Histoire Guinéenne – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 08 Oct 2025 22:14:43 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Histoire Guinéenne – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Paul Théa redonne voix à l’histoire oubliée du Rio Pongo https://planete7.info/paul-thea-redonne-voix-a-lhistoire-oubliee-du-rio-pongo/ Wed, 08 Oct 2025 22:14:43 +0000 https://planete7.info/?p=46985 « C’est une période douloureuse, mais c’est aussi une période passionnante. » Ces mots de Paul Théa résonnent comme une invitation à revisiter une page sombre mais essentielle de l’histoire guinéenne et africaine. Dans son nouvel ouvrage intitulé « La traite négrière au Rio Pongo », l’auteur plonge au cœur d’un passé longtemps méconnu, celui […]]]>

« C’est une période douloureuse, mais c’est aussi une période passionnante. » Ces mots de Paul Théa résonnent comme une invitation à revisiter une page sombre mais essentielle de l’histoire guinéenne et africaine. Dans son nouvel ouvrage intitulé « La traite négrière au Rio Pongo », l’auteur plonge au cœur d’un passé longtemps méconnu, celui de la traite négrière sur les côtes guinéennes.

Ancien étudiant en économie d’entreprise et en gestion informatique, aujourd’hui installé aux États-Unis où il exerce dans la communication, Paul Théa n’en est pas à sa première exploration culturelle. Réalisateur du documentaire sur le légendaire club Hafia FC et auteur de plusieurs films, il cumule plus de 300 vidéos sur YouTube. Mais c’est sa curiosité autour d’un port mystérieusement appelé “Port négrier”, à Domina, qui a été le point de départ d’une aventure historique de plus de cinq ans. « Au départ, je n’avais pas l’intention d’écrire un livre. C’est en réalisant un documentaire que je me suis demandé pourquoi on appelait cet endroit le port négrier. Et de fil en aiguille, j’ai découvert qu’on y embarquait directement des esclaves pour l’Amérique », confie-t-il.

Sa rencontre avec Bruce Mouser, historien américain spécialiste du Rio Pongo et du Rio Nunez, fut déterminante. De leurs échanges et de la lecture des travaux de Mouser est née une passion dévorante pour cette partie oubliée de l’histoire guinéenne.
Paul Théa entreprend alors de longues recherches, nourries d’archives, de récits locaux et de témoignages, qu’il publie régulièrement sur Facebook. Le public s’en empare, s’émeut et le pousse à aller plus loin : « Les Guinéens partageaient beaucoup mes publications, certains me disaient : “il faut en faire un livre, sinon tout ça va se perdre.” »

Ainsi naît La traite négrière au Rio Pongo, un ouvrage dense, documenté et émouvant, où l’auteur raconte comment des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants furent arrachés à leurs terres pour être déportés vers Charleston, Cuba, le Brésil ou les États-Unis.
Il y évoque également les royaumes de Moria, Sumbuya et Bena, les accords passés entre négriers et chefs locaux, les révoltes d’esclaves, notamment celle de Moriah  « la plus grande connue en Afrique de l’Ouest », précise-t-il.

Au-delà du récit historique, le livre de Paul Théa est un plaidoyer pour la reconnaissance et la transmission de la mémoire guinéenne. L’auteur déplore l’ignorance de ces faits par les jeunes générations : « Les Guinéens ne connaissent pas leur histoire sur la traite négrière. On lit souvent l’histoire des autres, mais rarement la nôtre. Pourtant, il y a beaucoup de choses à découvrir sur nos côtes. »

Il met également en lumière des figures féminines méconnues de cette époque, telles qu’Elizabeth Fraser Skelton, Marie Faber ou Nyarabeli (Elisabeth Baile Gomez), qu’il décrit comme « des femmes puissantes et influentes du Rio Pongo et de Sumbuya ».
Ces découvertes, enrichies de nouveaux éléments historiques, nourrissent déjà ses futurs projets : un film d’animation sur la révolte des esclaves de Moriah, et d’autres livres à venir.

