Hausse Des Prix – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Mon, 25 May 2026 23:21:13 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Hausse Des Prix – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Sonfonia Gare : à l’approche de la Tabaski, les prix s’envolent dans les marchés https://planete7.info/sonfonia-gare-a-lapproche-de-la-tabaski-les-prix-senvolent-dans-les-marches/ Mon, 25 May 2026 23:18:14 +0000 https://planete7.info/?p=56239 À l’approche de la fête de Tabaski, les marchés de Sonfonia Gare changent progressivement de visage. Entre les embouteillages, les klaxons incessants et les allées noires de monde, commerçantes et clients se livrent à une véritable course contre le temps pour préparer la célébration. Mais cette effervescence festive s’accompagne cette année d’une flambée des prix […]]]>

À l’approche de la fête de Tabaski, les marchés de Sonfonia Gare changent progressivement de visage. Entre les embouteillages, les klaxons incessants et les allées noires de monde, commerçantes et clients se livrent à une véritable course contre le temps pour préparer la célébration. Mais cette effervescence festive s’accompagne cette année d’une flambée des prix qui inquiète de nombreux ménages.

Dans les boutiques, sous les hangars ou encore le long des artères principales, chaussures, sacs, vêtements et accessoires de fête affichent désormais des coûts largement revus à la hausse. Les commerçantes rencontrées sur place expliquent cette augmentation par la forte demande observée à quelques jours de la fête, mais aussi par les difficultés d’approvisionnement depuis les grands centres de distribution de Conakry.

« Chaque année, à l’approche de la Tabaski, les prix augmentent. Les clientes veulent acheter, mais beaucoup se plaignent. Une paire de chaussures qui coûtait 180 000 francs guinéens se vend aujourd’hui à plus de 250 000 francs », confie une vendeuse installée au marché.

Dans les espaces réservés aux denrées alimentaires, le constat reste le même. Oignons, pommes de terre, huile, piments et épices connaissent également une hausse sensible. Plusieurs ménagères affirment être contraintes de revoir leurs dépenses afin de pouvoir assurer le minimum pour les repas de fête.

Du côté des vendeuses de vêtements, la pression sur le marché est tout aussi perceptible. Bazins, tissus wax, complets et habits pour enfants figurent parmi les articles les plus recherchés. Malgré un contexte économique difficile, de nombreuses familles continuent de privilégier l’achat de nouvelles tenues pour célébrer la Tabaski dans le respect des traditions.

Pour plusieurs habitants de Sonfonia Gare, préparer la fête devient toutefois un véritable défi financier. « Tout est cher cette année : les habits, les chaussures, même les condiments. Pourtant, chaque parent veut voir ses enfants heureux pendant la Tabaski », déplore un père de famille rencontré dans les allées du marché.

Cette hausse généralisée des prix touche également le secteur du bétail. Face à la flambée constatée dans plusieurs localités du pays, les autorités guinéennes ont récemment annoncé une opération spéciale visant à mettre des moutons à prix réduits à la disposition des ménages.

Malgré les difficultés économiques, l’ambiance reste animée dans les rues de Sonfonia Gare. Entre négociations serrées, promotions improvisées et boutiques bondées, vendeuses comme acheteurs gardent l’espoir de célébrer la Tabaski dans la joie, la solidarité et la dignité.

Antoine Neima pour Planete7.info

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Tabaski 2026 en Guinée : pénurie de bétail, insécurité et flambée des prix inquiètent les vendeurs https://planete7.info/tabaski-2026-en-guinee-penurie-de-betail-insecurite-et-flambee-des-prix-inquietent-les-vendeurs/ Mon, 11 May 2026 21:16:18 +0000 https://planete7.info/?p=55317 À l’approche de la fête de Tabaski, le marché du bétail traverse une période particulièrement tendue en Guinée. Entre difficultés d’approvisionnement, insécurité grandissante dans certaines zones d’élevage et disparition inquiétante de commerçants guinéens au Mali, les vendeurs de bétail alertent sur une campagne jugée parmi les plus compliquées de ces dernières années. Dans plusieurs points […]]]>

À l’approche de la fête de Tabaski, le marché du bétail traverse une période particulièrement tendue en Guinée. Entre difficultés d’approvisionnement, insécurité grandissante dans certaines zones d’élevage et disparition inquiétante de commerçants guinéens au Mali, les vendeurs de bétail alertent sur une campagne jugée parmi les plus compliquées de ces dernières années.

