Journalisme – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Tue, 02 Jun 2026 13:26:21 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Journalisme – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Quand tombe un baobab : hommage à Souleymane Diallo, bâtisseur de la presse libre en Guinée(Tham Camara) https://planete7.info/quand-tombe-un-baobab-hommage-a-souleymane-diallo-batisseur-de-la-presse-libre-en-guineetham-camara/ Tue, 02 Jun 2026 13:26:21 +0000 https://planete7.info/?p=56641 Il existe des hommes dont la disparition ne laisse pas seulement un vide dans leurs familles ou parmi leurs proches. Elle crée un silence dans l’histoire elle-même. Le décès de Souleymane Diallo, survenu le 1er juin 2026 au Canada, appartient à cette catégorie de pertes qui bouleversent une profession, émeuvent une nation et marquent durablement […]]]>

Il existe des hommes dont la disparition ne laisse pas seulement un vide dans leurs familles ou parmi leurs proches. Elle crée un silence dans l’histoire elle-même. Le décès de Souleymane Diallo, survenu le 1er juin 2026 au Canada, appartient à cette catégorie de pertes qui bouleversent une profession, émeuvent une nation et marquent durablement la mémoire collective.

Aujourd’hui, je pleure un maître, un compagnon de lutte, un mentor et un ami. Je pleure surtout un homme dont la vie entière fut consacrée à la défense de la liberté, de la vérité et de la dignité de la presse guinéenne.

J’ai eu l’immense privilège de côtoyer Souleymane Diallo au sein du Conseil National de la Transition de 2010, où il présidait avec autorité, intelligence et hauteur de vue la Commission Communication, tandis que j’y exerçais les fonctions de secrétaire parlementaire. Cette proximité institutionnelle m’a permis de découvrir un homme d’une culture exceptionnelle, d’une rigueur intellectuelle rare et d’un engagement inébranlable pour les valeurs démocratiques.

À ses côtés, j’ai appris que les lois ne sont pas de simples textes, mais des instruments de protection des libertés. C’est avec cette conviction qu’il participa activement à l’élaboration des principaux textes qui régissent aujourd’hui les médias en Guinée, notamment la loi sur la liberté de la presse et celle portant création de la Haute Autorité de la Communication. Son empreinte demeure gravée dans l’architecture juridique de notre paysage médiatique.

Mais réduire Souleymane Diallo à ses fonctions institutionnelles serait trahir la grandeur de son parcours.

Il était avant tout un journaliste. Un journaliste dans l’âme. Un journaliste jusqu’au bout des doigts. Un journaliste jusqu’au dernier souffle.

Après chacune des hautes responsabilités qu’il occupa, que ce soit au sein du Conseil National de la Communication, de l’OGUIDEM, de l’UNESCO, de Reporters Sans Frontières, du Forum des Éditeurs Africains ou du Conseil National de la Transition, il revenait toujours à la presse. Comme on revient à sa terre natale. Comme on revient à son premier amour. La presse était sa passion, son combat et sa raison d’être.

Lorsque, au début des années 1990, il rentra de son exil ivoirien pour créer Le Lynx, il ne fondait pas simplement un journal. Il ouvrait une brèche dans le mur du silence. Il créait un espace de liberté dans un contexte où parler librement relevait souvent du courage, parfois même de l’héroïsme.

Avec son style incisif, son humour ravageur et son refus absolu de la compromission, Le Lynx est devenu bien plus qu’un journal : une institution nationale, un symbole de résistance et une école de journalisme.

Souleymane Diallo connaissait le prix de la liberté. Il l’a payé de sa personne. Six procès intentés contre son journal. Deux séjours en prison. D’innombrables pressions. Des tentatives de corruption qu’il repoussa avec mépris. Des intimidations qu’il affronta avec une sérénité déconcertante.

Il aurait pu céder. Il aurait pu se taire. Il aurait pu négocier son indépendance contre le confort. Il ne l’a jamais fait.

Parce qu’il appartenait à cette génération de journalistes pour qui la liberté n’était pas une marchandise mais un sacerdoce.

Au-delà du combattant, il y avait le bâtisseur.

Combien de journalistes aujourd’hui reconnus ont été formés dans le creuset du Lynx-La Lance ? Combien de jeunes professionnels ont bénéficié de ses conseils, de son exigence et de son accompagnement ? Combien de carrières ont été façonnées par cet homme qui savait détecter le talent et transmettre le savoir ?

Son héritage humain est probablement encore plus grand que son héritage professionnel.

Docteur de troisième cycle de l’Université de Nice, intellectuel raffiné, observateur lucide des mutations sociales et politiques, Souleymane Diallo n’a jamais utilisé son savoir pour dominer les autres. Il l’a utilisé pour éclairer, former et émanciper.

Aujourd’hui, la presse guinéenne perd l’un de ses derniers grands baobabs.

Un baobab dont les racines plongent dans les premières heures du journalisme guinéen à Horoya dans les années 1970.

