Investissement – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 07 Oct 2026 17:21:22 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Investissement – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Emprunt obligataire de 2 500 milliards GNF : Mariama Ciré Sylla veut élargir la mobilisation de l’épargne https://planete7.info/emprunt-obligataire-de-2-500-milliards-gnf-mariama-cire-sylla-veut-elargir-la-mobilisation-de-lepargne/ Wed, 07 Oct 2026 17:18:35 +0000 https://planete7.info/?p=65683 La mobilisation de l’épargne nationale est au cœur de l’emprunt obligataire de 2 500 milliards de francs guinéens lancé par l’État. Lors d’une rencontre tenue ce mercredi 7 octobre 2026 avec les acteurs du secteur financier, la ministre de l’Économie et des Finances, Mariama Ciré Sylla, a appelé à transformer les intentions de souscription en […]]]>

La mobilisation de l’épargne nationale est au cœur de l’emprunt obligataire de 2 500 milliards de francs guinéens lancé par l’État. Lors d’une rencontre tenue ce mercredi 7 octobre 2026 avec les acteurs du secteur financier, la ministre de l’Économie et des Finances, Mariama Ciré Sylla, a appelé à transformer les intentions de souscription en engagements effectifs et à élargir la participation au-delà des banques.

Selon la ministre, les premières intentions recueillies dépassent l’objectif fixé. Mais elle a insisté sur la nécessité de concrétiser ces annonces dans les prochains jours.

« Votre participation à cette opération va bien au-delà d’un placement financier. En souscrivant, vous contribuez au développement national », a déclaré Mariama Ciré Sylla.

Les ressources attendues doivent servir à financer des projets déjà inscrits dans la loi de finances, notamment dans les secteurs de l’énergie, des routes, de l’éducation et de la santé. Le recours à l’épargne en francs guinéens doit également permettre de maintenir dans l’économie nationale les intérêts versés aux souscripteurs.

Pour Mariama Ciré Sylla, la réussite de l’opération passe également par une meilleure information des investisseurs. Elle s’est engagée à assurer une communication régulière sur l’emprunt ainsi que sur l’utilisation des fonds mobilisés, projet par projet.

Cette volonté d’élargir la base des souscripteurs est également soutenue par le secteur bancaire. Diawadou Bah, représentant de l’Association professionnelle des banques (APB), a appelé à mieux informer les particuliers sur les caractéristiques des titres publics et les possibilités de diversification de leur épargne.

Des tournées de présentation pourraient notamment permettre de rapprocher l’opération des ménages et de réduire sa dépendance aux seules liquidités bancaires.

L’emprunt, ouvert depuis le 25 septembre, doit prendre fin le 23 octobre 2026. Il porte sur une durée de cinq ans, avec un taux d’intérêt annuel de 11 %.

Le minimum de souscription est fixé à 5 millions de francs guinéens. Les titres sont dématérialisés et exonérés d’impôts et de taxes. Les souscriptions peuvent être effectuées auprès des banques, y compris par des personnes qui n’y disposent pas de compte.

Le capital sera remboursé par cinquième chaque année, tandis que les intérêts seront calculés sur le capital restant dû.

Guy Laurent-Fondjo, chef de file et arrangeur de l’emprunt, affiche pour sa part une ambition supérieure à l’objectif fixé par l’État.

Il rappelle que l’émission de l’année précédente avait permis de mobiliser 1 800 milliards GNF, contre un objectif initial de 1 500 milliards.

« Nous réfléchissons plutôt à comment doubler ces 2 500 milliards. C’est ça notre objectif », a-t-il déclaré.

Cette ambition reste toutefois distincte des montants effectivement collectés à ce stade.

À travers cet emprunt, le gouvernement entend ainsi mobiliser davantage l’épargne disponible en Guinée pour accompagner le financement des projets publics, tout en élargissant progressivement la participation aux entreprises et aux particuliers.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info

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Forum d’investissement de la CEDEAO 2027 : Ismaël Nabé donne le coup d’envoi à Lomé https://planete7.info/forum-dinvestissement-de-la-cedeao-2027-ismael-nabe-donne-le-coup-denvoi-a-lome/ Thu, 01 Oct 2026 21:04:56 +0000 https://planete7.info/?p=65207 Lomé, 29 septembre 2026 — Le Forum d’Investissement de la CEDEAO 2027 prend officiellement son envol. Réunis dans la capitale togolaise à l’occasion du lancement médiatique de cette importante rencontre économique, décideurs publics, institutions financières, investisseurs et représentants du secteur privé ont posé les premiers jalons d’un rendez-vous consacré à la mobilisation des capitaux et […]]]>

Lomé, 29 septembre 2026 — Le Forum d’Investissement de la CEDEAO 2027 prend officiellement son envol. Réunis dans la capitale togolaise à l’occasion du lancement médiatique de cette importante rencontre économique, décideurs publics, institutions financières, investisseurs et représentants du secteur privé ont posé les premiers jalons d’un rendez-vous consacré à la mobilisation des capitaux et à la transformation économique de l’Afrique de l’Ouest.

Au cœur de cette cérémonie, la Guinée s’est particulièrement illustrée à travers la présence et l’implication de Ismaël Nabé, ministre du Plan et de la Coopération internationale et président en exercice du Conseil des Gouverneurs de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC). C’est lui qui a procédé à la clôture de la cérémonie en lançant officiellement l’édition 2027 du Forum.

Placée sous le thème « Résilience et transformation : naviguer dans un contexte mondial incertain et libérer une croissance inclusive en Afrique de l’Ouest », la prochaine édition de l’EIF se tiendra les 7 et 8 avril 2027. Elle ambitionne de réunir les principaux acteurs économiques de la région autour des opportunités d’investissement et des mécanismes susceptibles d’accélérer la transformation des économies ouest-africaines.

En sa qualité de président en exercice du Conseil des Gouverneurs de la BIDC, Ismaël Nabé a placé son intervention sous le signe de la coopération et de la mobilisation collective. Le ministre guinéen a appelé à une collaboration accrue entre les États, les investisseurs et le secteur privé afin de mieux valoriser les potentialités économiques de l’Afrique de l’Ouest.