Dans plusieurs points de vente de Conakry, les acteurs du secteur constatent déjà une baisse significative de l’arrivée des moutons en provenance des zones traditionnellement reconnues pour l’élevage, notamment la Guinée forestière et le Mali. Une situation qui pourrait entraîner une hausse importante des prix à quelques jours de la célébration.

Les vendeurs expliquent que les récentes attaques signalées contre des éleveurs dans la préfecture de Lola, combinées à la disparition de commerçants guinéens partis au Mali pour s’approvisionner, ont fortement perturbé les circuits habituels de ravitaillement.

Rencontré à Conakry, Mamadou Gheto Diallo, président des vendeurs de bétail, décrit un contexte particulièrement difficile pour les commerçants du secteur.

« Cette année, la situation est très compliquée. Les clients ne doivent pas être surpris par les prix, car nous ne pouvons presque plus nous ravitailler ni au Mali ni à Lola. Même les crédits que nous obtenions habituellement ne sont plus accordés », explique-t-il.

Le responsable déplore également les conséquences des violences enregistrées dans certaines localités de la Guinée forestière, autrefois considérée comme l’un des principaux bassins d’approvisionnement du pays.

« Beaucoup d’éleveurs ont perdu leurs animaux. Aujourd’hui, quand nous partons acheter chez eux, certains refusent même de vendre. Ils se méfient désormais des acheteurs », regrette-t-il.

Face à cette crise, les vendeurs de bétail affirment avoir multiplié les démarches auprès des autorités compétentes afin d’obtenir des mesures urgentes pour sécuriser les zones d’élevage et faciliter l’approvisionnement du marché national.

À quelques jours de la Tabaski, l’incertitude demeure chez les commerçants comme chez les consommateurs, qui redoutent déjà une flambée des prix des moutons sur les marchés de la capitale et de l’intérieur du pays.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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Kindia : la coopérative des teinturières à l’épreuve des défis économiques et de la contrefaçon https://planete7.info/kindia-la-cooperative-des-teinturieres-a-lepreuve-des-defis-economiques-et-de-la-contrefacon/ Thu, 30 Apr 2026 17:11:36 +0000 https://planete7.info/?p=54715 À Kindia, le centre de production artisanale, communément appelé coopérative des teinturières, traverse une phase critique. Cette structure solidaire, qui fédère teinturières, tailleurs, saponificateurs et autres artisans, fait aujourd’hui face à une accumulation de difficultés qui fragilisent son fonctionnement et menacent sa pérennité. Selon Sékou Diawara, gestionnaire du centre, la coopérative regroupe près d’une centaine […]]]>

À Kindia, le centre de production artisanale, communément appelé coopérative des teinturières, traverse une phase critique. Cette structure solidaire, qui fédère teinturières, tailleurs, saponificateurs et autres artisans, fait aujourd’hui face à une accumulation de difficultés qui fragilisent son fonctionnement et menacent sa pérennité.

Selon Sékou Diawara, gestionnaire du centre, la coopérative regroupe près d’une centaine de femmes et onze hommes, organisés autour de règles internes visant à garantir efficacité et cohésion. « Nous travaillons en synergie avec plusieurs corps de métiers. Les hommes jouent un rôle clé dans la gestion des conflits, la coordination des activités et l’encadrement des enfants. Tout est structuré pour assurer un fonctionnement harmonieux », explique-t-il.

Au-delà de la production artisanale, la coopérative s’illustre par une initiative sociale majeure : la création d’une école primaire intégrée. Ce projet est né d’un besoin concret, celui de prendre en charge les enfants des travailleuses souvent livrés à eux-mêmes. « Pendant la guerre en Sierra Leone, le président Lansana Conté avait fait construire deux salles de classe pour les protéger. Face à l’augmentation du nombre d’enfants, nous avons progressivement agrandi l’établissement », précise M. Diawara.