Pour Paul Théa, revisiter ce passé n’est pas un exercice de culpabilité, mais un acte de vérité et de fierté. Il plaide pour que les sites négriers guinéens soient classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO, afin de préserver la mémoire et d’encourager le tourisme culturel. « C’est notre histoire. Nous devons dire ce qui est bien, ce qui ne l’est pas, ce que nos aïeux ont fait. C’est en assumant notre passé qu’on en tire les leçons pour l’avenir. »

Son message s’adresse surtout à la jeunesse : lire, découvrir, comprendre et transmettre. « Les jeunes doivent lire. La lecture, c’est la mémoire collective. C’est en lisant qu’on se connaît soi-même et qu’on construit son avenir. »

Avec La traite négrière au Rio Pongo, Paul Théa ne se contente pas de documenter un pan oublié de l’histoire : il ravive une mémoire collective et pose les bases d’une réappropriation culturelle nécessaire.
Entre rigueur historique et sensibilité humaine, son livre s’impose comme une référence pour quiconque souhaite comprendre les racines profondes de la Guinée et du monde noir.

Une œuvre à lire, à enseigner, à transmettre car, comme le rappelle son auteur, écrire notre histoire, c’est aussi affirmer notre dignité.”

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Guinée: 67 ans d’indépendance, et si nous choisissions enfin la voie de la dignité collective ? https://planete7.info/guinee-67-ans-dindependance-et-si-nous-choisissions-enfin-la-voie-de-la-dignite-collective/ Thu, 02 Oct 2025 17:03:03 +0000 https://planete7.info/?p=46791 En ce 2 octobre, la Guinée commémore le 67ᵉ anniversaire de son indépendance. Un moment de fierté, de mémoire et de reconnaissance envers ceux qui ont eu le courage, en 1958, de dire « non » à la domination et « oui » à la liberté. Mais au-delà des festivités et des discours, cette date […]]]>

En ce 2 octobre, la Guinée commémore le 67ᵉ anniversaire de son indépendance. Un moment de fierté, de mémoire et de reconnaissance envers ceux qui ont eu le courage, en 1958, de dire « non » à la domination et « oui » à la liberté. Mais au-delà des festivités et des discours, cette date doit aussi être une invitation à l’introspection : quelle Guinée avons-nous construite depuis lors, et quelle Guinée voulons-nous léguer aux générations futures ?

Une indépendance encore inachevée

Car soyons lucides : il n’y aura pas de stabilité durable tant que les droits de l’homme seront bafoués, où que ce soit dans notre pays. Il n’y aura pas d’unité tant que les acteurs politiques, au lieu d’élever le débat, continueront à dresser les Guinéens les uns contre les autres. Et il n’y aura pas de véritable indépendance tant que le peuple ne se libérera pas de la manipulation, des promesses creuses et des divisions entretenues.

Notre indépendance ne se réduit pas à un héritage : elle est une responsabilité. Elle appelle à la vigilance citoyenne et à la capacité de dire « non » à ce qui détruit le vivre-ensemble, et « oui » à ce qui construit la nation.

Balayer devant sa porte

L’indépendance, ce n’est pas seulement une victoire diplomatique du passé, c’est un combat quotidien dans le présent. Un combat pour la justice, l’égalité et la dignité. Un combat qui commence par des gestes simples : balayer devant sa porte avant de pointer celle du voisin, reconnaître ses propres torts avant de désigner l’autre comme le mal incarné.
Si chacun de nous prenait conscience que la survie de la Guinée dépend de ses choix individuels et collectifs, alors ce pays pourrait devenir un modèle d’espérance.

Dire non et dire oui

Dire non à l’injustice, à l’intolérance, à la violence, à l’ethnocentrisme et à la haine de l’autre.
Dire oui à la culture de l’excellence, à la citoyenneté, à la justice, à la probité morale, à la paix et à l’unité nationale.
Tel est le véritable sens du patriotisme : aimer son pays assez pour le rendre meilleur, et non pour l’utiliser comme un instrument de domination ou de privilège.

