Inflation – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Mon, 25 May 2026 23:21:13 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Inflation – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Sonfonia Gare : à l’approche de la Tabaski, les prix s’envolent dans les marchés https://planete7.info/sonfonia-gare-a-lapproche-de-la-tabaski-les-prix-senvolent-dans-les-marches/ Mon, 25 May 2026 23:18:14 +0000 https://planete7.info/?p=56239 À l’approche de la fête de Tabaski, les marchés de Sonfonia Gare changent progressivement de visage. Entre les embouteillages, les klaxons incessants et les allées noires de monde, commerçantes et clients se livrent à une véritable course contre le temps pour préparer la célébration. Mais cette effervescence festive s’accompagne cette année d’une flambée des prix […]]]>

À l’approche de la fête de Tabaski, les marchés de Sonfonia Gare changent progressivement de visage. Entre les embouteillages, les klaxons incessants et les allées noires de monde, commerçantes et clients se livrent à une véritable course contre le temps pour préparer la célébration. Mais cette effervescence festive s’accompagne cette année d’une flambée des prix qui inquiète de nombreux ménages.

Dans les boutiques, sous les hangars ou encore le long des artères principales, chaussures, sacs, vêtements et accessoires de fête affichent désormais des coûts largement revus à la hausse. Les commerçantes rencontrées sur place expliquent cette augmentation par la forte demande observée à quelques jours de la fête, mais aussi par les difficultés d’approvisionnement depuis les grands centres de distribution de Conakry.

« Chaque année, à l’approche de la Tabaski, les prix augmentent. Les clientes veulent acheter, mais beaucoup se plaignent. Une paire de chaussures qui coûtait 180 000 francs guinéens se vend aujourd’hui à plus de 250 000 francs », confie une vendeuse installée au marché.

Dans les espaces réservés aux denrées alimentaires, le constat reste le même. Oignons, pommes de terre, huile, piments et épices connaissent également une hausse sensible. Plusieurs ménagères affirment être contraintes de revoir leurs dépenses afin de pouvoir assurer le minimum pour les repas de fête.

Du côté des vendeuses de vêtements, la pression sur le marché est tout aussi perceptible. Bazins, tissus wax, complets et habits pour enfants figurent parmi les articles les plus recherchés. Malgré un contexte économique difficile, de nombreuses familles continuent de privilégier l’achat de nouvelles tenues pour célébrer la Tabaski dans le respect des traditions.

Pour plusieurs habitants de Sonfonia Gare, préparer la fête devient toutefois un véritable défi financier. « Tout est cher cette année : les habits, les chaussures, même les condiments. Pourtant, chaque parent veut voir ses enfants heureux pendant la Tabaski », déplore un père de famille rencontré dans les allées du marché.

Cette hausse généralisée des prix touche également le secteur du bétail. Face à la flambée constatée dans plusieurs localités du pays, les autorités guinéennes ont récemment annoncé une opération spéciale visant à mettre des moutons à prix réduits à la disposition des ménages.

Malgré les difficultés économiques, l’ambiance reste animée dans les rues de Sonfonia Gare. Entre négociations serrées, promotions improvisées et boutiques bondées, vendeuses comme acheteurs gardent l’espoir de célébrer la Tabaski dans la joie, la solidarité et la dignité.

Antoine Neima pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
56239
Kindia : flambée des prix du bétail à l’approche de la Tabaski, entre rareté et pressions économiques https://planete7.info/kindia-flambee-des-prix-du-betail-a-lapproche-de-la-tabaski-entre-rarete-et-pressions-economiques/ Wed, 20 May 2026 18:25:15 +0000 https://planete7.info/?p=55866 À quelques jours de la fête de la Tabaski, le marché à bétail de Caravansérail, dans la commune urbaine de Kindia, est marqué par une hausse significative des prix des moutons et des bœufs. Une situation qui inquiète aussi bien les commerçants que les acheteurs, confrontés à une conjoncture jugée particulièrement difficile cette année. Dans […]]]>

À quelques jours de la fête de la Tabaski, le marché à bétail de Caravansérail, dans la commune urbaine de Kindia, est marqué par une hausse significative des prix des moutons et des bœufs. Une situation qui inquiète aussi bien les commerçants que les acheteurs, confrontés à une conjoncture jugée particulièrement difficile cette année.

