février 2026, dans l’affaire opposant les rappeurs Opinel 12 et le groupe Sagatala aux accusations d’« incitation de mineurs à la débauche et d’injures publiques ». Les trois prévenus, Mohamed Salif Bangoura, plus connu sous le nom de Opinel 12 (20 ans), Abdoulaye Aziz Diallo (23 ans) et Nahmir Sow (22 ans) , ont été reconnus coupables et condamnés à trois ans de prison avec sursis, assortis d’une amende d’un million de francs guinéens chacun.

Les artistes avaient été interpellés et placés sous mandat de dépôt le 17 février dernier, à la suite de leur convocation par l’Office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM). Ils étaient détenus à la maison centrale depuis le 18 février, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’un « clash » musical jugé injurieux, contraire aux bonnes mœurs et susceptible d’influencer des mineurs.

Lors de l’audience, les trois rappeurs ont reconnu les faits qui leur étaient reprochés. Opinel 12 a expliqué que ce qui avait commencé comme un simple échange musical avait rapidement dégénéré sous l’effet de la viralité sur les réseaux sociaux. Il a exprimé des regrets sincères et sollicité le pardon du public.

« Nous nous sommes lancés des piques musicales, au départ anodines, mais la situation a pris de l’ampleur sur Facebook. Aujourd’hui, je regrette sincèrement les propos tenus et demande pardon », a-t-il déclaré.

De son côté, Abdoulaye Aziz Diallo a admis avoir dépassé les limites en répondant par des injures aux attaques reçues, citant l’influence des réseaux sociaux.

« Nous nous sommes simplement lancés des clashs, mais nous avons franchi la ligne en utilisant des injures. C’était une erreur et je le regrette sincèrement », a-t-il affirmé.

Quant à Nahmir Sow, étudiant en génie informatique, il a expliqué que la pression liée à la visibilité en ligne et l’ampleur du clash les avaient poussés à franchir la limite.

« La musique est ma passion et un moyen de gagner ma vie. Mais nous avons dépassé les bornes avec des propos injurieux qui ont déçu nos fans et nos proches. Nous présenterons nos excuses publiquement », a-t-il promis.

Le ministère public avait requis une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis, estimant que les infractions étaient constituées. Le tribunal, présidé par la juge M’balou Traoré, a finalement tranché : les trois rappeurs sont condamnés à trois ans de prison avec sursis, à une amende d’un million de francs guinéens chacun et doivent présenter des excuses publiques sur leurs différents canaux de communication. De plus, ils ont été sommés de se faire raser les dreadlocks, mesure symbolique décidée par le tribunal.

Cette décision met fin à plusieurs jours de spéculations autour de ce clash musical qui a fortement animé les réseaux sociaux guinéens et relance le débat sur l’influence des contenus artistiques sur les jeunes.

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« Même si nous ne leur donnons rien, comme c’est souvent le cas, rendons tout au moins aux valeureux avocats un hommage mérité » Dr Faya Lansana MILLIMOUNO https://planete7.info/meme-si-nous-ne-leur-donnons-rien-comme-cest-souvent-le-cas-rendons-tout-au-moins-aux-valeureux-avocats-un-hommage-merite-dr-faya-lansana-millimouno/ Sun, 06 Jul 2025 20:08:43 +0000 https://planete7.info/?p=43474 En Guinée, les avocats ne défendent pas que des dossiers. Ils défendent l’idée même de justice.  Dans les sociétés démocratiques, la justice repose sur trois piliers : une magistrature indépendante, un ministère public impartial, et une défense libre. En Guinée, ce dernier pilier tient souvent seul l’édifice debout, dans des contextes où la séparation des […]]]>

En Guinée, les avocats ne défendent pas que des dossiers. Ils défendent l’idée même de justice.
 Dans les sociétés démocratiques, la justice repose sur trois piliers : une magistrature indépendante, un ministère public impartial, et une défense libre. En Guinée, ce dernier pilier tient souvent seul l’édifice debout, dans des contextes où la séparation des pouvoirs n’est plus qu’un vœu pieux.

