Infrastructures – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 22 Apr 2026 21:45:41 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Infrastructures – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Tembaya (Kindia) : un district en marge du développement, entre abandon et résilience https://planete7.info/tembaya-kindia-un-district-en-marge-du-developpement-entre-abandon-et-resilience/ Wed, 22 Apr 2026 15:30:12 +0000 https://planete7.info/?p=54293 À seulement cinq kilomètres de Friguiagbé, dans la commune urbaine de Kindia, le district de Tembaya incarne les profondes disparités d’accès aux services sociaux de base en Guinée. Privée d’électricité, d’eau potable, d’infrastructures sanitaires adéquates et de ressources éducatives suffisantes, cette localité vit au rythme des difficultés quotidiennes, dans une quasi-indifférence. Pourtant, Tembaya n’est pas […]]]>

À seulement cinq kilomètres de Friguiagbé, dans la commune urbaine de Kindia, le district de Tembaya incarne les profondes disparités d’accès aux services sociaux de base en Guinée. Privée d’électricité, d’eau potable, d’infrastructures sanitaires adéquates et de ressources éducatives suffisantes, cette localité vit au rythme des difficultés quotidiennes, dans une quasi-indifférence.

Pourtant, Tembaya n’est pas une zone enclavée au sens géographique strict. Ancien district relevant de la sous-préfecture de Friguiagbé, il bénéficie d’une proximité relative avec le centre administratif. Mais cette position n’a pas suffi à impulser son développement. Au contraire, la localité semble figée dans un retard structurel persistant.

L’absence d’électricité reste l’une des préoccupations majeures des habitants. Dans une zone où les localités environnantes sont déjà raccordées au réseau, Tembaya fait figure d’exception. Une situation difficile à accepter pour les populations, qui dénoncent une inégalité flagrante.

« Nous sommes entourés de villages électrifiés, mais ici, rien. Nos démarches n’ont jamais abouti. Nous demandons simplement à bénéficier du minimum », déplore Dr Alseny Bangoura, président du district.

L’accessibilité constitue un autre défi de taille. La route menant à Tembaya est dans un état de dégradation avancé, rendant les déplacements particulièrement difficiles, surtout en saison des pluies. Cet enclavement de fait complique l’accès aux services essentiels, notamment en matière de santé.

Sur le plan sanitaire, la situation est critique. Depuis 1986, les habitants attendent la finalisation d’un centre de santé dont la construction n’a jamais été achevée, malgré la pose de la première pierre. Faute d’infrastructure, les populations parcourent plusieurs kilomètres pour se faire soigner, une contrainte particulièrement lourde pour les femmes enceintes.

Face à cette inertie, les jeunes du district ont entrepris, avec des moyens limités, la construction d’un mur pour relancer le projet. Une initiative qui illustre à la fois leur engagement et le désengagement des pouvoirs publics.

L’éducation, pilier du développement, est également fragilisée. L’unique école primaire de Tembaya, créée en 1958, fonctionne aujourd’hui dans des conditions précaires. Près de 700 élèves y sont encadrés par un seul enseignant pour six classes.

« Une école avec un seul enseignant ne peut pas répondre aux besoins. Nous avons dû recruter deux enseignants communautaires, financés par les parents d’élèves », explique un responsable local. Chaque famille contribue ainsi à hauteur de 20 000 francs guinéens par mois pour pallier l’absence de personnel enseignant.

L’accès à l’eau potable demeure tout aussi problématique. Le district ne dispose que d’un seul forage pour l’ensemble de sa population, insuffisant pour couvrir les besoins quotidiens.

Au fil des années, les promesses formulées lors des campagnes électorales n’ont jamais été concrétisées. Ce décalage entre discours et actions alimente un sentiment d’abandon chez les habitants.

« Depuis 1958, la seule réalisation de l’État ici reste l’école primaire et un centre de santé inachevé. À chaque élection, on nous fait des promesses, mais rien ne change », regrette un notable.

Malgré ce tableau préoccupant, les populations de Tembaya refusent de céder au fatalisme. Elles continuent de plaider pour une prise en compte effective de leurs besoins, appelant les autorités et les partenaires au développement à intervenir de manière concrète et durable.

L’électrification, l’accès à l’eau potable, la construction d’un centre de santé fonctionnel et le renforcement du système éducatif figurent parmi les priorités urgentes. Autant de leviers essentiels pour sortir ce district de l’ombre et lui offrir des perspectives de développement à la hauteur de son potentiel.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info 

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Kiria, sur les hauteurs du mont Gangan : l’urgence silencieuse d’un village coupé du monde https://planete7.info/kiria-sur-les-hauteurs-du-mont-gangan-lurgence-silencieuse-dun-village-coupe-du-monde/ Tue, 21 Apr 2026 17:56:47 +0000 https://planete7.info/?p=54211 À seulement une dizaine de kilomètres de Kindia, le secteur de Kiria, niché sur les pentes du mont Gangan, incarne une réalité souvent ignorée : celle d’un isolement extrême aux portes de la ville. Ici, l’absence de route praticable, d’eau potable et d’infrastructures essentielles condamne des centaines d’habitants à une vie de privations, dans un […]]]>

À seulement une dizaine de kilomètres de Kindia, le secteur de Kiria, niché sur les pentes du mont Gangan, incarne une réalité souvent ignorée : celle d’un isolement extrême aux portes de la ville. Ici, l’absence de route praticable, d’eau potable et d’infrastructures essentielles condamne des centaines d’habitants à une vie de privations, dans un environnement aussi difficile qu’oublié.


Relevant du quartier Tafory, Kiria semble pourtant hors du temps. Aucun accès routier digne de ce nom ne permet de relier facilement la localité au centre urbain. Chaque déplacement devient une épreuve physique, notamment pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées. L’enclavement est total, et ses conséquences sont visibles à tous les niveaux.


Autrefois, le village tirait sa vitalité économique de ses plantations de bananiers. Ce commerce florissant attirait régulièrement des commerçantes venues de Kindia. Aujourd’hui, cette activité s’est effondrée. Les plantations, frappées par des maladies persistantes, ont été en grande partie détruites, plongeant les familles dans une précarité accrue.

