Grâce présidentielle – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 07 Oct 2026 16:55:54 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Grâce présidentielle – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Guinée : les 217 bénéficiaires de la grâce présidentielle soumis à un programme de réinsertion de 45 jours https://planete7.info/guinee-les-217-beneficiaires-de-la-grace-presidentielle-soumis-a-un-programme-de-reinsertion-de-45-jours/ Wed, 07 Oct 2026 16:51:56 +0000 https://planete7.info/?p=65676 Les 217 personnes graciées le 2 octobre dernier devront suivre un stage obligatoire d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion. Le dispositif, fixé par un arrêté conjoint signé le 5 octobre 2026 par les ministères de la Justice et de la Défense nationale, s’étendra sur 45 jours. Après la décision de grâce présidentielle, le […]]]>

Les 217 personnes graciées le 2 octobre dernier devront suivre un stage obligatoire d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion. Le dispositif, fixé par un arrêté conjoint signé le 5 octobre 2026 par les ministères de la Justice et de la Défense nationale, s’étendra sur 45 jours.

Après la décision de grâce présidentielle, le gouvernement guinéen précise désormais les conditions devant accompagner le retour des bénéficiaires à la vie sociale. Le nouveau dispositif prévoit un programme structuré autour de la formation civique, de l’accompagnement social et de la préparation à la réinsertion.

Pendant 45 jours, les bénéficiaires seront soumis à un encadrement destiné notamment à renforcer leur connaissance des droits et devoirs républicains ainsi que leur compréhension des institutions nationales. Le programme doit également contribuer à préparer leur retour dans leurs familles, leurs communautés et le monde professionnel.

La prévention de la récidive figure également parmi les objectifs annoncés par les autorités. Pour le ministère de la Justice, ce mécanisme doit permettre d’accompagner la mesure de clémence présidentielle par un dispositif responsabilisant, avec l’ambition de favoriser une réintégration durable tout en prenant en compte les impératifs de sécurité publique.

L’arrêté conjoint institue une Commission de coordination (CMC), placée sous la tutelle directe du garde des Sceaux et du ministre délégué à la Défense nationale.

Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme sera chargé de concevoir et de superviser le volet pédagogique du programme. Il devra également assurer le suivi administratif et social des stagiaires, fournir les tenues et équipements nécessaires et délivrer les attestations sanctionnant l’accomplissement du stage.

Le département de la Justice prendra par ailleurs en charge l’intégralité des dépenses liées au programme sur son propre budget.

Le ministère de la Défense nationale interviendra, pour sa part, dans l’organisation pratique du dispositif. Il devra notamment mettre à disposition les sites d’accueil et apporter son appui en matière de logistique, d’encadrement et de sécurité.

Avec ce dispositif, le gouvernement entend ainsi donner un cadre précis à la réinsertion des 217 bénéficiaires de la grâce présidentielle, en faisant du retour à la vie sociale une étape accompagnée et encadrée.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info

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Grâce présidentielle : Abdoulaye Yéro Baldé salue la libération d’Aliou Bah et appelle à l’apaisement  https://planete7.info/grace-presidentielle-abdoulaye-yero-balde-salue-la-liberation-daliou-bah-et-appelle-a-lapaisement/ Sat, 03 Oct 2026 22:36:46 +0000 https://planete7.info/?p=65388 La décision du président de la République d’accorder une grâce présidentielle à 217 détenus, parmi lesquels figure le président du Mouvement démocratique libéral (MoDeL), Mamadou Aliou Bah, suscite des réactions dans la classe politique guinéenne. Parmi elles, celle d’Abdoulaye Yéro Baldé, président du Front Démocratique de Guinée (FRONDEG), qui salue une mesure qu’il considère comme […]]]>

La décision du président de la République d’accorder une grâce présidentielle à 217 détenus, parmi lesquels figure le président du Mouvement démocratique libéral (MoDeL), Mamadou Aliou Bah, suscite des réactions dans la classe politique guinéenne. Parmi elles, celle d’Abdoulaye Yéro Baldé, président du Front Démocratique de Guinée (FRONDEG), qui salue une mesure qu’il considère comme susceptible de contribuer à l’apaisement du climat politique national.