Dans les allées du parc à bétail, l’ambiance est tendue. La hausse des prix s’explique principalement par la rareté des animaux sur le marché, aggravée par des maladies ayant touché les cheptels dans plusieurs zones d’approvisionnement. Les coûts de transport, les taxes, ainsi que les difficultés logistiques viennent accentuer cette pression sur les prix.

Selon le président des vendeurs du parc de Caravansérail, Mamadouba Sylla, les tarifs ont nettement évolué par rapport à l’année précédente : « Aujourd’hui, les moutons se vendent entre 3 et 4 millions de francs guinéens. Cette hausse est liée aux pertes causées par les maladies animales et à la rareté qui en découle », explique-t-il. Il précise également que les animaux importés notamment du Mali coûtent encore plus cher, dépassant parfois les 4 millions GNF pour les moutons, tandis que les bœufs oscillent entre 5 et 12 millions selon la taille et la qualité.

Au-delà des prix, les commerçants dénoncent aussi des conditions de travail difficiles sur le site. Manque d’eau, insuffisance de pâturage et absence d’aménagements adaptés compliquent davantage la gestion du marché, surtout en période de pluie où la boue et les eaux de ruissellement rendent l’accès difficile.

Un autre vendeur pointe également les effets indirects des tensions dans la sous-région, notamment à Bamako, l’un des principaux points d’approvisionnement. « La situation dans certaines zones d’achat impacte directement les prix ici. Tout cela contribue à la flambée actuelle », confie-t-il.

Du côté des acheteurs, la réalité est tout aussi préoccupante. Entre inflation des prix et multiplication des dépenses liées à la fête habillement, alimentation et charges familiales les ménages peinent à s’organiser. « J’ai finalement acheté un bœuf à 10 millions GNF, car les moutons sont devenus trop chers », témoigne Mohamed Sacko, visiblement contraint par la situation.

À Kindia, comme dans plusieurs autres localités du pays, la Tabaski s’annonce donc sous le signe de la tension économique, où le sacrifice religieux se heurte de plus en plus aux réalités du marché.

Sylla Ama,correspondant à Kindia pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
55866
Conakry : les vendeuses de mangues face à un ralentissement inquiétant du marché https://planete7.info/conakry-les-vendeuses-de-mangues-face-a-un-ralentissement-inquietant-du-marche/ Wed, 15 Apr 2026 21:15:56 +0000 https://planete7.info/?p=53862 À Conakry, la saison des mangues, habituellement synonyme d’intense activité commerciale et de forte affluence dans les marchés, connaît cette année un net ralentissement. Dans plusieurs points de vente de la capitale, notamment au marché de Concasseur, les étals bien garnis contrastent avec la rareté des clients, suscitant une vive inquiétude chez les commerçantes. Sur […]]]>

À Conakry, la saison des mangues, habituellement synonyme d’intense activité commerciale et de forte affluence dans les marchés, connaît cette année un net ralentissement. Dans plusieurs points de vente de la capitale, notamment au marché de Concasseur, les étals bien garnis contrastent avec la rareté des clients, suscitant une vive inquiétude chez les commerçantes.

Sur place, les vendeuses décrivent une conjoncture particulièrement difficile, marquée à la fois par des contraintes d’approvisionnement et une baisse significative de la demande. « Cette année est l’une des plus compliquées que nous ayons connues. Les coûts d’achat ont fortement augmenté, tout comme le transport. De plus, l’accès aux zones de production devient de plus en plus difficile », confie Aissatou Sylla, vendeuse de mangues, visiblement préoccupée.

À ces difficultés s’ajoute une incompréhension croissante avec la clientèle. Plusieurs commerçantes dénoncent des réactions parfois hostiles de certains acheteurs face à la hausse des prix. « Beaucoup pensent que nous exagérons, alors que nous répercutons simplement les coûts. Certains vont jusqu’à nous insulter. C’est une situation très stressante », déplore-t-elle. Une pression accentuée par les pertes liées aux invendus, les mangues étant particulièrement périssables.

Même constat chez Mariama Ciré Bah, qui évoque une chute notable de la fréquentation. « Les clients se font rares, et ceux qui viennent contestent systématiquement les prix. Pourtant, nos charges ont considérablement augmenté », explique-t-elle.