Face à cette situation, les habitants expriment une détresse profonde. L’imam du village, Naby Moussa Soumah, dresse un constat sans détour :
« Notre vie repose sur l’agriculture, notamment le riz et la banane. Mais aujourd’hui, nos cultures sont ravagées. À cela s’ajoute l’absence de route. Aller en ville est devenu un véritable calvaire. Nous n’avons ni école, ni centre de santé, ni mosquée. Les enfants doivent parcourir de longues distances à travers la montagne pour étudier. Les plus petits en sont incapables. Si ce n’était pas notre terre natale, nous serions partis depuis longtemps. Mais nous restons, et nous demandons de l’aide. »

Dans ce quotidien éprouvant, les femmes paient le prix le plus lourd. Privées d’accès aux soins et à l’eau potable, elles se battent chaque jour pour subvenir aux besoins de leurs familles. Fatou Camara témoigne d’une réalité alarmante : « Nous vivons dans une souffrance permanente. Avec la disparition des bananeraies, nous avons perdu notre principale source de revenus. Aujourd’hui, nous ramassons du bois que nous allons vendre en ville. Lorsqu’une femme est sur le point d’accoucher, elle est transportée à dos d’homme ou dans un filet jusqu’au centre de santé. C’est dangereux et humiliant. L’eau est un autre grand problème. En saison sèche, la situation devient critique. Nous partons chercher de l’eau dès l’aube et attendons parfois des heures. L’eau disponible est souvent impropre, même pour les tâches domestiques. »

À Kiria, chaque besoin vital devient un combat quotidien. L’accès à l’éducation, à la santé et à l’eau reste un luxe inaccessible. Malgré tout, les habitants refusent d’abandonner leur terre, portés par un attachement profond à leurs racines.

Aujourd’hui, leur appel est clair : sortir de l’oubli. Route, eau potable, centre de santé, école… autant d’infrastructures indispensables pour redonner espoir à cette communauté. À quelques kilomètres seulement de Kindia, Kiria rappelle avec force qu’au-delà des discours sur le développement, certaines localités continuent de lutter pour leur survie, dans une indifférence quasi totale.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info 

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Programme Simandou 2040 : la Guinée lance la Vague 1 de ses 100 mégaprojets https://planete7.info/programme-simandou-2040-la-guinee-lance-la-vague-1-de-ses-100-megaprojets/ Mon, 23 Feb 2026 21:42:24 +0000 https://planete7.info/?p=51772 Le Gouvernement guinéen enclenche officiellement la première phase opérationnelle du Programme Simandou 2040, présenté comme la matrice stratégique de transformation économique et sociale du pays. Baptisée Vague 1 (2025-2030), cette étape prévoit le démarrage de 100 mégaprojets sur les 122 identifiés, couvrant l’ensemble des secteurs clés, avec des investissements chiffrés à plusieurs dizaines de milliards […]]]>

Le Gouvernement guinéen enclenche officiellement la première phase opérationnelle du Programme Simandou 2040, présenté comme la matrice stratégique de transformation économique et sociale du pays. Baptisée Vague 1 (2025-2030), cette étape prévoit le démarrage de 100 mégaprojets sur les 122 identifiés, couvrant l’ensemble des secteurs clés, avec des investissements chiffrés à plusieurs dizaines de milliards de dollars.

Pensé comme un levier de rupture structurelle, le programme ambitionne de repositionner durablement la Guinée sur la scène économique régionale et internationale, en articulant production, capital humain, infrastructures, gouvernance et souveraineté.

Au cœur du dispositif, le Pôle Production (Pilier 1) vise à accélérer la transformation économique par la valorisation des ressources nationales.

Dans le secteur agricole, six mégaprojets (31 composantes) et quatre réformes structurelles mobiliseront près de 3,7 milliards de dollars pour accroître la production et développer la transformation locale.

L’élevage bénéficiera d’un mégaprojet structurant doté de 350 millions de dollars, tandis que la pêche et l’économie maritime alignent neuf mégaprojets représentant 240 millions de dollars, destinés à renforcer la production halieutique et étendre le potentiel maritime.

Le secteur minier constitue le pilier central de cette dynamique. Dix mégaprojets totalisent près de 33 milliards de dollars d’investissement, dont 20 milliards dédiés au projet intégré mines-infrastructures Simandou, pierre angulaire de la stratégie nationale de transformation locale des minerais.

L’industrie et le commerce, avec 500 millions de dollars d’investissement, visent à soutenir l’industrialisation et à améliorer la commercialisation des produits guinéens.

Le Pôle Capital Humain (Piliers 2 & 5) concentre ses efforts sur l’éducation, la santé, l’emploi et la cohésion sociale.

  • Éducation nationale et formation professionnelle : 3 mégaprojets, 2,7 milliards de dollars pour améliorer la qualité de l’enseignement.
  • Enseignement supérieur et recherche : 50 millions de dollars pour dynamiser l’innovation scientifique.
  • Santé et hygiène publique : 4 mégaprojets, 3 milliards de dollars pour élargir l’accès aux soins.
  • Culture, tourisme et artisanat : 1,3 milliard de dollars pour valoriser le patrimoine national.
  • Jeunesse et sports : 75 millions de dollars pour promouvoir l’épanouissement des jeunes.

À cela s’ajoutent des initiatives en matière d’emploi durable, de modernisation administrative, d’inclusion des femmes et de protection sociale.

Le Pôle Infrastructures, Transports et Technologies (Pilier 3) traduit la volonté de connecter le territoire et d’assurer l’autonomie énergétique.

  • Énergie : 9,3 milliards de dollars pour la souveraineté énergétique.
  • Assainissement et hydraulique : 3,2 milliards de dollars.
  • Transports : 2,5 milliards de dollars pour des solutions ferroviaires, maritimes et terrestres modernes.
  • Infrastructures multimodales : 6,5 milliards de dollars.
  • Économie numérique : 1,3 milliard de dollars pour stimuler l’innovation.
  • Urbanisme et habitat : 5,9 milliards de dollars pour des logements durables.
  • Un mégaprojet environnemental complète l’ensemble afin d’assurer le respect des engagements climatiques.

