Indemnisation – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Sat, 29 Mar 2025 18:36:51 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Indemnisation – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Guinée : La grâce présidentielle de Moussa Dadis Camara face au cri de justice des victimes du 28 septembre 2009 https://planete7.info/guinee-la-grace-presidentielle-de-moussa-dadis-camara-face-au-cri-de-justice-des-victimes-du-28-septembre-2009/ Sat, 29 Mar 2025 18:35:07 +0000 https://planete7.info/?p=39885 l’ex-chef d’État guinéen, Moussa Dadis Camara, a été condamné pour crimes contre l’humanité en lien avec le massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry. Moins d’un an après ce verdict historique, une décision controversée est venue bouleverser le paysage judiciaire et politique du pays : sa grâce présidentielle, décidée par le général Mamadi […]]]>

l’ex-chef d’État guinéen, Moussa Dadis Camara, a été condamné pour crimes contre l’humanité en lien avec le massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry. Moins d’un an après ce verdict historique, une décision controversée est venue bouleverser le paysage judiciaire et politique du pays : sa grâce présidentielle, décidée par le général Mamadi Doumbouya pour des raisons de santé.

Si cette mesure vise, selon les autorités, à favoriser l’apaisement national, elle ravive toutefois les blessures des victimes, qui attendent encore justice et réparation. Parmi elles, Oumou Barry, survivante du massacre, ne cache pas son indignation. « Cette grâce arrive beaucoup trop tôt. La cour n’a rendu son verdict que depuis neuf mois, et nous, les victimes, n’avons toujours pas reçu d’indemnisations. La justice aurait dû aller jusqu’au bout avant toute clémence », déplore-t-elle.

L’annonce de cette mesure a laissé un goût amer à ceux qui, comme Oumou Barry, espéraient que l’État engage des actions concrètes pour réparer les préjudices subis. « Le décret d’indemnisation existe, mais nous attendons toujours son application effective. Tant que les victimes ne sont pas reconnues et protégées, comment parler de pardon et de réconciliation ? » interroge-t-elle.

En effet, au-delà des indemnisations, c’est la question de la sécurité des victimes qui inquiète. « Ce n’est pas juste une question de peur, c’est une réalité : nous ne sommes pas en sécurité. Nous vivons dans l’incertitude et l’angoisse« , insiste-t-elle. Pour Oumou Barry, il aurait été plus juste de d’abord finaliser la reconnaissance officielle des victimes et de garantir leur sécurité avant d’envisager la clémence pour les coupables.

Cette grâce, présentée comme un geste de réconciliation nationale, semble donc laisser une partie de la population sur le bord du chemin. « Avant d’accorder le pardon, il faut d’abord rendre justice », résume Oumou Barry. Pour elle et de nombreux autres survivants, la priorité devrait être la mise en place d’une base de données recensant les victimes, suivie d’un processus d’indemnisation clair et transparent.

Alors que les familles endeuillées attendent toujours des actions concrètes de l’État, cette grâce présidentielle pose une question fondamentale : la réconciliation nationale peut-elle prévaloir sur la justice et la mémoire des victimes ?

Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info 

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Massacre du 28 septembre 2009 : Indemnisation annoncée, les victimes entre espoir et prudence https://planete7.info/massacre-du-28-septembre-2009-indemnisation-annoncee-les-victimes-entre-espoir-et-prudence/ Fri, 28 Mar 2025 18:58:21 +0000 https://planete7.info/?p=39818 Après quinze longues années d’attente, l’annonce tant espérée est enfin tombée. À travers un décret publié en début de semaine à la télévision nationale, le président de la transition a officialisé l’indemnisation complète des victimes du massacre du 28 septembre 2009, survenu dans l’enceinte du stade portant le même nom. Cette décision marque un tournant […]]]>

Après quinze longues années d’attente, l’annonce tant espérée est enfin tombée. À travers un décret publié en début de semaine à la télévision nationale, le président de la transition a officialisé l’indemnisation complète des victimes du massacre du 28 septembre 2009, survenu dans l’enceinte du stade portant le même nom.

Cette décision marque un tournant décisif dans la quête de justice des victimes et de leurs familles. Parmi elles, Mme Fatoumata Barry, interrogée par l’un de nos reporters, exprime un soulagement mêlé à une prudence légitime. Elle appelle les autorités à traduire cette promesse en actes concrets.

