Infrastructures africaines – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Mon, 16 Feb 2026 18:48:49 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Infrastructures africaines – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Industrialisation, intégration et capital humain : la feuille de route africaine proposée par Doumbouya https://planete7.info/industrialisation-integration-et-capital-humain-la-feuille-de-route-africaine-proposee-par-doumbouya/ Mon, 16 Feb 2026 18:48:49 +0000 https://planete7.info/?p=51531 Au Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, le président Mamadi Doumbouya a dressé une véritable feuille de route pour le développement du continent, articulée autour de trois piliers : l’industrialisation, l’intégration économique et le capital humain. Première priorité mise en avant : la transformation locale des ressources africaines. Pour le chef de l’État guinéen, l’exportation […]]]>

Au Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, le président Mamadi Doumbouya a dressé une véritable feuille de route pour le développement du continent, articulée autour de trois piliers : l’industrialisation, l’intégration économique et le capital humain.

Première priorité mise en avant : la transformation locale des ressources africaines. Pour le chef de l’État guinéen, l’exportation brute des matières premières ne peut plus constituer un modèle viable. « Nous devons produire, transformer et commercer africain », a-t-il déclaré, appelant à une rupture avec les schémas économiques hérités.

Deuxième axe : les infrastructures continentales. Routes, chemins de fer, énergie et numérique sont, selon lui, les fondations indispensables de l’intégration africaine. Sans interconnexion réelle, a-t-il averti, la Zone de libre-échange continentale restera largement sous-exploitée, malgré son potentiel stratégique.

Troisième pilier : le capital humain. Mamadi Doumbouya a insisté sur le rôle central de l’éducation, de la formation technique, de la science, de l’innovation et même de l’intelligence artificielle dans la compétitivité future de l’Afrique. Une vision qui place la jeunesse africaine au cœur du projet de développement.

Dans cette dynamique, la Guinée entend servir de laboratoire. Le président a rappelé l’existence d’un programme de transformation socio-économique à long terme, visant à bâtir une économie diversifiée, inclusive et respectueuse de l’environnement, tout en consolidant la stabilité institutionnelle.

Mais au-delà du cadre national, le message est continental : aucune réussite durable ne peut se construire de manière isolée. Pour Doumbouya, le destin des nations africaines est intrinsèquement lié, et seule une Afrique forte, intégrée et économiquement souveraine pourra répondre aux attentes de ses peuples.

Son discours s’inscrit ainsi comme une prise de position stratégique : celle d’un leadership africain qui mise moins sur l’assistance extérieure que sur la valorisation des ressources internes et l’intelligence collective du continent.

Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
51531
Mining Indaba 2026 : A. Lynn Kaba plaide pour une Afrique actrice de sa propre industrialisation https://planete7.info/mining-indaba-2026-a-lynn-kaba-plaide-pour-une-afrique-actrice-de-sa-propre-industrialisation/ Wed, 11 Feb 2026 20:17:41 +0000 https://planete7.info/?p=51393 Cape Town – Afrique du Sud. En marge du forum international Mining Indaba, qui réunit chaque année décideurs publics, investisseurs et leaders de l’industrie extractive, A. Lynn Kaba, Directrice générale de AILY Négoce International Group, a livré une analyse forte sur l’avenir du secteur minier africain et le rôle stratégique que doit désormais jouer le […]]]>

Cape Town – Afrique du Sud. En marge du forum international Mining Indaba, qui réunit chaque année décideurs publics, investisseurs et leaders de l’industrie extractive, A. Lynn Kaba, Directrice générale de AILY Négoce International Group, a livré une analyse forte sur l’avenir du secteur minier africain et le rôle stratégique que doit désormais jouer le continent dans la chaîne de valeur mondiale.

Présente à Cape Town aux côtés des principaux acteurs du secteur, la dirigeante estime que l’Afrique traverse une période décisive de son histoire économique. Si les ressources naturelles représentent une opportunité unique, leur valeur réelle dépend, selon elle, de la capacité des États africains à aller au-delà du simple modèle d’extraction.

« Le futur du secteur minier africain ne se limitera plus à l’extraction, mais reposera sur la transformation locale, le développement d’infrastructures intégrées, la maîtrise énergétique et le renforcement des compétences africaines », souligne-t-elle.

Dans sa tribune, A. Lynn Kaba insiste sur la nécessité de changer de paradigme. Pendant des décennies, l’Afrique s’est contentée d’exporter des matières premières à faible valeur ajoutée, laissant l’essentiel de la transformation industrielle se faire ailleurs.
Aujourd’hui, un nouveau modèle émerge : industrialiser sur place, structurer des chaînes de valeur locales et créer de l’emploi qualifié. Pour la dirigeante, cette transformation est non seulement économique, mais également politique et générationnelle.

A. Lynn Kaba cite notamment la Guinée comme illustration de cette dynamique continentale. Riche en ressources stratégiques, le pays s’oriente progressivement vers un modèle fondé sur la transformation locale, les infrastructures structurantes et la montée en compétence du capital humain.

Une orientation qui traduit, selon elle, la volonté d’un État africain de reprendre le contrôle de son destin industriel et de faire du secteur minier un véritable levier de développement durable.

Une Afrique qui doit coordonner ses forces
Si le potentiel est immense, A. Lynn Kaba rappelle toutefois que le défi majeur reste la coordination : entre gouvernements, secteur privé et partenaires financiers.
« L’Afrique ne manque ni de ressources, ni de talents, ni de vision. Ce dont nous avons besoin, c’est d’une coordination forte pour accélérer des projets concrets, responsables et porteurs d’impact », affirme-t-elle.