Le Pôle Économique (Pilier 4) mise sur l’assainissement des finances publiques et la mobilisation des financements, avec 1,7 milliard de dollars dédiés aux réformes budgétaires et à l’inclusion financière.

Parallèlement, le volet Gouvernance & Souveraineté entend renforcer l’État de droit, la sécurité, la défense nationale, la diplomatie et la cohésion sociale, garantissant ainsi un cadre stable à la mise en œuvre du programme.

À travers cette première vague, la Guinée affiche une ambition claire : transformer son potentiel en richesse durable. En combinant industrialisation, capital humain et modernisation institutionnelle, le Programme Simandou 2040 se positionne comme un plan global de refondation économique.

Si la réussite dépendra de la mobilisation effective des financements et de la rigueur dans l’exécution, la Vague 1 marque déjà une étape décisive vers ce que les autorités qualifient de « pont vers la prospérité ».

La période 2025-2030 s’annonce ainsi comme un tournant stratégique pour l’avenir économique et social du pays.

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Électricité à Moriady : les branchements anarchiques alimentent l’inquiétude des populations https://planete7.info/electricite-a-moriady-les-branchements-anarchiques-alimentent-linquietude-des-populations/ Sun, 22 Feb 2026 21:34:40 +0000 https://planete7.info/?p=51710 À Moriady, secteur relevant de la sous-préfecture de Friguiagbé, à une quinzaine de kilomètres de la ville de Kindia, l’accès à l’électricité demeure un défi majeur pour les habitants. Confrontées à des infrastructures insuffisantes et à des installations de fortune, les populations vivent désormais dans une inquiétude permanente face aux risques d’accidents électriques. Rencontrés ce […]]]>

À Moriady, secteur relevant de la sous-préfecture de Friguiagbé, à une quinzaine de kilomètres de la ville de Kindia, l’accès à l’électricité demeure un défi majeur pour les habitants. Confrontées à des infrastructures insuffisantes et à des installations de fortune, les populations vivent désormais dans une inquiétude permanente face aux risques d’accidents électriques. Rencontrés ce dimanche 22 février, plusieurs riverains ont lancé un appel pressant aux autorités compétentes et à la Direction de l’Électricité de Guinée (EDG).

Dans cette localité en pleine expansion démographique, le réseau électrique existant peine à répondre aux besoins croissants des ménages. Faute d’extension des installations officielles, de nombreux habitants ont recours à des branchements improvisés pour alimenter leurs concessions. Des câbles électriques s’étendent ainsi sur de longues distances, souvent accrochés à des troncs d’arbres servant de poteaux de substitution, exposant toute la zone à de sérieux dangers.

« Cela fait près de quatre ans que nous faisons face à de graves problèmes d’électricité. Nous avons été contraints de tirer nous-mêmes le courant sur plus d’un kilomètre pour alimenter nos maisons », confie un résident. L’absence de poteaux adéquats a poussé les riverains à utiliser des supports précaires, sur lesquels d’autres ménages se sont progressivement raccordés, provoquant une surcharge permanente du réseau.

Les conséquences sont multiples : chutes de tension, coupures répétées et incidents techniques parfois graves. « Récemment, un incendie s’est déclaré sur un poteau improvisé, privant plusieurs familles d’électricité », déplore un habitant. En cette période de Ramadan, ces difficultés impactent davantage le quotidien des ménages, notamment dans la préparation des repas et l’accomplissement des pratiques religieuses.

Installé dans la zone depuis près de deux ans, un autre résident évoque les mêmes contraintes : « J’ai dû tirer le courant sur environ 800 mètres depuis la route goudronnée jusqu’à mon domicile. Mais l’électricité reste très faible et les pannes sont fréquentes, surtout pendant la saison des pluies ». Cette situation d’obscurité quasi permanente affecte la sécurité des habitants, la scolarité des enfants ainsi que les activités religieuses et socio-économiques.

Malgré ces conditions difficiles, les populations affirment s’acquitter régulièrement de leurs factures d’électricité. « Nous payons nos factures, mais nous demandons en retour des installations normales : des poteaux conformes et un courant stable, au moins pour un éclairage correct », plaide un citoyen.

Face à une situation jugée alarmante, les habitants de Moriady, notamment ceux du secteur de Sabouyah, interpellent les autorités locales et la Direction régionale de l’EDG. Ils réclament l’alignement des poteaux électriques jusqu’à l’entrée du secteur, le renforcement du transport de l’électricité et l’installation de transformateurs adaptés, afin de sécuriser l’approvisionnement énergétique.

Dans l’attente d’une réponse concrète, les populations continuent de vivre dans la crainte permanente d’accidents électriques, tout en espérant une intervention rapide des autorités pour sortir durablement de l’obscurité et de l’insécurité énergétique.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info 

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Route 2×2 de la Corniche nord : le gouvernement accélère pour désengorger Kaloum. https://planete7.info/route-2x2-de-la-corniche-nord-le-gouvernement-accelere-pour-desengorger-kaloum/ Tue, 17 Feb 2026 16:58:10 +0000 https://planete7.info/?p=51578 En visite sur le chantier de la route 2×2 reliant Tombo à Corentin cette semaine, le ministre de l’Urbanisme, de l’Aménagement du Territoire et de l’Habitat, Mohamed Lamine Sy Savané, a fait le point sur l’état d’avancement des travaux. Entre contraintes techniques, coordination interservices et impératif de livraison avant les grandes pluies, les autorités affichent […]]]>

En visite sur le chantier de la route 2×2 reliant Tombo à Corentin cette semaine, le ministre de l’Urbanisme, de l’Aménagement du Territoire et de l’Habitat, Mohamed Lamine Sy Savané, a fait le point sur l’état d’avancement des travaux. Entre contraintes techniques, coordination interservices et impératif de livraison avant les grandes pluies, les autorités affichent leur détermination à transformer durablement la mobilité urbaine à Conakry.