Un baobab qui a traversé les décennies, les régimes politiques, les crises et les tempêtes.

Un baobab qui a offert son ombre protectrice à plusieurs générations de journalistes.

Un baobab qui a tenu debout lorsque beaucoup vacillaient.

Son départ nous attriste profondément. Mais il nous oblige également.

Il nous oblige à défendre avec la même détermination la liberté de la presse.

Il nous oblige à préserver l’éthique journalistique qu’il a toujours placée au-dessus des intérêts particuliers.

Il nous oblige à poursuivre son combat pour une presse indépendante, responsable et professionnelle.

Le 31 octobre 2022, il avait été élevé au rang de la dignité de grand-officier dans l’ordre national de colatier par un décret présidentiel, quelques jours après avoir été célébré vivant par la presse guinéenne pour toutes ses œuvres.

Au nom de l’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (AGUIPEL), au nom des journalistes guinéens, mais aussi en mon nom personnel, je m’incline avec respect devant la mémoire de cet homme d’exception.

Cher Président,

Cher Doyen,

Cher Souleymane Diallo,

Vous avez consacré votre vie à informer, à former et à défendre.

Vous quittez ce monde avec l’élégance des grands serviteurs de la République et de la liberté.

Votre voix s’est tue, mais vos combats continueront de résonner dans les rédactions, dans les écoles de journalisme, dans les institutions de régulation et dans le cœur de tous ceux qui croient encore que la presse est un pilier essentiel de la démocratie.

La Guinée médiatique vous doit beaucoup.

L’histoire retiendra votre nom.

Et nous, vos disciples et compagnons de route, garderons précieusement votre exemple.

 

Reposez en paix, Président.

Reposez en paix, Doyen.

Reposez en paix, cher Souleymane Diallo: le Gros Lynx!

Que la terre vous soit légère.

 

Amadou Tham Camara

Président de l’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (AGUIPEL)

Ancien Secrétaire parlementaire de la Commission Communication du CNT (2010)

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Guinée : la HAC lève l’interdiction d’exercer visant le journaliste Lamine Guirassy https://planete7.info/guinee-la-hac-leve-linterdiction-dexercer-visant-le-journaliste-lamine-guirassy/ Mon, 18 May 2026 18:32:30 +0000 https://planete7.info/?p=55723 Dans une décision rendue publique ce 18 mai 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a annoncé la levée de l’interdiction d’exercer le métier de journaliste qui frappait Lamine Guirassy depuis juin 2025. L’institution évoque une volonté d’apaisement du climat médiatique ainsi que les engagements pris par le journaliste à respecter les règles d’éthique […]]]>

Dans une décision rendue publique ce 18 mai 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a annoncé la levée de l’interdiction d’exercer le métier de journaliste qui frappait Lamine Guirassy depuis juin 2025. L’institution évoque une volonté d’apaisement du climat médiatique ainsi que les engagements pris par le journaliste à respecter les règles d’éthique et de déontologie de la profession.

Communiqué ci-joint :

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Journée mondiale de la liberté de la presse : Mourana Soumah appelle à une responsabilité accrue des médias pour bâtir la paix https://planete7.info/journee-mondiale-de-la-liberte-de-la-presse-mourana-soumah-appelle-a-une-responsabilite-accrue-des-medias-pour-batir-la-paix/ Sun, 03 May 2026 20:59:36 +0000 https://planete7.info/?p=54929 À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, ce 3 mai 2026, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, a livré un message à la fois solennel et engagé, saluant le rôle central des journalistes guinéens tout en appelant à un sursaut […]]]>

À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, ce 3 mai 2026, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, a livré un message à la fois solennel et engagé, saluant le rôle central des journalistes guinéens tout en appelant à un sursaut de responsabilité dans l’exercice du métier.

Dans une déclaration empreinte de reconnaissance, le ministre a tenu à rendre hommage aux professionnels de l’information pour leur engagement quotidien. « Je salue l’engagement des journalistes Guinéens qui œuvrent chaque jour pour une information libre et crédible », a-t-il affirmé, soulignant ainsi l’importance du travail journalistique dans un contexte national en mutation.

Placée cette année sous le thème « Façonner un avenir de paix », cette journée revêt, selon lui, une dimension particulière pour la Guinée. Le ministre a insisté sur le fait que la liberté de la presse ne saurait être dissociée de la consolidation démocratique : « La liberté de la presse est un pilier essentiel de notre démocratie, la sève nourricière de l’État de Droit », a-t-il déclaré, rappelant la volonté des autorités de faire de ce principe un fondement durable de la gouvernance.

Dans son intervention, Mourana Soumah a également mis en lumière la vision politique portée par le chef de l’État, affirmant que cette liberté s’inscrit dans « la mission que s’est donnée le Président Mamadi Doumbouya de garantir un État de droit ». Un engagement qui, selon lui, nécessite l’implication active des médias dans la préservation de la paix et de la cohésion sociale.