Trop souvent réduits à leur rôle technique ou perçus à travers le prisme des affaires médiatisées, les avocats sont pourtant les derniers recours des faibles, des marginalisés, des persécutés, des citoyens sans voix. Ils ne se contentent pas d’appliquer le droit ; ils le défendent, parfois contre les institutions elles-mêmes. Leur engagement ne se limite pas à des consultations juridiques ou à des audiences. Il est un acte militant, un combat quotidien pour préserver l’essence même de l’État de droit.

Un engagement silencieux, mais essentiel !

Chaque jour, des avocats guinéens défendent des détenus politiques, des militants, des syndicalistes, des jeunes manifestants, parfois arrêtés arbitrairement, souvent privés de garanties procédurales élémentaires. Ces robes noires affrontent les lenteurs de la justice, les intimidations, les convocations abusives, les tentatives de décrédibilisation, voire les menaces personnelles.

Et pourtant, ils tiennent bon. Non pas pour la gloire ou l’argent, car il y a peu de gloire à défendre un manifestant oublié en prison depuis des mois, et moins encore d’argent à plaider des causes qui dérangent, mais par conviction. Par conscience. Par fidélité à une certaine idée du droit et de la dignité humaine.

Ce sont ces femmes et ces hommes, debout face à l’arbitraire, qui maintiennent vivante la flamme vacillante de la justice dans notre pays.

Des noms, des combats, des symboles

Parmi ces avocats, certains sont devenus, malgré eux, des figures emblématiques de ce combat. Maître Mohamed TRAORE, ancien bâtonnier, est de toutes les causes sensibles : défense de prisonniers politiques, dénonciation des atteintes à l’État de droit, plaidoyers pour la liberté d’expression. Maître Salif BEAVOGUI, infatigable, enchaîne les audiences, multipliant les interventions dans les prisons du pays, défendant les laissés-pour-compte. Maître Faya Gabriel KAMANO, mon oncle et mon avocat personnel à tout faire. Maître Thierno Souleymane BALDE, Maître Pépé Antoine LAMAH, et tant d’autres encore, bravent les pressions, souvent dans l’indifférence générale, pour faire vivre la promesse républicaine d’une justice égale pour tous.

Ils n’ont pas les honneurs des plateaux télé. Ils n’ont pas les décorations officielles. Ils n’ont pas les moyens des cabinets huppés. Mais ils ont, et c’est peut-être plus important, la confiance de ceux qu’ils défendent et, pour certains d’entre nous, notre respect.

Rendons-leur ce que l’État leur refuse

Il est regrettable que ces avocats engagés travaillent souvent dans des conditions indignes : absence d’aide juridictionnelle structurée, manque de protection institutionnelle, agressions verbales et physiques, précarité professionnelle. L’État guinéen ne fait pas assez, voire rien  pour reconnaître ou soutenir leur mission.

Mais à défaut de leur offrir les moyens nécessaires à l’exercice plein de leur profession, nous pouvons, nous devons leur offrir autre chose : notre reconnaissance publique. Un hommage sincère, citoyen, qui dépasse les appartenances politiques ou idéologiques.

Ce minimum symbolique est essentiel. Car un pays qui maltraite ses avocats est un pays qui sape sa propre démocratie. Un pays qui n’écoute plus ses défenseurs, bientôt n’écoutera plus ses citoyens.

Pour conclure : la justice, ce n’est pas un luxe

Les avocats ne rendent pas seulement des services juridiques. Ils tiennent à bout de bras l’espoir d’une société plus juste, plus humaine, plus équilibrée. Sans eux, la violence remplace le droit, l’arbitraire remplace la procédure, la peur remplace la liberté.

Alors oui, même si nous ne leur donnons rien, ni moyens, ni décorations, ni répit,  rendons-leur au moins ce qu’ils méritent : un hommage juste, digne, appuyé. C’est le minimum que nous leur devons. Et c’est, surtout, ce que nous nous devons à nous-mêmes.