La modernisation de la corniche nord de Conakry franchit une nouvelle étape. En déplacement sur le chantier de la route 2×2 reliant Tombo, le ministre Mohamed Lamine Sy Savané a salué la dynamique enclenchée par les entreprises en charge du projet : « Le travail qui est en train d’être fait sur la corniche nord se réalise aujourd’hui avec deux entreprises, Stapor et Guicopress, que vous connaissez parfaitement. Donc, du côté de Corentin, les travaux avancent très bien », a-t-il déclaré, citant Stapor et Guicopress.

Toutefois, le ministre a reconnu des défis spécifiques au niveau de Tombo, notamment la présence d’infrastructures sensibles : « La grande station d’EDG se trouve à Tombo. Il y a beaucoup de fibre qu’il faut déplacer, mais il y a aussi des câbles d’EDG », a-t-il expliqué, faisant référence à EDG. À cela s’ajoutent des problématiques d’assainissement liées aux eaux de ruissellement, nécessitant des aménagements coordonnés avec les services compétents.

Pour lever ces obstacles, une réunion élargie à l’ensemble des acteurs concernés est annoncée : «Nous aurons une grande réunion pour pouvoir conjuguer le même verbe afin d’avancer très rapidement sur ce projet extrêmement important pour la ville de Conakry », a souligné le ministre, évoquant l’impact majeur attendu pour Conakry.

Au cœur des bénéfices attendus figure le désengorgement de Kaloum : « Ça va désengorger carrément la ville de Kaloum. La circulation va être beaucoup plus fluide, mais aussi ça va donner une véritable vitrine à Kaloum du côté nord », a insisté Mohamed Lamine Sy Savané, rappelant que Kaloum demeure « le cœur de l’économie de notre capitale ».

Sur le plan opérationnel, les entreprises ont déjà mobilisé les matériaux nécessaires : « Les préfabriqués, les dalots sont déjà ici. Nous allons faire en sorte que l’entreprise n’arrête pas vraiment un arrêt de travaux », a-t-il assuré.

Des dispositions spécifiques concernent également l’axe du boulevard, qui quitte Mohamed 5 au port, puis du port au camp Samory, confié exclusivement à Stapor, avec un avenant récemment signé pour accélérer la mise à disposition de l’avance de démarrage.

Alors que la saison des pluies approche, le ministre appelle à redoubler d’efforts : « J’invite les entreprises à faire le boucher double pour permettre à ce que ces deux axes soient carrément praticables d’ici les grandes pluies », a-t-il lancé, rappelant que certains travaux sont préfinancés par les entreprises et nécessitent un décaissement rapide pour maintenir le rythme.

Enfin, cette transformation urbaine s’inscrit dans une vision plus large de développement : « Toutes les conditions conformant au programme Simandou 2040 sont rentrées déjà en action, libérer les artères, rendre la ville agréable, permettre la fluidité et attirer plus d’investisseurs sérieux », a conclu le ministre, réaffirmant l’ambition de créer davantage de valeur ajoutée au service des projets d’intérêt public.

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Coopération Guinée–Italie : des entreprises italiennes manifestent un vif intérêt pour les projets structurants de Simandou 2040 https://planete7.info/cooperation-guinee-italie-des-entreprises-italiennes-manifestent-un-vif-interet-pour-les-projets-structurants-de-simandou-2040/ Sat, 14 Feb 2026 22:52:20 +0000 https://planete7.info/?p=51505 La Guinée renforce progressivement son attractivité auprès des investisseurs internationaux. Ce mardi 10 février, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, a reçu en audience une importante délégation composée d’une dizaine d’entreprises italiennes spécialisées notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, du BTP et d’autres domaines stratégiques. Conduite […]]]>

La Guinée renforce progressivement son attractivité auprès des investisseurs internationaux. Ce mardi 10 février, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, a reçu en audience une importante délégation composée d’une dizaine d’entreprises italiennes spécialisées notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, du BTP et d’autres domaines stratégiques.

Conduite par Sadikou Lamine Kaba, Directeur général de KBA Alliance, entreprise guinéenne associée à un consortium international à dominante italienne, la délégation est venue explorer les opportunités d’investissement offertes par la Guinée, en particulier dans le cadre du programme Simandou 2040. KBA Alliance intervient dans la conception et la réalisation de projets structurants dans des secteurs clés tels que les infrastructures, l’agriculture, l’énergie, l’hydraulique et les hydrocarbures.

S’exprimant au nom de la délégation, M. Berardi, administrateur de groupe, a félicité le ministre pour sa reconduction au sein du Gouvernement, saluant au passage la vision des autorités guinéennes en matière de partenariat public-privé. Il a mis en avant l’intérêt croissant des entreprises italiennes pour la Guinée, rappelant que les relations entre les deux pays remontent à l’Indépendance, traduisant une coopération historique fondée sur la confiance et la continuité.

De son côté, l’architecte Alessandro Ballocchi, représentant de la société Areaventi Italia, a présenté l’expertise de son groupe dans les domaines de l’aménagement et des infrastructures, insistant sur la capacité d’innovation et le savoir-faire technique des entreprises italiennes, reconnues pour leur expérience dans la réalisation de grands projets.

La délégation comprenait également un cabinet d’avocats d’affaires spécialisé dans l’identification et l’accompagnement d’investisseurs étrangers, ainsi que la société ENABE, active dans le secteur du BTP. Elle représentait par ailleurs l’une des plus anciennes compagnies italiennes opérant dans les domaines des infrastructures et de l’énergie, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production à la distribution.

En réponse, le ministre Ismaël Nabé a salué l’intérêt manifesté par la partie italienne et rappelé les multiples interventions de l’Italie en Guinée, notamment dans les secteurs agricoles et les mécanismes de crédits à l’exportation. Il a souligné que la Guinée figure aujourd’hui parmi les pays prioritaires dans la stratégie de coopération internationale du gouvernement italien.