Dans son intervention, il a notamment rappelé que la région dispose de ressources importantes et d’un capital humain capable de soutenir son ambition de devenir un pôle économique majeur. Pour lui, le Forum doit contribuer à transformer ces potentialités en investissements concrets et en opportunités de développement.

Cette implication donne également une dimension particulière à la participation guinéenne à ce rendez-vous régional. À travers la présidence en exercice du Conseil des Gouverneurs de la BIDC assurée par Ismaël Nabé, la Guinée se retrouve au cœur des discussions consacrées à la mobilisation des financements et à l’accélération des investissements en Afrique de l’Ouest.

Avant l’intervention du ministre guinéen, la cérémonie avait été ouverte par le Dr George Agyekum Donkor, président de la BIDC et de son Conseil d’administration. Il a insisté sur la nécessité de canaliser les investissements vers des projets concrets, durables et capables de contribuer au développement de la région.

Représentant le gouvernement togolais, Mme Akou Mawussé Adétou Afidenyigba, Directrice de Cabinet du ministre des Finances et du Budget, a, pour sa part, souligné que la réussite du Forum devra notamment être appréciée à travers les capitaux mobilisés, les projets effectivement réalisés et les emplois générés.

Un panel de haut niveau a également permis aux représentants de Barton Heyman Ltd., de la Chambre de Commerce Africaine et de l’Agence Nationale de Promotion et de Garantie de Financement des PME du Togo d’échanger sur les mécanismes de financement innovants et la place du secteur privé dans la transformation économique régionale.

À Lomé, le message est donc clairement posé : au-delà des rencontres et des déclarations, l’EIF 2027 devra favoriser la concrétisation des opportunités d’investissement.

Pour Ismaël Nabé et les autres responsables de la BIDC, le rendez-vous d’avril 2027 devra ainsi servir de catalyseur à des investissements stratégiques, à l’innovation et à des partenariats entre États, institutions financières et acteurs privés.

Le compte à rebours est désormais lancé. Les prochains mois seront consacrés à la préparation de cette rencontre qui entend faire de Lomé, les 7 et 8 avril 2027, un point de convergence pour les investisseurs et les porteurs de projets de l’Afrique de l’Ouest.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info

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Fonds souverain de Guinée : le Gouvernement avance vers la création d’un nouvel outil de valorisation des richesses nationales https://planete7.info/fonds-souverain-de-guinee-le-gouvernement-avance-vers-la-creation-dun-nouvel-outil-de-valorisation-des-richesses-nationales/ Wed, 09 Sep 2026 21:18:56 +0000 https://planete7.info/?p=63466 À travers un atelier de restitution tenu ce mercredi 9 septembre 2026, les autorités guinéennes ont franchi une nouvelle étape dans le processus de mise en place du Fonds Souverain de Guinée (FSG). L’objectif affiché : mieux gérer les revenus issus des ressources nationales et les transformer en investissements durables au bénéfice des générations présentes […]]]>

À travers un atelier de restitution tenu ce mercredi 9 septembre 2026, les autorités guinéennes ont franchi une nouvelle étape dans le processus de mise en place du Fonds Souverain de Guinée (FSG). L’objectif affiché : mieux gérer les revenus issus des ressources nationales et les transformer en investissements durables au bénéfice des générations présentes et futures.

La Guinée veut donner un nouveau cadre à la gestion de ses richesses. Le Ministère de l’Économie, du Budget et des Finances a organisé, ce mercredi 9 septembre 2026, un atelier consacré à la restitution des travaux préparatoires à la mise en place du Fonds Souverain de Guinée (FSG).

Portée sous l’impulsion du Président de la République, Mamadi Doumbouya, l’initiative ambitionne de doter le pays d’un mécanisme capable de préserver et de valoriser une partie de ses richesses nationales sur le long terme.

La cérémonie d’ouverture a réuni le Premier ministre Amadou Oury Bah, le ministre secrétaire général à la Présidence Amara Camara, plusieurs membres du Gouvernement, des responsables des directions techniques des départements ministériels, des représentants du secteur privé ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Cette rencontre marque une nouvelle phase dans le processus engagé pour la création du FSG. Les participants ont notamment été invités à examiner les résultats des travaux conduits avec l’appui de cabinets conseils spécialisés et à formuler des observations en vue de consolider le dispositif devant permettre l’opérationnalisation du futur fonds.

À l’ouverture des travaux, la ministre de l’Économie, du Budget et des Finances, Mariama Ciré Sylla, a donné à l’initiative une dimension qui dépasse la seule construction d’un mécanisme financier.

« La Guinée est en train de poser un acte fondateur », a-t-elle déclaré, soulignant la nécessité d’associer à cette réflexion les différentes composantes de l’État et de l’économie nationale.

Pour la ministre, la mobilisation des hautes autorités, des administrations techniques, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers témoigne de l’importance stratégique accordée au projet.

« En réunissant dans cette salle les hautes autorités de l’État, les directions techniques de nos ministères, les partenaires du secteur privé, les partenaires techniques et financiers pour discuter et ouvrir la voie à la création du Fonds Souverain de Guinée, nous engageons notre pays sur des décisions importantes », a-t-elle expliqué.

Au cœur de son intervention, Mariama Ciré Sylla a posé la question de la finalité de la richesse tirée des ressources naturelles guinéennes. Elle a présenté le futur fonds comme une réponse institutionnelle à une interrogation qui, selon elle, accompagne depuis longtemps les attentes de la population : comment faire en sorte que l’abondance des ressources naturelles profite durablement au pays ?

« Ce fonds est l’expression directe de la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République Mamadi Doumbouya qui, face à un pays dont le sous-sol recèle parmi les plus grandes réserves minières du monde, a posé une question que nos populations se posent depuis des générations : à qui profite cette richesse minière, naturelle et pour combien de temps ? Le Fonds Souverain de Guinée est sa réponse institutionnelle à cette question », a-t-elle affirmé.

La ministre a également établi un lien étroit entre la création du Fonds Souverain et le programme Simandou 2040, présenté par les autorités comme un cadre majeur de transformation économique.

« Un pays qui se dote d’un fonds souverain gouverné par les principes du programme Simandou 2040, qui mobilisera plus de deux cents milliards de dollars d’investissement sur quatorze secteurs, dispose d’un outil qui donne à cet ensemble sa cohérence de long terme », a indiqué Mariama Ciré Sylla.

