Huile de palme – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Sat, 10 Jan 2026 17:03:01 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Huile de palme – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 N’zérékoré : le prix de l’huile rouge flambe, le bidon de 20 litres atteint 300 000 GNF https://planete7.info/nzerekore-le-prix-de-lhuile-rouge-flambe-le-bidon-de-20-litres-atteint-300-000-gnf/ Sat, 10 Jan 2026 17:03:01 +0000 https://planete7.info/?p=50376 À N’zérékoré, principale agglomération du sud de la Guinée forestière, l’huile de palme locale, communément appelée huile rouge, connaît une envolée spectaculaire de ses prix. Désormais, le bidon de 20 litres se négocie à 300 000 francs guinéens, contre environ 120 000 GNF les années précédentes. Une hausse vertigineuse qui profite aux producteurs et commerçantes, […]]]>

À N’zérékoré, principale agglomération du sud de la Guinée forestière, l’huile de palme locale, communément appelée huile rouge, connaît une envolée spectaculaire de ses prix. Désormais, le bidon de 20 litres se négocie à 300 000 francs guinéens, contre environ 120 000 GNF les années précédentes. Une hausse vertigineuse qui profite aux producteurs et commerçantes, mais fragilise davantage le pouvoir d’achat des ménages.

Réputée pour sa qualité exceptionnelle, l’huile rouge issue notamment de la préfecture de Lola s’impose comme un produit très recherché bien au-delà des frontières guinéennes. Très prisée dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et exportée vers d’autres continents, cette forte demande exerce une pression constante sur le marché local, contribuant à la flambée des prix.

Dans les marchés de N’zérékoré et des localités environnantes, vendeuses et consommateurs témoignent de cette hausse progressive mais continue. Hadja Sangaré, commerçante d’huile de palme depuis plusieurs années, décrit une situation devenue difficile à contenir.

« Le prix n’a cessé d’augmenter cette année. Nous sommes passées de 200 000 à 250 000 GNF, pour atteindre aujourd’hui 300 000 GNF le bidon. Forcément, nous avons dû revoir nos tarifs à la hausse. Ce qui se vendait à 5 000 GNF coûte maintenant 10 000 GNF, et ce qui valait 10 000 est passé à 20 000 GNF », explique-t-elle.

Face à cette cherté, de nombreux ménages se tournent vers des solutions alternatives jugées plus accessibles, notamment l’huile raffinée importée, communément appelée « huile de ciao », au détriment de l’huile locale traditionnellement utilisée dans les cuisines.

Selon les commerçantes et acteurs du secteur, cette flambée ne s’explique pas uniquement par l’augmentation de la demande. Elle est également liée à une baisse saisonnière de la production. Actuellement, les palmiers sont en phase de floraison et les noix de palme ne sont pas encore arrivées à maturité. La période de forte production et de transformation de l’huile se situe généralement entre février et avril, période durant laquelle les prix tendent à se stabiliser.

Interrogé sur cette évolution du marché, un responsable de la direction préfectorale du commerce de Lola apporte un éclairage institutionnel.

« La hausse du prix de l’huile de palme repose essentiellement sur deux facteurs. Il y a quelques années, une interdiction de sortie de l’huile avait été instaurée, ce qui maintenait le prix autour de 120 000 GNF, mais limitait fortement les revenus des producteurs. Aujourd’hui, cette mesure est levée et les exportations ont repris. Or, l’huile rouge de Lola est très demandée dans les pays voisins », précise-t-il.

Au-delà de sa valeur commerciale, l’huile rouge locale demeure un produit nutritionnel stratégique. Naturelle et non raffinée, elle est riche en vitamine A, reconnue pour ses bienfaits thérapeutiques dans la prévention et le traitement de certaines carences. Un atout nutritionnel majeur qui renforce sa compétitivité et sa valeur sur les marchés régionaux et internationaux.