Le ministre a également précisé que le premier Gouvernement de la Cinquième République place le développement au cœur de son action, conformément à la mission confiée par le Président de la République à son département. Il a rassuré ses interlocuteurs quant au rôle central accordé au secteur privé dans le programme Simandou 2040, structuré autour de cinq piliers et de 122 projets prioritaires, dont la liste sera prochainement partagée avec les partenaires intéressés.

Enfin, évoquant sa récente rencontre à Rome avec le ministre italien des Affaires étrangères, Ismaël Nabé a réaffirmé la volonté de la Guinée de consolider la coopération économique bilatérale, dans la dynamique des partenariats déjà engagés avec plusieurs pays européens, notamment la France, l’Espagne, le Danemark et l’Allemagne. Une coopération qu’il souhaite « pragmatique, équilibrée et résolument tournée vers la transformation structurelle de l’économie guinéenne ».

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L’Habile Djiba Diakité : L’Homme Clé du Titanesque Projet Simandou https://planete7.info/lhabile-djiba-diakite-lhomme-cle-du-titanesque-projet-simandou/ Tue, 13 Jan 2026 18:15:14 +0000 https://planete7.info/?p=50448 Discret, méthodique, rarement exposé, Djiba Diakité s’est imposé comme l’un des hommes clés du nouvel appareil d’État guinéen. Président du Comité stratégique de suivi du projet Simandou et ministre directeur de cabinet à la présidence de la République, ce profil à la trajectoire internationale se trouve aujourd’hui au cœur du chantier économique le plus structurant […]]]>

Discret, méthodique, rarement exposé, Djiba Diakité s’est imposé comme l’un des hommes clés du nouvel appareil d’État guinéen. Président du Comité stratégique de suivi du projet Simandou et ministre directeur de cabinet à la présidence de la République, ce profil à la trajectoire internationale se trouve aujourd’hui au cœur du chantier économique le plus structurant de l’histoire contemporaine du pays. Portrait.

fondatrices, peu de traces revendiquées avant 2021 ; un profil à rebours des biographies politiques classiques, construites sur l’accumulation de jalons visibles.

Né à Conakry, originaire de la Haute-Guinée, celui que l’on nomme « Ministre directeur de cabinet » appartient à une génération de cadres dont la formation s’est faite majoritairement hors du pays. Après l’obtention de son baccalauréat dans un lycée de la capitale, son itinéraire académique et professionnel le conduit vers des univers techniques – sciences, ingénierie, finance – et des environnements internationaux. Des espaces où la Guinée est un pays parmi d’autres, évoqué à travers ses matières premières, ses déséquilibres macroéconomiques, ses déboires sanitaires ou ses vulnérabilités institutionnelles. « Je suis né en Guinée, à une époque où le pays cherchait encore à se structurer économiquement. J’ai grandi dans un environnement où l’effort personnel représentait le seul filet de sécurité. Je n’ai pas hérité d’un réseau, mais d’une exigence. C’est elle qui a forgé mon moteur intérieur », confie-t-il, avant d’ajouter : « À l’époque, la Guinée n’était pas encore connectée aux grands écosystèmes technologiques et financiers ». qu’il a longtemps été : un serpent de mer, une promesse sans cesse invoquée, jamais concrétisée. Découvert et documenté dès le milieu des années 1990, ce gisement – et avec lui le projet de corridor censé relier la chaîne montagneuse du Sud-Est au littoral Atlantique – hantait depuis trente ans les discours politiques et les prospectus d’investisseurs. Tour à tour annoncé, suspendu, fragmenté, renégocié, enlisé dans des contentieux et des changements de concessionnaires, il concentre des actifs stratégiques, des opérateurs puissants, des cadres juridiques mouvants et une asymétrie structurelle dans les rapports de force. Un cocktail explosif qui explique sa complexité… et donc son inertie.

Le gisement lui-même – doté d’une réserve estimée d’environ 8 milliards de tonnes de minerai de fer – impliquait des infrastructures hors norme : un chemin de fer transguinéen d’environ 650 kilomètres et un port en eau profonde sur la façade atlantique, pour un investissement généralement estimé, selon les périmètres retenus, à 20 milliards de dollars.

Au lendemain du coup d’État, le pouvoir hérite de cet empilement de défis techniques, financiers et institutionnels. Le projet est alors déjà structuré autour de deux ensembles distincts avec, d’un côté, le Winning Consortium Simandou (WCS), attributaire des blocs 1 et 2 depuis 2019 et de l’autre, Rio Tinto et son partenaire Chalco Iron Ore Holding, de retour sur les blocs 3 et 4 à l’automne 2021. Chacun avance alors selon sa propre logique d’exécution, avec des infrastructures conçues de manière séparée et un État marginal dans la gouvernance. C’est pour dépasser cette fragmentation que les renégociations conduites sous l’égide de Djiba Diakité débouchent sur un accord-cadre signé en mars 2022, introduisant le principe de mutualisation des infrastructures du Simandou.

Cette orientation est formalisée en juillet 2022 par la création de la Compagnie du TransGuinéen (CTG), chargée de gérer le chemin de fer et le port en eau profonde, avec 15 % de participation attribués à l’État guinéen dans les infrastructures. Une architecture qui transforme un empilement de concessions minières en un dispositif de gouvernance partagée.

La dernière séquence de cette recomposition intervient lors du closing d’avril 2024, marqué par l’entrée du groupe public chinois China Baowu Steel Group dans le capital du projet et par des méthodes de négociation particulièrement engagées, révélatrices de la volonté de l’exécutif de valider définitivement le cadre institutionnel et opérationnel du projet. « Faire accepter la copropriété guinéenne du corridor ferroviaire, ainsi que les autres infrastructures de la Compagnie du TransGuinéen (CTG), était le moment le plus difficile des négociations et un tabou pour certains acteurs. Nous l’avons levé », relate-t-il, dans un calme presque désarmant.

Or, à partir de là, le défi change de nature. Il ne s’agit plus seulement de négocier, mais de livrer. Les infrastructures doivent être achevées d’ici fin 2025. Les délais sont très courts. Les obstacles encore nombreux… Mais le 11 novembre 2025, à 11h11, comme annoncé, le premier train reliant la zone minière au port de Morebaya s’élance, devant un parterre d’invités prestigieux, à commencer par les présidents Paul Kagame du Rwanda et Brice Clotaire Oligui Nguema du Gabon. C’est un triomphe.