Pour elle, le futur fonds doit notamment permettre d’inscrire les investissements et les revenus attendus dans une perspective durable.

« Le fonds souverain est la pièce qui donne à cet ensemble sa cohérence de long terme. Il est le gardien de la trajectoire sur laquelle on s’est engagé », a-t-elle ajouté.

La ministre a toutefois rappelé que l’atelier demeure avant tout un exercice technique. Il doit permettre d’examiner les travaux déjà réalisés et de définir les prochaines étapes avant la mise en œuvre effective du fonds.

« L’atelier qui s’ouvre aujourd’hui est technique par nature. Il s’agit d’échanger sur les travaux réalisés et de définir la feuille de route qui nous mènera à l’opérationnalisation du fonds », a-t-elle conclu.

Prenant la parole après la ministre, le Premier ministre Amadou Oury Bah a inscrit le projet dans une ambition plus large : celle d’une plus grande maîtrise de la trajectoire économique du pays.

« Sous l’autorité du Président de la République, Son Excellence Mamadi Doumbouya, la Guinée a choisi de reprendre la maîtrise de son destin économique », a-t-il déclaré.

Pour le chef du Gouvernement, cette orientation passe par une gestion plus rigoureuse des ressources publiques et par la capacité à transformer les revenus nationaux en actifs susceptibles de produire de la valeur sur le long terme.

« Ce choix commande une gestion plus rigoureuse de nos ressources, une mobilisation plus efficace de nos revenus et leur conversion en actifs durables au service de la transformation du pays », a-t-il souligné.

Dans cette logique, le Fonds Souverain est appelé à accompagner le programme Simandou 2040, dont l’ampleur des investissements annoncés ouvre, selon le Premier ministre, de nouvelles perspectives pour l’économie guinéenne.

« Engagée sur l’initiative directe du chef de l’État, la mise en place du fonds souverain donne une expression institutionnelle à cette ambition. Le programme Simandou 2040 ouvre une nouvelle étape de notre histoire économique », a-t-il affirmé.

Mais avec ces perspectives viennent également de nouvelles responsabilités.

« L’ampleur des investissements, des infrastructures et des revenus attendus crée des perspectives considérables. Elle accroît dans les mêmes proportions notre responsabilité », a prévenu Amadou Oury Bah.

Le Premier ministre a particulièrement insisté sur la nécessité de ne pas consacrer les futures ressources uniquement aux besoins immédiats.

« Les ressources issues du Simandou 2040 ne devront jamais être absorbées par les seules urgences du présent », a-t-il martelé.

Selon lui, ces ressources doivent également servir à diversifier l’économie, renforcer la capacité d’investissement du pays, améliorer sa résilience face aux éventuels chocs et préserver une partie de la richesse nationale pour les générations futures.

Cette approche constitue l’un des principaux enjeux du futur Fonds Souverain : transformer une partie des revenus tirés des ressources naturelles en actifs et en investissements susceptibles de créer de la valeur dans la durée, plutôt que de les consacrer exclusivement aux dépenses de court terme.

Amadou Oury Bah a par ailleurs appelé les différents départements ministériels concernés à s’impliquer pleinement dans le processus.

« Mesdames et messieurs, les membres du Gouvernement, votre responsabilité, notre responsabilité est directement engagée », a-t-il lancé.

Selon le Premier ministre, plusieurs ministères auront un rôle à jouer dans l’alimentation du futur fonds, mais aussi dans la définition de ses priorités, la sélection des investissements et le suivi de ses résultats.

« Plusieurs départements ministériels interviendront dans l’alimentation du fonds, la définition de ses priorités, la sélection des investissements et le contrôle de ses résultats », a-t-il rappelé.

Il a ainsi invité les membres du Gouvernement à privilégier l’expertise et une analyse rigoureuse des propositions qui seront soumises.

« J’attends de chacun, au nom du Président de la République, une participation active, des positions techniquement fondées et une lecture exigeante des propositions soumises à cet atelier », a-t-il insisté.

Au-delà de la restitution des études, l’atelier doit permettre d’avancer sur plusieurs questions déterminantes pour la naissance du Fonds Souverain de Guinée.

Amadou Oury Bah a notamment évoqué la nécessité de « lever les dernières ambiguïtés s’il y a lieu, consolider le cadre juridique et institutionnel, préciser la doctrine d’investissement et arrêter une trajectoire réaliste de personnalisation ».

Ces différents chantiers constituent des étapes importantes avant l’opérationnalisation du fonds. Sa crédibilité dépendra notamment de la clarté de ses sources de financement, de son architecture institutionnelle, de ses règles de gouvernance, de ses mécanismes de contrôle et de la définition précise de ses objectifs d’investissement.

À travers cette nouvelle étape, les autorités guinéennes cherchent donc à poser les fondations d’un instrument appelé à inscrire la gestion des richesses nationales dans le temps long. Reste désormais à traduire les orientations annoncées en un cadre juridique, institutionnel et financier suffisamment solide pour garantir une gestion professionnelle et durable du futur Fonds Souverain de Guinée.

 

Salif Camara pour Planete7.info 

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Kanfarandé : Winning Consortium Holdings annonce un parc industriel de 5 milliards de dollars https://planete7.info/kanfarande-winning-consortium-holdings-annonce-un-parc-industriel-de-5-milliards-de-dollars/ Sat, 05 Sep 2026 21:34:57 +0000 https://planete7.info/?p=63283 Le groupe Winning Consortium Holdings nourrit de grandes ambitions industrielles pour la région de Boké. À Kanfarandé, il projette la construction d’un vaste complexe industriel intégré, baptisé « Winning International Park », pour un investissement prévisionnel de près de 5 milliards de dollars sur cinq ans. Port industriel, raffinerie, aciérie, chantier naval et centrale électrique […]]]>

Le groupe Winning Consortium Holdings nourrit de grandes ambitions industrielles pour la région de Boké. À Kanfarandé, il projette la construction d’un vaste complexe industriel intégré, baptisé « Winning International Park », pour un investissement prévisionnel de près de 5 milliards de dollars sur cinq ans. Port industriel, raffinerie, aciérie, chantier naval et centrale électrique figurent parmi les principales infrastructures annoncées.

