Hamidou Diallo – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Tue, 01 Sep 2026 19:56:58 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Hamidou Diallo – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Reforme ambitieuse et durable du secteur maritime et portuaire guinéen : un spécialiste du droit maritime fait des recommandations https://planete7.info/reforme-ambitieuse-et-durable-du-secteur-maritime-et-portuaire-guineen-un-specialiste-du-droit-maritime-fait-des-recommandations/ Tue, 01 Sep 2026 19:56:30 +0000 https://planete7.info/?p=63070 Après analyse, je formule les recommandations suivantes pour engager une réforme ambitieuse et durable du secteur maritime et portuaire guinéen. 1-Élaborer un Plan directeur national des ports et des infrastructures maritimes à l’horizon 2040 : À ce niveau, il s’agit d’ordonner la préparation d’un Plan directeur national des ports et des infrastructures maritimes de Guinée […]]]>

Après analyse, je formule les recommandations suivantes pour engager une réforme ambitieuse et durable du secteur maritime et portuaire guinéen.

1-Élaborer un Plan directeur national des ports et des infrastructures maritimes à l’horizon 2040 :

À ce niveau, il s’agit d’ordonner la préparation d’un Plan directeur national des ports et des infrastructures maritimes de Guinée à l’horizon 2040, définissant une vision stratégique à long terme, les priorités d’investissement ainsi que les objectifs de développement du secteur maritime et portuaire.

2-Faire de l’extension et de la modernisation du Port Autonome de Conakry une priorité nationale:

Faire de l’extension, de la modernisation et de l’amélioration de la compétitivité du Port Autonome de Conakry une priorité nationale, afin d’accroître ses capacités, d’améliorer la qualité des services portuaires et de renforcer son positionnement dans la compétition régionale et continentale.

3-Moderniser le Port de Kamsar:

Là, il faut engager la modernisation du Port de Kamsar afin d’en faire un véritable pôle minier, industriel, commercial et logistique, capable d’accompagner durablement le développement économique de la Guinée.

4-Étudier la construction d’un port de commerce à Boffa:

Ordonner la réalisation d’une étude de faisabilité complète portant sur la construction d’un port de commerce à Boffa, en évaluant notamment les aspects techniques, économiques, financiers, environnementaux, juridiques et logistiques du projet.

5-La réhabilitation  du Port de Benty:

Ordonner la réalisation d’un audit technique, juridique, économique et environnemental du Port de Benty, dans la préfecture de Forécariah, en vue d’évaluer les conditions de sa réhabilitation et de sa réintégration dans la stratégie nationale de développement portuaire.

6-La mise en place une politique nationale de déconcentration des flux portuaires:

À ce niveaux, il faut mettre en œuvre une politique nationale de déconcentration et de répartition des flux portuaires, afin de réduire la pression exercée sur le Port de Conakry et de favoriser un développement équilibré des différentes plateformes portuaires du pays.

7-Créer un Conseil national du développement maritime et portuaire:

ICI, ce Conseil national du développement maritime et portuaire, doit être placé sous l’autorité du Gouvernement et associant notamment des experts nationaux en droit maritime, droit portuaire, ingénierie portuaire, logistique, économie maritime, environnement marin, sûreté et sécurité maritimes.

8-La digitalisation des procédures portuaires:

Dans cette partie, il faut mettre en place un système national de digitalisation et d’intégration des procédures portuaires, permettant de simplifier les formalités, de réduire les délais, d’améliorer la transparence et de renforcer la compétitivité des ports guinéens.

9-Renforcer la formation et l’expertise nationales:

Là, il s’agit de Rmrenforcer la formation et la spécialisation des cadres guinéens dans les domaines suivants :

-le droit maritime ;

-le droit portuaire ;

-la gestion portuaire ;

-la sûreté maritime ;

-la sécurité maritime ;

-la logistique et la chaîne d’approvisionnement ;

-les concessions portuaires ;

-les partenariats public-privé ;

-le droit de l’environnement marin.

L’objectif doit être de constituer progressivement une expertise nationale de haut niveau, capable d’accompagner la transformation et la gouvernance du secteur maritime et portuaire guinéen.

10-La mise en place d’un mécanisme permettant d’évaluer la compétitivité portuaire:

Là, il s’agit de mettre en place un mécanisme permanent, capable  d’évaluer  la compétitivité des ports guinéens, fondé sur des indicateurs objectifs, transparents et régulièrement actualisés.

Ce mecanisme peut être appeller l’Observatoire Guinéen de la Performance Portuaire (OGPP).

