gouvernance – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Tue, 09 Jun 2026 22:15:46 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg gouvernance – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Abdoulaye Barry : « Une entreprise qui dépend de son fondateur est une entreprise en sursis » https://planete7.info/abdoulaye-barry-une-entreprise-qui-depend-de-son-fondateur-est-une-entreprise-en-sursis/ Tue, 09 Jun 2026 22:14:07 +0000 https://planete7.info/?p=57030 Invité de l’émission Face à Pathé sur Planète7, l’entrepreneur et auteur Abdoulaye Barry a livré une analyse sans concession des défis qui freinent le développement des entreprises africaines. À travers son expérience de terrain et les enseignements tirés de son ouvrage « Vous n’avez pas une entreprise… vous avez un business », il a défendu […]]]>

Invité de l’émission Face à Pathé sur Planète7, l’entrepreneur et auteur Abdoulaye Barry a livré une analyse sans concession des défis qui freinent le développement des entreprises africaines. À travers son expérience de terrain et les enseignements tirés de son ouvrage « Vous n’avez pas une entreprise… vous avez un business », il a défendu une vision de l’entrepreneuriat fondée sur la structuration, la gouvernance et la pérennité des organisations.

Pour Abdoulaye Barry, l’une des erreurs les plus répandues chez les jeunes entrepreneurs consiste à confondre activité intense et création de valeur durable. Selon lui, de nombreux dirigeants s’investissent sans relâche dans leurs activités sans pour autant bâtir les fondations nécessaires à la croissance de leur entreprise.

« La première, et la plus dangereuse, c’est de confondre s’agiter et construire. On peut travailler soixante heures par semaine sans rien bâtir de durable », a-t-il affirmé.

L’auteur estime également que beaucoup d’entrepreneurs continuent de piloter leurs activités à l’intuition, alors même qu’ils disposent d’indicateurs essentiels pour orienter leurs décisions. Il souligne qu’une méconnaissance des données financières de base expose les entreprises à une gestion approximative et à des risques importants.

Autre faiblesse relevée : la confusion entre les finances personnelles du dirigeant et celles de l’entreprise. Une pratique qui, selon lui, empêche d’évaluer avec précision la rentabilité réelle de l’activité et compromet toute stratégie de développement à long terme.

Abordant la question de la disparition de nombreuses entreprises africaines après le retrait ou le décès de leur fondateur, Abdoulaye Barry pointe avant tout un déficit de structuration.

« Ce qui tue beaucoup de ces entreprises, c’est qu’elles n’ont jamais eu de vision au-delà du chiffre d’affaires. Quand le fondateur disparaît, ceux qui prennent la relève reproduisent souvent ses habitudes sans avoir appris une véritable méthode », a-t-il expliqué.

Face à ce constat, il préconise la mise en place de mécanismes de gouvernance solides ainsi qu’une meilleure organisation du travail. Parmi les outils qu’il recommande figure « l’audit du temps », une démarche visant à identifier les tâches stratégiques qui nécessitent l’intervention du dirigeant et celles qui peuvent être déléguées.

« Il faut sortir le savoir des têtes pour le mettre dans des procédures, déléguer pour de vrai et mettre en place une gouvernance efficace. C’est ce que j’appelle passer de l’homme indispensable à l’architecte », a-t-il soutenu.

Fondateur du cabinet Hoolo Madiba Conseil et membre de la diaspora guinéenne, Abdoulaye Barry insiste sur la nécessité de construire des organisations capables de fonctionner indépendamment de leurs créateurs.

« On ne transmet pas une personne, on transmet une organisation », a-t-il rappelé.

Au-delà des responsabilités individuelles des entrepreneurs, l’auteur estime que les institutions publiques et privées ont un rôle majeur à jouer dans l’accompagnement des PME. Il regrette notamment l’existence d’un fossé entre les structures ayant accès aux outils modernes de gestion et celles qui en sont privées.

Dans cette dynamique, il appelle les incubateurs à dépasser le simple accompagnement à la création d’entreprise pour aider les entrepreneurs à bâtir des structures durables. Il invite également les universités à former davantage de gestionnaires et de bâtisseurs d’organisations plutôt que de simples porteurs de projets.

S’agissant du rôle de l’État, Abdoulaye Barry plaide pour un environnement plus favorable à la formalisation et à la croissance des PME. Il estime notamment que les marchés publics devraient être davantage accessibles aux entreprises structurées et performantes.