Mais au-delà de l’hommage, le ministre a tenu à adresser un message clair à la profession : la liberté de la presse doit s’accompagner d’une rigueur irréprochable. « Cela passera obligatoirement par l’exercice du métier de journaliste dans le respect de l’éthique, de la déontologie et du professionnalisme », a-t-il martelé, appelant à une pratique responsable et crédible du journalisme.

Dans un contexte marqué par de nombreux défis socio-économiques, il a invité les hommes de médias à jouer pleinement leur rôle dans l’accompagnement des grandes réformes en cours, notamment le programme Simandou 2040. « La responsabilité sociale des hommes de médias est plus que jamais interpellée, attendue au rendez-vous de l’histoire de notre Guinée », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité d’un journalisme constructif et engagé dans le développement.

Ce message, à la fois mobilisateur et exigeant, place les médias au cœur du processus de transformation du pays. Entre liberté et responsabilité, Mourana Soumah trace ainsi les contours d’une presse appelée à être non seulement un contre-pouvoir, mais aussi un acteur clé de la paix et du progrès en Guinée.

En conclusion, le ministre a adressé ses vœux à l’ensemble des professionnels des médias : « Bonne célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse à toutes et à tous », réaffirmant l’importance de cette date comme moment de réflexion et d’engagement collectif.

 

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Médias et processus électoral à Kankan : Mamadi Kansan Doumbouya appelle à une presse responsable et impartiale https://planete7.info/medias-et-processus-electoral-a-kankan-mamadi-kansan-doumbouya-appelle-a-une-presse-responsable-et-impartiale/ Fri, 01 May 2026 14:45:52 +0000 https://planete7.info/?p=54816 À l’approche des élections législatives et communales, le ton monte du côté des autorités en charge de l’information à Kankan. Ce vendredi 1er mai 2026, le directeur régional de l’Information et de la Communication, également point focal de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Mamadi Kansan Doumbouya, a réuni les professionnels des médias à […]]]>

À l’approche des élections législatives et communales, le ton monte du côté des autorités en charge de l’information à Kankan. Ce vendredi 1er mai 2026, le directeur régional de l’Information et de la Communication, également point focal de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Mamadi Kansan Doumbouya, a réuni les professionnels des médias à la Maison régionale de la presse pour un échange stratégique à forte portée.

Au cœur de cette rencontre : rappeler le rôle central des médias dans la consolidation d’un processus électoral apaisé, dans un contexte marqué par une pluralité de candidatures et une compétition qui s’annonce particulièrement disputée.

Face à un parterre de journalistes, Mamadi Kansan Doumbouya a insisté sur l’impératif d’un traitement équilibré et rigoureux de l’information. Il a exhorté les rédactions à faire preuve de neutralité et d’impartialité, en garantissant un accès équitable aux différents acteurs politiques engagés dans la course électorale.

« Cette campagne sera singulière par la diversité des candidatures et des discours. Il est essentiel que chaque candidat bénéficie d’un traitement juste et équitable dans les médias », a-t-il déclaré, appelant à un strict respect des principes d’éthique et de déontologie.

Dans la même dynamique, le point focal de la HAC a fermement mis en garde contre la prolifération des discours haineux et des contenus susceptibles d’attiser les tensions. Il a invité les journalistes à redoubler de vigilance dans la collecte, la vérification et la diffusion de l’information.

« Les médias ne doivent en aucun cas servir de relais à des propos de division ou de haine. Leur responsabilité est engagée dans la préservation de la cohésion sociale », a-t-il martelé.

Au-delà de leur mission d’informer, les organes de presse sont ainsi appelés à jouer un rôle de régulateur social, en contribuant activement à la stabilité et à l’unité nationale durant cette période sensible.

Par cette initiative, les autorités locales entendent fédérer les médias autour d’un objectif commun : accompagner l’organisation d’élections crédibles, transparentes et pacifiques, gages d’un renforcement durable de la démocratie en Guinée.

 

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

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Mamou : des journalistes formés pour contrer les discours de haine et prévenir la violence https://planete7.info/mamou-des-journalistes-formes-pour-contrer-les-discours-de-haine-et-prevenir-la-violence/ Mon, 27 Apr 2026 12:55:59 +0000 https://planete7.info/?p=54609 Dans la région administrative de Mamou, les professionnels des médias prennent part à une formation stratégique de deux jours, du 27 au 28 avril 2026, consacrée au monitoring des discours de haine et des incitations à la violence. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités des acteurs de l’information face aux défis […]]]>

Dans la région administrative de Mamou, les professionnels des médias prennent part à une formation stratégique de deux jours, du 27 au 28 avril 2026, consacrée au monitoring des discours de haine et des incitations à la violence. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités des acteurs de l’information face aux défis croissants liés à la désinformation et aux tensions sociales.

Organisé par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, en collaboration avec le Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée, et en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement et UNICEF, cet atelier bénéficie du financement du Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix. L’objectif est clair : doter les journalistes d’outils concrets pour identifier, analyser et contrer les contenus à caractère haineux dans l’espace public et médiatique.