L’enjeu est désormais d’attirer des investissements de qualité, tout en garantissant des modèles de coopération équilibrés, capables de renforcer durablement les capacités locales.
La logistique, pilier de la transformation minière

En tant que dirigeante engagée dans la logistique et le développement minier, A. Lynn Kaba met également l’accent sur un facteur clé souvent sous-estimé : les infrastructures logistiques. Ports, corridors ferroviaires, énergie, hubs industriels et digitalisation constituent, selon elle, le socle réel de toute industrialisation minière.
Sans ces leviers, aucune transformation locale ne peut être compétitive ni durable.

À travers sa prise de parole à Mining Indaba, A. Lynn Kaba défend une conviction claire : l’Afrique doit devenir un acteur central de la chaîne de valeur mondiale, non plus comme simple fournisseur de ressources, mais comme bâtisseur d’industries, de savoir-faire et d’opportunités pour les générations futures.

Dans un contexte mondial en profonde mutation, marqué par la transition énergétique et la compétition autour des minerais stratégiques, son message résonne comme un appel à l’action :
le futur industriel du continent se construit aujourd’hui, par des décisions structurantes, une ambition collective et un leadership africain assumé.

Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
51393
Simandou 2040 : la vision du Président Doumbouya portée à l’OCDE par le Ministre Ismaël Nabe https://planete7.info/simandou-2040-la-vision-du-president-doumbouya-portee-a-locde-par-le-ministre-ismael-nabe/ Sat, 29 Nov 2025 00:49:07 +0000 https://planete7.info/?p=48777 La Guinée a une nouvelle fois occupé le devant de la scène internationale lors du 24ᵉ Forum économique international sur l’Afrique, organisé par le Centre de développement de l’OCDE en partenariat avec l’Union Africaine, l’AFD et Cassa Depositie Prestiti. Représentant le Chef de l’État, S.E. le Président Mamadi Doumbouya, le Ministre du Plan et de […]]]>

La Guinée a une nouvelle fois occupé le devant de la scène internationale lors du 24ᵉ Forum économique international sur l’Afrique, organisé par le Centre de développement de l’OCDE en partenariat avec l’Union Africaine, l’AFD et Cassa Depositie Prestiti. Représentant le Chef de l’État, S.E. le Président Mamadi Doumbouya, le Ministre du Plan et de la Coopération Internationale, Ismaël NABE, a porté un plaidoyer stratégique en faveur du financement des infrastructures africaines.

Réunissant ministres, décideurs publics, partenaires techniques et financiers ainsi que des leaders du secteur privé, cette édition s’est tenue autour du thème : « Développement des infrastructures en Afrique : accélération, financement et transformation structurelle ».

Face aux représentants de l’OCDE, de l’Union Africaine et aux grandes institutions internationales, Ismaël Nabe a rappelé l’urgence d’une mobilisation financière massive au profit des infrastructures africaines. Le continent accuse chaque année un déficit compris entre 100 et 170 milliards de dollars, freinant son développement.

Selon les estimations de l’OCDE, un investissement annuel de 155 milliards de dollars permettrait d’augmenter le PIB africain de 4,5 points et de doubler la taille de son économie d’ici 2040.

 « Investir dans les infrastructures africaines n’est pas un devoir africain. C’est une opportunité mondiale », a martelé le Ministre Nabe.

Le Ministre Nabe a mis en lumière l’ambition guinéenne à travers Simandou 2040, un programme structurant inspiré et piloté par le Président Mamadi Doumbouya. Présenté comme le plus vaste projet intégré minier, industriel et infrastructurel d’Afrique, il repose sur une vision d’intégration régionale et de transformation économique durable.

Les infrastructures phares incluent :

• 650 km de chemin de fer transguinéen

• Un port minéralier en eau profonde

• Des zones économiques spéciales multisectorielles

• Des corridors énergétiques et numériques

Pensé comme un véritable corridor de développement, Simandou 2040 doit permettre l’émergence d’une base industrielle moderne en Afrique de l’Ouest, en reliant exploitation minière, transformation locale, logistique et industrialisation régionale.

Ismaël Nabe a également interpellé l’OCDE sur le classement actuel de la Guinée, maintenue en Groupe 7, la catégorie de risque la plus élevée. Il a défendu la nécessité d’un reclassement en Groupe 5, appuyé par :

  • des réformes macroéconomiques significatives,
  • une meilleure discipline budgétaire,
  • des investissements publics structurants,
  • et une dynamique de transformation économique déjà amorcée.

Un tel reclassement permettrait à la Guinée :

• une baisse substantielle du coût du capital,

• un accès élargi aux crédits à l’export,

• un regain de confiance des investisseurs,

• et une accélération des grands projets régionaux.

Le Ministre Nabe a appelé à une refonte de la gouvernance financière internationale, fondée sur :

• des financements concessionnels adaptés aux ambitions africaines,

• une meilleure orientation du capital mondial vers les corridors stratégiques,

• et la prise en compte réelle des réformes engagées par les États africains dans les notations internationales.

« L’Afrique ne demande pas la charité. Elle exige un capital équitable et des partenariats stratégiques », a-t-il conclu.

En marge du forum, le Ministre Ismaël Nabe a échangé avec Madame Ragnheidur Elin Arnadottir, Directrice du Centre de Développement de l’OCDE. Il a réaffirmé la détermination du Gouvernement guinéen à poursuivre les réformes destinées à améliorer le climat des investissements et à accélérer la mise en œuvre du Programme Simandou 2024, pilier de la vision nationale de transformation.

Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
48777