Entre hausse des coûts logistiques, difficultés d’accès aux zones de production et pouvoir d’achat en berne, les vendeuses de mangues se retrouvent aujourd’hui dans une situation précaire. Elles appellent à une amélioration rapide des conditions du marché afin de limiter les pertes et préserver leurs activités, essentielles à leur subsistance.

Dans l’attente d’un éventuel redressement, l’inquiétude demeure palpable sur les visages, au rythme des mangues qui, faute d’acheteurs, risquent de finir invendues.

 

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
53862
Kindia : le Ramadan s’ouvre sous le poids de la flambée des prix https://planete7.info/kindia-le-ramadan-souvre-sous-le-poids-de-la-flambee-des-prix/ Wed, 18 Feb 2026 17:32:23 +0000 https://planete7.info/?p=51618 À Kindia, le mois sacré de Ramadan commence dans un contexte économique difficile. Dès le premier jour, mercredi 18 février, les marchés de la ville affichent une flambée généralisée des prix des denrées de première nécessité, plongeant vendeuses et consommateurs dans une vive inquiétude. Au grand marché central, les étals regorgent de produits essentiels, mais […]]]>

À Kindia, le mois sacré de Ramadan commence dans un contexte économique difficile. Dès le premier jour, mercredi 18 février, les marchés de la ville affichent une flambée généralisée des prix des denrées de première nécessité, plongeant vendeuses et consommateurs dans une vive inquiétude.

Au grand marché central, les étals regorgent de produits essentiels, mais les prix ont grimpé de manière spectaculaire. Les condiments, incontournables pendant le jeûne, connaissent des hausses records : le sac d’aubergines est passé de 150 000 à près de 500 000 francs guinéens, le gombo atteint désormais jusqu’à un million de francs, et le sac de piment frôle les 1 200 000 FG. Même la pomme de terre affiche une augmentation significative, de 300 000 à 350 000 FG.

Pour les commerçantes, cette situation est difficile à accepter, surtout en période de partage et de solidarité. Fatoumata Camara, vendeuse au marché central, s’indigne : « La vie est vraiment chère à Kindia. Les hausses touchent tous les produits essentiels. »

Sa collègue, Mamadama Camara, pointe également la flambée des prix de l’oignon, du cube Maggi et des spaghettis : « Les ménagères apportent de l’argent, mais cela ne suffit plus. Nous appelons les autorités à alléger le panier de la ménagère pendant ce mois saint. »

Les consommateurs ressentent également la pression. M’Mahawa Sylla, venue faire ses provisions, témoigne : « Même avec 400 000 FG, il est désormais difficile de couvrir nos besoins quotidiens. Nous demandons au président de la République, Mamadi Doumbouya, de nous aider face à cette hausse généralisée. »

Face à cette situation, les autorités affirment avoir pris des mesures préventives. Un accord entre le gouvernement et les opérateurs économiques prévoit la fixation des prix de certains produits de première nécessité, appuyée par une exonération des taxes douanières. Le président de la Chambre préfectorale de commerce, d’industrie et d’artisanat de Kindia, Elhadj Ousmane Baldé Bodjé, précise : « Nous avons obtenu l’exonération des taxes au port, permettant à la Chambre nationale de commerce de fixer les prix pour tous les Guinéens durant le Ramadan. Les antennes régionales et préfectorales sensibilisent les commerçants pour appliquer ces mesures. »

Pourtant, sur le terrain, la réalité reste difficile. À Kindia, les ménages continuent de subir la hausse vertigineuse des prix, rendant le mois de Ramadan, traditionnellement symbole de partage et de modération, particulièrement lourd pour le budget des familles.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
51618
Crise de liquidité : « L’argent existe, mais il ne circule pas », affirme Gaoual https://planete7.info/crise-de-liquidite-largent-existe-mais-il-ne-circule-pas-affirme-gaoual/ Mon, 01 Sep 2025 15:56:04 +0000 https://planete7.info/?p=45600 Depuis plusieurs mois, la Guinée fait face à une grave crise de liquidité qui paralyse son économie. Entreprises, commerçants et simples citoyens peinent à accéder à leurs fonds dans les banques. Conséquence : l’activité tourne au ralenti et la méfiance vis-à-vis du système bancaire se renforce. Interpellé sur la question, le porte-parole du gouvernement, Ousmane […]]]>

Depuis plusieurs mois, la Guinée fait face à une grave crise de liquidité qui paralyse son économie. Entreprises, commerçants et simples citoyens peinent à accéder à leurs fonds dans les banques. Conséquence : l’activité tourne au ralenti et la méfiance vis-à-vis du système bancaire se renforce.