Si cette hausse constitue une opportunité économique pour les producteurs, elle pose néanmoins la question de l’accessibilité de ce produit de base pour les populations locales, déjà confrontées à un contexte de vie de plus en plus coûteux.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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N’Zérékoré : l’huile rouge se raréfie et atteint des prix records, les ménages tirent la sonnette d’alarme https://planete7.info/nzerekore-lhuile-rouge-se-rarefie-et-atteint-des-prix-records-les-menages-tirent-la-sonnette-dalarme/ Wed, 17 Dec 2025 22:56:05 +0000 https://planete7.info/?p=49522 À N’Zérékoré, en cette période de fin d’année marquée par une forte demande alimentaire, l’huile de palme traditionnelle, communément appelée huile rouge, devient de plus en plus rare sur les marchés. Cette pénurie s’accompagne d’une flambée spectaculaire des prix, plongeant de nombreux ménages dans une situation de grande précarité. Sur le terrain, consommateurs et commerçants […]]]>

À N’Zérékoré, en cette période de fin d’année marquée par une forte demande alimentaire, l’huile de palme traditionnelle, communément appelée huile rouge, devient de plus en plus rare sur les marchés. Cette pénurie s’accompagne d’une flambée spectaculaire des prix, plongeant de nombreux ménages dans une situation de grande précarité. Sur le terrain, consommateurs et commerçants expriment leur inquiétude face à une hausse jugée insoutenable.

Produit de base de la cuisine locale et élément incontournable de l’alimentation quotidienne en Guinée forestière, l’huile rouge se fait désormais difficile à trouver. Selon les constats effectués sur les principaux marchés de la ville, notamment celui de Dorota, le bidon de 20 litres se négocie actuellement entre 290 000 et 300 000 francs guinéens, des niveaux jamais atteints ces dernières années. À titre de comparaison, à la même période l’an dernier, le prix oscillait entre 120 000 et 150 000 francs guinéens.

Interrogée au marché Dorota, Nowaï Haba, vendeuse d’huile rouge, attribue cette flambée des prix à une baisse significative de la production locale :  « L’huile rouge est devenue très rare. Pour s’en procurer, c’est un véritable parcours du combattant. En ce moment, beaucoup de producteurs se consacrent à la cueillette du café et à la récolte du riz. Peu de personnes s’occupent de l’extraction de l’huile, ce qui explique la rareté et la cherté du produit. Aujourd’hui, le bidon de 20 litres se vend à 290 000 francs guinéens ici en ville, et il y a quelques semaines, c’était même à 300 000 », explique-t-elle.

La commerçante souligne également que les coûts de transport depuis les zones rurales, où l’huile est produite, contribuent à alourdir davantage le prix de vente sur les marchés urbains.

Du côté des consommateurs, la situation est tout aussi préoccupante. Massangué Camara, venue faire ses achats pour les besoins de sa famille, peine à dissimuler son désarroi :

 « Le prix est excessivement élevé. Un bidon de 20 litres peut coûter jusqu’à 300 000 francs guinéens. L’année dernière, à la même période, on pouvait en acheter autour de 120 000 francs. Aujourd’hui, je n’ai pu prendre que 10 litres à 150 000 francs. Nous demandons aux autorités de nous aider à faire baisser les prix des denrées alimentaires en général, pas seulement celui de l’huile rouge », plaide-t-elle.

Même son de cloche chez Béatrice Honomou, vendeuse installée au centre-ville, qui évoque la loi du marché pour expliquer cette situation :

 « Le prix de l’huile rouge a complètement changé. C’est devenu très cher et difficile à trouver. La rareté du produit est la principale cause. Beaucoup de personnes ont délaissé l’extraction de l’huile pour se concentrer sur d’autres activités agricoles plus rentables en cette période », confie-t-elle.

Face à cette flambée des prix, consommateurs comme commerçants lancent un appel pressant aux autorités locales et nationales. Ils demandent des mesures urgentes pour soutenir la production locale, améliorer les conditions de transport et, surtout, soulager les ménages déjà éprouvés par la cherté de la vie, à l’approche des fêtes de fin d’année.

Pépé Blaise Théa, correspondant à N’zérékoré pour Planete7.info 

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