Le 11 novembre 2025, à 11h11, comme annoncé, le premier train reliant la zone minière au port de Morebaya s’élance…

« Il y a deux ans, [il m’a] reçu [et] me parlait déjà de ce mégaprojet avec une précision déconcertante. Je dois reconnaître que j’étais alors dubitatif. Le site était encore une forêt marécageuse, et l’ampleur des défis techniques et logistiques laissait planer un doute légitime. Avec le recul, c’est précisément cette capacité à projeter, puis à tenir le cap, qui force aujourd’hui le respect », confie Stanislas Zézé-Bayard, PDG de l’agence de notation panafricaine Bloomfield Investment Corporation, présent lors de la cérémonie.

Le succès a de quoi faire jubiler. Car, à pleine capacité, la production pourrait atteindre jusqu’à 120 millions de tonnes par an. Ceci, avec des effets macroéconomiques massifs : le FMI projette un surcroît de PIB réel compris entre +26 % et +55 % d’ici 2030, et une progression de l’emploi de +4 % à +10 %. Des chiffres que le pouvoir en place brandit comme une preuve par l’acte : la démonstration que la transition sait produire du concret et doit se convertir, à l’échéance présidentielle du 28 décembre 2025, en un exécutif légitime et durable.

« Le bilan économique, le bilan social et le bilan politique sont aujourd’hui difficilement attaquables », renchérit le premier ministre Amadou Oury Bah, également directeur national de campagne de la mouvance Génération pour la Modernité et le Développement (GMD). « C’est sur cette base que nous battons campagne, afin d’obtenir un taux de participation élevé et un score large pour le candidat Mamadi Doumbouya ».

Rassembleur de Talents

L’adage est bien connu, nul ne gouverne seul. Justement, dans les bureaux, les couloirs de l’administration comme dans les conversations informelles, Djiba Diakité est souvent décrit comme un « rassembleur ». Le mot circule, presque mécaniquement, et fait référence aux différents talents dont le « DirCab » a su s’entourer, illustrant une méthode qui consiste à aller chercher des compétences là où elles se trouvent.

Parmi ces profils également formés à l’international et dont le retour se matérialise aujourd’hui à des postes clés au sein de l’administration guinéenne, plusieurs trajectoires se détachent. Sur le dossier Simandou, Maïmouna Diakhaby en constitue l’une des figures principales : diplômée de Harvard, ancienne associée de McKinsey et passée par Rio Tinto au Canada, elle conseille directement Djiba en sa qualité de président du Comité stratégique de suivi du projet.

De même, avocate admise aux barreaux de New York et du New Jersey, Djami Diallo a exercé au sein de cabinets spécialisés dans le financement de projets miniers, avant de rejoindre la présidence, où elle a conseillé l’État sur plusieurs dossiers structurants – dont Simandou. Un tremplin vers le poste de ministre de l’Environnement et du Développement durable, qu’elle occupe actuellement.

Même logique pour Ibrahima Abe Diallo, Administrateur général de l’Administration et Contrôle des Grands Projets (ACGP), structure rattachée au président de la République et chargée du pilotage et du suivi des grands chantiers d’infrastructures. Formé à Georgetown University, il a évolué auparavant au sein de la National Apartment Association puis de Freddie Mac, avant de prendre la tête de l’ACGP. Il fait également partie du Comité stratégique de Simandou.

Certains voient dans ce retour des cerveaux guinéens l’effet mécanique d’un changement de régime, d’autres l’expression d’une stratégie plus délibérée. L’un des entrepreneurs engagés sur les questions de nation branding auprès de l’État guinéen résume quant à lui sa perception : « La plupart de ces élites, c’est en partie grâce à la dynamique qu’il [Djiba] a contribué à catalyser, qu’elles sont revenues ». La réalité est, certes, nuancée ; rien ne permettant d’affirmer que Diakité en serait à l’origine. D’autant que les dynamiques de retour de la diaspora obéissent à des facteurs multiples : opportunités professionnelles, contexte politique, effets de réseau… Réputé modeste, le principal intéressé lui-même s’évertuerait à tempérer son rôle si on lui posait la question. Mais il faut admettre qu’il a su traduire une aspiration de souveraineté, incarnée par Mamadi Doumbouya, en un projet de société intelligible pour des élites civiles, économiques et technocratiques globalisées et qui avaient l’embarras du choix en matière de carrière professionnelle.

« Il a su traduire une aspiration de souveraineté, incarnée par Mamadi Doumbouya, en un projet de société intelligible pour des élites civiles, économiques et technocratiques globalisées »

Reste une zone grise : qui est Djiba Diakité, une fois clos les dossiers, terminées les réunions, et rangés les téléphones ? La question mérite d’être posée tant sa situation familiale, les lieux où il se ressource ou ce qu’il considère comme ses échecs fondateurs ou ses réussites les plus intimes demeurent hors champ de nos échanges. Et pour cause, le directeur de cabinet cultive une discrétion doctrinale. Peu d’interviews, aucune mise en scène personnelle, une présence médiatique cantonnée au registre institutionnel…

« Le directeur de cabinet cultive une discrétion doctrinale. Peu d’interviews, aucune mise en scène personnelle, une présence médiatique cantonnée au registre institutionnel »

Cette réserve reflète le choix assumé d’un pouvoir envisagé comme outil d’exécution et de transformation (« La visibilité importe peu. L’impact, oui. ») et s’observe jusque dans son rapport au quotidien. C’est à peine s’il consent à évoquer un rituel matinal : le jogging à l’aube, avant que la ville ne s’éveille. « C’est un calibrage mental, une manière de s’aligner avant d’entrer dans la complexité du jour. » Et lorsqu’il déconnecte, il coupe. Littéralement. Lecture, marche, silence. « Le bruit brouille la vision. »

Pour autant, cette réserve ne doit pas être confondue avec un relâchement dans l’exercice du pouvoir. Elle coexiste, au contraire, avec une exigence de travail unanimement décrite comme élevée. Plusieurs interlocuteurs évoquent une discipline rigoureuse, parfois éprouvante : horaires étendus, attention minutieuse portée aux détails, goût prononcé pour les notes écrites, les tableaux de suivi, les échéanciers serrés. « Il est très exigeant », reconnaît l’un d’entre eux.