Interpellé sur la question, le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a tenté, ce lundi 1er septembre 2025, de clarifier l’origine de cette situation. Pour lui, il ne s’agit nullement d’un effondrement économique, mais d’un problème de confiance généralisée.

« La crise de liquidité que nous vivons aujourd’hui n’est pas une crise économique. C’est une forme d’inquiétude. Les Guinéens gardent l’argent dans leurs maisons, leurs coffres ou leurs portefeuilles, au lieu de le déposer dans les banques. Forcément, l’argent ne circule plus », a-t-il expliqué.

Le ministre reconnaît que plusieurs facteurs alimentent cette défiance. D’abord, la peur de ne pas récupérer son argent, ensuite les frais bancaires jugés excessifs, et enfin la crainte de saisies fiscales directes opérées par l’État.
« Lorsque vous devez de l’argent à l’État, il est normal que le fisc le prélève directement sur votre compte. C’est un mécanisme légal, appliqué partout ailleurs. Mais chez nous, beaucoup le perçoivent comme une menace », a-t-il ajouté.

Cette perception pousse de nombreux acteurs économiques à conserver leurs liquidités à domicile, aggravant ainsi la rareté des billets dans la circulation.

Face à ce blocage, Ousmane Gaoual Diallo plaide pour une modernisation des moyens de paiement, mais reconnaît les limites actuelles.
« Aujourd’hui, dans nos marchés, il est encore plus facile d’acheter des condiments avec des billets qu’avec Orange Money ou une autre application. Tant que les paiements électroniques resteront marginaux, la pression sur les billets de banque continuera », a-t-il admis.

Le gouvernement, dit-il, n’envisage pas d’« inonder le marché » avec de nouveaux billets, malgré la réception récente de coupures par la Banque centrale.
« Injecter massivement de nouveaux billets n’est pas une solution. Les citoyens peuvent toujours les stocker chez eux. La crise persistera », a mis en garde le porte-parole, avant de souligner les dangers d’une création monétaire incontrôlée : inflation, dépréciation de la monnaie et perte du pouvoir d’achat.

Au-delà des explications officielles, la crise de liquidité révèle une fracture profonde entre citoyens et institutions financières. Tant que cette confiance ne sera pas restaurée, la monnaie continuera de circuler difficilement, freinant les échanges et accentuant la vulnérabilité de l’économie nationale.

Mohamed Diallo et Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852
Planete7guinee@gmail.com

]]>
45600
Crise de liquidités en Guinée : Diabaty Doré pointe la Banque centrale et alerte sur les dérives budgétaires https://planete7.info/crise-de-liquidites-en-guinee-diabaty-dore-pointe-la-banque-centrale-et-alerte-sur-les-derives-budgetaires/ Fri, 22 Aug 2025 15:47:35 +0000 https://planete7.info/?p=45240 Le président du Rassemblement Pour la République (RPR), Diabaty Doré, s’est exprimé avec franchise sur la crise de liquidité qui secoue actuellement la Guinée. Dans une sortie médiatique, il a mis en lumière les difficultés auxquelles les citoyens font face, tout en désignant la Banque centrale comme principale responsable de cette situation. Selon lui, les […]]]>

Le président du Rassemblement Pour la République (RPR), Diabaty Doré, s’est exprimé avec franchise sur la crise de liquidité qui secoue actuellement la Guinée. Dans une sortie médiatique, il a mis en lumière les difficultés auxquelles les citoyens font face, tout en désignant la Banque centrale comme principale responsable de cette situation.

Selon lui, les Guinéens traversent une période “compliquée”, marquée par un manque cruel de liquidités dans le système bancaire. « Aujourd’hui, vous allez à la banque avec dix millions, et on vous dit qu’on ne peut vous servir que deux millions », déplore-t-il, soulignant les frustrations croissantes des salariés et des entreprises confrontés à cette réalité.

Pour Diabaty Doré, la racine du problème se trouve au sommet : « La faute, ce n’est pas les banques premières, ni les commerçants, mais la Banque centrale. Si les caveaux de la Banque centrale sont vides, que voulez-vous que les banques fassent ? », interroge-t-il, tout en dénonçant un excès de dépenses publiques à l’origine du déséquilibre budgétaire.