Pour Hadja Nana Keïta, présidente de la coopérative, cette école incarne l’esprit de solidarité qui anime la structure. « Nous comptons aujourd’hui 132 femmes issues de différents quartiers. Nous soutenons en priorité les plus vulnérables, notamment les veuves. L’école représente un investissement collectif pour l’avenir de nos enfants, financé par les cotisations des membres qui servent à rémunérer les enseignants », souligne-t-elle.

Malgré cette organisation rigoureuse et cet engagement social, la coopérative reste confrontée à de fortes contraintes économiques.

Mabinty Bangoura, teinturière, déplore la flambée des prix et la difficulté d’accès aux matières premières. « Le tissu est au cœur de notre activité, mais il devient de plus en plus rare et coûteux. Les prix ont fortement augmenté : le plateau de bougies est passé de 130 000 à 210 000 francs guinéens, le tissu de 400 000 à 430 000 FG, et le guéziner de 3 400 000 à 4 200 000 FG. Sans sources de revenus alternatives, la situation devient très difficile », confie-t-elle.

À ces défis s’ajoute un phénomène préoccupant : la prolifération des produits contrefaits. Le Kèndeli, tissu emblématique et symbole d’identité culturelle locale, est aujourd’hui imité et commercialisé à bas prix, perturbant profondément le marché. « Dans d’autres pays, ce type de pratique est encadré. Ici, elle se développe sans contrôle. Nous appelons les autorités à protéger notre savoir-faire », alerte la teinturière.

Entre engagement communautaire, résilience économique et menaces croissantes, la coopérative des teinturières de Kindia s’efforce de préserver un patrimoine artisanal essentiel, tout en luttant pour sa survie dans un environnement de plus en plus contraignant.

 

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

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Kindia : la filière de la noix de kola sous pression face aux difficultés d’accès https://planete7.info/kindia-la-filiere-de-la-noix-de-kola-sous-pression-face-aux-difficultes-dacces/ Mon, 30 Mar 2026 15:13:03 +0000 https://planete7.info/?p=53174 À Kindia, la commercialisation de la noix de kola, produit à forte valeur culturelle et économique, traverse une zone de turbulence. Entre routes dégradées, coûts de transport en hausse et raréfaction de l’offre, l’ensemble de la chaîne des producteurs aux consommateurs subit de plein fouet les conséquences d’un système fragilisé. Dans les principaux centres de négoce, […]]]>

À Kindia, la commercialisation de la noix de kola, produit à forte valeur culturelle et économique, traverse une zone de turbulence. Entre routes dégradées, coûts de transport en hausse et raréfaction de l’offre, l’ensemble de la chaîne des producteurs aux consommateurs subit de plein fouet les conséquences d’un système fragilisé.

Dans les principaux centres de négoce, notamment au marché central, les commerçants font face à des difficultés croissantes d’approvisionnement. Jadis réguliers, les flux de marchandises en provenance des zones de production sont aujourd’hui perturbés. « Les camions arrivaient sans difficulté auparavant. Désormais, chaque livraison relève d’un véritable défi », témoigne une vendeuse, visiblement éprouvée par la situation. La dégradation avancée de plusieurs axes routiers, particulièrement en saison humide, complique considérablement l’acheminement des produits.

Conséquence directe : la noix de kola, indispensable aux cérémonies sociales mariages, baptêmes, rites coutumiers devient de plus en plus rare sur les étals. Cette tension sur l’offre a entraîné une flambée des prix. « En quelques semaines, les tarifs ont presque doublé. Beaucoup de clients renoncent à l’achat », déplore un commerçant.

Au-delà des contraintes logistiques, les acteurs de la filière pointent également une baisse de la production dans certaines localités rurales. Entre aléas climatiques et insuffisance d’accompagnement technique et financier, les producteurs peinent à maintenir leurs niveaux de rendement.

Face à cette conjoncture préoccupante, les professionnels du secteur lancent un appel pressant aux autorités. Ils plaident pour une réhabilitation urgente des infrastructures routières, un meilleur encadrement des producteurs et une modernisation des circuits de distribution, conditions jugées indispensables à la relance durable de la filière.

