Industrie Cinématographique – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Sun, 10 May 2026 21:32:50 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.6 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Industrie Cinématographique – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Festival des Arts et du Rire : l’ONACIG dévoile une ambitieuse stratégie pour industrialiser le cinéma guinéen https://planete7.info/festival-des-arts-et-du-rire-lonacig-devoile-une-ambitieuse-strategie-pour-industrialiser-le-cinema-guineen/ Sun, 10 May 2026 21:30:38 +0000 https://planete7.info/?p=55246 À l’occasion de la cinquième journée du Festival des Arts et du Rire (FAR), un important panel consacré au développement du secteur culturel et cinématographique a réuni journalistes, acteurs culturels, réalisateurs et passionnés du septième art autour des enjeux de modernisation du cinéma guinéen. Invité principal de cette rencontre, le directeur général de l’Office national […]]]>

À l’occasion de la cinquième journée du Festival des Arts et du Rire (FAR), un important panel consacré au développement du secteur culturel et cinématographique a réuni journalistes, acteurs culturels, réalisateurs et passionnés du septième art autour des enjeux de modernisation du cinéma guinéen.

Invité principal de cette rencontre, le directeur général de l’Office national du cinéma, de la vidéo et de la photographie de Guinée (ONACIG), Amara Traoré, a présenté les grandes réformes engagées par son institution afin de poser les bases d’une véritable industrie cinématographique nationale.

Dans son intervention, le patron de l’ONACIG a particulièrement insisté sur le rôle stratégique du plan de développement élaboré par son institution. Selon lui, ce document constitue désormais une feuille de route essentielle pour structurer le secteur, orienter les professionnels et rassurer les investisseurs intéressés par les domaines du cinéma, de la vidéo et de la photographie.

Face aux participants, Amara Traoré a expliqué que cette vision permettra d’améliorer l’encadrement des initiatives culturelles tout en favorisant une meilleure compréhension des mécanismes de production, de gestion et de financement des œuvres cinématographiques en Guinée.

« Le plan stratégique joue un rôle fondamental parce qu’il constitue notre feuille de route. Sa vulgarisation permettra aux investisseurs et aux professionnels de mieux comprendre les opportunités et les défis du secteur cinématographique guinéen », a-t-il affirmé.

Au-delà de la planification, le directeur général de l’ONACIG ambitionne de mettre en œuvre des actions structurantes capables de transformer durablement le paysage culturel national. Ces réformes visent notamment à renforcer la professionnalisation des acteurs du secteur, améliorer la gouvernance culturelle et créer un environnement plus favorable au développement des industries créatives.

Cependant, le conférencier n’a pas éludé les difficultés auxquelles fait face son institution. Il a notamment dénoncé certaines insuffisances observées sur le terrain, parmi lesquelles le manque de coordination et l’absence d’actions concrètes dans plusieurs régions du pays.

Pour Amara Traoré, cette situation demeure préoccupante pour une direction nationale chargée de conduire la politique cinématographique, vidéographique et photographique sur l’ensemble du territoire.

« Il est regrettable de constater certaines insuffisances alors que nous sommes appelés à agir sur toute l’étendue du territoire guinéen », a-t-il déploré.

Malgré ces défis, le responsable de l’ONACIG s’est montré résolument optimiste quant aux perspectives de réforme engagées ces dernières années. Il a annoncé que l’institution se prépare désormais à déployer des agences régionales à travers le pays afin de renforcer sa représentativité et sa proximité avec les acteurs culturels locaux.

Selon lui, cette nouvelle dynamique permettra à l’ONACIG d’assurer efficacement ses missions et d’accompagner l’émergence d’une industrie cinématographique compétitive en République de Guinée.

« Aujourd’hui, nous sommes prêts à déployer des agences sur toute l’étendue du territoire afin de rendre notre représentativité effective partout. L’objectif est de permettre à l’ONACIG de mener pleinement ses actions et de contribuer à l’industrialisation du cinéma guinéen », a souligné le directeur général.