Une Guinée pour tous

À 67 ans, notre nation a l’âge de la maturité. Elle a souffert, trébuché, connu des crises, mais elle a toujours trouvé la force de se relever. L’avenir dépend désormais de notre capacité à dépasser nos clivages pour bâtir une Guinée pour tous, une Guinée où il fait bon vivre, où chaque citoyen a la même valeur et la même dignité.

En ce jour de fête nationale, célébrons avec reconnaissance, mais engageons-nous aussi avec lucidité. L’indépendance n’est pas seulement un héritage, c’est une mission. La dignité de la Guinée sera ce que nous en ferons, ensemble.

Abdourahamane NABE responsable RSE drastone70@gmail.com

 

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Kadiatou Konaté ressuscite la mémoire des combattantes de l’indépendance dans « Les mères de la liberté » https://planete7.info/kadiatou-konate-ressuscite-la-memoire-des-combattantes-de-lindependance-dans-les-meres-de-la-liberte/ Sat, 26 Jul 2025 22:07:08 +0000 https://planete7.info/?p=44224 Dans une ambiance marquée par l’émotion, la reconnaissance et un profond engagement, l’autrice et militante Kadiatou Konaté a procédé, devant un public nombreux et diversifié, au lancement officiel de son ouvrage intitulé Les mères de la liberté : femmes et lutte pour l’indépendance en Guinée. Un livre de 131 pages réparties en cinq chapitres, qui […]]]>

Dans une ambiance marquée par l’émotion, la reconnaissance et un profond engagement, l’autrice et militante Kadiatou Konaté a procédé, devant un public nombreux et diversifié, au lancement officiel de son ouvrage intitulé Les mères de la liberté : femmes et lutte pour l’indépendance en Guinée. Un livre de 131 pages réparties en cinq chapitres, qui jette une lumière nécessaire sur la participation active et pourtant méconnue des femmes dans la lutte pour l’émancipation nationale.

Ce lancement, tenu en présence de femmes leaders, d’écrivains, de représentants d’institutions internationales, de personnalités politiques et d’acteurs de la société civile, a suscité un vif intérêt. Pour beaucoup, cette œuvre vient combler un vide béant dans la mémoire collective guinéenne.

« L’histoire de la Guinée a été écrite par les hommes, pour les hommes », déplore Kadiatou Konaté. « Il est temps de rétablir les faits. Il est inconcevable qu’aucune archive sérieuse ne documente le rôle fondamental des femmes dans notre histoire. »

Avec ce constat comme point de départ, Les mères de la liberté s’inscrit dans une démarche militante, mais aussi pédagogique, visant à revaloriser la place des femmes dans les combats politiques, sociaux et économiques qui ont façonné la Guinée.

L’ouvrage s’ouvre sur une analyse critique de l’évolution du positionnement des femmes guinéennes, depuis la période coloniale jusqu’à nos jours. Le deuxième chapitre met en lumière des figures féminines emblématiques de la lutte pour l’indépendance, bien souvent reléguées au second plan dans les récits officiels.

Le troisième chapitre offre une cartographie inédite des actions et engagements féminins à travers les régions, préfectures et communautés du pays. Cette approche décentralisée permet de mieux appréhender la diversité et la richesse de l’implication des femmes à l’échelle locale.

L’autrice évoque également la révolte des femmes de 1977, mouvement spontané et courageux contre les dérives du régime économique de l’époque, comme un prolongement naturel de cet engagement historique. « Ces femmes ont osé défier le pouvoir, alors que tout le monde se taisait », rappelle-t-elle avec admiration.

Enfin, le dernier chapitre s’inscrit résolument dans le présent, mettant en exergue les femmes guinéennes contemporaines qui perpétuent cet héritage militant. L’autrice y adresse un appel vibrant aux nouvelles générations : « Ce que nous faisons aujourd’hui, nos mères l’ont déjà fait. Ce n’est pas une invention. Il est temps de revisiter notre histoire, de s’en inspirer et de croire en notre capacité à changer les choses. »

Préfacé par Hadja Saran Dalaba, figure respectée du mouvement féminin en Guinée, Les mères de la liberté n’est pas seulement un livre, c’est un acte de réhabilitation. Il donne voix à celles qui, dans l’ombre, ont façonné la liberté d’un pays, et qui continuent aujourd’hui à en bâtir les fondations.