En attendant des mesures concrètes, à Kindia, la noix de kola continue de circuler, mais au prix d’efforts accrus et de compromis économiques. Une réalité révélatrice des défis structurels qui pèsent sur le commerce local, à la croisée des exigences traditionnelles et des contraintes contemporaines.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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Kankan : à la veille de l’Aïd-el-Fitr, la viande devient un luxe pour de nombreux ménages https://planete7.info/kankan-a-la-veille-de-laid-el-fitr-la-viande-devient-un-luxe-pour-de-nombreux-menages/ Wed, 18 Mar 2026 20:06:47 +0000 https://planete7.info/?p=52695 À quelques heures de la célébration de l’Aïd-el-Fitr, les habitants de Kankan sont confrontés à une hausse spectaculaire des prix de la viande, bouleversant les habitudes de consommation en cette période pourtant marquée par la solidarité et le partage. Dans plusieurs points de vente de la commune urbaine, la viande avec os se négocie désormais […]]]>

À quelques heures de la célébration de l’Aïd-el-Fitr, les habitants de Kankan sont confrontés à une hausse spectaculaire des prix de la viande, bouleversant les habitudes de consommation en cette période pourtant marquée par la solidarité et le partage.

Dans plusieurs points de vente de la commune urbaine, la viande avec os se négocie désormais autour de 60.000 GNF, tandis que la chair atteint jusqu’à 650.000 GNF. Une flambée notable, comparée au début du mois de Ramadan où ces mêmes produits étaient vendus entre 50.000 et 55.000 GNF.

Cette augmentation soudaine exerce une pression considérable sur le pouvoir d’achat des ménages. Pour de nombreuses familles, l’accès à la viande — aliment central des repas de fête — devient de plus en plus difficile, voire hors de portée.

Sur les marchés, l’inquiétude est palpable. Entre contraintes budgétaires et impératifs sociaux liés à la fête, les consommateurs se retrouvent face à des choix difficiles. Cette situation transforme l’achat de produits essentiels en un véritable parcours d’obstacles, fragilisant davantage le panier de la ménagère à l’approche des célébrations.

À Kankan, l’Aïd-el-Fitr s’annonce ainsi sous le signe des tensions économiques, où l’esprit de fête peine à masquer les réalités du quotidien.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info 

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Marché de Madina : la vente de chaussures en crise entre hausse des prix et chute des ventes https://planete7.info/marche-de-madina-la-vente-de-chaussures-en-crise-entre-hausse-des-prix-et-chute-des-ventes/ Mon, 16 Mar 2026 20:13:19 +0000 https://planete7.info/?p=52607 Au cœur du grand marché de Marché de Madina, l’un des principaux centres commerciaux de la capitale guinéenne, l’animation reste fidèle à sa réputation. Entre les étals bondés, les cris des vendeurs et le va-et-vient des acheteurs, l’activité semble battre son plein. Pourtant, derrière cette effervescence apparente, le commerce de chaussures traverse une période particulièrement […]]]>

Au cœur du grand marché de Marché de Madina, l’un des principaux centres commerciaux de la capitale guinéenne, l’animation reste fidèle à sa réputation. Entre les étals bondés, les cris des vendeurs et le va-et-vient des acheteurs, l’activité semble battre son plein. Pourtant, derrière cette effervescence apparente, le commerce de chaussures traverse une période particulièrement difficile.

Dans les allées du marché, plusieurs clients ne cachent plus leur frustration face à la hausse des prix. Selon eux, le coût des chaussures a considérablement augmenté ces derniers mois, rendant l’achat de plus en plus compliqué pour de nombreux ménages.

« Avant, avec 100 000 francs guinéens, on pouvait s’offrir une bonne paire de chaussures. Aujourd’hui, ce montant ne suffit presque plus », confie un jeune acheteur rencontré devant une boutique.

Au-delà de la question du prix, certains consommateurs pointent également la qualité des produits proposés. Plusieurs clients affirment que certaines chaussures vendues sur le marché ne résistent pas longtemps à l’usage.