La région de Boké pourrait connaître une nouvelle accélération de son développement industriel. Winning Consortium Holdings envisage d’y implanter un important complexe industriel intégré destiné à renforcer la transformation locale des ressources et à développer de nouvelles capacités de production.

Baptisé Winning International Park, le projet devrait voir le jour dans la zone de Dobali, à Kanfarandé. Il a été présenté, le 11 août 2026, au ministre de l’Industrie et du Commerce, Aboubacar Kourouma. À cette occasion, le groupe a annoncé une enveloppe prévisionnelle d’environ 5 milliards de dollars sur cinq ans pour la réalisation des différentes composantes du projet.

Selon les premières projections, le futur parc industriel sera organisé autour de sept zones fonctionnelles, regroupant des infrastructures industrielles, énergétiques et logistiques.

Parmi les installations annoncées figurent notamment un port industriel, un chantier naval, une raffinerie, une aciérie ainsi qu’une centrale électrique d’une capacité comprise entre 1 000 et 1 200 mégawatts. Le dispositif devrait également intégrer une composante solaire destinée à diversifier les sources d’approvisionnement énergétique du complexe.

À travers cette infrastructure, Winning Consortium Holdings entend mettre en place une véritable chaîne industrielle intégrée. L’objectif affiché est de connecter l’approvisionnement en matières premières, leur transformation industrielle, la production d’énergie et l’acheminement des produits finis vers les marchés.

Au-delà des infrastructures annoncées, le projet s’inscrit dans une logique de transformation et de création de valeur ajoutée en Guinée.

L’implantation d’une raffinerie et d’une aciérie pourrait notamment contribuer à développer davantage les activités de transformation locale des ressources naturelles. Elle pourrait également favoriser l’émergence d’un tissu de fournisseurs, de sous-traitants et de services associés autour du futur parc industriel.

Pour la région de Boké, l’enjeu est également économique et social. La réalisation du projet pourrait entraîner la création d’emplois directs et indirects, stimuler les activités connexes et renforcer les infrastructures logistiques et énergétiques de la zone.

Du côté du gouvernement, le ministère de l’Industrie et du Commerce a affiché sa disponibilité à accompagner l’initiative. Cet accompagnement devrait notamment porter sur la coordination entre les différentes administrations concernées ainsi que sur la mise en place du cadre institutionnel et juridique nécessaire à l’avancement du projet.

Mais entre l’annonce et la concrétisation, plusieurs étapes restent à franchir. L’investissement de 5 milliards de dollars demeure, à ce stade, prévisionnel. La réalisation effective du Winning International Park dépendra notamment de la finalisation des études, de la mobilisation des financements, de l’obtention des autorisations requises et de l’adoption du calendrier définitif des travaux.

Si elle se concrétise dans les conditions annoncées, cette initiative pourrait néanmoins constituer un nouveau jalon dans l’ambition de la Guinée de développer une industrie davantage orientée vers la transformation locale de ses ressources et de renforcer sa souveraineté industrielle.

Sylla Ama pour Planete7.info 

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La Guinée change d’échelle à Montréal : Simandou 2040 à la conquête du capital et du savoir-faire canadien https://planete7.info/la-guinee-change-dechelle-a-montreal-simandou-2040-a-la-conquete-du-capital-et-du-savoir-faire-canadien/ Sat, 05 Sep 2026 14:28:18 +0000 https://planete7.info/?p=63242 Et si la Guinée était en train de changer de dimension dans sa manière de penser et de conduire ses partenariats internationaux ? À Montréal, les 31 août et 1er septembre, la délégation guinéenne a voulu donner corps à cette nouvelle ambition à l’occasion de la 10ᵉ édition du Forum Afrique Expansion, organisée au Palais […]]]>

Et si la Guinée était en train de changer de dimension dans sa manière de penser et de conduire ses partenariats internationaux ? À Montréal, les 31 août et 1er septembre, la délégation guinéenne a voulu donner corps à cette nouvelle ambition à l’occasion de la 10ᵉ édition du Forum Afrique Expansion, organisée au Palais des congrès de Montréal.

Pays vedette de cette édition consacrée au renouvellement des relations économiques entre l’Afrique et le Canada, la Guinée n’y a pas seulement exposé ses potentialités. Elle a surtout présenté une vision, une trajectoire et une ambition : faire du partenariat international un véritable levier de transformation économique et sociale.

Au centre de cette stratégie figure SIMANDOU 2040, le programme national de développement porté par le président de la République, Mamadi Doumbouya, et présenté comme la boussole de la transformation du pays pour les quinze prochaines années.

De la coopération aux résultats

À Montréal, le discours guinéen s’est voulu clair : l’heure n’est plus seulement aux relations institutionnelles, aux rencontres de haut niveau ou à la présentation des opportunités. La priorité est désormais de transformer les échanges en investissements, les investissements en capacités productives et les capacités productives en emplois et en valeur ajoutée locale.

La délégation guinéenne, conduite par le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, accompagné du ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, a ainsi défendu une nouvelle approche de la coopération économique.

Le Forum Afrique Expansion 2026, consacré notamment aux stratégies gouvernementales, aux corridors économiques, à l’investissement, à l’agroalimentaire, à la transformation locale et à la coopération internationale, a constitué une tribune privilégiée pour porter ce message.

Une conférence dédiée à « Simandou 2040 : investir dans la transformation économique de la Guinée » a notamment permis de mettre en avant plusieurs secteurs considérés comme stratégiques pour l’avenir du pays : agritech, infrastructures, innovation, énergie, industrie et développement du capital humain.

« Une stratégie dans laquelle le Canada gagne de nouveaux marchés, de nouvelles chaînes de valeur et de nouveaux relais de croissance. Une stratégie dans laquelle l’Afrique attire davantage d’investissements, développe ses industries, crée des emplois et accélère sa transformation. Une stratégie où chacun apporte quelque chose et où chacun repart avec davantage », a déclaré Ismaël Nabé lors de son allocution d’ouverture.

Derrière cette vision se dessine une ambition : faire en sorte que les partenariats noués à l’étranger produisent leurs effets en Guinée, à travers la création de valeur, le développement des entreprises locales et le renforcement de la compétitivité de l’économie nationale.