À travers cette prise de parole, l’ONACIG réaffirme ainsi sa volonté de faire du cinéma guinéen un véritable levier de développement économique, de création d’emplois et de rayonnement culturel, aussi bien sur le plan national qu’international.

Antoine Neima pour Planete7.info

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Cinéma guinéen : la 5e édition du Salon s’ouvre sous le signe de la professionnalisation et de la coopération internationale https://planete7.info/cinema-guineen-la-5e-edition-du-salon-souvre-sous-le-signe-de-la-professionnalisation-et-de-la-cooperation-internationale/ Thu, 08 May 2025 16:47:04 +0000 https://planete7.info/?p=41332 Le Centre culturel franco-guinéen (CCFG) a abrité ce jeudi une conférence de presse annonçant l’ouverture de la cinquième édition du Salon du cinéma guinéen, prévue du 9 au 10 mai 2025. Un rendez-vous désormais incontournable qui ambitionne de redonner ses lettres de noblesse au septième art guinéen et d’en faire un moteur de développement culturel, […]]]>

Le Centre culturel franco-guinéen (CCFG) a abrité ce jeudi une conférence de presse annonçant l’ouverture de la cinquième édition du Salon du cinéma guinéen, prévue du 9 au 10 mai 2025. Un rendez-vous désormais incontournable qui ambitionne de redonner ses lettres de noblesse au septième art guinéen et d’en faire un moteur de développement culturel, économique et social.

Contrairement aux festivals classiques, ce salon se distingue par sa vocation professionnelle. « Ce n’est pas un événement destiné à projeter des films pour le grand public, mais un espace de rencontres entre professionnels du secteur », a souligné Lucie Touya, co-directrice du CCFG. Elle insiste sur la dimension stratégique de cette plateforme : « Le Salon du cinéma guinéen, qui prend de l’ampleur chaque année, vise à structurer une véritable industrie du cinéma en Guinée et à rayonner au-delà de nos frontières. »

Placée sous le thème « Mécanismes de la production du cinéma guinéen », cette édition met l’accent sur les défis structurels auxquels font face les créateurs. Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, le salon entend favoriser la coopération sud-sud et renforcer les ponts entre cinéastes africains.

Le salon poursuit une triple ambition :

  • Plaidoyer pour une politique culturelle en faveur du cinéma guinéen ;
  • Création d’un espace d’échange pour les professionnels locaux et étrangers ;
  • Promotion de la production et de la coproduction de films guinéens.

À travers cette initiative, les organisateurs aspirent à transformer le cinéma en levier de création d’emplois et de richesses, grâce à la formation, aux rencontres professionnelles et au soutien à la production locale.

Plusieurs ateliers de renforcement de capacités sont prévus, animés par des professionnels de renommée internationale :

  • Assistanat à la réalisation, avec Abdou Sané (Sénégal) ;
  • Écriture de court-métrage, avec Pape Lopy ;
  • Production cinématographique, avec Souleymane Kébé (Sénégal) ;
  • Écriture de série TV, avec Françoise Ellong Gomez.

Ces ateliers s’adressent principalement aux étudiants en audiovisuel, professionnels du secteur, chaînes de télévision, entreprises privées, mécènes et cinéphiles.

Pour Oumar Kourouma, délégué général du salon, l’enjeu est clair : « Il est temps pour nous, en tant que peuple, de nous exprimer à travers notre art et notre culture. Ce salon est un cadre d’échanges et de réflexions sur les problématiques qui freinent notre cinéma. Il est ouvert à toutes les voix, d’ici et d’ailleurs. »

Cette cinquième édition marque un tournant stratégique. À la croisée des talents et des idées, le Salon du cinéma guinéen s’annonce comme une étape décisive pour positionner la Guinée sur l’échiquier cinématographique africain et mondial. Un événement structurant, qui célèbre la créativité nationale tout en jetant les bases d’une industrie cinématographique pérenne.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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