La cérémonie d’ouverture, tenue ce lundi à 11 heures, a été présidée par Mamadi Kandja Keïta, Directeur de cabinet du Gouverneur de Mamou. Elle a réuni plusieurs acteurs du secteur, dont Habib Samaké, représentant du SPPG, témoignant de l’engagement collectif pour une presse responsable.

Durant ces deux jours, les participants suivent des modules pratiques axés sur des thématiques clés : le rôle des médias face aux discours de haine, les techniques de collecte et de vérification de l’information, ainsi que la mise en place de comités de veille citoyenne à l’échelle régionale. Ces mécanismes visent à instaurer une surveillance proactive et à renforcer la capacité de réponse face aux dérives informationnelles.

Dans un contexte guinéen marqué par des tensions sociopolitiques, cette formation apparaît comme une réponse structurée pour promouvoir un journalisme éthique et préventif. En renforçant les compétences des journalistes, les organisateurs entendent consolider la résilience des communautés face à la manipulation de l’information et aux risques de violence.

Au-delà de l’aspect technique, cette initiative porte une ambition plus large : faire des médias des acteurs clés de la cohésion sociale. À travers la mise en place de comités de veille régionaux, elle jette les bases d’un dispositif durable capable de prévenir les conflits et de promouvoir une culture de paix. Une démarche qui positionne la Guinée sur la voie d’une presse plus responsable, engagée et au service de l’intérêt collectif.

 

Ibrahima Molota Soumah, correspondant à Mamou pour Planete7.info

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Journalisme ou croisade : le cas Thomas Dietrich https://planete7.info/journalisme-ou-croisade-le-cas-thomas-dietrich/ Sun, 01 Mar 2026 22:26:39 +0000 https://planete7.info/?p=52006 Il existe une différence fondamentale entre enquêter et combattre. Entre informer et militer. Entre documenter des faits et construire une cause. Le parcours de Thomas Dietrich soulève précisément cette ligne de fracture. Présenté comme journaliste d’investigation, spécialiste des relations franco-africaines, Dietrich s’est progressivement imposé non comme un observateur, mais plutôt comme un protagoniste. Son travail, […]]]>

Il existe une différence fondamentale entre enquêter et combattre. Entre informer et militer. Entre documenter des faits et construire une cause.

Le parcours de Thomas Dietrich soulève précisément cette ligne de fracture.

Présenté comme journaliste d’investigation, spécialiste des relations franco-africaines, Dietrich s’est progressivement imposé non comme un observateur, mais plutôt comme un protagoniste. Son travail, si l’on peut appeler ce qu’il fait un travail, ne se contente plus de révéler. Non, l’homme, tel un procureur, accuse ; telle une vindicte populaire, il désigne ; et telle une rumeur, il dramatise. Le ton n’est pas celui de la distance critique, il est celui de la dénonciation permanente, le courroux d’une haine dirigée contre des personnalités qui se demandent pourquoi elles en sont l’objet. Or, l’investigation suppose un effort constant de retenue, de vérification et de contextualisation. Elle ne se résume pas à la puissance accusatoire d’un récit.

Une rhétorique de l’ennemi

Dans ses publications, le monde est divisé en deux camps : d’un côté les régimes corrompus, de l’autre ceux qui les dénoncent. C’est connu, cette structuration binaire est redoutablement efficace médiatiquement car elle mobilise, elle indigne et fédère.

Mais elle simplifie à l’extrême des contextes politiques et économiques complexes. Là où l’investigation exige nuance et contradictoire, la rhétorique militante préfère la certitude, la répétition et la polarisation.

Un journaliste rigoureux expose les faits, les met en perspective et accepte que le lecteur puisse conclure autrement que lui. Un militant, en revanche, conduit le lecteur vers une conclusion prédéterminée, soigneusement balisée par la narration. La différence n’est pas stylistique, elle est éthique.

La mise en scène de soi

La personnalisation constante du récit est un autre glissement qui interpelle. Arrestations, expulsions, confrontations avec des autorités deviennent des éléments centraux de la narration. L’enquête elle-même est reléguée à l’arrière-plan, derrière la dramaturgie du journaliste face au pouvoir.

Ce déplacement du centre de gravité, du sujet vers l’auteur, transforme inéluctablement le travail journalistique en saga personnelle. Or, le journalisme n’est pas une épopée individuelle. Il n’est pas un récit héroïque. Il est un travail méthodique, collectif, fondé sur la vérification et la confrontation des sources, le tout au service de l’information du public.

Lorsque l’auteur devient le personnage principal comme dans le cas de Dietrich, le risque est double, la cause absorbant l’enquête, et l’émotion supplantant l’analyse.