« Les prix sont élevés, mais la qualité ne suit pas toujours. On achète aujourd’hui et deux semaines après, la chaussure est déjà abîmée », déplore une mère de famille venue acheter des chaussures pour ses enfants.

Du côté des commerçants, le constat est tout aussi préoccupant. De nombreux revendeurs expliquent que leurs activités tournent au ralenti. Assis devant leurs boutiques, certains attendent pendant de longues heures sans enregistrer la moindre vente.

« Les clients pensent que ce sont nous qui augmentons les prix, mais ce n’est pas vrai », explique un vendeur. « Les marchandises viennent de l’étranger et les coûts de transport ont beaucoup augmenté. Nous aussi, nous souffrons. Parfois, on peut passer toute une journée sans vendre une seule paire. »

Plusieurs commerçants évoquent également les difficultés liées à l’importation, les frais de transport élevés, les taxes et les fluctuations du marché. Autant de facteurs qui, selon eux, réduisent considérablement leurs marges et compliquent la poursuite de leurs activités.

Malgré ces obstacles, le marché de Madina continue d’attirer quotidiennement des centaines d’acheteurs venus de différents quartiers de Conakry. Les commerçants espèrent toutefois une amélioration de la situation afin de relancer les ventes et de restaurer la confiance de la clientèle.

En attendant, dans les allées du marché, la scène reste la même : les clients négocient les prix tandis que les vendeurs espèrent qu’une paire de chaussures trouvera enfin preneur. Une réalité qui reflète, une fois de plus, les défis persistants du commerce informel dans la capitale guinéenne.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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Guinée forestière : la banane se raréfie et flambe sur les marchés de N’Zérékoré https://planete7.info/guinee-forestiere-la-banane-se-rarefie-et-flambe-sur-les-marches-de-nzerekore/ Fri, 09 Jan 2026 14:35:51 +0000 https://planete7.info/?p=50333 Longtemps considérée comme un symbole d’abondance et un pilier de l’alimentation quotidienne en Guinée forestière, la banane traverse aujourd’hui une période de forte tension. Sur les marchés de N’Zérékoré, la denrée se fait rare et son prix connaît une envolée spectaculaire, suscitant inquiétude et mécontentement chez les consommateurs. Au marché central de N’Zérékoré, les étals […]]]>

Longtemps considérée comme un symbole d’abondance et un pilier de l’alimentation quotidienne en Guinée forestière, la banane traverse aujourd’hui une période de forte tension. Sur les marchés de N’Zérékoré, la denrée se fait rare et son prix connaît une envolée spectaculaire, suscitant inquiétude et mécontentement chez les consommateurs.

Au marché central de N’Zérékoré, les étals habituellement bien garnis affichent désormais des quantités limitées. Le constat est sans appel : le régime de banane, autrefois vendu entre 25 000 et 30 000 GNF, s’échange aujourd’hui entre 45 000 et 60 000 GNF, selon la qualité et la zone de provenance.

Pour les ménages, cette flambée des prix a des conséquences directes.

« Avant, avec un petit budget, je pouvais acheter suffisamment de bananes pour nourrir toute la famille. Aujourd’hui, je suis obligée de réduire les quantités », confie Fatoumata Camara, visiblement préoccupée.

Du côté des commerçantes, la hausse est reconnue, mais jugée inévitable.

« Les clients pensent que nous exagérons les prix, alors que nous achetons nous-mêmes très cher auprès des grossistes », explique Aïssatou Konaté, vendeuse de banane depuis plus de dix ans. Elle pointe notamment l’augmentation des coûts de transport : « Les routes sont fortement dégradées et le prix du carburant ne cesse de grimper. Tout cela se répercute sur le prix final ».

Dans les zones de production rurales, notamment à Samoé, Kpaya, Galaye et Zoulouta, les producteurs évoquent des difficultés structurelles persistantes. Sékou Doré, cultivateur de banane, déplore une situation de plus en plus préoccupante :

« Certaines plantations ont été ravagées par des maladies, tandis que les pluies irrégulières ont fortement impacté la production. Nous manquons également d’engrais et d’un véritable accompagnement technique ».