Simandou 2040, au-delà de la mine

À Montréal, un autre message a été martelé : Simandou 2040 ne saurait être réduit au seul projet minier de Simandou.

Le gigantesque potentiel minier constitue certes une opportunité historique pour la Guinée. Mais pour les autorités, l’enjeu est surtout de profiter de cette fenêtre pour poser les fondations d’une économie plus diversifiée, industrialisée et créatrice d’emplois.

Le programme SIMANDOU 2040 se veut ainsi un cadre de référence pour le développement socio-économique du pays au cours des quinze prochaines années.

« Nous voulons transformer nos ressources en infrastructures, nos infrastructures en productivité, notre productivité en industries, nos industries en emplois, et nos emplois en prospérité pour notre population », a souligné le ministre Ismaël Nabé.

Cette ambition repose sur une logique de transformation en chaîne : faire des infrastructures des corridors économiques, de l’énergie un moteur de l’industrialisation, de l’agriculture une source de chaînes de valeur, des compétences un véritable capital humain et des investissements un vecteur d’emplois durables.

Pourquoi le Canada ?

Le choix de Montréal ne relève pas du hasard. Le Canada dispose d’une expertise reconnue dans plusieurs domaines susceptibles d’accompagner la prochaine phase de développement de la Guinée : mines responsables, ingénierie, infrastructures, technologies propres, finance, santé, éducation, agriculture, développement des compétences, gouvernance et développement durable.

Mais Conakry entend aller au-delà d’une simple recherche de financements.

La Guinée veut désormais attirer des partenaires de transformation, capables de contribuer à la construction d’entreprises, d’infrastructures, de chaînes de valeur, de compétences et de solutions technologiques adaptées aux besoins du pays.

Cette orientation traduit une évolution de la conception guinéenne de la coopération internationale. Celle-ci ne doit plus se limiter aux rencontres diplomatiques, aux protocoles d’accord ou aux annonces d’intention. Elle doit permettre de rapprocher les besoins du pays des capacités de ses partenaires, de mobiliser les capitaux, de faciliter l’accès aux marchés, de transférer les technologies et de renforcer les compétences nationales.

« La coopération n’a de véritable sens que lorsqu’elle renforce les capacités d’un pays à décider, produire et prospérer par lui-même », a réaffirmé Ismaël Nabé.

Transformer l’ouverture en souveraineté économique

À travers cette démarche, la Guinée cherche également à redéfinir le rapport entre ouverture internationale et souveraineté économique.

Pour les autorités, il ne s’agit pas de choisir entre les deux, mais de faire de l’ouverture au monde un moyen de renforcer les capacités nationales.

Le raisonnement est simple : attirer les investissements, oui, mais en veillant à ce qu’ils contribuent au développement des compétences locales, à la transformation des ressources sur place, à la création d’emplois et à l’émergence d’un tissu économique national plus solide.

C’est dans cette perspective que Conakry souhaite approfondir ses relations avec le Canada, tout en renforçant ses partenariats avec l’ensemble de ses partenaires internationaux.

De Montréal à Conakry, le pari de la transformation

Au terme de cette séquence montréalaise, le message porté par la Guinée dépasse donc largement le cadre d’un forum économique.

Le pays veut désormais entrer dans une nouvelle génération de partenariats : plus équilibrés, plus productifs, plus technologiques et davantage orientés vers la création de valeur et d’emplois en Guinée.

SIMANDOU 2040 en constitue la boussole. Les partenariats internationaux en sont le levier. L’investissement doit en être l’accélérateur.

Le véritable défi commence désormais à Conakry : transformer les intentions exprimées à Montréal en projets concrets, les projets en investissements, les investissements en emplois et les emplois en prospérité.

La Guinée ne veut plus seulement être perçue comme une terre de potentiel. Elle veut désormais s’imposer comme une terre de transformation.

Et, à en croire le message porté à Montréal, cette transformation n’est plus une perspective lointaine. Elle a déjà commencé.

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Guinée–Belgique : une nouvelle dynamique économique se dessine avant la mission belge à Conakry https://planete7.info/guinee-belgique-une-nouvelle-dynamique-economique-se-dessine-avant-la-mission-belge-a-conakry/ Fri, 28 Aug 2026 20:02:53 +0000 https://planete7.info/?p=62820 La coopération économique entre la Guinée et la Belgique pourrait franchir un nouveau cap. Reçue le 27 août par la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, l’Ambassade de Belgique en Guinée a évoqué plusieurs pistes de partenariat et annoncé l’arrivée prochaine d’une mission économique belge à Conakry, prévue du 12 […]]]>

La coopération économique entre la Guinée et la Belgique pourrait franchir un nouveau cap. Reçue le 27 août par la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, l’Ambassade de Belgique en Guinée a évoqué plusieurs pistes de partenariat et annoncé l’arrivée prochaine d’une mission économique belge à Conakry, prévue du 12 au 15 octobre 2026.

Les relations économiques entre Conakry et Bruxelles s’apprêtent-elles à prendre une nouvelle dimension ? C’est en tout cas l’une des perspectives qui se dégagent de la rencontre tenue le jeudi 27 août 2026 entre l’Ambassade de Belgique en Guinée et la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla.

Au cœur des échanges : le renforcement de la coopération économique entre les deux pays et l’identification de nouvelles opportunités susceptibles de mobiliser davantage les secteurs public et privé.

Dans une publication, la représentation diplomatique belge a indiqué que la rencontre avait permis de mettre en lumière « les nombreuses opportunités de collaboration entre les acteurs publics et privés », notamment à la faveur de la mission économique belge attendue à Conakry du 12 au 15 octobre prochain.

Les échanges ont porté sur plusieurs leviers considérés comme essentiels au développement économique de la Guinée. Les partenariats public-privé, l’amélioration de l’environnement des affaires et la mobilisation de nouveaux investissements figurent parmi les principaux axes abordés.

Plusieurs secteurs stratégiques ont également été identifiés, notamment les infrastructures durables, l’eau, l’énergie, l’agriculture et la santé. Des domaines qui pourraient constituer des points d’entrée pour de nouveaux partenariats entre entreprises, institutions et investisseurs des deux pays.