Mamadou Aliou Bah, détenu depuis décembre 2024 et condamné à une peine de deux ans de prison, figure parmi les bénéficiaires de la mesure annoncée le vendredi 2 octobre. Le décret présidentiel porte sur 217 personnes condamnées, auxquelles une remise totale de peine a été accordée.

Dans sa réaction, Abdoulaye Yéro Baldé estime que cette décision doit être regardée au-delà des clivages politiques.

« Dans la vie d’une Nation, il y a des moments où les responsabilités commandent de regarder au-delà des appartenances politiques et de reconnaître les décisions qui peuvent contribuer à apaiser les tensions », souligne le président du FRONDEG.

Pour l’ancien ministre, la liberté retrouvée par Aliou Bah représente avant tout celle d’un citoyen qui pourra renouer avec sa famille et ses proches après une longue période de détention.

« La liberté retrouvée par Aliou Bah, après près de deux années de détention, est d’abord celle d’un citoyen qui va pouvoir retrouver les siens », affirme-t-il, tout en estimant que cette décision peut également contribuer à restaurer la confiance dans un contexte politique marqué par de fortes tensions.

Abdoulaye Yéro Baldé considère que la situation actuelle de la Guinée appelle davantage de gestes d’ouverture et de dialogue entre les différents acteurs.

« Notre pays traverse une période où les divergences sont profondes et où la confiance entre les différents acteurs reste fragile. C’est précisément dans ces moments que les gestes d’ouverture prennent tout leur sens », estime-t-il.

Le président du FRONDEG souhaite ainsi que la grâce accordée aux 217 détenus puisse constituer le point de départ d’une dynamique plus large.

« Je souhaite donc que cette décision puisse être le début d’une dynamique plus large d’apaisement, de dialogue et de confiance », déclare-t-il.

Dans son message, Abdoulaye Yéro Baldé insiste également sur la nécessité de créer les conditions permettant à l’ensemble des citoyens, indépendamment de leurs convictions politiques, de participer à la construction du pays.

« La Guinée a besoin de moins de tensions et davantage de sérénité pour permettre à chacun, quelles que soient ses convictions politiques, de contribuer à la construction de notre destin commun », affirme-t-il.

Cette prise de position intervient alors que le MoDeL a lui-même réagi à la grâce présidentielle en appelant ses militants, ses sympathisants et l’ensemble des citoyens à faire preuve de « retenue et de responsabilité ». Le parti a indiqué accueillir cette évolution avec « sérénité et lucidité », tout en annonçant qu’il suivrait l’évolution du processus devant conduire à la libération effective de son président.

Pour Abdoulaye Yéro Baldé, l’enjeu dépasse désormais le cas individuel d’Aliou Bah. Il s’agit, selon lui, de saisir cette occasion pour favoriser un climat politique plus serein.

« La République doit pouvoir être un espace où les désaccords existent, mais où ils ne nous empêchent jamais de nous retrouver autour de l’essentiel : la paix, la justice, la dignité et l’intérêt supérieur de la Guinée », conclut le président du FRONDEG.

À travers cette déclaration, Abdoulaye Yéro Baldé appelle ainsi les acteurs politiques guinéens à considérer la grâce présidentielle comme une occasion de favoriser le dialogue et la confiance, dans un pays où les divergences politiques demeurent fortes.

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Libération d’Aliou Bah : entre soulagement et inquiétudes chez ses militants à Labé https://planete7.info/liberation-daliou-bah-entre-soulagement-et-inquietudes-chez-ses-militants-a-labe/ Sat, 03 Oct 2026 20:01:55 +0000 https://planete7.info/?p=65365 La grâce présidentielle accordée, ce vendredi 2 octobre 2026, à plusieurs détenus à l’occasion de la célébration du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée suscite des réactions à Labé. Parmi les bénéficiaires figure Aliou Bah, président du Mouvement démocratique libéral (MoDeL), détenu depuis plusieurs mois. Dans la capitale du Fouta Djallon, ses militants saluent […]]]>

La grâce présidentielle accordée, ce vendredi 2 octobre 2026, à plusieurs détenus à l’occasion de la célébration du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée suscite des réactions à Labé. Parmi les bénéficiaires figure Aliou Bah, président du Mouvement démocratique libéral (MoDeL), détenu depuis plusieurs mois.