Ils sont les gardiens debout d’une société à genoux.
À eux, notre respect.
À eux, notre gratitude.
Et, peut-être un jour, à eux… la justice qu’ils ont tant défendue pour les autres.

Dr Faya Lansana MILLIMOUNO
Président du Bloc Libéral
 

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Libération provisoire de Dr Sékou Condé : le secrétaire permanent du RPG-AEC rentre chez lui pour raisons de santé https://planete7.info/liberation-provisoire-de-dr-sekou-conde-le-secretaire-permanent-du-rpg-aec-rentre-chez-lui-pour-raisons-de-sante/ Fri, 16 May 2025 21:40:03 +0000 https://planete7.info/?p=41669 Arrêté le jeudi 15 mai 2025 au siège du RPG Arc-en-ciel, alors que le parti s’apprêtait à tenir une déclaration publique, Dr Sékou Condé a été remis en liberté provisoire ce vendredi 16 mai. La décision a été prise par le procureur près le tribunal de première instance de Mafanco, invoquant une détérioration préoccupante de […]]]>

Arrêté le jeudi 15 mai 2025 au siège du RPG Arc-en-ciel, alors que le parti s’apprêtait à tenir une déclaration publique, Dr Sékou Condé a été remis en liberté provisoire ce vendredi 16 mai. La décision a été prise par le procureur près le tribunal de première instance de Mafanco, invoquant une détérioration préoccupante de son état de santé.

Figure influente au sein de l’ex-parti au pouvoir, le secrétaire permanent du RPG-AEC avait été interpellé dans un climat de tension, sous les regards inquiets de plusieurs cadres du parti. Son arrestation, survenue à un moment politiquement sensible, avait suscité de vives réactions dans les rangs militants.

Selon des sources internes au Bureau politique national, si Dr Condé a pu regagner son domicile pour y recevoir les soins nécessaires, la procédure judiciaire ouverte contre lui reste en cours. Les auditions devraient reprendre dès ce lundi, apprend-on. Toutefois, les chefs d’accusation qui pèsent sur lui n’ont pas encore été officiellement portés à la connaissance de ses avocats.

Ce flou juridique alimente les interrogations et renforce le malaise au sein du RPG-AEC, dont plusieurs responsables dénoncent une « instrumentalisation de la justice à des fins politiques ».

L’affaire Dr Sékou Condé, encore enveloppée d’incertitudes, pourrait marquer un tournant dans les relations entre l’opposition et les autorités actuelles.

Affaire à suivre de près.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Polémique autour de la grâce présidentielle : Me Mohamed II Kourouma dénonce une violation flagrante de la loi https://planete7.info/polemique-autour-de-la-grace-presidentielle-me-mohamed-ii-kourouma-denonce-une-violation-flagrante-de-la-loi/ Wed, 02 Apr 2025 17:29:34 +0000 https://planete7.info/?p=40007 La décision du général Mamady Doumbouya, président de la transition guinéenne, d’accorder la grâce à l’ancien chef de la junte militaire, le capitaine Moussa Dadis Camara, continue de provoquer de vives réactions au sein du milieu judiciaire. Le décret présidentiel, annoncé le vendredi 28 mars 2025 par le général Amara Camara, ministre secrétaire général à […]]]>

La décision du général Mamady Doumbouya, président de la transition guinéenne, d’accorder la grâce à l’ancien chef de la junte militaire, le capitaine Moussa Dadis Camara, continue de provoquer de vives réactions au sein du milieu judiciaire. Le décret présidentiel, annoncé le vendredi 28 mars 2025 par le général Amara Camara, ministre secrétaire général à la présidence, est au cœur d’une controverse juridique. Certains experts estiment qu’il contrevient aux principes fondamentaux du droit.