Pour l’Ambassade de Belgique, cette dynamique doit s’appuyer sur les acquis de la coopération existante afin d’ouvrir de nouvelles perspectives économiques.

« Ces partenariats capitalisent sur les acquis de la coopération belge afin de favoriser de nouvelles opportunités d’investissement, de renforcer les partenariats économiques, le contenu local et de soutenir un développement durable et inclusif », souligne la représentation diplomatique.

Au-delà des échanges institutionnels, la rencontre prépare surtout le terrain pour une échéance majeure : la mission économique belge qui se tiendra à Conakry du 12 au 15 octobre 2026.

Cette mission devrait notamment favoriser des rencontres Business to Business (B2B) entre opérateurs économiques guinéens et belges, avec l’ambition de transformer les discussions en opportunités concrètes d’investissement et de partenariat.

La Belgique entend ainsi maintenir le dialogue avec les autorités guinéennes, mais également avec les acteurs privés et publics susceptibles de contribuer à cette nouvelle dynamique.

« La Belgique se réjouit de poursuivre ce dialogue avec les autorités guinéennes et l’ensemble des acteurs engagés privés et publics pour des résultats concrets », a indiqué l’Ambassade.

À quelques semaines de la mission économique, Conakry se positionne donc comme une plateforme de rencontres entre investisseurs et opérateurs économiques des deux pays. L’enjeu sera désormais de transformer les opportunités identifiées en projets concrets, capables de stimuler l’investissement, l’innovation, le contenu local et la création de valeur.

Une ambition résumée par la représentation diplomatique belge en ces termes : « Ensemble, continuons à bâtir des partenariats porteurs d’innovation, de croissance et d’opportunités pour l’avenir. »

Sylla Ama pour Planete7.info

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Accord Guinée-FMI : quelles retombées pour les populations guinéennes ? Mariama Ciré Sylla apporte des éclaircissements https://planete7.info/accord-guinee-fmi-quelles-retombees-pour-les-populations-guineennes-mariama-cire-sylla-apporte-des-eclaircissements/ Wed, 12 Aug 2026 16:34:01 +0000 https://planete7.info/?p=61496 Au lendemain de la conclusion d’un accord au niveau des services avec le Fonds monétaire international (FMI), la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a détaillé les retombées attendues du nouveau programme économique et financier soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC). Éducation, santé, infrastructures, emploi, protection sociale et […]]]>

Au lendemain de la conclusion d’un accord au niveau des services avec le Fonds monétaire international (FMI), la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a détaillé les retombées attendues du nouveau programme économique et financier soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC). Éducation, santé, infrastructures, emploi, protection sociale et attractivité économique figurent parmi les principaux enjeux mis en avant par le gouvernement.

Quel sera l’impact réel du nouvel accord conclu entre la Guinée et le Fonds monétaire international sur le quotidien des populations ? C’est l’une des principales questions soulevées lors du point de presse organisé ce mardi 11 août au ministère de l’Économie, des Finances et du Budget.

Face aux journalistes, la ministre Mariama Ciré Sylla a défendu un programme dont les effets, selon elle, devraient progressivement se traduire par davantage de ressources pour financer les priorités nationales, soutenir les populations vulnérables et stimuler l’investissement.

Pour la ministre, l’un des premiers effets attendus du programme concerne la mobilisation des recettes intérieures.

Une meilleure collecte des ressources publiques devrait, selon elle, donner davantage de marges à l’État pour financer les secteurs essentiels.

« L’impact est fort pour les populations. 

Donc d’abord, quand on va mobiliser plus de recettes intérieures, c’est plus de financement, plus de budget pour financer nos écoles, financer nos routes, financer nos centres de santé », a-t-elle expliqué.

L’enjeu est donc de transformer l’amélioration de la mobilisation des recettes en investissements concrets dans les services publics et les infrastructures indispensables au développement du pays.

Au-delà des ressources mobilisées par l’État, Mariama Ciré Sylla mise sur le renforcement de la crédibilité économique de la Guinée auprès des partenaires et des investisseurs.

Selon elle, la mise en œuvre d’un programme avec le FMI devrait contribuer à renforcer la confiance dans l’économie guinéenne et à réduire la perception du risque.

« Quand on va avoir une stabilité macroéconomique, attirer des investissements, parce que ce qu’un programme avec le FMI donne, c’est pour ça que je disais, au-delà du financement, c’est la crédibilité qui est renforcée, c’est la confiance des partenaires techniques et financiers qui est renforcée et des investisseurs », a-t-elle souligné.

Cette confiance accrue pourrait permettre à la Guinée de mobiliser des financements à des conditions plus favorables et d’attirer davantage de capitaux privés.

« Vu que le risque est réduit, ça va être des taux d’intérêt réduits également, il y aura plus d’investisseurs privés qui se sentiront en sécurité de venir investir en Guinée », a assuré la ministre.

Pour le gouvernement, l’afflux de nouveaux investissements ne devrait pas seulement se traduire par des projets d’infrastructures. Il devrait également contribuer à la création d’emplois, un enjeu majeur pour la population, particulièrement pour les jeunes.

« Ces investissements, ces financements vont nous permettre non seulement de réaliser nos projets d’investissement, les infrastructures qu’il nous faut, mais aussi créeront des emplois pour nos populations », a indiqué Mariama Ciré Sylla.

L’ambition affichée est ainsi de faire de la stabilité macroéconomique un levier capable de soutenir à la fois la croissance, l’investissement et l’emploi.

Autre priorité mise en avant par la ministre : la protection des populations les plus vulnérables. Le programme devrait notamment permettre de renforcer les dépenses sociales dans plusieurs secteurs.

L’éducation, la santé, mais aussi certains services publics, notamment le transport, sont cités parmi les domaines devant bénéficier d’un accompagnement accru.

« Le programme aussi prévoit vraiment des accompagnements de renforcement des dépenses sociales, notamment le renforcement des dépenses liées à l’éducation, liées à la santé, liées aussi à des dépenses publiques telles que le transport, par exemple, pour faciliter et puis soutenir les populations vulnérables », a-t-elle précisé.

Le gouvernement entend également renforcer les mécanismes permettant d’identifier et d’accompagner les ménages les plus fragiles.