Dans la capitale du Fouta Djallon, ses militants saluent sa libération, tout en faisant part de leurs interrogations sur les conséquences judiciaires de la mesure et sur l’avenir politique de leur leader.

« Je suis dans un sentiment partagé entre joie et peine », témoigne Aliou Dallein Baldé, militant du MoDeL. S’il se réjouit de voir le président de son parti retrouver les siens, il revient sur ce qu’il présente comme une longue période de détention, qu’il qualifie d’« arbitraire ».

Pour lui, cette libération constitue également un soulagement pour la famille d’Aliou Bah. « Je suis content de savoir que des enfants de moins de dix ans retrouvent leur père, qu’une épouse retrouve son mari, heureux de savoir qu’une maman puisse retrouver son enfant qui lui a été arraché arbitrairement pendant vingt-deux mois », affirme-t-il.

Mais derrière la satisfaction, des inquiétudes demeurent. Le militant du MoDeL s’interroge notamment sur les effets juridiques de la grâce présidentielle et sur ses éventuelles conséquences pour l’avenir politique d’Aliou Bah.

« Malgré que nous sommes contents de sa libération, nous sommes inquiets sur le calcul politique qui se cache derrière », déclare Aliou Dallein Baldé. Il affirme que la procédure concernant son leader serait toujours pendante devant la Cour suprême et estime que sa situation judiciaire pourrait avoir des répercussions sur sa participation aux prochaines échéances électorales.

Le militant appelle ainsi à une clarification définitive de la situation judiciaire d’Aliou Bah. « Il ne faudrait pas qu’il soit éliminé de la course à cause d’un casier judiciaire fabriqué », soutient-il.

Aliou Dallein Baldé invoque également la décision rendue par la Cour de justice de la CEDEAO concernant son leader. Selon lui, cette décision porte notamment sur la libération d’Aliou Bah, la reconnaissance du caractère arbitraire de sa condamnation, ainsi que sur des mesures de réparation et l’effacement de son casier judiciaire.

Dans ce contexte, le militant estime que la grâce présidentielle, si elle permet la libération d’Aliou Bah, ne réglerait pas à elle seule l’ensemble des questions soulevées autour de sa situation judiciaire.

Il plaide donc pour l’application complète de la décision de la juridiction communautaire, qu’il considère comme nécessaire pour permettre à Aliou Bah de recouvrer pleinement ses droits.

À Labé, la libération du président du MoDeL est ainsi accueillie avec soulagement par ses partisans, mais également avec des interrogations qui dépassent désormais la seule question de sa sortie de prison : celles liées à son statut judiciaire et à son avenir politique.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info 

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Grâce présidentielle : Aliou Bah bénéficie de la clémence du chef de l’État https://planete7.info/grace-presidentielle-aliou-bah-beneficie-de-la-clemence-du-chef-de-letat/ Fri, 02 Oct 2026 21:54:17 +0000 https://planete7.info/?p=65333 Le dossier judiciaire d’Aliou Bah connaît un nouveau tournant. Le président du Mouvement démocratique libéral (MoDeL) bénéficie désormais d’une grâce présidentielle. La décision a été officialisée ce vendredi 2 octobre 2026, à travers la lecture d’un décret à la Télévision nationale. Condamné par la justice guinéenne à une peine d’emprisonnement ferme dans une affaire d’offense […]]]>

Le dossier judiciaire d’Aliou Bah connaît un nouveau tournant. Le président du Mouvement démocratique libéral (MoDeL) bénéficie désormais d’une grâce présidentielle. La décision a été officialisée ce vendredi 2 octobre 2026, à travers la lecture d’un décret à la Télévision nationale.

Condamné par la justice guinéenne à une peine d’emprisonnement ferme dans une affaire d’offense et de diffamation à l’encontre du chef de l’État, Aliou Bah était détenu à la Maison centrale de Conakry depuis janvier 2025.