L’écho sélectif

Il est frappant de constater que ses productions sont principalement relayées par des cercles déjà convaincus, opposés aux régimes qu’il critique, mais jamais publiées par des médias internationaux réputés pour leur sérieux et leur exigence de la vérification des sources, règle élémentaire du journalisme. Ses agitations médiatiques laissent clairement transparaître qu’il s’est bien acoquiné avec la clique des opposants frustrés du continent, et plus particulièrement en Afrique subsaharienne, son terrain de chasse et de prédilection. Ce phénomène constitue en soi une preuve d’alignement politique. Il révèle une dynamique, celle que ses enquêtes nourrissent une confrontation plutôt qu’un débat pluraliste.

Lorsque le même récit, les mêmes cibles et la même indignation structurent durablement une production éditoriale, la question n’est plus celle du courage, mais de l’équilibre.

L’économie de la radicalité

À l’ère numérique, l’attention récompense l’excès. Plus le propos est tranché, plus il circule. Plus il polarise, plus il fédère une base fidèle. Le modèle économique des médias indépendants repose généralement sur cette logique d’engagement communautaire.

Dans ce contexte, la radicalité devient un capital symbolique. Et parfois financier. Cela ne signifie pas qu’un journaliste trahit nécessairement sa mission. Mais cela crée une incitation structurelle à la surenchère, à l’exacerbation des clivages, à la dramatisation constante. Le danger est dès lors systémique.

Une question de crédibilité

La liberté de la presse protège le droit de critiquer les pouvoirs. Elle protège également le droit d’interroger les pratiques journalistiques. Examiner la méthode, la constance des cibles, la transparence des soutiens, la rigueur argumentative ne relève ni de la censure ni de l’hostilité personnelle, c’est un exercice légitime de débat public sain.

Le problème n’est pas que Thomas Dietrich dérange. Le journalisme digne de ce nom doit déranger.

Le problème est qu’il a choisi un camp, pas comme informateur du public et analyste, mais en acteur engagé d’un affrontement politique permanent.

Or, lorsqu’un journaliste devient partie prenante d’un combat politique permanent, il ne peut plus revendiquer pleinement la posture d’arbitre ni celle de tiers indépendant.

L’investigation exige de la distance tandis que la croisade réclame alignement et conviction acharnée. Confondre les deux, comme le fait clairement Thomas Dietrich, expose à une perte de crédibilité durable. Ce qui est précisément son cas en ce moment.

 

Par Naby Laye Moussa

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Maison de la Presse de Mamou : chronique d’un abandon au cœur de la ville https://planete7.info/maison-de-la-presse-de-mamou-chronique-dun-abandon-au-coeur-de-la-ville/ Tue, 17 Feb 2026 12:15:24 +0000 https://planete7.info/?p=51563 Située en plein centre-ville de Mamou, en face de l’hôpital régional et à quelques mètres de la Radio Rurale, la Maison de la Presse locale, censée être un espace de référence pour les professionnels des médias, offre aujourd’hui un visage alarmant. Jadis symbole du dynamisme journalistique régional, le bâtiment n’est plus qu’une structure délabrée, abandonnée […]]]>

Située en plein centre-ville de Mamou, en face de l’hôpital régional et à quelques mètres de la Radio Rurale, la Maison de la Presse locale, censée être un espace de référence pour les professionnels des médias, offre aujourd’hui un visage alarmant. Jadis symbole du dynamisme journalistique régional, le bâtiment n’est plus qu’une structure délabrée, abandonnée aux aléas du temps et à l’indifférence des autorités.

À l’extérieur, une grande plaque d’identification, souvent renversée par les vents et maladroitement maintenue au ciment, constitue l’un des rares vestiges visibles de ce qui fut autrefois une véritable institution. À l’intérieur, le constat est encore plus préoccupant : murs fissurés, toiture percée, installations électriques défectueuses, salles poussiéreuses et infestées de termites. L’espace est devenu impraticable pour les réunions, les formations ou même les simples échanges professionnels. Lors des dernières pluies, les lieux se sont transformés en un véritable bourbier, rendant toute activité journalistique quasiment impossible.

Aucun équipement moderne n’y est disponible. Pas de matériel informatique, pas de connexion fiable, pas de salles fonctionnelles, ni même d’éclairage stable. Dans ces conditions, la Maison de la Presse ne joue plus son rôle de cadre de travail, d’apprentissage et de coordination pour les journalistes de la région. Seuls quelques professionnels, que l’on peut compter sur les doigts d’une main, continuent d’y passer par attachement symbolique, espérant une renaissance qui tarde à venir.

Cette situation ne date pas d’hier. Depuis plusieurs années, les journalistes de Mamou entendent les mêmes promesses : à chaque visite officielle, à chaque cérémonie protocolaire, des engagements sont pris pour la réhabilitation du bâtiment. Mais sur le terrain, les actes ne suivent pas. Les rares interventions se limitent à de simples rafistolages temporaires, sans impact durable. Résultat : la Maison de la Presse est progressivement tombée dans l’oubli, perdant sa fonction et son prestige.

La récente visite du Premier ministre Amadou Oury Bah à Mamou a ravivé les frustrations. En tournée nationale après le référendum du 21 septembre, le chef du gouvernement a séjourné dans la préfecture, animé une rencontre à la Maison des Jeunes et tenu une conférence de presse au gouvernorat. Plusieurs sujets ont été abordés, mais une question centrale est restée sans réponse : celle de la rénovation de la Maison de la Presse.