En ma qualité de spécialiste en droit maritime et portuaire, je souhaite attirer respectueusement l’attention de la plus haute autorité de l’État sur une question essentielle : la Guinée ne doit pas se satisfaire d’une position secondaire dans la compétition portuaire régionale ou continentale.

Notre ambition nationale doit être beaucoup plus élevée.

Il ne s’agit pas simplement de contester un classement ou de discuter de la position de la Guinée dans tel ou tel indice de performance. Il s’agit surtout de mettre en place les conditions permettant de mesurer objectivement, régulièrement et de manière transparente les performances du Port de Conakry et des autres ports guinéens, afin de les améliorer constamment.

À cet égard, il serait pertinent d’établir un Observatoire Guinéen de la Performance Portuaire (OGPP), chargé de publier chaque année un rapport national sur la performance des ports guinéens.

Cet observatoire pourrait notamment suivre les indicateurs suivants :

-Le nombre de navires accueillis ;

-Le tonnage traité ;

-Le nombre de conteneurs traités ;

-La productivité portuaire;

– Le temps d’attente des navires ;

-Le temps d’escale ;

-Le coût du passage portuaire ;

-Le coût logistique ;

-L’efficacité des procédures douanières ;

-La disponibilité et la performance des équipements ;

-La sécurité maritime et portuaire ;

-La sûreté portuaire ;

-La protection de l’environnement marin ;

-Lla qualité et la continuité des services portuaires.

Ainsi, une telle démarche permettrait à la Guinée de disposer de ses propres données de référence, de mesurer ses progrès d’une année à l’autre et d’identifier avec précision les domaines nécessitant des réformes ou des investissements.

Elle permettrait également d’éviter que les débats nationaux sur la performance portuaire reposent exclusivement sur des classements externes, dont les méthodologies, les indicateurs et les périmètres d’évaluation peuvent parfois être différents.

Conclusion:

La Guinée dispose d’atouts considérables pour renforcer sa position dans le secteur maritime et portuaire en Afrique. Toutefois, la compétitivité portuaire ne peut être le résultat d’une action ponctuelle car elle doit reposer sur une vision stratégique, des investissements structurants, une gouvernance efficace, une expertise nationale renforcée, la digitalisation des procédures et une évaluation permanente des performances.

NB : Je suis actuellement en train de travailler sur un mémorandum relatif à la réforme du secteur maritime et portuaire guinéen, que je souhaite soumettre à son Excellence Monsieur le Président de la République.

 

 

Je vous remercie

Hamidou Diallo

Spécialiste en Droit maritime

 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

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Trafic de drogue dans le Monde (Par Hamidou Diallo) https://planete7.info/trafic-de-drogue-dans-le-monde-par-hamidou-diallo/ https://planete7.info/trafic-de-drogue-dans-le-monde-par-hamidou-diallo/#respond Tue, 11 Apr 2023 16:34:47 +0000 https://planete7.info/?p=20215 Avant d’entamer cette analyse juridique, il est nécessaire de définir d’abord la drogue et le cartel : La drogue est une substance psychotrope ou psychoactive ou chimique qui perturbe le fonctionnement du système nerveux central. Cette drogue est aussi définie comme toute substance modifiant le fonctionnement électrique et chimique du cerveau d’un être humaine. Pour la […]]]>

Avant d’entamer cette analyse juridique, il est nécessaire de définir d’abord la drogue et le cartel :

La drogue est une substance psychotrope ou psychoactive ou chimique qui perturbe le fonctionnement du système nerveux central. Cette drogue est aussi définie comme toute substance modifiant le fonctionnement électrique et chimique du cerveau d’un être humaine.

Pour la circulation ou le mouvement de la drogue dans le monde, il y a une structure qu’on appelle (le cartel de la drogue). Il faut rappeler que le cartel de la drogue a été utilisé par la justice américaine pour désigner les narcotrafiquants colombiens dans les années 1980.

Le cartel de la drogue est une organisation criminelle dirigée par un (JEF), qui signifie chef en espagnol ou un baron de drogue en Français, développée par les trafiquants dont le seul objectif est de promouvoir le trafic et la circulation de la drogue dans le monde entier.

Les cartels de la drogue opèrent dans de nombreux pays à travers l’Amérique Latine dont le Mexique, l’Amérique Centrale, l’Afghanistan, l’Asie du Sud et le continent Africain.

Alors, dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue et des stupéfiants par la voie maritime, nous avons constaté que l’Afrique sub-saharienne est devenue au fil des années un carrefour stratégique et une zone de transit pour les trafics de substance illicites entre les pays de production et les pays de consommation principaux, sans oublier l’émergence d’une consommation et production locale.