« Avant même la publication de ce décret, j’avais déjà échangé avec des journalistes sur ce sujet », confie Mme Barry. « Aujourd’hui, c’est une grande satisfaction et une avancée significative pour toutes les victimes de ces événements tragiques. Certes, il y a eu un retard considérable dans le traitement du dossier, mais il faut reconnaître l’initiative du président Mamadi Doumbouya qui, en prenant cette décision, cherche à réparer une profonde injustice. »

Mme Barry ne cache pas que l’espoir de voir ce dossier aboutir s’était estompé au fil des années. « Nous pensions que tout était au point mort. Finalement, nous comprenons que des démarches étaient entreprises en coulisses. Nous saluons le travail de ceux qui ont œuvré pour que ce décret devienne une réalité », ajoute-t-elle.

Toutefois, Mme Barry insiste sur la nécessité de garantir l’application effective de cette mesure. « L’État a été reconnu responsable de ces massacres. Aujourd’hui, s’il décide de réparer les torts causés, c’est une démarche légitime et attendue depuis longtemps », affirme-t-elle avec conviction.

Elle tient également à rétablir certaines vérités sur l’assistance financière octroyée à certaines victimes. « Oui, des compensations ont été versées, mais ces fonds ne provenaient pas des caisses de l’État. Ils ont été mobilisés grâce aux ONG. Il est donc essentiel de ne pas déformer la réalité des faits. »

Pour conclure, elle lance un dernier message aux autorités : « Cette décision ne doit pas rester une simple déclaration. Il est impératif que les engagements pris soient respectés et mis en œuvre dans les plus brefs délais. Les victimes ont trop longtemps souffert ; il est temps que justice leur soit pleinement rendue. »

Ce décret, bien que salué, est désormais attendu au tournant. L’indemnisation des victimes du 28 septembre 2009 ne sera véritablement un succès que lorsque les promesses prendront une forme concrète et tangible.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Indemnisation des victimes du 28 septembre : Asmaou Diallo salue un tournant historique https://planete7.info/indemnisation-des-victimes-du-28-septembre-asmaou-diallo-salue-un-tournant-historique/ Fri, 28 Mar 2025 16:08:10 +0000 https://planete7.info/?p=39805 Après des années de lutte acharnée pour la justice, les victimes du massacre du 28 septembre 2009 voient enfin une lueur d’espoir. Le gouvernement guinéen a annoncé, par décret, l’indemnisation des survivants et des familles endeuillées par cette tragédie qui a marqué l’histoire du pays. Cette décision intervient huit mois après la condamnation des anciens […]]]>

Après des années de lutte acharnée pour la justice, les victimes du massacre du 28 septembre 2009 voient enfin une lueur d’espoir. Le gouvernement guinéen a annoncé, par décret, l’indemnisation des survivants et des familles endeuillées par cette tragédie qui a marqué l’histoire du pays. Cette décision intervient huit mois après la condamnation des anciens dignitaires militaires reconnus coupables de crimes contre l’humanité.

Parmi les voix qui se sont élevées pour saluer cette mesure, celle d’Asmaou Diallo, présidente de l’Association des Victimes, Parents et Amis des Victimes du 28 septembre 2009 (AVIPA), résonne avec force. Militante infatigable, elle a porté la douleur des familles et plaidé sans relâche pour la reconnaissance et la réparation des préjudices subis.

Interrogée sur cette annonce, Asmaou Diallo n’a pas caché son émotion. « Cette décision était attendue depuis longtemps. Pendant des années, nous nous sommes demandé s’il y aurait une quelconque forme de réparation pour les victimes. Aujourd’hui, ce décret apporte une réponse claire et, même s’il ne pourra jamais effacer les douleurs, il représente une reconnaissance essentielle », a-t-elle déclaré.

Pour elle, cette mesure revêt une importance hautement symbolique. « L’indemnisation ne ramènera pas mon fils. Elle ne pourra jamais faire disparaître les traumatismes des femmes violées ni combler le vide laissé par les proches assassinés. Mais au moins, l’État reconnaît officiellement la souffrance des victimes et leur droit à une réparation », a-t-elle poursuivi.

L’AVIPA, qui a mené un combat incessant pour obtenir justice, accueille cette décision comme une avancée majeure. Toutefois, Asmaou Diallo reste vigilante quant à l’application effective de cette mesure. « J’ai foi en sa mise en œuvre. Quand le général avait annoncé l’ouverture du procès, beaucoup doutaient qu’il aurait lieu. Aujourd’hui, nous savons que la justice a fait son travail. De la même manière, je suis convaincue que cette indemnisation deviendra une réalité », a-t-elle affirmé avec détermination.

Le décret gouvernemental, bien qu’il ne puisse compenser les pertes humaines et les traumatismes indélébiles, témoigne d’une volonté de reconnaissance et de responsabilité. Pour les victimes et leurs familles, il représente un pas crucial vers une justice plus complète, une réparation longtemps espérée et un signal fort que de telles tragédies ne doivent jamais se reproduire.

Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info 

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