Mais au-delà des réformes administratives, c’est surtout un changement de mentalité qu’il appelle de ses vœux.

« Aujourd’hui, on célèbre la création d’entreprises ; il faudrait surtout célébrer celles qui durent », a-t-il déclaré.

Pour conclure, l’entrepreneur a invité les dirigeants à engager des changements progressifs mais concrets dans leur mode de fonctionnement. Selon lui, la pérennité d’une entreprise se construit à travers la transmission des connaissances, la formalisation des processus et la capacité à déléguer.

« Demain, faites passer une seule chose de votre tête vers votre organisation. La semaine suivante, recommencez. C’est ainsi que l’entreprise grandit et devient plus forte que son fondateur », a-t-il conclu.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Abdoulaye Barry : « Neuf activités sur dix en Afrique francophone sont des business, pas des entreprises » https://planete7.info/abdoulaye-barry-neuf-activites-sur-dix-en-afrique-francophone-sont-des-business-pas-des-entreprises/ Mon, 08 Jun 2026 16:07:47 +0000 https://planete7.info/?p=56953 Invité de l’émission Face à Pathé sur Planète7, Abdoulaye Barry, auteur de l’ouvrage Vous n’avez pas une entreprise… vous avez un business et fondateur de Hoolo Madiba Conseil, a livré une analyse sans détour sur les défis structurels auxquels sont confrontées les PME africaines. Fort de son expérience en Guinée et à l’international, il estime […]]]>

Invité de l’émission Face à Pathé sur Planète7, Abdoulaye Barry, auteur de l’ouvrage Vous n’avez pas une entreprise… vous avez un business et fondateur de Hoolo Madiba Conseil, a livré une analyse sans détour sur les défis structurels auxquels sont confrontées les PME africaines. Fort de son expérience en Guinée et à l’international, il estime que la majorité des activités économiques du continent peinent encore à franchir le cap de la véritable entreprise.

Au cœur de son intervention, une question simple mais révélatrice : « Si vous éteignez votre téléphone pendant trente jours, votre activité continue-t-elle à fonctionner ? »

Selon lui, cette interrogation constitue un indicateur pertinent pour évaluer le niveau de maturité d’une organisation. Elle est d’ailleurs à l’origine de la réflexion développée dans son livre, nourrie par plusieurs années d’accompagnement d’entrepreneurs et de dirigeants d’entreprises.

Formé en sociologie en Guinée avant de poursuivre son parcours académique en France, Abdoulaye Barry a évolué dans le secteur de l’accompagnement à l’insertion économique. Cette expérience lui a permis de se familiariser avec les outils de management de la qualité ainsi qu’avec les standards internationaux de gestion.

De retour en Guinée en 2023, il s’engage dans plusieurs programmes de mentorat, d’incubation et d’accompagnement des PME. Une immersion qui lui révèle une réalité récurrente au sein du tissu entrepreneurial local.

« À chaque fois, je retrouvais le même schéma : une activité rentable, un dirigeant respecté, mais dès que celui-ci s’absente, tout ralentit ou s’arrête », constate-t-il.

Pour l’entrepreneur, cette dépendance excessive à la personne du fondateur constitue l’un des principaux freins à la pérennité des organisations. « Ces structures ne reposent pas sur des systèmes, mais sur des individus. C’est pourquoi beaucoup disparaissent lorsque leur fondateur n’est plus là », explique-t-il.

Abdoulaye Barry estime également que la confusion entre business et entreprise est souvent entretenue par une lecture trop centrée sur les performances financières. Pour lui, un chiffre d’affaires élevé ne suffit pas à faire d’une activité une véritable entreprise.

« Certains opérateurs économiques réalisent des revenus impressionnants, mais toutes les décisions restent concentrées entre les mains d’une seule personne », souligne-t-il.

La distinction fondamentale réside, selon lui, dans la capacité d’une organisation à fonctionner grâce à des procédures établies, des responsabilités clairement définies et un système de gestion autonome.

« Dans un business, les employés sollicitent constamment le patron pour la moindre décision. Dans une entreprise, les règles sont connues, les responsabilités sont réparties et chacun maîtrise son rôle », précise-t-il.

Pour illustrer son propos, il évoque le modèle des grandes chaînes internationales dont les standards de fonctionnement demeurent identiques d’un pays à l’autre grâce à des processus rigoureusement documentés et appliqués.