En offrant une narration structurée, documentée et engagée, Kadiatou Konaté fait œuvre utile : elle réconcilie la nation avec une partie essentielle de son histoire, trop longtemps ignorée.

Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info 

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78 ans de lutte et de fidélité révolutionnaire : le PDG-RDA célèbre son héritage https://planete7.info/78-ans-de-lutte-et-de-fidelite-revolutionnaire-le-pdg-rda-celebre-son-heritage/ Wed, 14 May 2025 15:05:59 +0000 https://planete7.info/?p=41541 14 mai 1947 (2025). Le PDG-RDA célèbre, ce 14 mai 2025, 78 ans d’existence, de combats acharnés, de fidélité aux idéaux révolutionnaires, et de résistance inflexible face à l’impérialisme sous toutes ses formes. Fondé le 14 mai 1947 par le génie créateur du Peuple de Guinée, sous la direction de nos illustres devanciers, à leur […]]]>

14 mai 1947 (2025).
Le PDG-RDA célèbre, ce 14 mai 2025, 78 ans d’existence, de combats acharnés, de fidélité aux idéaux révolutionnaires, et de résistance inflexible face à l’impérialisme sous toutes ses formes. Fondé le 14 mai 1947 par le génie créateur du Peuple de Guinée, sous la direction de nos illustres devanciers, à leur tête l’immortel Ahmed Sékou Touré, le PDG-RDA demeure le flambeau de la souveraineté africaine et de l’émancipation populaire.

En ce jour historique, je rends hommage à cette longue marche historique, ponctuée de luttes, d’idéaux nobles et d’engagements sans compromis. Depuis sa création, le PDG-RDA s’est illustré comme la voix des opprimés, le bouclier des sans-voix, et le fer de lance de la lutte contre le colonialisme, le néocolonialisme et l’impérialisme mondial.

À travers les âges, le Parti a incarné une tradition de combat patriotique, opposant la dignité des peuples à l’exploitation, la justice sociale à l’injustice structurelle, et l’indépendance nationale à toute forme d’ingérence étrangère. Ni les répressions féroces, ni les campagnes de diabolisation, ni les divisions orchestrées n’ont pu éteindre la flamme de la Révolution Démocratique Africaine.

Aujourd’hui encore, le combat reste d’actualité.
L’impérialisme et ses relais locaux adoptent de nouveaux visages : domination financière, accords inégaux, manipulation des partis politiques, instrumentalisation de la société civile, et guerre psychologique médiatique.Face à cela, le PDG-RDA, toujours fidèle à sa ligne historique, demeure un repère idéologique et un levier de résistance populaire.

Rassemblés autour de notre Secrétaire Général, le Camarade Mohamed TOURÉ, notre ligne politique nius commande d’être aux côtés des travailleurs, des paysans, des jeunes, des femmes et de tous les opprimés de notre Nation pour exiger une gestion patriotique de nos ressources, la transparence dans la gouvernance, et la souveraineté économique.

Ce 78e anniversaire est plus qu’un symbole : c’est un appel à la vigilance et à l’action révolutionnaire.
Nous appelons la jeunesse guinéenne, la jeunesse africaine, à s’approprier notre histoire, à se former politiquement, et à reprendre le flambeau de la lutte révolutionnaire pour la construction d’une Guinée libre, unie, démocratique et socialiste.
Joyeux anniversaire au Parti et à tous ses militants.

Gloire éternelle à nos martyrs !
Vive le PDG-RDA !
Vive la lutte anti-impérialiste !
Vive la Révolution Démocratique Africaine !
La lutte continue, la victoire est certaine.
Camaradement vôtre.

