Junte militaire – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Sun, 25 May 2025 19:39:13 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Junte militaire – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Guinée : la junte, hostile aux critiques, muselle la presse. https://planete7.info/guinee-la-junte-hostile-aux-critiques-muselle-la-presse/ Sun, 25 May 2025 19:39:13 +0000 https://planete7.info/?p=42021 Depuis le coup d’État du 5 septembre 2021, la Guinée vit sous un régime militaire dont les promesses de transition démocratique semblent de plus en plus illusoires. L’une des victimes les plus visibles de cette dérive autoritaire est la liberté de la presse, constamment piétinée, malgré l’existence de textes légaux censés la protéger. Les lois […]]]>

Depuis le coup d’État du 5 septembre 2021, la Guinée vit sous un régime militaire dont les promesses de transition démocratique semblent de plus en plus illusoires. L’une des victimes les plus visibles de cette dérive autoritaire est la liberté de la presse, constamment piétinée, malgré l’existence de textes légaux censés la protéger.

Les lois guinéennes, telles que la loi L/2020/0010/AN de juillet 2020 sur la Haute Autorité de la Communication (HAC), la loi L/2020/0027/AN du 19 décembre 2020 portant sur le droit d’accès à l’information publique, et la loi L/2010/02/CNT du 22 juin 2010 portant sur la liberté de la presse, tracent un cadre clair et protecteur. Mais ces textes ne sont plus que des coquilles vides face à une réalité marquée par la répression systématique des voix indépendantes.

Depuis fin novembre 2023, les signaux d’alerte se sont multipliés : brouillage délibéré des fréquences de radios et télévisions indépendantes, coupures récurrentes d’Internet et des réseaux sociaux. Un climat de censure assumée. Les autorités justifient ces mesures au nom de la « sécurité nationale », sans jamais apporter la moindre preuve tangible.

Le point culminant de cette stratégie de musellement a été atteint le 21 mai 2024. Par un arrêté (A/2024/686/MIC/CAB/SGG), le ministre de l’Information et de la Communication a retiré les agréments des groupes de médias FIM FM, HADAFO et DJOMA. Ces organes, parmi les plus suivis du pays, sont désormais réduits au silence, sans explication précise. Le texte évoque un « non-respect du contenu du cahier des charges », mais ne détaille aucun grief. En droit, une telle carence constitue un vice de forme grave. En démocratie, c’est une atteinte frontale à la liberté d’informer.

Jamais, depuis la libéralisation des ondes en 2005, une telle mesure n’avait été prise en Guinée. Et ce n’est pas un hasard si elle intervient à un moment où les critiques contre la junte se font de plus en plus nombreuses, tant au niveau national qu’international. Ce retrait d’agrément n’est pas un acte administratif neutre : c’est une décision politique, destinée à bâillonner les voix qui dérangent.

Mais au-delà des médias, ce sont aussi les journalistes qui sont visés. Le cas de Marouane Camara, journaliste victime de disparition forcée depuis plus de trois mois, en est l’illustration la plus glaçante. Le silence autour de sa disparition, sans enquête sérieuse ni communication officielle, installe un climat de peur dans les rédactions. Il s’ajoute à des menaces, des arrestations et des intimidations visant ceux qui osent encore enquêter ou dénoncer.

Ce climat n’est pas le fruit du hasard. Il répond à une logique claire : étouffer le débat public, empêcher les investigations indépendantes, et faire de la presse un instrument docile. En procédant ainsi, la junte sacrifie non seulement les droits fondamentaux des Guinéens, mais aussi les acquis de la liberté de la presse obtenus au prix de luttes. Un recul triste.

La liberté de la presse étant un pilier essentiel de toute démocratie. Son effondrement en Guinée doit alerter bien au-delà des frontières. Il est urgent que les pionniers de la lutte pour la liberté de la presse en Guinée, les partenaires internationaux, les organisations de défense des droits humains et les institutions régionales prennent pleinement la mesure de cette dérive. Se taire, c’est cautionner.