Interrogé ce mercredi 2 avril 2025 dans son cabinet à Kankan, Me Mohamed II Kourouma, avocat à la cour d’appel, n’a pas caché son indignation. « Cette décision m’a profondément surpris. Les conditions légales d’octroi d’une grâce ne sont manifestement pas remplies. Moussa Dadis Camara a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle par le tribunal criminel de Dixinn. Or, un appel a été interjeté tant par ses avocats que par d’autres accusés et parties civiles. L’affaire est toujours pendante devant la cour d’appel, qui n’a pas encore statué. C’est une atteinte grave aux règles judiciaires en vigueur », a-t-il déclaré.

Abordant les implications juridiques de cette mesure, Me Kourouma a rappelé les exigences strictes du droit de grâce. « Certes, le président de la République dispose du pouvoir discrétionnaire d’accorder une grâce, mais celle-ci ne peut intervenir que sur un jugement définitif et exécutoire. Dans ce cas précis, les voies de recours ne sont pas épuisées, ce qui rend la mesure juridiquement prématurée et irrégulière. » Il a par ailleurs souligné que ce décret viole l’article 170 du Code pénal, qui fixe le cadre légal d’application de la grâce présidentielle.

Cette affaire relance le débat sur l’indépendance de la justice en Guinée et la séparation des pouvoirs. Plusieurs acteurs judiciaires et organisations de la société civile s’interrogent sur les motivations réelles de cette décision et ses conséquences sur l’état de droit. La grâce accordée à un justiciable dont la procédure d’appel est toujours en cours crée un précédent juridique qui pourrait fragiliser la crédibilité des institutions judiciaires.

Dans un contexte où la transition politique en Guinée est scrutée de près, cette affaire risque d’accentuer les tensions et d’alimenter les suspicions sur une justice à géométrie variable. Reste à voir si cette polémique conduira à une réaction des autorités judiciaires ou si elle restera lettre morte.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info 

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Dr Faya Milimono dénonce une justice inachevée après l’indemnisation des victimes du 28 septembre 2009 https://planete7.info/dr-faya-milimono-denonce-une-justice-inachevee-apres-lindemnisation-des-victimes-du-28-septembre-2009/ Mon, 31 Mar 2025 15:59:35 +0000 https://planete7.info/?p=39915 La décision du général Mamadi Doumbouya d’indemniser les victimes du massacre du 28 septembre 2009 marque une étape significative dans la reconnaissance du drame qui a endeuillé la Guinée. Cependant, cette initiative ne saurait éclipser les attentes persistantes en matière de justice. Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, Dr Faya Milimono, président du […]]]>

La décision du général Mamadi Doumbouya d’indemniser les victimes du massacre du 28 septembre 2009 marque une étape significative dans la reconnaissance du drame qui a endeuillé la Guinée. Cependant, cette initiative ne saurait éclipser les attentes persistantes en matière de justice. Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, Dr Faya Milimono, président du Bloc Libéral, a exprimé ses réserves quant aux limites de cette mesure.

Le massacre du 28 septembre 2009 reste une plaie ouverte dans l’histoire récente du pays. Ce jour-là, des centaines de manifestants pacifiques furent brutalement réprimés dans l’enceinte du stade du même nom. Quinze ans après ces atrocités, les familles des victimes continuent de clamer justice, espérant voir les responsables jugés et condamnés.

L’annonce du président de la transition d’indemniser ces victimes est perçue comme un pas en avant, mais suscite également des interrogations. Dr Faya Milimono salue cette initiative tout en pointant du doigt un manquement fondamental : « L’indemnisation est importante, mais elle ne peut se substituer à une véritable justice. »

Le leader du Bloc Libéral déplore la lenteur des procédures judiciaires liées à ce dossier. Après deux ans de procès, de nombreuses zones d’ombre persistent quant aux responsabilités directes des exactions commises. « L’absence de sanctions claires affaiblit la confiance des Guinéens en leur justice et laisse les victimes dans l’attente d’une réparation morale essentielle », souligne Dr Milimono.

L’indemnisation est certes une reconnaissance du tort subi, mais sans un procès rigoureux et impartial, elle risque d’être perçue comme une mesure compensatoire plutôt qu’une véritable volonté de justice. Pour l’homme politique, « la justice aurait dû précéder toute décision d’indemnisation afin d’établir clairement les responsabilités ».