Un Praticien du Doute Structuré

Une méthode qui peut irriter en interne tant elle impose un tempo soutenu, mais qui rassure les partenaires techniques et financiers, sensibles à la cohérence des arbitrages et à la traçabilité des décisions. « C’est un dirigeant humble dans le rapport humain, extrêmement rigoureux dans l’exécution et résolument orienté vers le résultat », commente Amadou Kaba, PCA de la société de sous-traitance minière GPC (Guinéenne de Prestation et de Construction).

« C’est un dirigeant humble dans le rapport humain, extrêmement rigoureux dans l’exécution et résolument orienté vers le résultat »

Diakité revendique lui-même cette approche lorsqu’il évoque sa principale qualité et son principal défaut : à savoir l’exigence, qu’il considère comme le moteur central de son engagement, et son revers, lorsque cette même exigence bascule dans l’impatience. « Je travaille à mieux calibrer l’intensité », reconnaît-il. Et lorsqu’on lui demande quel est le dernier livre qu’il a lu, il s’empresse de répondre : « Principles, de Ray Dalio. Sa rigueur méthodologique dans la gouvernance des systèmes complexes m’inspire : piloter un État moderne exige une véritable ingénierie de la décision ».

Rien d’étonnant alors, à ce que même dans les échanges informels, il apparaisse comme un praticien du doute structuré : écoutant longuement, tranchant tardivement, ajustant lorsque les faits l’y obligent. Une prudence parfois interprétée comme de la distance, voire une forme de froideur, mais qu’il revendique comme une discipline – le prix à payer, selon lui, pour éviter l’arbitraire dans un environnement saturé de pressions et d’injonctions contradictoires.

Au Service de la Guinéee

Interrogé sur ce qui fonde cette posture, il invoque un registre plus intérieur, rarement exposé publiquement : « Le pouvoir n’est jamais une propriété ; c’est une responsabilité ». Une phrase qui éclaire son rapport à la fonction, et la place qu’il accorde à la spiritualité comme garde-fou dans l’exercice de ses fonctions. « La Guinée n’est pas, à ses yeux, un acquis à administrer, mais une charge à assumer, dans la durée, au nom des générations futures », glisse un collaborateur rencontré dans les bureaux de la direction de la communication et de l’information (DCI), l’un des organes de la présidence.

« Le pouvoir n’est jamais une propriété ; c’est une responsabilité »

Projetée dans le temps, cette responsabilité se traduit par une vision précise : celle d’une Guinée qui, à l’horizon 2040, ne subirait plus les flux mondiaux mais s’y insérerait comme un acteur stratégique à part entière ; une plateforme logistique reliant l’Atlantique au reste de l’économie mondiale, capable de produire de la valeur, de structurer des décisions et d’exercer une influence durable. C’est la vision prônée par son « patron », l’actuel chef de l’État Mamadi Doumbouya, et qui est censée prendre corps grâce aux résultats du Programme de transformation socioéconomique « Simandou 2040 ».

Quant à Djiba, il continue de se dérober à toute mise en avant personnelle. Et à la question de sa place dans cette Guinée à venir, la réponse est brève, presque austère : « au service ». Comme si, au terme de ce parcours, l’essentiel restait moins la trace laissée que la solidité de ce qui tient après soi.

« À la question de sa place dans cette Guinée à venir, la réponse est brève, presque austère : « au service »

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RN5 Mamou–Labé : le gouvernement lance le chantier historique de reconstruction de 135 km https://planete7.info/rn5-mamou-labe-le-gouvernement-lance-le-chantier-historique-de-reconstruction-de-135-km/ Wed, 26 Nov 2025 11:48:38 +0000 https://planete7.info/?p=48695 Sous le haut patronage du Premier ministre et conformément à la vision du Président Mamadi Doumbouya inscrite dans le programme Simandou2040, le Ministère des Infrastructures et l’AGEROUTE Guinée lancent ce samedi 29 novembre 2025, à Labé, les travaux de reconstruction de la RN5. Un projet majeur de 30 mois qui transformera l’axe stratégique Mamou–Dalaba–Pita–Labé. Communiqué […]]]>

Sous le haut patronage du Premier ministre et conformément à la vision du Président Mamadi Doumbouya inscrite dans le programme Simandou2040, le Ministère des Infrastructures et l’AGEROUTE Guinée lancent ce samedi 29 novembre 2025, à Labé, les travaux de reconstruction de la RN5. Un projet majeur de 30 mois qui transformera l’axe stratégique Mamou–Dalaba–Pita–Labé.

Communiqué ci dessous :

Conformément à la vision du 𝗣𝗿𝗲𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗥𝗲𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗠𝗮𝗺𝗮𝗱𝗶 𝗗𝗢𝗨𝗠𝗕𝗢𝗨𝗬𝗔, inscrite dans l’Axe 3 du programme 𝐒𝐈𝐌𝐀𝐍𝐃𝐎𝐔𝟐𝟎𝟒𝟎, et sous le 𝐇𝐚𝐮𝐭 𝐏𝐚𝐭𝐫𝐨𝐧𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐒𝐨𝐧 𝐄𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐌𝐨𝐧𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞, 𝐂𝐡𝐞𝐟 𝐝𝐮 𝐆𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, le Ministère des Infrastructures et des Travaux Publics, à travers l’AGEROUTE Guinée SA, a l’honneur d’inviter l’ensemble des citoyens à la cérémonie officielle de lancement des travaux de reconstruction de la Route Nationale N°5 (RN5), reliant Mamou à Labé sur 135 km.