Cette mesure présidentielle intervient alors que son dossier avait également été porté devant la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Dans un arrêt rendu le 25 juin 2026, la juridiction communautaire avait estimé que certains droits d’Aliou Bah avaient été violés et avait ordonné à l’État guinéen de procéder à sa « mise en liberté immédiate et sans condition ». La Cour avait également condamné la Guinée au versement d’un franc CFA symbolique à titre de réparation.

La grâce présidentielle vient ain si marquer une nouvelle étape dans ce dossier judiciaire, plusieurs mois après la décision rendue par la juridiction communautaire ouest-africaine.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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Tchad : Succès Masra gracié par le président Mahamat Idriss Déby https://planete7.info/tchad-succes-masra-gracie-par-le-president-mahamat-idriss-deby/ Fri, 14 Aug 2026 15:52:06 +0000 https://planete7.info/?p=61659 L’ancien Premier ministre et opposant tchadien Succès Masra a bénéficié, vendredi 14 août, d’une grâce présidentielle accordée par le chef de l’État, Mahamat Idriss Déby. Condamné à 20 ans de prison, il voit ainsi sa peine totalement remise, aux côtés de huit autres responsables politiques de l’opposition. Après plus d’une année passée derrière les barreaux, […]]]>

L’ancien Premier ministre et opposant tchadien Succès Masra a bénéficié, vendredi 14 août, d’une grâce présidentielle accordée par le chef de l’État, Mahamat Idriss Déby. Condamné à 20 ans de prison, il voit ainsi sa peine totalement remise, aux côtés de huit autres responsables politiques de l’opposition.

Après plus d’une année passée derrière les barreaux, Succès Masra retrouve la liberté. L’ancien Premier ministre tchadien a été gracié vendredi 14 août par le président Mahamat Idriss Déby, selon un décret présidentiel portant remise totale des peines privatives de liberté pour les condamnés concernés.

Cette mesure concerne également huit autres responsables politiques membres du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), une plateforme de l’opposition. Ces derniers avaient été condamnés à huit ans de prison dans le cadre de la même affaire.

Succès Masra avait été condamné à 20 ans de réclusion pour « diffusion de message à caractère haineux et xénophobe » et « complicité de meurtre », à la suite des violences survenues à Mandakao, dans le sud du Tchad. Ces affrontements avaient fait au moins 41 morts.

Depuis le début de la procédure, ses proches ainsi que son parti, Les Transformateurs, avaient contesté les accusations portées contre lui, dénonçant un procès à caractère politique. Plusieurs organisations de la société civile et formations politiques avaient également exprimé des réserves sur cette procédure.

La grâce présidentielle intervient ainsi dans un contexte politique où la question du dialogue et de l’apaisement demeure au cœur des enjeux nationaux.

Au sein des Transformateurs, la décision présidentielle a été accueillie favorablement. Le vice-président du parti, Dr Ndolembai Sadé Njesada, a salué une mesure susceptible de contribuer à l’« unité nationale ».

Il a également exprimé l’espoir que cette libération ouvre la voie à un dialogue politique plus large, capable de favoriser la paix et la réconciliation au Tchad.

La grâce accordée à Succès Masra marque ainsi une nouvelle étape dans son parcours politique et pourrait relancer les discussions autour de l’apaisement du climat politique tchadien.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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Polémique autour de la grâce présidentielle : Me Mohamed II Kourouma dénonce une violation flagrante de la loi https://planete7.info/polemique-autour-de-la-grace-presidentielle-me-mohamed-ii-kourouma-denonce-une-violation-flagrante-de-la-loi/ Wed, 02 Apr 2025 17:29:34 +0000 https://planete7.info/?p=40007 La décision du général Mamady Doumbouya, président de la transition guinéenne, d’accorder la grâce à l’ancien chef de la junte militaire, le capitaine Moussa Dadis Camara, continue de provoquer de vives réactions au sein du milieu judiciaire. Le décret présidentiel, annoncé le vendredi 28 mars 2025 par le général Amara Camara, ministre secrétaire général à […]]]>

La décision du général Mamady Doumbouya, président de la transition guinéenne, d’accorder la grâce à l’ancien chef de la junte militaire, le capitaine Moussa Dadis Camara, continue de provoquer de vives réactions au sein du milieu judiciaire. Le décret présidentiel, annoncé le vendredi 28 mars 2025 par le général Amara Camara, ministre secrétaire général à la présidence, est au cœur d’une controverse juridique. Certains experts estiment qu’il contrevient aux principes fondamentaux du droit.