À ces contraintes s’ajoute la problématique de l’acheminement des récoltes vers les centres urbains. « Les camions refusent parfois de venir à cause de l’état des routes. Lorsqu’ils acceptent, ils exigent des frais de transport plus élevés », ajoute le producteur.

Pour de nombreuses familles de la région forestière, la banane n’est pas un simple fruit, mais un aliment de base essentiel. Sa raréfaction et sa cherté contraignent désormais certains ménages à se tourner vers des alternatives moins accessibles, voire plus coûteuses, accentuant la pression sur le pouvoir d’achat.

Cette situation met en lumière les défis auxquels fait face la filière bananière en Guinée forestière, entre contraintes climatiques, insuffisances infrastructurelles et hausse des coûts de production et de transport. Autant de facteurs qui appellent des réponses urgentes pour préserver l’accès à un produit vital pour les populations locales.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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N’Zérékoré : l’huile rouge se raréfie et atteint des prix records, les ménages tirent la sonnette d’alarme https://planete7.info/nzerekore-lhuile-rouge-se-rarefie-et-atteint-des-prix-records-les-menages-tirent-la-sonnette-dalarme/ Wed, 17 Dec 2025 22:56:05 +0000 https://planete7.info/?p=49522 À N’Zérékoré, en cette période de fin d’année marquée par une forte demande alimentaire, l’huile de palme traditionnelle, communément appelée huile rouge, devient de plus en plus rare sur les marchés. Cette pénurie s’accompagne d’une flambée spectaculaire des prix, plongeant de nombreux ménages dans une situation de grande précarité. Sur le terrain, consommateurs et commerçants […]]]>

À N’Zérékoré, en cette période de fin d’année marquée par une forte demande alimentaire, l’huile de palme traditionnelle, communément appelée huile rouge, devient de plus en plus rare sur les marchés. Cette pénurie s’accompagne d’une flambée spectaculaire des prix, plongeant de nombreux ménages dans une situation de grande précarité. Sur le terrain, consommateurs et commerçants expriment leur inquiétude face à une hausse jugée insoutenable.

Produit de base de la cuisine locale et élément incontournable de l’alimentation quotidienne en Guinée forestière, l’huile rouge se fait désormais difficile à trouver. Selon les constats effectués sur les principaux marchés de la ville, notamment celui de Dorota, le bidon de 20 litres se négocie actuellement entre 290 000 et 300 000 francs guinéens, des niveaux jamais atteints ces dernières années. À titre de comparaison, à la même période l’an dernier, le prix oscillait entre 120 000 et 150 000 francs guinéens.

Interrogée au marché Dorota, Nowaï Haba, vendeuse d’huile rouge, attribue cette flambée des prix à une baisse significative de la production locale :  « L’huile rouge est devenue très rare. Pour s’en procurer, c’est un véritable parcours du combattant. En ce moment, beaucoup de producteurs se consacrent à la cueillette du café et à la récolte du riz. Peu de personnes s’occupent de l’extraction de l’huile, ce qui explique la rareté et la cherté du produit. Aujourd’hui, le bidon de 20 litres se vend à 290 000 francs guinéens ici en ville, et il y a quelques semaines, c’était même à 300 000 », explique-t-elle.

La commerçante souligne également que les coûts de transport depuis les zones rurales, où l’huile est produite, contribuent à alourdir davantage le prix de vente sur les marchés urbains.

Du côté des consommateurs, la situation est tout aussi préoccupante. Massangué Camara, venue faire ses achats pour les besoins de sa famille, peine à dissimuler son désarroi :

 « Le prix est excessivement élevé. Un bidon de 20 litres peut coûter jusqu’à 300 000 francs guinéens. L’année dernière, à la même période, on pouvait en acheter autour de 120 000 francs. Aujourd’hui, je n’ai pu prendre que 10 litres à 150 000 francs. Nous demandons aux autorités de nous aider à faire baisser les prix des denrées alimentaires en général, pas seulement celui de l’huile rouge », plaide-t-elle.