L’auteur reconnaît d’ailleurs avoir lui-même été confronté à cette problématique. « Chez Laser Art Guinée, j’ai réalisé que le principal frein au développement de l’entreprise, c’était moi-même. Cette réflexion n’est pas uniquement théorique, elle est issue de mon propre parcours », confie-t-il.

À travers son ouvrage, Abdoulaye Barry invite ainsi les entrepreneurs africains à repenser leurs modèles de gestion afin de bâtir des organisations capables de survivre à leurs fondateurs. Pour lui, la croissance durable repose avant tout sur la structuration, la délégation des responsabilités et la mise en place de systèmes efficaces pouvant garantir la continuité et le développement de l’entreprise au-delà de la présence de son dirigeant.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Simandou, souveraineté technologique et gouvernance : Boubacar Siddigy Diallo fixe les priorités de la prochaine législature https://planete7.info/simandou-souverainete-technologique-et-gouvernance-boubacar-siddigy-diallo-fixe-les-priorites-de-la-prochaine-legislature/ Sun, 07 Jun 2026 13:47:36 +0000 https://planete7.info/?p=56902 Invité de l’émission Guinée Today sur Télé24, le président de l’UMP, Boubacar Siddigy Diallo, a esquissé sa vision des grandes réformes que devrait porter la future Assemblée nationale. Entre gouvernance des ressources minières, souveraineté technologique, protection de l’environnement et lutte contre la corruption, l’homme politique plaide pour un renforcement du cadre législatif afin d’accompagner les […]]]>

Invité de l’émission Guinée Today sur Télé24, le président de l’UMP, Boubacar Siddigy Diallo, a esquissé sa vision des grandes réformes que devrait porter la future Assemblée nationale. Entre gouvernance des ressources minières, souveraineté technologique, protection de l’environnement et lutte contre la corruption, l’homme politique plaide pour un renforcement du cadre législatif afin d’accompagner les mutations en cours dans le pays.

Selon lui, les grands projets de développement engagés ces dernières années nécessitent un arsenal juridique adapté aux nouveaux enjeux économiques, sociaux et technologiques de la Guinée.

Revenant sur le programme de refondation et le projet Simandou, Boubacar Siddigy Diallo a estimé que plusieurs localités commencent déjà à percevoir les retombées des investissements réalisés. Il a notamment cité les préfectures de Tougué, Mali et Koubia, où des infrastructures voient progressivement le jour.

« Lorsque nous sommes allés à Tougué, nous avons parlé de poursuivre les réformes afin de faire de cette localité une ville accessible, émergente et moderne. Aujourd’hui, les populations constatent l’apparition d’infrastructures qu’elles n’avaient jamais connues auparavant », a-t-il déclaré.

Pour le président de l’UMP, l’exploitation du gigantesque gisement de Simandou ne doit pas être envisagée sous le seul prisme de la production minière. Il invite plutôt à réfléchir aux impacts durables que ce projet pourrait avoir sur l’avenir du pays.

« Il ne s’agit pas simplement de rêver autour de l’exploitation d’une mine, mais de s’interroger sur les conséquences de cette exploitation pour notre présent et notre futur », a-t-il souligné.

S’appuyant sur certaines expériences africaines, il a mis en garde contre les risques liés à une mauvaise gestion des ressources naturelles. Selon lui, la richesse minière ne garantit pas automatiquement le développement économique et social.

« Le Libéria a exploité ses ressources minières sans pour autant parvenir à éradiquer durablement la pauvreté. Nous devons tirer les enseignements de ces expériences », a-t-il averti.

Boubacar Siddigy Diallo a également insisté sur l’urgence de bâtir une véritable souveraineté technologique nationale. À ses yeux, la dépendance aux infrastructures numériques étrangères constitue un défi stratégique majeur pour la Guinée.

« Aujourd’hui, nous ne disposons pas d’une réelle souveraineté technologique. Même les plus hautes autorités utilisent des réseaux étrangers pour communiquer. Il est indispensable de créer les conditions permettant au pays de mieux maîtriser ses infrastructures numériques », a-t-il affirmé.

Sur le plan environnemental, le leader politique a plaidé pour l’adoption de lois plus contraignantes en matière de gestion des déchets plastiques, estimant que la préservation des terres agricoles et des écosystèmes doit constituer une priorité nationale.

« Si nous voulons protéger notre agriculture et préserver nos terres, nous devons mettre en place des textes adaptés à cette réalité », a-t-il soutenu.