Ce trafic, par son ampleur, constitue une menace grave et avérée pour les Etats concernés. La maitrise de la lutte contre cette activité illicite implique l’intervention des Etats tout en utilisant les services qui interviennent dans le domaine de la lutte contre cette pratique.

La lutte contre cette pratique est encadrée par des textes nationaux et internationaux signées et ratifiées par les Etats.

C’est ainsi, l’Organisation Maritime Internationale et les Nations UNIES ont établis des Conventions internationales applicables sur la lutte contre le trafic des drogues dans le monde :

– la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 telle que modifiée par le protocole de 1972;

-la convention sur les substances psychotropes de 1971;

– la Convention des nations unies sur le trafic illicite des stupéfiants et substances psychotropes de1988;

-la Conventions internationales sur la sécurité des conteneurs de 1977;

-l’office des nations unies contre la drogue et le crime de 1997;

-la commission des stupéfiants contre la drogue de 1946;

-l’organe international pour le contrôle des stupéfiants de 1961;

-le réseau européen d’information sur les drogues et les toxicomanies;

-l’observatoire européen des drogues et des toxicomanies;

-le rapport mondial sur la drogue de 2021 et les textes nationaux applicables dans la lutte contre le trafic des drogues .

Maintenant la question est de savoir comment la cocaïne arrive-t-elle en Afrique et comment est-elle acheminée vers l’Europe ?

La voie maritime:

Selon les agences de contrôle des stupéfiants, la cocaïne arrive surtout en Afrique de l’Ouest par bateaux de pêche et porte-conteneurs. Soit par des bateaux de plaisance.

La voie aérienne:

Les trafiquants ont réussi à établir des connections aériennes directes entre l’Amérique Latine et l’Afrique de l’Ouest. En novembre 2009, l’épisode fameux du Boeing de la coke qui s’est posé non loin de Gao au Mali avec 8 tonnes de cocaïnes dans ses soutes, en provenance du Venezuela. La marchandise est ensuite réexpédiée par voie maritime ou terrestre à travers le Sahara.

la cartographie de ce trafic de drogue dans le monde :

Les principaux points de départ de la cocaïne sont le Venezuela et le Brésil, tandis que les pays d’arrivée sont la Guinée-Conakry, la Guinée-Bissau, la Mauritanie, la Sierra Léone, le Liberia, la Côte d’Ivoire et le Sénégal.

Un quart de la consommation Européenne passe par la sous-région, soit un marché de 33 milliards de dollars pour 4 millions d’usagers. Acheté 4 milles dollars le Kg en Colombie ou au Pérou, la poudre blanche se revend 10 à 12 fois plus cher en Europe.

La drogue parvient jusqu’aux ports Africains, dans les conteneurs des cargos qui empruntent la «HIGHWAY 10 », sorte d’autoroute outre atlantique reliant les deux continents le long du 10ème parallèle.

Les narcojihadistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao né le 10/12/2011).

Les rebelles Touaregs, qui assuraient jusqu’à il y a peu la protection des convois, ayant dû délocaliser leurs activités depuis le déclenchement de l’opération Serval, le trafic transite désormais par le Niger et la Libye.

La drogue a souvent financé l’achat d’armes ou permis de «tenir» des combattants de plus en plus jeunes, comme cela a été le cas au Liberia ou en Somalie.

Le continent n’a jamais été un producteur d’héroïne ou de cocaïne. Les Africains ont en revanche toujours produit et consommé du cannabis, et récemment davantage de psychotropes et de médicaments (des laboratoires ont été démantelé).

En Guinée, c’est l’OCAD (l’office Central Anti-Drogue), les services spéciaux, la Préfecture Maritime,

la Gendarmerie Maritime, la Direction Général des Douanes qui sont les services qui travaillent ensemble pour lutter contre ce trafic.

Le rapport mondial sur les nombres de personnes sur la consommation des drogues entre 2016-2022 :

-le cannabis 300millions de personnes ;

-l’opioïdes 50millions de personnes ;

-l’amphétamines stimulants de prescription 55 millions de personnes ;

-l’ecstasy 45 millions de personnes ;

-l’opiacés 40 millions de personnes ;

-la cocaïne 50 millions de personnes ayant consommé.

Enfin, je demande aux autorités guinéens de redoubler des efforts pour investir de plus sur la formation et la mise en place des moyens matériels et financiers à la disposition des services relatifs à la lutte contre le trafic des drogues pour une meilleure surveillance et pour une lutte efficace contre les trafiquants de drogue tant sur l’espace maritime et sur l’espace terrestre.

Hamidou Diallo

Juristes Consultant Spécialiste en Droit Maritime

E-mail : consjurpremargui@gmail.com

Tel : +224628910338

 

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