Interpellé directement par le directeur régional de l’Information et de la Communication, au nom des journalistes locaux, sur l’état critique du bâtiment et la nécessité urgente de travaux, le Premier ministre n’a fait aucune allusion à ce dossier dans sa réponse. Ni engagement, ni annonce, ni même un mot de considération pour ce lieu emblématique. Un silence qui a surpris et déçu l’assistance. Pour certains, il s’agirait d’un simple oubli ; pour d’autres, d’une esquive face à un sujet jugé secondaire dans l’agenda gouvernemental.

Pourtant, ailleurs, le contraste est saisissant. À Kankan, en Haute-Guinée, la Maison de la Presse a récemment bénéficié d’une rénovation complète. Équipée, moderne et fonctionnelle, elle accueille aujourd’hui des ateliers, des formations et des productions médiatiques de qualité. Elle est devenue un véritable pôle de référence pour les journalistes locaux, contribuant au renforcement de la démocratie et de l’information de proximité.

Pourquoi une telle disparité entre les régions ? Mamou, carrefour stratégique du Fouta-Djalon, dispose pourtant d’une presse active, couvrant des thématiques majeures comme l’agriculture, la santé, l’éducation et la vie politique régionale. Mais ses journalistes travaillent dans des conditions précaires, sans infrastructure digne de ce nom, ce qui nuit à la qualité du travail et à l’image de la profession.

Face à cette inertie, la presse locale de Mamou lance un appel solennel aux autorités. Au Premier ministre, au ministère de l’Information et de la Communication, mais aussi aux partenaires techniques et financiers : il est temps d’agir. La rénovation de la Maison de la Presse ne relève pas du luxe, mais d’une nécessité institutionnelle. Elle constitue un investissement stratégique pour la liberté d’expression, la transparence et la communication publique.

Les journalistes appellent également les entreprises privées, les ONG et la diaspora guinéenne à s’impliquer dans ce chantier. Transformer cet espace fantôme en une infrastructure moderne serait un signal fort en faveur d’une presse professionnelle, respectée et outillée pour servir les citoyens.

La Maison de la Presse de Mamou n’est pas seulement un bâtiment en ruine. Elle est le symbole d’un désengagement progressif envers l’information locale. La réhabiliter, c’est redonner de la dignité à une profession essentielle à la démocratie. Le silence ne peut plus durer. L’heure n’est plus aux promesses, mais à l’action. Mamou attend sa renaissance.

Ibrahima Molota Soumah, correspondant à Mamou pour Planete7.info 

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Recensement national des médias : la HAC fait le point avec les journalistes de Kindia https://planete7.info/recensement-national-des-medias-la-hac-fait-le-point-avec-les-journalistes-de-kindia/ Sat, 14 Feb 2026 15:34:16 +0000 https://planete7.info/?p=51490 En tournée nationale depuis plusieurs semaines, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a tenu, ce samedi 14 février 2026 à Kindia, une rencontre d’échanges avec les journalistes et responsables de médias locaux. Objectif : restituer les premiers résultats du recensement national des médias et sensibiliser les acteurs sur les enjeux d’une opération jugée déterminante […]]]>

En tournée nationale depuis plusieurs semaines, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a tenu, ce samedi 14 février 2026 à Kindia, une rencontre d’échanges avec les journalistes et responsables de médias locaux. Objectif : restituer les premiers résultats du recensement national des médias et sensibiliser les acteurs sur les enjeux d’une opération jugée déterminante pour l’assainissement du paysage médiatique guinéen.

Cette séance de travail s’inscrit dans le cadre d’une vaste campagne de collecte de données menée à l’intérieur du pays. À Kindia, les professionnels de l’information ont été conviés à examiner les informations recueillies par les équipes de la HAC déployées sur le terrain.

Prenant la parole, Fodé Bouya Fofana, Commissaire à la HAC, a rappelé la finalité de la démarche :
« L’objectif de ce cadre, c’est de faire une mise en commun des résultats obtenus après notre tournée. Il s’agit de recenser l’ensemble des médias — radios, télévisions, sites d’information, web radios et web TV — qui opèrent sur le territoire national », a-t-il expliqué.

Selon lui, ce recensement vise non seulement à informer les journalistes et les populations, mais surtout à disposer d’une cartographie précise des médias existants, de leur localisation, de leur siège, de leurs conditions de fonctionnement et des difficultés rencontrées.
« Nous devons constituer une base de données fiable pour le lendemain », a-t-il insisté.

Sur le terrain, deux équipes ont été mobilisées avec des termes de référence identiques et un objectif commun. Les résultats provisoires font état de 81 médias recensés en Haute-Guinée et en Guinée forestière, contre au moins 38 médias en Moyenne-Guinée et en Basse-Guinée. Les missions ont couvert de larges zones géographiques, allant de Galakoro à Lola, de Boké à Touba, traduisant ainsi une couverture nationale quasi exhaustive.