𝗟𝗮 𝗰𝗲𝗿𝗲𝗺𝗼𝗻𝗶𝗲 𝘀𝗲 𝘁𝗶𝗲𝗻𝗱𝗿𝗮 𝗹𝗲 𝘀𝗮𝗺𝗲𝗱𝗶 𝟮𝟵 𝗻𝗼𝘃𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟱 𝗮 𝗟𝗮𝗯𝗲.

Ce vaste chantier, dont la durée est estimée à 30 mois, sera exécuté par trois entreprises sélectionnées pour la réalisation des travaux.

Rendez-vous ce samedi à Labé pour célébrer ensemble la transformation de l’axe stratégique 𝐌𝐚𝐦𝐨𝐮 – 𝐃𝐚𝐥𝐚𝐛𝐚 –Pita – 𝐋𝐚𝐛𝐞 !

𝐀𝐆𝐄𝐑𝐎𝐔𝐓𝐄 : 𝒍’𝒐𝒖𝒕𝒊𝒍 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒓𝒆𝒇𝒐𝒏𝒅𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒆𝒕 𝒅𝒖 𝒅𝐞𝒗𝒆𝒍𝒐𝒑𝒑𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒓𝒐𝒖𝒕𝒊𝒆𝒓 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑮𝒖𝒊𝒏𝐞𝒆

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Simandou 2040 : la Diaspora Lankhoundé dresse les attentes des populations après une tournée nationale https://planete7.info/simandou-2040-la-diaspora-lankhounde-dresse-les-attentes-des-populations-apres-une-tournee-nationale/ Mon, 24 Nov 2025 14:49:35 +0000 https://planete7.info/?p=48632 Le collectif Diaspora Lankhoundé a tenu, ce lundi 24 novembre à Conakry, une conférence de presse pour présenter les conclusions de sa récente tournée à l’intérieur du pays. Cette mission avait pour objectif d’informer les jeunes, de vulgariser et de clarifier le contenu du projet Simandou 2040, considéré par le collectif comme l’un des piliers […]]]>

Le collectif Diaspora Lankhoundé a tenu, ce lundi 24 novembre à Conakry, une conférence de presse pour présenter les conclusions de sa récente tournée à l’intérieur du pays. Cette mission avait pour objectif d’informer les jeunes, de vulgariser et de clarifier le contenu du projet Simandou 2040, considéré par le collectif comme l’un des piliers stratégiques du futur développement économique et social de la Guinée.

Devant les médias, les responsables du collectif ont détaillé les enseignements tirés de leur immersion dans plusieurs localités concernées, directement ou indirectement, par les infrastructures prévues autour du corridor minier. Ils ont notamment évoqué les échanges tenus avec les communautés locales, les autorités administratives et les organisations de jeunesse.

Selon Boubacar Kaba, responsable des projets au sein du collectif, les attentes exprimées par les citoyens sont fortes et multiformes.

« Nous avons été interpellés à tous les niveaux de la société guinéenne. La jeunesse, en particulier, manifeste un réel besoin d’employabilité. Nous avons aussi été largement interrogés sur les infrastructures, un domaine où le pays accuse un déficit évident », a-t-il expliqué.

À l’issue de cette tournée, la Diaspora Lankhoundé entend jouer pleinement son rôle de relais entre les aspirations des populations et les ambitions du projet Simandou 2040. Le collectif prévoit ainsi de transmettre un rapport complet au gouvernement afin de contribuer à une meilleure prise en compte des attentes locales dans la mise en œuvre de ce gigantesque chantier national.

Salif Camara pour Planete7.info 

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Ousmane Gaoual Diallo : « aujourd’hui il n’y aucune préfecture de Guinée où il y a pas d’eau et l’électricité » https://planete7.info/ousmane-gaoual-diallo-aujourdhui-il-ny-aucune-prefecture-de-guinee-ou-il-y-a-pas-deau-et-lelectricite/ Fri, 21 Nov 2025 21:00:25 +0000 https://planete7.info/?p=48569 Le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a profité de la cérémonie de signature de la charte de la Coalition de la Mouvance Présidentielle, qu’il parraine, pour dresser un tableau élogieux de l’action du CNRD depuis son arrivée au pouvoir. Devant un public mobilisé, le ministre a mis en avant ce qu’il qualifie de […]]]>

Le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a profité de la cérémonie de signature de la charte de la Coalition de la Mouvance Présidentielle, qu’il parraine, pour dresser un tableau élogieux de l’action du CNRD depuis son arrivée au pouvoir. Devant un public mobilisé, le ministre a mis en avant ce qu’il qualifie de « progrès majeurs » enregistrés à travers le pays.

Revenant sur les réformes engagées par les nouvelles autorités, l’ancien proche collaborateur de Cellou Dalein Diallo a notamment souligné les efforts consentis en matière de réconciliation nationale. Il a salué le geste symbolique observé lors de la cérémonie, où une minute de silence a été dédiée à la mémoire des victimes de la répression politique en Guinée.

« Ce détail n’est pas anodin. Cela montre que, pas à pas, jour après jour, le chef de l’État pose des actes qui vont dans le sens de la réconciliation », a déclaré Ousmane Gaoual Diallo.

Fier des résultats qu’il juge « visibles et concrets », le ministre a insisté sur les transformations opérées dans les infrastructures de base. Selon lui, toutes les préfectures du pays disposent aujourd’hui d’eau et d’électricité.

« Les ouvrages réalisés dans notre pays sont nombreux. Je rappelle qu’il n’existe aujourd’hui aucune préfecture de Guinée où l’eau et l’électricité ne sont pas disponibles », a-t-il affirmé, tout en prédisant une accélération des chantiers en cours.

Il a également laissé entendre que, sous peu, la quasi-totalité des préfectures guinéennes sera dotée de routes bitumées : « Peut-être dans un an ou deux, il n’y aura plus en Guinée une seule préfecture sans bitume. Les projets ouverts sont nombreux et nous espérons qu’ils seront achevés avec succès », a-t-il conclu.

Par cet éloge appuyé, Ousmane Gaoual Diallo entend mettre en avant ce qu’il considère comme les « avancées irréversibles » enregistrées sous la gouvernance actuelle.

Pathé Diallo pour Planete7.info 

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