Dans cette perspective, le registre social devrait être renforcé afin d’améliorer l’identification des personnes vulnérables et de mieux cibler les programmes d’assistance.

La ministre a également annoncé un renforcement des dispositifs existants, notamment ceux mis en œuvre par l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES).

« Ils vont renforcer le registre social qu’on a, qui permet d’identifier les personnes vulnérables notamment, renforcer les programmes qu’on a, tels que ceux portés par l’ANIES, afin de s’assurer que les populations vulnérables guinéennes sont assistées et sont renforcées », a-t-elle déclaré.

Pour Mariama Ciré Sylla, l’accord avec le FMI doit enfin favoriser une meilleure discipline dans la gestion des finances publiques.

L’objectif affiché est de faire en sorte que les ressources disponibles soient orientées en priorité vers les secteurs jugés essentiels.

« Ça nous permet de pouvoir nous assurer que les dépenses sont faites avec rationalisation, que c’est les priorités qui seront les premières servies, notamment celles importantes pour les populations », a-t-elle insisté.

Le gouvernement présente ainsi le nouveau programme comme un cadre devant permettre de consolider les finances publiques tout en maintenant l’accent sur les investissements et les dépenses sociales.

Si les effets de l’accord ne devraient pas nécessairement être immédiats dans le quotidien des Guinéens, l’exécutif mise sur une chaîne de résultats : davantage de recettes, une meilleure gestion des ressources, une stabilité macroéconomique renforcée, plus de confiance des investisseurs, davantage d’investissements et, à terme, plus d’emplois et de croissance.

La ministre résume cette ambition en ces termes : « Ça nous permettra d’être dans un écosystème stable avec des recettes et des ressources qui sont plus gérées, une économie qui est stabilisée et donc plus d’emplois et plus de croissance pour tout le monde. »

Reste désormais à mesurer, au-delà des engagements annoncés, la capacité du gouvernement à traduire ce nouveau cadre économique en résultats tangibles pour les ménages, notamment en matière d’emploi, de services publics et de protection sociale.

Salif Camara pour Planete7.info 

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Crypto-actifs et promesses de gains rapides : la BCRG met en garde contre les investissements frauduleux https://planete7.info/crypto-actifs-et-promesses-de-gains-rapides-la-bcrg-met-en-garde-contre-les-investissements-frauduleux/ Mon, 10 Aug 2026 20:12:34 +0000 https://planete7.info/?p=61290 La Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) alerte le public sur la multiplication des offres d’investissement liées aux crypto-actifs et promettant des gains rapides et disproportionnés. Dans un communiqué publié le 6 août 2026, l’institution rappelle que ces activités ne bénéficient d’aucun agrément en Guinée et met en garde contre les risques d’escroquerie, […]]]>

La Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) alerte le public sur la multiplication des offres d’investissement liées aux crypto-actifs et promettant des gains rapides et disproportionnés. Dans un communiqué publié le 6 août 2026, l’institution rappelle que ces activités ne bénéficient d’aucun agrément en Guinée et met en garde contre les risques d’escroquerie, notamment les systèmes pyramidaux et de type Ponzi.

Communiqué ci-joint :

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Simandou Mining Summit 2026 : la Guinée se positionne au cœur des grandes décisions mondiales du secteur minier https://planete7.info/simandou-mining-summit-2026-la-guinee-se-positionne-au-coeur-des-grandes-decisions-mondiales-du-secteur-minier/ Thu, 06 Aug 2026 18:19:42 +0000 https://planete7.info/?p=61059 La Guinée franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation économique. Du 11 au 14 novembre prochains, la capitale guinéenne accueillera la toute première édition du Simandou Mining Summit (SMS), un sommet international qui réunira les principaux décideurs du secteur minier, des investisseurs, des institutions financières et des responsables politiques autour du thème : […]]]>

La Guinée franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation économique. Du 11 au 14 novembre prochains, la capitale guinéenne accueillera la toute première édition du Simandou Mining Summit (SMS), un sommet international qui réunira les principaux décideurs du secteur minier, des investisseurs, des institutions financières et des responsables politiques autour du thème : « L’industrie minière, catalyseur de souveraineté économique ».

Organisé par le Comité Stratégique de Simandou (CSS), avec l’appui du Ministère des Mines et de la Géologie et de l’Agence Guinéenne de Développement (AGD), l’événement ambitionne de faire de Conakry l’une des plateformes incontournables des débats sur l’avenir de l’industrie minière en Afrique.

Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes pour cette première édition qui prévoit de rassembler plus de 1 000 délégués de haut niveau, 75 intervenants internationaux et près de 3 000 rencontres d’affaires.

Au-delà de l’organisation d’un sommet d’envergure internationale, les autorités guinéennes entendent démontrer que le pays est désormais engagé dans une nouvelle dynamique économique portée par le Programme Simandou 2040.

Pour Djiba Diakité, Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence de la République et Président du Comité Stratégique de Simandou, ce projet marque un changement historique.

« Le mégaprojet Simandou marque un tournant décisif dans l’ampleur et l’ambition du développement de la Guinée, sous le leadership du Président de la République, S.E. Monsieur Mamadi Doumbouya. Depuis des décennies, la Guinée est reconnue pour l’ampleur de ses ressources naturelles. Notre ambition est désormais de l’être pour ce que nous bâtissons grâce à elles. »

Il souligne que, dans le cadre du Programme Simandou 2040, le secteur minier devra devenir un véritable levier de création de richesses, de développement des infrastructures, de formation du capital humain, d’industrialisation et de création d’emplois durables au bénéfice des générations actuelles et futures.

Le Programme Simandou 2040 comprend 122 projets stratégiques couvrant notamment les secteurs des mines, des transports, de l’énergie, de l’industrie, de la logistique, des technologies, de l’agriculture, de l’éducation et du développement des compétences.

Le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, estime que la Guinée souhaite désormais dépasser son statut traditionnel de fournisseur de matières premières.

« Les ressources de la Guinée doivent servir de socle à une économie diversifiée, productive et durable. Notre objectif est de convertir les richesses minières en infrastructures, en capacités industrielles, en emplois, en compétences et en opportunités pour les entreprises guinéennes. »

Selon lui, la vision portée par le Président Mamadi Doumbouya consiste à favoriser la transformation locale des ressources minières afin de développer davantage de chaînes de valeur sur le territoire national.