Pour la HAC, l’enjeu est stratégique : il s’agit de poser les bases d’un secteur médiatique plus structuré et conforme aux normes en vigueur.
« Après l’assainissement engagé au niveau des journalistes, notamment avec la délivrance des cartes professionnelles, il est indispensable de connaître les conditions d’existence de tous les médias, leur légalité ou non, afin de faire la différence et assainir globalement le métier », a souligné Fodé Bouya Fofana.

De son côté, le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, a annoncé les prochaines étapes du processus.
« La mission comporte deux volets. Le premier, le recensement des médias à travers le pays, s’achève aujourd’hui. À partir du mercredi 25 février, le Conseil va se réunir ici à Kindia pendant une semaine », a-t-il indiqué.
Il a également précisé que le 4 mars 2026, la HAC procédera à la publication officielle de la carte nationale des médias, permettant de visualiser leur répartition sur l’ensemble du territoire.
« Nous publierons également ici à Kindia la liste des journalistes détenteurs de cartes professionnelles », a-t-il conclu.
À travers cette opération, la HAC entend renforcer la régulation du secteur, lutter contre l’informel et promouvoir un environnement médiatique plus crédible, professionnel et respectueux des règles en vigueur en Guinée.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info 

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Jeune à Fric : Il faut sauver les plumes indignes (Par Oumar Camara) https://planete7.info/jeune-a-fric-il-faut-sauver-les-plumes-indignes-par-oumar-camara/ Tue, 30 Dec 2025 02:06:51 +0000 https://planete7.info/?p=50125 Alors que les Guinéens se préparaient à se rendre aux urnes pour le scrutin présidentiel du 28 décembre 2025, en pleine période de campagne électorale, une véritable pluie d’affabulations s’est abattue sur le candidat Mamadi Doumbouya. Il ne faut ni être savant ni se prétendre grande lumière pour comprendre que le timing n’avait rien d’innocent. […]]]>

Alors que les Guinéens se préparaient à se rendre aux urnes pour le scrutin présidentiel du 28 décembre 2025, en pleine période de campagne électorale, une véritable pluie d’affabulations s’est abattue sur le candidat Mamadi Doumbouya. Il ne faut ni être savant ni se prétendre grande lumière pour comprendre que le timing n’avait rien d’innocent. Tout était soigneusement calculé pour jeter une peinture sombre sur un homme et troubler l’opinion publique à un moment décisif.

Une offensive médiatique soigneusement synchronisée

À une semaine du vote, le très connu magazine Jeune Afrique, un certain journaliste français répondant au nom de Thomas Dietrich, ainsi que des chercheurs de titres de séjour en Europe et en Amérique, ont simultanément diffusé des contenus écrits et audiovisuels visant à ternir l’image du Président Mamadi Doumbouya.

La manœuvre était limpide. Il s’agissait clairement de diaboliser un homme afin de provoquer frustration et désillusion au sein de la population, dans l’espoir de réduire l’ampleur du score que le peuple s’apprêtait à accorder au candidat de la GMD, ou, à défaut, de susciter une vague d’abstention le jour du vote.

Quand le journalisme déraille

Dans cette entreprise peu reluisante, certains journalistes ont malheureusement été enrôlés, au premier rang desquels Jeune Afrique. Fondé en 1960, ce magazine se voulait panafricain par sa diffusion et son audience. Il faut lui reconnaître un mérite, celui d’avoir traversé les décennies. Soixante-cinq années au cours desquelles beaucoup d’encre a coulé, beaucoup d’amitiés se sont nouées, et bien des discordes aussi.

Des hommes et des femmes de valeur ont contribué à sa construction. Mais d’autres, plus opportunistes, s’en sont servis ou l’ont servi au détriment de l’éthique. Peut-être que Jeune Afrique n’est aujourd’hui que la somme de ses valeurs et de ses non-valeurs. Car il devient difficile de comprendre comment un média de cette envergure peut publier des contenus, écrits ou vidéos, sans s’imposer la rigueur, la vérification et la discipline qu’exige le métier de journaliste.

Où sont passées l’éthique et la déontologie ?

Que reste-t-il de l’éthique journalistique lorsque le traitement du sujet Mamadi Doumbouya repose sur des raccourcis, des mots travestis, des témoignages orientés et des faits déformés au service d’un objectif de communication à peine voilé ?

Dès lors, une question revient avec force : pour qui roule réellement ce magazine ? Et surtout, qui règle la facture de cette plume indigne ?

Car il existe mille manières de vérifier une information, mille sources à consulter, mille canaux pour croiser les faits. On ne peut pas, sans arrière-pensée, tomber aussi bas dans le traitement d’un sujet aussi sensible.

Une dérive assumée ou une stratégie calculée ?