Interrogé ce mercredi 2 avril 2025 dans son cabinet à Kankan, Me Mohamed II Kourouma, avocat à la cour d’appel, n’a pas caché son indignation. « Cette décision m’a profondément surpris. Les conditions légales d’octroi d’une grâce ne sont manifestement pas remplies. Moussa Dadis Camara a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle par le tribunal criminel de Dixinn. Or, un appel a été interjeté tant par ses avocats que par d’autres accusés et parties civiles. L’affaire est toujours pendante devant la cour d’appel, qui n’a pas encore statué. C’est une atteinte grave aux règles judiciaires en vigueur », a-t-il déclaré.

Abordant les implications juridiques de cette mesure, Me Kourouma a rappelé les exigences strictes du droit de grâce. « Certes, le président de la République dispose du pouvoir discrétionnaire d’accorder une grâce, mais celle-ci ne peut intervenir que sur un jugement définitif et exécutoire. Dans ce cas précis, les voies de recours ne sont pas épuisées, ce qui rend la mesure juridiquement prématurée et irrégulière. » Il a par ailleurs souligné que ce décret viole l’article 170 du Code pénal, qui fixe le cadre légal d’application de la grâce présidentielle.

Cette affaire relance le débat sur l’indépendance de la justice en Guinée et la séparation des pouvoirs. Plusieurs acteurs judiciaires et organisations de la société civile s’interrogent sur les motivations réelles de cette décision et ses conséquences sur l’état de droit. La grâce accordée à un justiciable dont la procédure d’appel est toujours en cours crée un précédent juridique qui pourrait fragiliser la crédibilité des institutions judiciaires.

Dans un contexte où la transition politique en Guinée est scrutée de près, cette affaire risque d’accentuer les tensions et d’alimenter les suspicions sur une justice à géométrie variable. Reste à voir si cette polémique conduira à une réaction des autorités judiciaires ou si elle restera lettre morte.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info 

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Koulé-Nord fête la libération de Moussa Dadis Camara : Une joie palpable dans le village natal https://planete7.info/koule-nord-fete-la-liberation-de-moussa-dadis-camara-une-joie-palpable-dans-le-village-natal/ Sat, 29 Mar 2025 18:53:08 +0000 https://planete7.info/?p=39889 Le vendredi 28 mars 2025, Moussa Dadis Camara, ancien chef de la junte militaire et ex-président de la transition de 2008, a bénéficié d’une grâce présidentielle, accordée par le président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya. Ce décret, lu à la télévision nationale, justifie la libération de l’ex-dirigeant pour des raisons de santé. Cette […]]]>

Le vendredi 28 mars 2025, Moussa Dadis Camara, ancien chef de la junte militaire et ex-président de la transition de 2008, a bénéficié d’une grâce présidentielle, accordée par le président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya. Ce décret, lu à la télévision nationale, justifie la libération de l’ex-dirigeant pour des raisons de santé. Cette décision a suscité de vives réactions parmi les habitants de Koulé-Nord, son village natal, situé dans la capitale de la région forestière. Les proches de Moussa Dadis et les citoyens de cette localité ont exprimé leur joie et leur gratitude envers l’acte présidentiel.