Si le versement d’une compensation financière peut apporter un soulagement matériel, il ne suffit pas à cicatriser les blessures du passé. Dr Milimono insiste sur la nécessité d’une justice effective, seule à même d’offrir une réparation intégrale aux victimes et à leurs familles.

« Tant qu’une véritable justice ne sera pas rendue, les victimes, qu’elles soient vivantes ou disparues, resteront dans l’attente d’une reconnaissance éthique et historique de leur souffrance », affirme-t-il.

La décision du président de la transition ouvre la voie à une reconnaissance officielle du massacre du 28 septembre 2009. Toutefois, sans une justice transparente et impartiale, ce geste risque de rester insuffisant aux yeux de ceux qui attendent vérité et réparation.

L’enjeu, au-delà de l’indemnisation, est d’instaurer un précédent en matière de responsabilisation des auteurs de crimes d’État. La Guinée, qui aspire à une réconciliation nationale, ne peut se permettre d’occulter cette étape cruciale sous peine de voir se perpétuer une culture de l’impunité.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Dadis Camara gracié : Dr Faya Milimono plaide pour l’amnistie plutôt que la grâce https://planete7.info/dadis-camara-gracie-dr-faya-milimono-plaide-pour-lamnistie-plutot-que-la-grace/ Sat, 29 Mar 2025 18:25:22 +0000 https://planete7.info/?p=39882 Dans une interview accordée à notre rédaction ce samedi, Dr Faya Milimono, président du Bloc Libéral, a exprimé ses réserves quant à la grâce présidentielle accordée à Moussa Dadis Camara, l’ex-président de la junte, après sa condamnation pour son rôle présumé dans le massacre du 28 septembre 2009. La décision du président de la transition, […]]]>

Dans une interview accordée à notre rédaction ce samedi, Dr Faya Milimono, président du Bloc Libéral, a exprimé ses réserves quant à la grâce présidentielle accordée à Moussa Dadis Camara, l’ex-président de la junte, après sa condamnation pour son rôle présumé dans le massacre du 28 septembre 2009. La décision du président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, continue de susciter de vives réactions dans le pays, et Dr Faya Milimono n’a pas tardé à faire entendre son point de vue.

Moussa Dadis Camara, ancien chef de la junte militaire ayant pris le pouvoir en 2008, avait été condamné à 20 ans de prison pour son implication dans les violences du 28 septembre 2009, qui ont coûté la vie à de nombreux manifestants. Cependant, à la surprise générale, le président Doumbouya a récemment accordé la grâce à l’ex-leader militaire, une décision qui, selon Dr Milimono, ne fait pas justice aux victimes de cette tragédie.

« Je ne m’attendais pas à une telle grâce, surtout dans un contexte où la justice n’a pas su établir de manière claire et irréfutable les responsabilités des uns et des autres », a déclaré Dr Faya. Selon lui, la décision de grâce semble davantage une démarche politique qu’une véritable quête de justice. Il souligne qu’aucune preuve solide n’a été présentée au cours du procès pour établir la culpabilité de Moussa Dadis Camara. « À ce jour, il n’a pas été prouvé que Moussa Dadis Camara ait donné l’ordre de tuer les manifestants. La justice n’a pas apporté de preuves irréfutables », a-t-il précisé.

Dr Milimono va plus loin en indiquant que, pour lui, la grâce n’était pas la solution appropriée. Il estime que l’amnistie aurait été une option bien plus cohérente dans ce contexte. « Ce n’est pas la grâce qui aurait dû être accordée, mais plutôt l’amnistie. L’amnistie aurait permis de traiter le dossier dans un cadre plus clair, là où des doutes persistent sur la culpabilité des accusés », a-t-il ajouté.

Dr Milimono considère que la grâce présidentielle, bien qu’elle puisse être perçue comme un geste politique par beaucoup de personnes, ne rend pas justice aux victimes ni à leurs familles. « Ce n’est pas la grâce qui doit prévaloir dans ce cas, mais la vérité et la justice. La Guinée a besoin de faire toute la lumière sur ce massacre et d’apporter une réparation morale et matérielle aux victimes », a-t-il insisté.