Ibrahima Diallo

Planete7.info 

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Alpha Condé dénonce l’arrestation d’Abdoul Sacko et exige la fin des violations des droits humains en Guinée https://planete7.info/alpha-conde-denonce-larrestation-dabdoul-sacko-et-exige-la-fin-des-violations-des-droits-humains-en-guinee/ Wed, 19 Feb 2025 22:24:43 +0000 https://planete7.info/?p=38430 Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, l’ancien président de la République de Guinée, Alpha Condé, a condamné l’arrestation arbitraire d’Abdoul Sacko, Coordinateur du Forum des Forces Sociales de Guinée (FFSG). Il dénonce une répression systématique orchestrée par la junte au pouvoir et exige la libération immédiate des détenus politiques. Appelant à des enquêtes […]]]>

Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, l’ancien président de la République de Guinée, Alpha Condé, a condamné l’arrestation arbitraire d’Abdoul Sacko, Coordinateur du Forum des Forces Sociales de Guinée (FFSG). Il dénonce une répression systématique orchestrée par la junte au pouvoir et exige la libération immédiate des détenus politiques. Appelant à des enquêtes indépendantes sur les violations des droits humains, il affirme que la Guinée ne peut rester sous l’emprise de l’arbitraire et réitère son engagement pour le retour à l’ordre constitutionnel.

Déclaration ci dessous 

L’arrestation arbitraire d’Abdoul Sacko, Coordinateur du Forum des Forces Sociales de Guinée (FFSG), dans la nuit du 18 au 19 février 2025, par des hommes cagoulés à son domicile, est un énième acte inacceptable qui s’inscrit dans une série de violations systématiques des libertés fondamentales par la junte au pouvoir. Ces individus, l’ont emmené vers une destination inconnue.

Aucune explication officielle n’a été fournie par les autorités, et son lieu de détention reste inconnu à ce jour.

L’arrestation d’Abdoul Sacko n’est malheureusement qu’un exemple parmi d’autres des violations systématiques commises par la junte guinéenne et la mise place d’un climat généralisé de violations des droits humains. Cet acte s’inscrit dans un contexte de répression accrue contre les acteurs de la société civile et les défenseurs des droits humains, visant à étouffer toute voix dissidente.

Face à cette situation intolérable, je condamne ce nouvel acte et exige :
La libération immédiate et sans condition d’Abdoul Sacko, ainsi que de tous les détenus politiques et militants des droits humains arbitrairement arrêtés.

Les arrestations arbitraires, les enlèvements, les intimidations contre les acteurs de la société civile et les violations des droits humains doivent cesser.

L’ouverture d’enquêtes indépendantes sur les violations des droits humains, y compris les exécutions extrajudiciaires et les actes de torture, afin de traduire les responsables en justice.
L’arrestation d’Abdoul Sacko et les violations systématiques des droits humains en Guinée ne peuvent rester impunies.

Nous exigeons des actions concrètes pour mettre fin à cette spirale de violence et d’arbitraire. La Guinée mérite un avenir où la démocratie, la justice et les libertés fondamentales sont respectées.

Nous resterons mobilisés jusqu’au retour de l’ordre constitutionnel bafoué le 5 septembre 2021.

Professeur Alpha Condé 

Planete7.info 

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Guinée : La Transition Sous la Junte, Un Échec Retentissant et une Dérive Autoritaire, selon le Bloc Libéral https://planete7.info/guinee-la-transition-sous-la-junte-un-echec-retentissant-et-une-derive-autoritaire-selon-le-bloc-liberal/ Tue, 17 Dec 2024 16:47:28 +0000 https://planete7.info/?p=35984 Ce mardi 17 décembre 2024, Dr Faya Millimono, président du Bloc Libéral, a tiré la sonnette d’alarme lors d’une conférence de presse à la Maison de la Presse, dénonçant le bilan accablant de la transition en Guinée. Sous la direction de la junte militaire menée par le Général Mamadi Doumbouya, qui avait promis de rompre […]]]>

Ce mardi 17 décembre 2024, Dr Faya Millimono, président du Bloc Libéral, a tiré la sonnette d’alarme lors d’une conférence de presse à la Maison de la Presse, dénonçant le bilan accablant de la transition en Guinée. Sous la direction de la junte militaire menée par le Général Mamadi Doumbouya, qui avait promis de rompre avec les pratiques de mal gouvernance et de respecter les droits humains, le pays semble s’enfoncer davantage dans la crise.

La prise de pouvoir par le CNRD (Comité National pour le Rassemblement et le Développement) le 5 septembre 2021 avait suscité des espoirs de réforme et de retour à un État de droit. Le général Doumbouya avait assuré que son gouvernement œuvrerait pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel, excluant même les membres du CNRD et du gouvernement de toute participation aux prochaines élections.

Cependant, selon Dr Millimono, plus de trois ans après le coup d’État, la situation en Guinée ne fait que se détériorer. <<L’analyse objective de la gouvernance de la transition montre à suffisance la mal gouvernance et le non-respect de la Charte de la transition>>, a-t-il affirmé, soulignant l’absence de réformes substantielles et le non-respect des engagements pris par la junte. Le Bloc Libéral critique sévèrement la gestion des institutions de la transition, marquée par une opacité persistante et une gestion unilatérale du pays, bien loin des promesses de transparence et de bonne gouvernance.