À Koulé-Nord, les festivités ont commencé dès l’annonce de la nouvelle. Les tam-tams et les cascagnettes résonnaient dans tout le village, symbolisant la manifestation de joie des habitants. Lancinet Koulé Camara, responsable des jeunes de Koulé-Nord, a partagé son enthousiasme au micro de notre correspondant : « Cette nouvelle nous a vraiment dépassés. Nous avons passé la nuit sans dormir et continuons de célébrer. Vous voyez, la population est en fête pour la libération de notre fils. D’autres habitants s’apprêtent à nous rejoindre. Lors d’un match de football organisé à N’Zérékoré, nous avons exprimé notre vœu de voir Moussa Dadis libéré, et aujourd’hui, ce vœu est exaucé. Nous remercions sincèrement le président Mamadi Doumbouya. Nous allons continuer à fêter pendant une semaine », a-t-il déclaré avec ferveur.

Le même sentiment de joie est partagé par Alain Koulemou, l’un des patriarches de Koulé-Nord, qui a appris la nouvelle via les réseaux sociaux. « En tant que notable de ce village, lorsque j’ai entendu la nouvelle, j’ai décidé d’attendre le matin pour exprimer ma joie. Doumbouya est comme un fils pour nous, et si ce dernier a décidé de libérer notre frère Moussa Dadis, nous ne pouvons que lui adresser nos plus sincères remerciements et bénédictions. Il a tout notre soutien », a-t-il affirmé.

Jean Dadis Camara, le jeune frère de Moussa Dadis, n’a pas caché son émotion. « Je suis très heureux pour le geste du président. Vous voyez comment toute la famille se réjouit. Lorsqu’on a appris la nouvelle à 22h30, nous n’avons pas fermé l’œil. Nous avons dansé jusqu’au matin. Je remercie profondément le président Doumbouya. Je rends grâce à Dieu pour la libération de mon frère », a-t-il déclaré, visiblement ému.

Aminata Camara, la grande sœur de l’ex-chef de la transition, a évoqué la profonde émotion qu’elle a ressentie suite à cette libération. « Je vous accueille avec grand plaisir. Je n’ai pas dormi de la nuit, tant la joie m’envahissait. J’ai pleuré toute la nuit, jusqu’à souffrir d’hypertension. Apprendre aujourd’hui que Doumbouya a libéré mon jeune frère me remplit de bonheur. Je le remercie infiniment, ainsi que toute la famille. Nous sommes là pour lui et nous demandons aux citoyens de considérer Doumbouya comme notre propre fils », a-t-elle confié.

La libération de Moussa Dadis Camara fait suite à sa condamnation le 31 juillet 2024 pour crimes contre l’humanité, en lien avec le massacre du 28 septembre 2009 au stade du même nom. Ce geste de clémence, en dépit des lourdes charges qui pèsent sur lui, reste un sujet de vive discussion et suscite des réactions partagées à travers le pays.

Ainsi, à Koulé-Nord, la joie de la libération de leur fils prodige se mêle à la reconnaissance envers un président qui, pour eux, a agi dans un esprit de fraternité et de compassion.

Pépé Blaise Théa, correspondant à Nzérékoré pour Planete7.info 

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Guinée : La grâce présidentielle de Moussa Dadis Camara face au cri de justice des victimes du 28 septembre 2009 https://planete7.info/guinee-la-grace-presidentielle-de-moussa-dadis-camara-face-au-cri-de-justice-des-victimes-du-28-septembre-2009/ Sat, 29 Mar 2025 18:35:07 +0000 https://planete7.info/?p=39885 l’ex-chef d’État guinéen, Moussa Dadis Camara, a été condamné pour crimes contre l’humanité en lien avec le massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry. Moins d’un an après ce verdict historique, une décision controversée est venue bouleverser le paysage judiciaire et politique du pays : sa grâce présidentielle, décidée par le général Mamadi […]]]>

l’ex-chef d’État guinéen, Moussa Dadis Camara, a été condamné pour crimes contre l’humanité en lien avec le massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry. Moins d’un an après ce verdict historique, une décision controversée est venue bouleverser le paysage judiciaire et politique du pays : sa grâce présidentielle, décidée par le général Mamadi Doumbouya pour des raisons de santé.