Les organisateurs présentent également le Simandou Mining Summit comme une opportunité directe pour le tissu économique guinéen.

Une exposition sera consacrée aux entreprises nationales afin de leur offrir une visibilité auprès des investisseurs internationaux. Des rencontres B2B, des sessions de référencement des fournisseurs locaux, des formations ainsi que des perspectives d’emplois seront également proposées, avec une attention particulière accordée aux PME guinéennes dans le cadre de la politique de contenu local.

Le Directeur général de l’Agence Guinéenne de Développement, Namory Camara, assure que la Guinée entend renforcer son attractivité auprès des investisseurs.

« La Guinée est ouverte aux affaires et entend compter parmi les destinations d’investissement les plus attractives du continent. Le Simandou Mining Summit est le prolongement naturel de ce travail : la Guinée y présente ses projets, ses réformes et ses opportunités, telles qu’elles sont. »

Le sommet s’ouvrira le 11 novembre par une cérémonie officielle organisée sur l’île de Kassa, symbole de la transition entre exploitation minière et réhabilitation des sites.

Les 12 et 13 novembre, les travaux se poursuivront au Radisson Blu de Conakry avec des dialogues ministériels, des tables rondes de dirigeants, des forums d’investisseurs, des sessions techniques, des présentations de projets et des rencontres d’affaires autour de plusieurs thématiques, notamment l’industrialisation, les infrastructures, les marchés mondiaux des minerais, le financement, les technologies, le contenu local et les critères ESG.

Le 14 novembre, les participants effectueront des visites de plusieurs infrastructures minières stratégiques, notamment celles de la Compagnie du TransGuinéen.

Le Simandou Mining Summit bénéficie du soutien de deux partenaires fondateurs : la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) et la Nimba Mining Company (NMC).

Le Directeur général de la CBG, Karifa Condé, considère ce rendez-vous comme un levier de développement.

« Le Simandou Mining Summit constitue une plateforme stratégique pour renforcer les investissements, les partenariats industriels et le développement responsable du secteur minier en Guinée. La CBG est fière de soutenir cette initiative qui contribuera à faire connaître le potentiel de la Guinée et à favoriser les collaborations créatrices de valeur pour notre économie. »

Même engagement du côté de Patrice L’Huillier, Directeur général de Nimba Mining Company, qui estime que ce sommet reflète l’ambition du pays de transformer durablement ses ressources naturelles.

« Le sommet offrira une plateforme essentielle pour mobiliser les partenaires, l’expertise et les investissements nécessaires à la réalisation de projets transformateurs pour la Guinée. »

Mis en œuvre avec l’appui d’Africa Practice et de Fastmarkets, deux structures internationales spécialisées dans le conseil stratégique et les marchés des matières premières, le Simandou Mining Summit entend inscrire durablement la Guinée parmi les grandes places mondiales de l’investissement minier.

À travers cette première édition, les autorités ambitionnent de démontrer que la richesse minière du pays ne constitue plus uniquement un potentiel géologique, mais le socle d’une stratégie de transformation économique fondée sur l’industrialisation, la création de valeur locale et la souveraineté économique.

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Guinée : le Club des Financeurs officiellement lancé pour faciliter l’accès des entreprises aux financements https://planete7.info/guinee-le-club-des-financeurs-officiellement-lance-pour-faciliter-lacces-des-entreprises-aux-financements/ Wed, 05 Aug 2026 03:12:57 +0000 https://planete7.info/?p=60837 Les principaux acteurs de l’écosystème financier guinéen ont officiellement lancé, ce mardi 4 août 2026 à Conakry, le Club des Financeurs de Guinée, une nouvelle plateforme de concertation destinée à améliorer l’accès des entreprises aux financements. Portée par le Fonds de Développement Industriel et des PME (FODIP) avec l’appui d’Enabel en Guinée, cette initiative vise […]]]>

Les principaux acteurs de l’écosystème financier guinéen ont officiellement lancé, ce mardi 4 août 2026 à Conakry, le Club des Financeurs de Guinée, une nouvelle plateforme de concertation destinée à améliorer l’accès des entreprises aux financements. Portée par le Fonds de Développement Industriel et des PME (FODIP) avec l’appui d’Enabel en Guinée, cette initiative vise à renforcer la collaboration entre les institutions financières, les pouvoirs publics et les partenaires au développement afin de mieux répondre aux besoins de financement du secteur privé.

La cérémonie de lancement s’est tenue sous la présidence de Lancinet Hawa Doumbouya, Directeur de Cabinet adjoint à la Primature, représentant le Premier ministre, Chef du Gouvernement. Elle a également mobilisé le ministre de l’Industrie et du Commerce, Aboubacar Kourouma, ainsi que plusieurs responsables d’établissements financiers, de structures publiques, d’organisations professionnelles et de partenaires techniques et financiers.

Conçu comme un cadre permanent d’échanges et de coopération, le Club des Financeurs entend favoriser une meilleure coordination des interventions des différents acteurs du financement. L’objectif est de rapprocher les entreprises guinéennes des solutions financières adaptées à leurs réalités, tout en renforçant l’efficacité des mécanismes de soutien au développement du secteur privé.

À travers cette plateforme, les initiateurs ambitionnent d’instaurer une dynamique collective permettant d’identifier plus efficacement les besoins de financement des entreprises, de promouvoir des mécanismes innovants d’accompagnement et de consolider les synergies entre les institutions financières, les pouvoirs publics et les partenaires au développement.

Le Club des Financeurs se veut également un espace de réflexion stratégique sur les défis liés au financement des entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises (PME), considérées comme un levier essentiel de croissance économique et de création d’emplois.

Par cette initiative, le FODIP et ses partenaires entendent contribuer à la structuration d’un écosystème financier plus inclusif, plus performant et davantage orienté vers les besoins du tissu entrepreneurial guinéen. Le lancement de cette plateforme marque ainsi une nouvelle étape dans les efforts engagés pour améliorer le climat des affaires, stimuler l’investissement productif et renforcer la compétitivité des entreprises nationales.

 

Sylla Ama pour Planete7.info

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