Abordant la question de la gouvernance publique, Boubacar Siddigy Diallo a présenté la lutte contre la corruption comme l’un des principaux leviers de développement du pays. Il a appelé à la mise en place de mécanismes plus efficaces pour optimiser les recettes publiques et garantir leur orientation vers les secteurs prioritaires.

Enfin, le président de l’UMP a salué certaines avancées enregistrées dans le domaine social, notamment en matière de couverture sanitaire. Selon lui, les efforts entrepris pour élargir l’accès aux soins et protéger les couches les plus vulnérables méritent d’être consolidés.

« Aujourd’hui, de nombreux travailleurs bénéficient d’une couverture maladie et des mécanismes de prise en charge existent pour les personnes les plus vulnérables. Ce sont des acquis importants qu’il faut préserver et renforcer », a-t-il conclu.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Robert Bourgi encense Mamadi Doumbouya : « Une chance pour la Guinée et une référence pour l’Afrique » https://planete7.info/robert-bourgi-encense-mamadi-doumbouya-une-chance-pour-la-guinee-et-une-reference-pour-lafrique/ Tue, 19 May 2026 17:50:35 +0000 https://planete7.info/?p=55777 Dans une déclaration empreinte de panafricanisme et de conviction, l’avocat et conseiller politique franco-libanais Robert Bourgi a dressé un portrait particulièrement élogieux du président guinéen Mamadi Doumbouya. Entre confidences sur leur première rencontre, hommage à sa vision politique et défense de sa gouvernance, il présente le chef de l’État comme un dirigeant capable d’incarner les […]]]>

Dans une déclaration empreinte de panafricanisme et de conviction, l’avocat et conseiller politique franco-libanais Robert Bourgi a dressé un portrait particulièrement élogieux du président guinéen Mamadi Doumbouya. Entre confidences sur leur première rencontre, hommage à sa vision politique et défense de sa gouvernance, il présente le chef de l’État comme un dirigeant capable d’incarner les nouvelles ambitions africaines.

Revenant sur les circonstances de leur premier échange, Robert Bourgi raconte avoir été profondément marqué par la personnalité du président guinéen.

« Un soir, un ami m’informe que le président souhaite me recevoir. Cette rencontre m’a immédiatement marqué », confie-t-il, avant de décrire un homme « au regard vif, à la poignée de main ferme », doté selon lui « d’un charisme naturel et d’une forte autorité ».

Au-delà de l’impression personnelle, l’avocat affirme avoir découvert un dirigeant attentif aux préoccupations de son peuple et animé par une vision claire pour son pays.

« J’ai rencontré un homme profondément attaché à la Guinée et à l’Afrique, un dirigeant de conviction, déterminé à défendre les intérêts de son peuple », soutient-il.

Dans son intervention, Robert Bourgi établit également un parallèle entre le président guinéen et plusieurs figures historiques du panafricanisme africain, notamment Kwame Nkrumah, Ahmed Sékou Touré, Thomas Sankara et Patrice Lumumba.

« À mes yeux, Mamadi Doumbouya s’inscrit dans l’héritage des pères fondateurs africains », affirme-t-il, saluant notamment le discours prononcé par le chef de l’État lors du Africa Forward Summit à Nairobi.

Selon lui, cette intervention a illustré « la cohérence et l’engagement » du président autour d’un « panafricanisme compétitif », fondé sur la souveraineté économique et la valorisation des ressources africaines.

Robert Bourgi cite notamment cette déclaration du président guinéen : « L’Afrique ne peut plus être un simple fournisseur de matières premières destinées à alimenter les industries du monde. »

L’avocat a également mis en avant le programme Simandou 2040, présenté par les autorités guinéennes comme un vaste projet de transformation économique destiné à accélérer l’industrialisation du pays et la création d’emplois pour la jeunesse.

« Cette vision repose sur la transformation locale des ressources minières afin de créer davantage de valeur et d’opportunités pour les Guinéens. Quel courage politique ! », lance-t-il.
Poursuivant son plaidoyer en faveur du président guinéen, Robert Bourgi estime que Mamadi Doumbouya « porte aujourd’hui la voix d’une Afrique ambitieuse et décomplexée » sur la scène internationale.