Si cette mesure vise, selon les autorités, à favoriser l’apaisement national, elle ravive toutefois les blessures des victimes, qui attendent encore justice et réparation. Parmi elles, Oumou Barry, survivante du massacre, ne cache pas son indignation. « Cette grâce arrive beaucoup trop tôt. La cour n’a rendu son verdict que depuis neuf mois, et nous, les victimes, n’avons toujours pas reçu d’indemnisations. La justice aurait dû aller jusqu’au bout avant toute clémence », déplore-t-elle.

L’annonce de cette mesure a laissé un goût amer à ceux qui, comme Oumou Barry, espéraient que l’État engage des actions concrètes pour réparer les préjudices subis. « Le décret d’indemnisation existe, mais nous attendons toujours son application effective. Tant que les victimes ne sont pas reconnues et protégées, comment parler de pardon et de réconciliation ? » interroge-t-elle.

En effet, au-delà des indemnisations, c’est la question de la sécurité des victimes qui inquiète. « Ce n’est pas juste une question de peur, c’est une réalité : nous ne sommes pas en sécurité. Nous vivons dans l’incertitude et l’angoisse« , insiste-t-elle. Pour Oumou Barry, il aurait été plus juste de d’abord finaliser la reconnaissance officielle des victimes et de garantir leur sécurité avant d’envisager la clémence pour les coupables.

Cette grâce, présentée comme un geste de réconciliation nationale, semble donc laisser une partie de la population sur le bord du chemin. « Avant d’accorder le pardon, il faut d’abord rendre justice », résume Oumou Barry. Pour elle et de nombreux autres survivants, la priorité devrait être la mise en place d’une base de données recensant les victimes, suivie d’un processus d’indemnisation clair et transparent.

Alors que les familles endeuillées attendent toujours des actions concrètes de l’État, cette grâce présidentielle pose une question fondamentale : la réconciliation nationale peut-elle prévaloir sur la justice et la mémoire des victimes ?

Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info 

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Dadis Camara gracié : Dr Faya Milimono plaide pour l’amnistie plutôt que la grâce https://planete7.info/dadis-camara-gracie-dr-faya-milimono-plaide-pour-lamnistie-plutot-que-la-grace/ Sat, 29 Mar 2025 18:25:22 +0000 https://planete7.info/?p=39882 Dans une interview accordée à notre rédaction ce samedi, Dr Faya Milimono, président du Bloc Libéral, a exprimé ses réserves quant à la grâce présidentielle accordée à Moussa Dadis Camara, l’ex-président de la junte, après sa condamnation pour son rôle présumé dans le massacre du 28 septembre 2009. La décision du président de la transition, […]]]>

Dans une interview accordée à notre rédaction ce samedi, Dr Faya Milimono, président du Bloc Libéral, a exprimé ses réserves quant à la grâce présidentielle accordée à Moussa Dadis Camara, l’ex-président de la junte, après sa condamnation pour son rôle présumé dans le massacre du 28 septembre 2009. La décision du président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, continue de susciter de vives réactions dans le pays, et Dr Faya Milimono n’a pas tardé à faire entendre son point de vue.

Moussa Dadis Camara, ancien chef de la junte militaire ayant pris le pouvoir en 2008, avait été condamné à 20 ans de prison pour son implication dans les violences du 28 septembre 2009, qui ont coûté la vie à de nombreux manifestants. Cependant, à la surprise générale, le président Doumbouya a récemment accordé la grâce à l’ex-leader militaire, une décision qui, selon Dr Milimono, ne fait pas justice aux victimes de cette tragédie.

« Je ne m’attendais pas à une telle grâce, surtout dans un contexte où la justice n’a pas su établir de manière claire et irréfutable les responsabilités des uns et des autres », a déclaré Dr Faya. Selon lui, la décision de grâce semble davantage une démarche politique qu’une véritable quête de justice. Il souligne qu’aucune preuve solide n’a été présentée au cours du procès pour établir la culpabilité de Moussa Dadis Camara. « À ce jour, il n’a pas été prouvé que Moussa Dadis Camara ait donné l’ordre de tuer les manifestants. La justice n’a pas apporté de preuves irréfutables », a-t-il précisé.