Le leader du RPR met également en garde contre les conséquences de l’injection de nouveaux billets dans la circulation prévue à la fin août : « Croyez-moi, il y aura l’inflation. Et quand il y a l’inflation, les prix vont grimper », prédit-il.

Face à cette situation, il comprend le choix de nombreux citoyens de conserver leur argent à domicile, malgré les risques : « Si tu vas à la banque pour une urgence médicale et qu’on te dit non, il est normal que tu hésites à y déposer ton argent », illustre-t-il.

Au-delà du diagnostic, Diabaty Doré plaide pour une réforme profonde de la gouvernance, s’inspirant des pratiques dans d’autres pays : « Au Libéria, en Angleterre, avant de nommer quelqu’un à un poste, son CV est soumis aux élus qui enquêtent sur son parcours. Chez nous, on nomme par parenté, et non par compétence. Voilà ce qui nous complique. »

Malgré son ton critique, le président du RPR appelle ses concitoyens à la patience et à la résilience : « Nous n’avons pas le choix, c’est notre pays. Il faut prier pour que l’État trouve une issue à cette crise. »

La sortie de Diabaty Doré résonne comme un avertissement : si la Guinée ne parvient pas à maîtriser ses dépenses et à rétablir la confiance dans son système financier, la crise actuelle pourrait ouvrir la voie à une inflation galopante et à un affaiblissement encore plus profond de l’économie nationale.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852
Planete7guinee@gmail.com

]]>
45240
Crise du pain à Labé : les boulangeries à l’arrêt, le prix explose https://planete7.info/crise-du-pain-a-labe-les-boulangeries-a-larret-le-prix-explose/ Wed, 23 Jul 2025 15:53:09 +0000 https://planete7.info/?p=44074 Le prix de la miche de pain connaît une hausse brutale dans la commune urbaine de Labé. Vendue jusque-là entre 3 000 et 3 500 francs guinéens, elle s’affiche désormais à 5 000 francs dans les rares boulangeries encore ouvertes. Une situation qui suscite de vives inquiétudes chez les consommateurs, alors que plusieurs points de […]]]>

Le prix de la miche de pain connaît une hausse brutale dans la commune urbaine de Labé. Vendue jusque-là entre 3 000 et 3 500 francs guinéens, elle s’affiche désormais à 5 000 francs dans les rares boulangeries encore ouvertes. Une situation qui suscite de vives inquiétudes chez les consommateurs, alors que plusieurs points de vente ont baissé rideau en raison d’une pénurie de farine.

Interrogé ce mardi, le président régional des boulangers de Labé, Fodé Kaba, a tenté d’expliquer cette flambée du prix du pain. Selon lui, la hausse est directement liée à la rareté de la farine sur le marché local, combinée à une augmentation notable de son prix.

« Oui, le prix du pain a effectivement augmenté de manière soudaine. Mais il serait injuste de pointer du doigt les boulangers. Aujourd’hui, la farine est introuvable dans la ville ou alors elle est vendue à des prix exorbitants. Un sac se négocie entre 400 000 et 500 000 francs guinéens », a-t-il déclaré, visiblement préoccupé.

Fodé Kaba évoque plusieurs facteurs ayant contribué à cette crise : le retard dans l’approvisionnement des usines en blé, les difficultés de production, et l’état dégradé de la route Labé-Mamou qui freine l’acheminement des marchandises, notamment par les camionnettes.

« Nous espérons un retour rapide à la normale. Dans le cas contraire, Labé risque de faire face à une pénurie de pain dans les jours à venir », alerte-t-il.

Cette situation met à rude épreuve les ménages, déjà fragilisés par un contexte économique difficile. Tandis que les regards se tournent vers les autorités et les acteurs du secteur, les citoyens de Labé craignent que cette crise ne s’aggrave si des solutions concrètes ne sont pas apportées dans les plus brefs délais.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852
Planete7guinee@gmail.com

]]>
44074
Guinée : les ménages soulagés, la CCIAG plafonne les prix des denrées de première nécessité https://planete7.info/guinee-les-menages-soulages-la-cciag-plafonne-les-prix-des-denrees-de-premiere-necessite/ Tue, 08 Jul 2025 22:02:05 +0000 https://planete7.info/?p=43528 Les locaux du ministère du Commerce ont servi de cadre, ce lundi, à la signature d’un important accord entre la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée (CCIAG), la Direction Nationale du Commerce Intérieur et de la Concurrence (DNCIC) et les services de la Douane. Cet accord vise à réguler l’approvisionnement du marché et […]]]>

Les locaux du ministère du Commerce ont servi de cadre, ce lundi, à la signature d’un important accord entre la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée (CCIAG), la Direction Nationale du Commerce Intérieur et de la Concurrence (DNCIC) et les services de la Douane.