Jeune Afrique serait-il entré dans une logique consistant à prêcher le mal pour, prétendument, faire émerger le bien ? Si tel est le cas, la démarche manque cruellement d’élégance et de sincérité. Le droit de réponse ne saurait servir de paravent permanent à un journal de cette stature. À moins d’avoir fait le choix assumé de cette voie, au risque de sacrifier sa crédibilité et son héritage.

Il devient alors urgent de sauver les plumes indignes, avant que la réputation du média ne s’effondre sous le poids de ses propres contradictions.

Le cas d’un journalisme militant et obsessionnel

Quant à l’autre journaleux évoqué, il apparaît désormais évident qu’il n’existe et ne travaille qu’à travers le nom de Doumbouya. Son acharnement méthodique et sa propension à la délation constituent son véritable fonds de commerce. Rien d’étonnant, dès lors, à ce qu’il ait déjà été expulsé une première fois de Guinée en mars 2020 sous le régime d’Alpha Condé, une seconde fois sous le CNRD en 2024, mais également du Togo en avril 2024, du Niger, du Tchad et du Cameroun, toujours pour des faits liés à la diffamation et aux injures envers les autorités de ces pays. Celui qui se revendique pourtant panafricaniste ne manque jamais de fondre, tel un rapace, sur le capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso, régulièrement pris pour cible dans des attaques frontales et personnelles. Une posture révélatrice d’un mercenaire de la plume, enfermé dans une logique de nuisance permanente, et visiblement en proie à une forme de délire de persécution qu’il tente de maquiller en engagement journalistique.

Chez Thomas Dietrich, l’objectivité a depuis longtemps déserté le terrain, laissant place à une volonté manifeste de salir, d’affaiblir et de discréditer Mamadi Doumbouya, coûte que coûte. Le monde regorge pourtant de sujets majeurs, de crises profondes et de drames humains qui mériteraient une véritable investigation. Mais à en juger par ses productions répétitives, tout semble indiquer qu’il a fait le choix de l’obsession, au détriment de la rigueur et de la diversité de traitement.

Dès lors, il devient légitime de s’interroger sur l’existence d’intérêts convergents entre tous ceux qui ont choisi d’intensifier la désinformation et la manipulation à une semaine seulement du scrutin présidentiel guinéen. Une convergence troublante, dont la coïncidence temporelle ne saurait être le fruit du hasard.

 

Oumar Camara

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Le CFPTIC lance une formation de trois jours sur le journalisme et l’électricité en Guinée https://planete7.info/le-cfptic-lance-une-formation-de-trois-jours-sur-le-journalisme-et-lelectricite-en-guinee/ Mon, 22 Dec 2025 23:41:34 +0000 https://planete7.info/?p=49755 Le Centre de Formation et de Perfectionnement en Techniques de l’Information et de la Communication (CFPTIC), en partenariat avec Électricité de Guinée (EDG), a officiellement lancé une formation de trois jours destinée aux professionnels des médias guinéens, autour du thème : « Journalisme et électricité en Guinée ». Cette initiative pédagogique, structurée en huit modules […]]]>

Le Centre de Formation et de Perfectionnement en Techniques de l’Information et de la Communication (CFPTIC), en partenariat avec Électricité de Guinée (EDG), a officiellement lancé une formation de trois jours destinée aux professionnels des médias guinéens, autour du thème : « Journalisme et électricité en Guinée ».

Cette initiative pédagogique, structurée en huit modules et trois séances intensives, a pour objectif de renforcer les compétences des journalistes et de les sensibiliser aux enjeux du secteur électrique, tels que la fraude, la corruption et les branchements anarchiques. Elle vise également à les impliquer activement dans l’éducation des citoyens à une consommation responsable et légale de l’électricité.

La cérémonie de lancement a réuni les responsables du CFPTIC ainsi que le directeur général de l’EDG, Elhadj Gando Barry. Dans son allocution, M. Barry a insisté sur l’importance de former les journalistes afin qu’ils deviennent des relais d’information fiables pour le grand public :

« Il est essentiel de renforcer vos capacités en mettant à votre disposition des outils adaptés, afin que vous puissiez mieux informer les ménages, les PME et tous les consommateurs d’électricité sur la nécessité d’adopter un comportement citoyen, c’est-à-dire consommer l’électricité de manière légale et responsable », a-t-il déclaré.

Pour sa part, Hadiatou Yaya Sall, directrice générale adjointe du CFPTIC, a souligné la pertinence de cette formation basée sur le journalisme de solutions :

« Nous observons aujourd’hui des progrès notables dans le secteur électrique. Cette formation vise à mettre en lumière ce qui est déjà accompli, tout en permettant aux journalistes de travailler sur des solutions concrètes et d’informer efficacement la population. Certes, des défis subsistent, mais de nombreuses actions ont été engagées », a-t-elle expliqué.

À travers cette initiative, le CFPTIC et l’EDG entendent renforcer le rôle des médias dans la promotion d’un journalisme responsable, constructif et informatif, capable d’accompagner les réformes du secteur de l’électricité et de sensibiliser les citoyens guinéens à une consommation durable et respectueuse des normes.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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