Même son de cloche chez Béatrice Honomou, vendeuse installée au centre-ville, qui évoque la loi du marché pour expliquer cette situation :

 « Le prix de l’huile rouge a complètement changé. C’est devenu très cher et difficile à trouver. La rareté du produit est la principale cause. Beaucoup de personnes ont délaissé l’extraction de l’huile pour se concentrer sur d’autres activités agricoles plus rentables en cette période », confie-t-elle.

Face à cette flambée des prix, consommateurs comme commerçants lancent un appel pressant aux autorités locales et nationales. Ils demandent des mesures urgentes pour soutenir la production locale, améliorer les conditions de transport et, surtout, soulager les ménages déjà éprouvés par la cherté de la vie, à l’approche des fêtes de fin d’année.

Pépé Blaise Théa, correspondant à N’zérékoré pour Planete7.info 

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Hausse injustifiée du prix du pain : le ministère du Commerce met en garde contre toute spéculation https://planete7.info/hausse-injustifiee-du-prix-du-pain-le-ministere-du-commerce-met-en-garde-contre-toute-speculation/ Thu, 24 Jul 2025 22:55:17 +0000 https://planete7.info/?p=44156 Dans un communiqué en date du 24 juillet 2025, le ministère du Commerce, de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises alerte sur une augmentation non justifiée du prix du pain observée dans plusieurs régions du pays. Tout en pointant un ralentissement temporaire au port de Conakry, il appelle les acteurs de la filière à […]]]>

Dans un communiqué en date du 24 juillet 2025, le ministère du Commerce, de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises alerte sur une augmentation non justifiée du prix du pain observée dans plusieurs régions du pays. Tout en pointant un ralentissement temporaire au port de Conakry, il appelle les acteurs de la filière à la responsabilité et promet des sanctions contre toute spéculation illicite.

Communiqué ci-dessous 

]]> 44156 Crise du pain à Labé : les boulangeries à l’arrêt, le prix explose https://planete7.info/crise-du-pain-a-labe-les-boulangeries-a-larret-le-prix-explose/ Wed, 23 Jul 2025 15:53:09 +0000 https://planete7.info/?p=44074 Le prix de la miche de pain connaît une hausse brutale dans la commune urbaine de Labé. Vendue jusque-là entre 3 000 et 3 500 francs guinéens, elle s’affiche désormais à 5 000 francs dans les rares boulangeries encore ouvertes. Une situation qui suscite de vives inquiétudes chez les consommateurs, alors que plusieurs points de […]]]>

Le prix de la miche de pain connaît une hausse brutale dans la commune urbaine de Labé. Vendue jusque-là entre 3 000 et 3 500 francs guinéens, elle s’affiche désormais à 5 000 francs dans les rares boulangeries encore ouvertes. Une situation qui suscite de vives inquiétudes chez les consommateurs, alors que plusieurs points de vente ont baissé rideau en raison d’une pénurie de farine.

Interrogé ce mardi, le président régional des boulangers de Labé, Fodé Kaba, a tenté d’expliquer cette flambée du prix du pain. Selon lui, la hausse est directement liée à la rareté de la farine sur le marché local, combinée à une augmentation notable de son prix.

« Oui, le prix du pain a effectivement augmenté de manière soudaine. Mais il serait injuste de pointer du doigt les boulangers. Aujourd’hui, la farine est introuvable dans la ville ou alors elle est vendue à des prix exorbitants. Un sac se négocie entre 400 000 et 500 000 francs guinéens », a-t-il déclaré, visiblement préoccupé.

Fodé Kaba évoque plusieurs facteurs ayant contribué à cette crise : le retard dans l’approvisionnement des usines en blé, les difficultés de production, et l’état dégradé de la route Labé-Mamou qui freine l’acheminement des marchandises, notamment par les camionnettes.

« Nous espérons un retour rapide à la normale. Dans le cas contraire, Labé risque de faire face à une pénurie de pain dans les jours à venir », alerte-t-il.

Cette situation met à rude épreuve les ménages, déjà fragilisés par un contexte économique difficile. Tandis que les regards se tournent vers les autorités et les acteurs du secteur, les citoyens de Labé craignent que cette crise ne s’aggrave si des solutions concrètes ne sont pas apportées dans les plus brefs délais.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info 

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