Cet accord vise à réguler l’approvisionnement du marché et à fixer les prix des denrées de première nécessité en Guinée, dans un contexte de forte pression sur le pouvoir d’achat des ménages.

L’objectif est clair : garantir une disponibilité suffisante des produits essentiels tout en protégeant les consommateurs contre la spéculation et la flambée des prix.

Ci-dessous, le tableau des prix plafonnés par les parties prenantes.

]]>
43528
Crise du ciment à N’Zérékoré : les prix grimpent jusqu’à 125 000 FG le sac https://planete7.info/crise-du-ciment-a-nzerekore-les-prix-grimpent-jusqua-125-000-fg-le-sac/ Tue, 24 Jun 2025 16:49:30 +0000 https://planete7.info/?p=43120 Depuis plusieurs jours, la commune urbaine de N’Zérékoré fait face à une pénurie aiguë de ciment, entraînant une envolée spectaculaire des prix. Le sac, qui se vendait auparavant à des tarifs plus abordables, atteint désormais des sommets allant jusqu’à 125 000 francs guinéens, selon les constats effectués ce mardi 24 juin 2025 par notre correspondant […]]]>

Depuis plusieurs jours, la commune urbaine de N’Zérékoré fait face à une pénurie aiguë de ciment, entraînant une envolée spectaculaire des prix. Le sac, qui se vendait auparavant à des tarifs plus abordables, atteint désormais des sommets allant jusqu’à 125 000 francs guinéens, selon les constats effectués ce mardi 24 juin 2025 par notre correspondant sur place.

Dans les principaux points de vente de la ville, les stocks se sont raréfiés. Les commerçants peinent à s’approvisionner et les clients parcourent la ville pour espérer trouver quelques sacs. Le prix d’un sac de ciment oscille actuellement entre 120 000 et 125 000 FG, une situation qui affecte durement les artisans, les entrepreneurs et les particuliers engagés dans des travaux de construction.

Kémo Traoré, briquetier rencontré sur un site d’approvisionnement, partage son désarroi : « Je suis venu acheter quatre sacs de ciment pour confectionner des briques. À 120 000 FG le sac, je travaille à perte. Je respecte le dosage, c’est trois brouettiers de sable par sac, soit 30 briques. Mais avec ce prix, c’est difficilement rentable. Je demande au gouvernement d’intervenir, notamment auprès des usines à Conakry. »

Les professionnels du secteur évoquent plusieurs facteurs expliquant cette crise. Pour Sékou Kourouma, vendeur de ciment à N’Zérékoré, le transport constitue un obstacle majeur. « Les chauffeurs préfèrent travailler avec la société RIO-TINTO à Beyla, qui paie 27 millions FG le transport pour 30 tonnes, contre 17 à 18 millions pour 40 tonnes chez nous. Forcément, ils se détournent de notre circuit », explique-t-il.

À cela s’ajoutent d’autres problèmes :

  • Augmentation de 2 000 FG à l’usine sur le prix du sac ;
  • Pénurie de plincaire, un composant essentiel dans la fabrication du ciment ;
  • Crise d’approvisionnement générale même à Conakry.

« À notre niveau, nous achetons le sac à 115 000 FG, sans compter 500 000 FG de frais de débarquement. En le revendant à 120 000 FG, on gagne à peine 4 500 FG. Les grossistes, eux, veulent maximiser leurs marges malgré la faible quantité de ciment disponible », confie-t-il.