Dr Faya Milimono a appelé le président Mamadi Doumbouya à reconsidérer cette décision et à opter pour une approche plus cohérente, privilégiant la vérité judiciaire et la justice réparatrice. Selon lui, la Guinée ne pourra tourner la page du 28 septembre 2009 tant que les responsabilités ne seront pas clairement établies « La Guinée doit avancer, mais pas au prix de l’impunité. Il est essentiel que justice soit rendue, pour la paix et la réconciliation dans notre pays », a-t-il conclu.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Grâce présidentielle : Capitaine Moussa Dadis Camara libéré par décret https://planete7.info/grace-presidentielle-capitainemoussa-dadis-camara-libere-par-decret/ Fri, 28 Mar 2025 22:53:33 +0000 https://planete7.info/?p=39826 24h après l’annonce de la prise en charge de l’indemnisation des victimes des événements du 28 septembre 2009, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a accordé, par décret lu à la télévision nationale ce vendredi, une grâce présidentielle à Moussa Dadis Camara pour des raisons de santé. Cette mesure met fin à […]]]>

24h après l’annonce de la prise en charge de l’indemnisation des victimes des événements du 28 septembre 2009, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a accordé, par décret lu à la télévision nationale ce vendredi, une grâce présidentielle à Moussa Dadis Camara pour des raisons de santé.

Cette mesure met fin à l’incarcération de l’ancien chef de la junte, condamné le 31 juillet dernier à vingt ans de prison pour crimes contre l’humanité. Moussa Dadis Camara était détenu en raison de sa responsabilité dans les événements tragiques du 28 septembre 2009 à Conakry.

Cette décision intervient dans un contexte politique où la transition guinéenne demeure sous haute surveillance nationale et internationale.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Meurtre d’Adama Konaté à Kankan : Le ministre Yaya Kaïraba Kaba rassure la famille de la victime https://planete7.info/meurtre-dadama-konate-a-kankan-le-ministre-yaya-kairaba-kaba-rassure-la-famille-de-la-victime/ Tue, 25 Mar 2025 23:46:19 +0000 https://planete7.info/?p=39683 Le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Yaya Kaïraba Kaba, s’est rendu ce mardi dans la famille de dame Adama Konaté, brutalement assassinée par Bangaly Traoré au quartier Banankôrôda, dans la commune urbaine de Kankan. Accompagné des autorités administratives et judiciaires locales, il a exprimé sa compassion et a tenu à rassurer les […]]]>

Le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Yaya Kaïraba Kaba, s’est rendu ce mardi dans la famille de dame Adama Konaté, brutalement assassinée par Bangaly Traoré au quartier Banankôrôda, dans la commune urbaine de Kankan. Accompagné des autorités administratives et judiciaires locales, il a exprimé sa compassion et a tenu à rassurer les proches de la victime sur l’issue judiciaire de l’affaire.

Prenant la parole devant la famille éplorée, le ministre a fermement condamné ce crime avant d’assurer que justice sera rendue dans les meilleurs délais. « Je suis profondément choqué par cet acte. Toutefois, en homme de droit, je me conformerai strictement aux prescriptions du Code pénal et du Code de procédure pénale. La procédure judiciaire est engagée et suivie avec rigueur. »

Il a tenu à rappeler que le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, Marwane, est en charge du dossier et bénéficie d’une réputation d’intégrité et de fermeté. « Sa rigueur n’est plus à démontrer à Kankan. Il suit personnellement l’évolution de l’affaire et me remonte les informations en temps réel. »

Insistant sur la nécessité d’un traitement rapide du dossier, Yaya Kaïraba Kaba a donné des instructions strictes aux magistrats concernés. « Je demande aux magistrats d’instance et du parquet général de respecter scrupuleusement les délais légaux prévus par le Code de procédure pénale. Il ne doit y avoir aucun retard dans cette affaire, afin qu’elle ne sombre pas dans l’oubli collectif. Je veux une réponse judiciaire immédiate ! »