Dr Milimono va plus loin en indiquant que, pour lui, la grâce n’était pas la solution appropriée. Il estime que l’amnistie aurait été une option bien plus cohérente dans ce contexte. « Ce n’est pas la grâce qui aurait dû être accordée, mais plutôt l’amnistie. L’amnistie aurait permis de traiter le dossier dans un cadre plus clair, là où des doutes persistent sur la culpabilité des accusés », a-t-il ajouté.

Dr Milimono considère que la grâce présidentielle, bien qu’elle puisse être perçue comme un geste politique par beaucoup de personnes, ne rend pas justice aux victimes ni à leurs familles. « Ce n’est pas la grâce qui doit prévaloir dans ce cas, mais la vérité et la justice. La Guinée a besoin de faire toute la lumière sur ce massacre et d’apporter une réparation morale et matérielle aux victimes », a-t-il insisté.

Dr Faya Milimono a appelé le président Mamadi Doumbouya à reconsidérer cette décision et à opter pour une approche plus cohérente, privilégiant la vérité judiciaire et la justice réparatrice. Selon lui, la Guinée ne pourra tourner la page du 28 septembre 2009 tant que les responsabilités ne seront pas clairement établies « La Guinée doit avancer, mais pas au prix de l’impunité. Il est essentiel que justice soit rendue, pour la paix et la réconciliation dans notre pays », a-t-il conclu.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Grâce présidentielle accordée à Moussa Dadis Camara : Oyé Béavogui salue un acte de réconciliation nationale https://planete7.info/grace-presidentielle-accordee-a-moussa-dadis-camara-oye-beavogui-salue-un-acte-de-reconciliation-nationale/ Sat, 29 Mar 2025 13:08:12 +0000 https://planete7.info/?p=39862 Le décret de grâce présidentielle signé par le Général d’armée Mamadi Doumbouya en faveur du Capitaine Moussa Dadis Camara continue de susciter des réactions au sein de l’opinion publique. Parmi les voix qui s’élèvent, celle d’Oyé Béavogui, ancien député et ex-secrétaire général par intérim du PDG-RDA, se distingue par un soutien appuyé à cette décision. […]]]>

Le décret de grâce présidentielle signé par le Général d’armée Mamadi Doumbouya en faveur du Capitaine Moussa Dadis Camara continue de susciter des réactions au sein de l’opinion publique. Parmi les voix qui s’élèvent, celle d’Oyé Béavogui, ancien député et ex-secrétaire général par intérim du PDG-RDA, se distingue par un soutien appuyé à cette décision.

Dans une déclaration officielle, Oyé Béavogui qualifie cet acte de « haute grandeur », illustrant, selon lui, la volonté du chef de l’Etat de favoriser l’unité nationale et la cohésion sociale. « Par cet acte, le Général Doumbouya démontre un sens élevé de la réconciliation et une vision orientée vers l’apaisement et le renforcement des liens entre les fils et filles de Guinée », a-t-il affirmé.

Pour la jeunesse progressiste et révolutionnaire de Guinée, cette décision a une portée particulière. Oyé Béavogui rappelle que le Capitaine Moussa Dadis Camara a, par le passé, incarné un discours patriotique marqué par une posture affirmée sur les intérêts nationaux. « La jeunesse se reconnaît dans certaines valeurs qu’il a défendues et se réjouit de cette libération », a-t-il souligné, tout en félicitant le président de la République pour « cette initiative courageuse et salutaire ».

Cette mesure intervient dans un contexte marqué par l’annonce d’un décret d’indemnisation des victimes du 28 septembre 2009, un geste fort en faveur de la justice transitionnelle. Oyé Béavogui y voit un signal encourageant pour la reconstruction nationale. « Ces actes posés par les autorités actuelles doivent s’inscrire dans une dynamique inclusive, afin que la Guinée puisse se réconcilier avec elle-même », a-t-il insisté.

L’ancien député a exprimé un message de soutien au Capitaine Moussa Dadis Camara, lui souhaitant « courage et bonne santé ». Il appelle à la poursuite des efforts de stabilisation du pays et réaffirme que « seule une volonté politique concrète et des actes forts permettront à la Guinée d’avancer vers un avenir paisible et prospère ».

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