Un autre acteur du secteur, Ibrahima Diabaté, confirme cette tension logistique : « J’ai envoyé deux camions à Conakry, ils y sont depuis plus de deux semaines sans chargement. Le coût du transport par tonne est passé de 400 000 à 850 000 FG. C’est inédit. »

Selon lui, les délais d’attente à l’usine peuvent désormais dépasser trois semaines. Les types de ciment disponibles, notamment CPG 32.5 et CPG 42.5, sont devenus difficilement négociables. « Le sac CPG 32.5 se vend entre 115 000 et 120 000 FG, le CPG 42.5 peut aller jusqu’à 125 000 FG. Seul l’État peut débloquer la situation, notamment en agissant sur la chaîne d’approvisionnement et la disponibilité du plincaire. »

Dans un contexte où les chantiers ralentissent, où les artisans s’essoufflent et où les commerçants peinent à maintenir un équilibre financier, les citoyens de N’Zérékoré interpellent les autorités. Tous appellent à une implication urgente du gouvernement pour stabiliser le marché, faciliter le transport, approvisionner les usines, et surtout, protéger le pouvoir d’achat des populations.

Pépé Blaise Théa, correspondant à N’Zérékoré pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852
Planete7guinee@gmail.com

]]>
43120
Tabaski à N’Zérékoré : le mouton devient un luxe, jusqu’à 4 millions de francs guinéens l’unité https://planete7.info/tabaski-a-nzerekore-le-mouton-devient-un-luxe-jusqua-4-millions-de-francs-guineens-lunite/ Thu, 05 Jun 2025 17:13:07 +0000 https://planete7.info/?p=42474 À quelques heures de la célébration de l’Aïd el-Kebir, l’effervescence des préparatifs contraste avec l’inquiétude grandissante des fidèles musulmans face à la flambée des prix du bétail. Dans la capitale de la Guinée forestière, il faut désormais débourser entre 3 000 000 et 4 000 000 de francs guinéens pour s’offrir un mouton, une hausse […]]]>

À quelques heures de la célébration de l’Aïd el-Kebir, l’effervescence des préparatifs contraste avec l’inquiétude grandissante des fidèles musulmans face à la flambée des prix du bétail. Dans la capitale de la Guinée forestière, il faut désormais débourser entre 3 000 000 et 4 000 000 de francs guinéens pour s’offrir un mouton, une hausse jugée préoccupante par de nombreux acheteurs.

Ce jeudi 5 juin 2025, notre correspondant s’est rendu au parc à bétail du quartier commercial, situé derrière la maison centrale de N’Zérékoré. Sur place, les vendeurs justifient cette augmentation par le coût élevé du transport et les prix pratiqués à l’achat, parfois en dehors des frontières nationales. « Le prix dépend du lieu d’approvisionnement. Là où nous les achetons, les prix ont déjà augmenté. À cela s’ajoutent les frais de transport. Les petits moutons se revendent ici entre 1 200 000 et 1 800 000 francs. Ceux en provenance du Mali coûtent jusqu’à 4 000 000 francs », explique Baba Dramé, commerçant sur place.

Bien que les prix n’aient pas beaucoup varié par rapport à l’année précédente, l’affluence est nettement en baisse. D’après les vendeurs, plusieurs clients se détournent des moutons au profit des bœufs, jugés plus avantageux en cette période de fête.

Originaire de Beyla, Ibrahima Sidibé, un autre marchand, confirme la tendance haussière : « L’année dernière, on pouvait se procurer un bon mouton à 2 200 000 francs. Aujourd’hui, ce même mouton se négocie à 3 400 000 francs à l’achat, et peut se revendre jusqu’à 4 000 000 francs. Les clients viennent, mais dès qu’ils entendent les prix, ils rebroussent chemin. Certains envisagent même de se tourner vers les villages, mais ils se rendent vite compte que la différence est minime », confie-t-il, visiblement préoccupé.

Parmi les acheteurs venus tenter leur chance, Mamadou Pathé Diallo peine à trouver un bélier correspondant à son budget. « Je viens d’arriver et les prix annoncés me paraissent élevés. Ils varient entre 1 500 000 et 4 500 000 francs. Je comprends que les commerçants aient des coûts, mais par rapport à l’an dernier, il y a une réelle augmentation. Nous demandons aux autorités de nous soulager en facilitant le transport, en améliorant les routes et en réduisant les taxes », plaide-t-il.

Dans un contexte marqué par une pression économique généralisée, les préparatifs de cette Tabaski s’annoncent particulièrement éprouvants pour de nombreux ménages. Si les commerçants espèrent écouler leurs bêtes avant le jour J, la réalité du marché, elle, semble s’imposer avec rigueur.

Pépé Blaise Théa, correspondant à N’Zérékoré pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852
Planete7guinee@gmail.com

]]>
42474