Honorable Oyé Beavogui

Planete7.info 

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Hommage à Feue Kaba Hadja Rougui Barry : Neuf ans après, une mémoire intacte et un héritage perpétué https://planete7.info/hommage-a-feue-kaba-hadja-rougui-barry-neuf-ans-apres-une-memoire-intacte-et-un-heritage-perpetue/ Thu, 13 Mar 2025 19:44:36 +0000 https://planete7.info/?p=39307 Neuf ans après sa disparition, Feue Kaba Hadja Rougui Barry demeure gravée dans la mémoire collective de ses proches et de nombreux Guinéens. Ce jeudi 13 mars, sa famille, ses amis et plusieurs sympathisants se sont réunis à son domicile à Coleah pour une cérémonie de sacrifice et de lecture du Saint Coran en son […]]]>

Neuf ans après sa disparition, Feue Kaba Hadja Rougui Barry demeure gravée dans la mémoire collective de ses proches et de nombreux Guinéens. Ce jeudi 13 mars, sa famille, ses amis et plusieurs sympathisants se sont réunis à son domicile à Coleah pour une cérémonie de sacrifice et de lecture du Saint Coran en son honneur. Une tradition que ses enfants et son époux perpétuent chaque année, témoignant ainsi de leur profond attachement à sa mémoire et à son œuvre.

Femme de caractère et d’engagement, Hadja Rougui Barry n’était pas seulement une mère aimante pour ses cinq enfants, mais une figure emblématique du développement en Guinée. « Tous les jours, je garde la même image d’elle : une maman aimante, brave, tendre et joyeuse », confie Aissata Lynn Kaba, son aînée, lors de cette commémoration chargée d’émotions.

À travers ses actions, Hadja Rougui Barry a marqué son époque. Elle est à l’origine de plusieurs infrastructures qui font aujourd’hui partie intégrante du paysage urbain de Conakry : la statue de Samory Touré, le marché Avaria, le pont de Madina, le pont de Kenien… Des réalisations qui traduisent son engagement indéfectible pour l’émancipation des femmes et le développement du pays.

« Le marché Madina Avaria, par exemple, a été pensé pour les femmes commerçantes. Il ne faut pas l’oublier », rappelle Aissata Lynn Kaba, tout en exprimant sa compassion aux victimes de l’incendie qui a récemment ravagé une partie du marché.

Au-delà des infrastructures, Hadja Rougui Barry était une fervente défenseuse des droits des femmes, des jeunes et des artistes. « Les jeunes générations ne savent peut-être pas qui elle est, mais nous, ses enfants, avons la responsabilité de perpétuer son combat », martèle Aissata Lynn Kaba.

C’est dans cette optique qu’a été créée la Fondation Rougui Barry & Barbies, un projet ambitieux visant à soutenir les femmes, les jeunes et les personnes vulnérables à travers divers programmes d’autonomisation. « En 2025, nous irons encore plus loin avec de nouveaux projets pour contribuer au développement social et économique », promet sa fondatrice.

Au-delà de son rôle de mère et de femme engagée, Hadja Rougui Barry a profondément influencé la trajectoire professionnelle de sa fille aînée. « C’est elle qui m’a poussée à créer mon entreprise, qui m’a motivée à rester en Guinée en 2014 », raconte Aissata Lynn Kaba.

Un encouragement qui, malgré le choc de son décès, a fini par porter ses fruits. « Pendant un an, j’ai tout abandonné. Mais ensuite, je me suis relevée, et aujourd’hui, je continue à bâtir avec la même détermination », ajoute-t-elle. Son entreprise, lancée en mars 2014, fête cette année ses 11 ans d’existence, avec des projets en expansion dans plusieurs secteurs, notamment le transit et le BTP.

En ce jour de commémoration, au-delà des prières et du recueillement, un message fort se dégage : celui de la transmission et de la continuité. Hadja Rougui Barry n’est plus, mais son esprit demeure à travers les actions de ses enfants et les valeurs qu’elle leur a inculquées.

« Nous avons la responsabilité de tracer son chemin, de préserver son héritage et de poursuivre son combat pour un avenir meilleur », conclut Aissata Lynn Kaba.

Neuf ans après, la douleur de l’absence est toujours vive, mais l’engagement reste intact. À travers la fondation, les projets économiques et l’amour indéfectible de sa famille, Feue Kaba Hadja Rougui Barry continue de vivre dans le cœur des siens et dans l’histoire de la Guinée.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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