Cette visite du ministre de la Justice et ses engagements fermes viennent apaiser les craintes des proches de la victime et de la population de Kankan, qui attendent avec impatience que justice soit rendue.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Affaire Kassory Fofana : Dr. Édouard Zotomou dénonce une justice expéditive et politiquement orientée https://planete7.info/affaire-kassory-fofana-dr-edouard-zotomou-denonce-une-justice-expeditive-et-politiquement-orientee/ Sat, 01 Mar 2025 16:30:42 +0000 https://planete7.info/?p=38862 Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, Dr. Édouard Zotomou, vice-président de l’Alliance Nationale pour l’Alternance Démocratique (ANAD), est revenu sur la récente condamnation de l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, intervenue le 27 février dernier. Le verdict, rendu par la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), a été sans appel […]]]>

Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, Dr. Édouard Zotomou, vice-président de l’Alliance Nationale pour l’Alternance Démocratique (ANAD), est revenu sur la récente condamnation de l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, intervenue le 27 février dernier. Le verdict, rendu par la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), a été sans appel : cinq ans de prison ferme pour enrichissement illicite, détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux. Mais au-delà de la condamnation, Dr. Zotomou soulève des interrogations profondes sur la forme et le fond de ce jugement.

Selon Dr. Édouard Zotomou, la justice doit se baser sur des accusations solides et des preuves tangibles avant de procéder à une quelconque incarcération. Il déclare : « Vous ne pouvez pas prendre quelqu’un sur la base d’accusations fortuites ou non prouvées et le mettre en prison, pour ensuite lui coller des éléments d’accusation. Ce n’est pas comme ça que la justice fonctionne. »

Pour lui, il est essentiel que toute accusation soit accompagnée de preuves suffisantes, permettant ainsi à la personne accusée de se défendre de manière équitable. Le vice-président de l’ANAD poursuit en affirmant qu’une personne ne devrait pas être privée de liberté sans avoir été informée de façon claire et précise des charges portées contre elle. « Quand vous voulez accuser quelqu’un, vous lui montrez ce qu’il a fait, avec des preuves à l’appui, afin qu’il puisse se défendre comme il se doit. »

Dr. Édouard Zotomou a également exprimé son scepticisme quant à la durée de la détention provisoire dans de tels cas. Selon lui, la détention provisoire, qui devrait être une mesure exceptionnelle et de courte durée, devient problématique lorsqu’elle s’étend sur des années sans jugement. Il souligne que la loi stipule clairement qu’une détention provisoire ne devrait pas excéder 72 heures, ce qui, dans son interprétation, n’a pas été respecté dans le cas de Kassory Fofana. « Quand vous me mettez en prison et que je reste là pendant des années sans savoir clairement pourquoi, c’est une violation même des principes de la justice. »

L’ancien Premier ministre, pressenti comme candidat à la présidence du RPG Arc-en-Ciel, ne manquait pas de susciter des tensions dans le paysage politique guinéen. Pour Dr. Zotomou, sa mise en détention pourrait aussi être perçue comme une tentative de faire taire une figure politique montante, jugée trop influente. « À partir du moment où il a été pressenti pour être à la tête du RPG Arc-en-Ciel, il devenait une figure redoutable. » Un message que Dr. Édouard livre sans détour, mettant en lumière les enjeux politiques qui sous-tendent cette affaire.