Au-delà des échecs politiques et économiques, Dr Millimono a exprimé son inquiétude face à la situation des droits humains sous la junte. Malgré les promesses faites par le général Doumbouya, notamment celle de garantir les libertés fondamentales et de respecter la vie humaine, les faits démontrent une réalité bien différente.

Les rapports de l’ONG Human Rights Watch, cités par le président du Bloc Libéral, révèlent un tableau alarmant. <<Les autorités militaires en Guinée ont réprimé l’opposition, les médias et la dissidence pacifique et n’ont pas tenu leur promesse de rétablir un régime civil d’ici décembre 2024>>, affirme l’organisation. La répression violente des manifestations a coûté la vie à plus de 56 militants, tandis que des centaines d’autres ont été arrêtés arbitrairement ou enlevés, sans qu’aucune justice ne soit rendue pour ces actes.

L’arrestation de figures de l’opposition, comme Oumar Sylla (Foniké Manguè) et Mamadou Billo Bah en juillet 2024, illustre cette dérive autoritaire. Leur arrestation sans explication officielle et l’absence de nouvelles de ces détenus ont alimenté une profonde inquiétude au sein de la population. <<Toutes ces graves violations sont impunies, exacerbant la tension entre le gouvernement et la population>>, a ajouté Dr Millimono.

L’absence de justice pour ces violations des droits humains a exacerbé un climat de méfiance et de tension au sein de la société guinéenne. La population, déjà éprouvée par les années de régime autoritaire du précédent président Alpha Condé, se trouve aujourd’hui face à une situation encore plus difficile sous la junte. Les appels à la responsabilité, à la transparence et à la fin de la répression se multiplient.

Alors que la Guinée se rapproche de l’échéance de décembre 2024, la question du retour à un régime civil et démocratique semble plus incertaine que jamais. Les promesses de Doumbouya sont perçues de plus en plus comme des chimères, et la population, ainsi que les acteurs politiques, réclament une véritable réforme politique et un respect des engagements pris par le gouvernement militaire.

Le Bloc Libéral, par la voix de son président, met donc en garde contre la poursuite de la transition actuelle, qui, selon lui, ne mène qu’à un échec retentissant, avec des conséquences lourdes pour l’avenir politique et social de la Guinée.

 

Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info

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Nzérékoré : une tragédie nationale orchestrée par la propagande du régime https://planete7.info/nzerekore-une-tragedie-nationale-orchestree-par-la-propagande-du-regime/ Sun, 01 Dec 2024 23:26:39 +0000 https://planete7.info/?p=35377 C’est avec une immense tristesse et une profonde indignation que la Coordination Nationale du FNDC a appris le drame survenu au stade de N’Zérékoré, ayant causé la mort tragique de plusieurs compatriotes guinéens. Cet événement tragique, survenu dans le cadre d’une campagne de propagande organisée par la junte militaire au pouvoir et le gouvernement guinéen […]]]>

C’est avec une immense tristesse et une profonde indignation que la Coordination Nationale du FNDC a appris le drame survenu au stade de N’Zérékoré, ayant causé la mort tragique de plusieurs compatriotes guinéens.

Cet événement tragique, survenu dans le cadre d’une campagne de propagande organisée par la junte militaire au pouvoir et le gouvernement guinéen en faveur de la candidature de Mamadi Doumbouya, illustre une gestion irresponsable et une indifférence alarmante des autorités actuelles.

La Coordination Nationale du FNDC tient Mamadi Doumbouya et son gouvernement directement responsables de cette catastrophe qui a coûté la vie à des citoyens innocents, parmi lesquels de nombreux enfants. Cela démontre une instrumentalisation cynique du sport par la junte, exploitant ces images de mobilisation à des fins politiques.

L’organisation de ces événements contraste profondément avec les déclarations du CNRD à la suite du coup d’État de septembre 2021, qui interdisait pourtant les mouvements de soutien et les manifestations à caractère propagandiste en faveur de la junte.

Nous exprimons nos sincères condoléances aux familles endeuillées et réaffirmons notre engagement indéfectible à défendre la justice et la dignité de chaque citoyen guinéen. Nous appelons l’ensemble du peuple guinéen à se mobiliser, dans le calme, avec détermination, pour exiger la fin de ce régime à compter du 31 décembre 2024.

La Coordination Nationale du FNDC

Conakry, le 01 décembre 2024

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