Le vice-président de l’ANAD conclut en insistant sur la nécessité d’une justice équitable et transparente, loin des manipulations politiques et des décisions hâtives. Il appelle à une réforme en profondeur du système judiciaire pour éviter de tels abus à l’avenir. Pour lui, « la forme de la justice est aussi importante que son fond », et il estime que l’impartialité doit être le principe directeur dans tous les procès, notamment ceux impliquant des figures publiques et politiques.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Visite surprise du Garde des Sceaux à Dubréka : Vers une Réforme Judiciaire et Carcérale pour une Justice Moderne et Humaine https://planete7.info/visite-surprise-du-garde-des-sceaux-a-dubreka-vers-une-reforme-judiciaire-et-carcerale-pour-une-justice-moderne-et-humaine/ Sat, 01 Mar 2025 00:42:06 +0000 https://planete7.info/?p=38822 Le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Yaya Kaïraba KABA, a effectué une visite inopinée ce vendredi 28 février 2025 sur deux importants chantiers à Dubréka. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la réforme du système judiciaire et carcéral en Guinée, visant à améliorer les conditions de travail des acteurs judiciaires […]]]>

Le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Yaya Kaïraba KABA, a effectué une visite inopinée ce vendredi 28 février 2025 sur deux importants chantiers à Dubréka. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la réforme du système judiciaire et carcéral en Guinée, visant à améliorer les conditions de travail des acteurs judiciaires et à garantir des conditions de détention dignes pour les prisonniers.

La première étape de la visite a conduit le ministre sur le chantier du Palais de Justice de Dubréka, un projet d’envergure destiné à remplacer les bâtiments actuels des tribunaux de la préfecture. À l’heure actuelle, plusieurs tribunaux sont installés dans des locaux privés, une situation jugée inacceptable par le Garde des Sceaux. « Il faudra restituer à la justice sa dignité. Il est inadmissible de comprendre qu’un propriétaire réclame le paiement des loyers des loyers des tribunaux », a-t-il déclaré lors de sa visite.

Les travaux sur ce chantier ont progressé à hauteur de 25 %, avec un taux de décaissement de 20 %. Le bâtiment, qui comprendra 40 bureaux, six salles d’audience et 17 toilettes réparties sur trois niveaux, devrait être livré dans un délai de huit mois, sous réserve de financement régulier. Ce nouveau Palais de Justice aura pour vocation de moderniser les infrastructures judiciaires et de fournir un environnement de travail adéquat aux magistrats et autres acteurs du système judiciaire.

Le ministre s’est ensuite rendu sur le chantier du futur centre pénitentiaire de Yorokoguiyah, un projet phare visant à répondre à la problématique de la surpopulation des prisons guinéennes. Ce centre, d’une capacité de 3 000 détenus, sera une infrastructure moderne comprenant quatre blocs de détention de trois niveaux, des miradors renforçant la sécurité, ainsi que des espaces dédiés à la réinsertion sociale des prisonniers, avec des centres de formation et des ateliers pratiques.

Abdoulaye KEITA, directeur du projet, a précisé que la prison sera équipée d’une clôture de 10 mètres de hauteur, sécurisée par des grillages et des barbelés. « Ce sera l’une des prisons les plus modernes de la sous-région », a ajouté Souleymane Kadiatou CAMARA, Directeur National des Infrastructures Judiciaires et Pénitentiaires.

Ce projet s’inscrit dans une démarche plus large visant à réformer le système pénitentiaire guinéen et à améliorer les conditions de détention, particulièrement en réponse à la surpopulation carcérale, exacerbée par des événements tels que l’explosion du dépôt de carburant de Coronthie.

Lors de son passage à la maison d’arrêt de Dubréka, Yaya Kaïraba KABA a échangé avec certains détenus sur leurs conditions de détention. À la suite de ces échanges, il a ordonné une fouille systématique des cellules, donnant lieu à la saisie de plusieurs objets illégaux, dont des boucles de chanvre indien, 34 téléphones portables et divers objets contondants. Cette opération témoigne des défis sécuritaires persistants au sein des établissements pénitentiaires et de l’engagement du ministère à renforcer la sécurité en milieu carcéral.

Cette visite surprise du ministre de la Justice illustre la volonté des autorités guinéennes de réformer en profondeur le système judiciaire et pénitentiaire du pays. Avec des projets tels que le nouveau Palais de Justice de Dubréka et le centre pénitentiaire de Yorokoguiyah, l’État entend offrir aux magistrats un cadre de travail moderne et garantir aux détenus des conditions de détention respectueuses de leurs droits humains.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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