Malgré les critiques formulées par certains opposants au régime, l’avocat se montre catégorique : « Mamadi Doumbouya est une chance pour la Guinée. C’est un homme d’action plus qu’un homme de discours. »

Il conclut enfin son intervention sur une note d’espoir et de spiritualité, formulant des prières pour la stabilité et l’avenir du pays : « Que Dieu veille sur la Guinée et sur le peuple guinéen. »

Sylla Ama pour Planete7.info

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Africa Forward Summit : Mahmoud Ali Youssouf félicite le président Mamadi Doumbouya et positionne la Guinée comme un acteur clé de la stabilité régionale https://planete7.info/africa-forward-summit-mahmoud-ali-youssouf-felicite-le-president-mamadi-doumbouya-et-positionne-la-guinee-comme-un-acteur-cle-de-la-stabilite-regionale/ Tue, 12 May 2026 05:30:03 +0000 https://planete7.info/?p=55334 En marge de l’« Africa Forward Summit », le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a eu un entretien en tête-à-tête avec le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya. Au terme de cette rencontre, le responsable de l’institution panafricaine a salué les avancées enregistrées par la Guinée sur le […]]]>

En marge de l’« Africa Forward Summit », le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a eu un entretien en tête-à-tête avec le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya. Au terme de cette rencontre, le responsable de l’institution panafricaine a salué les avancées enregistrées par la Guinée sur le plan institutionnel et démocratique, tout en appelant Conakry à jouer un rôle majeur dans la stabilité des pays voisins.

Dans une déclaration empreinte de satisfaction, Mahmoud Ali Youssouf a d’abord exprimé sa gratitude au chef de l’État guinéen pour l’audience qui lui a été accordée. Il a ensuite mis en avant les progrès réalisés par la Guinée ces dernières années, estimant que les différentes réformes politiques engagées ont contribué à renforcer la gouvernance du pays.

« Je voudrais d’abord remercier Son Excellence M. le Président Mamadi Doumbouya pour cette audience. J’ai eu l’occasion d’évoquer toutes les phases que la Guinée a traversées et je l’ai félicité pour le travail qui a été accompli », a déclaré le président de la Commission de l’Union africaine.

Le diplomate africain a particulièrement insisté sur les étapes politiques majeures franchies par le pays, notamment le dialogue national, le référendum autour de la nouvelle Constitution ainsi que l’élection présidentielle, qu’il considère comme des avancées importantes dans la consolidation institutionnelle de la Guinée.

« Je crois que le dialogue national, le référendum sur la nouvelle Constitution, l’élection présidentielle, tout s’est déroulé de manière appréciée et appréciable », a-t-il affirmé.

Au-delà du cadre national, Mahmoud Ali Youssouf a également mis en lumière le rôle stratégique que la Guinée est appelée à jouer dans la sous-région ouest-africaine, à un moment où plusieurs pays voisins restent confrontés à des défis politiques et sécuritaires.

Selon lui, la Guinée dispose aujourd’hui d’une expérience et d’une position qui peuvent servir d’exemple et de levier de stabilité pour les États environnants.

« C’est à la Guinée maintenant d’aider un certain nombre de pays voisins. C’est le message que j’ai voulu lui transmettre pour apporter son soutien aux pays voisins », a-t-il souligné.

Le président de la Commission de l’Union africaine a, par ailleurs, réaffirmé l’accompagnement de l’organisation continentale aux autorités guinéennes. Il a insisté sur l’importance de la place qu’occupe désormais Conakry dans l’architecture politique régionale.

« La Commission de l’Union africaine se tient aux côtés de la Guinée. Je crois que la Guinée peut jouer un rôle pivot, un rôle précurseur dans cet espace qui est extrêmement important », a indiqué Mahmoud Ali Youssouf.

Dans son intervention, le chef de l’exécutif de l’Union africaine n’a pas caché sa satisfaction quant à l’évolution de la gouvernance dans le pays, saluant une dynamique qu’il juge encourageante pour l’avenir.

« Aujourd’hui, on ne peut qu’exprimer notre satisfaction de la façon dont la gouvernance en Guinée est en train de se mettre en place tranquillement », a-t-il conclu.

Cette rencontre entre Mahmoud Ali Youssouf et Mamadi Doumbouya illustre le renforcement des relations entre la Guinée et l’Union africaine, mais également la volonté des instances africaines de voir Conakry jouer un rôle de premier plan dans les questions de paix, de gouvernance et de coopération régionale.

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Au-delà des postures : plaidoyer pour une action responsable et des résultats concrets au CNT https://planete7.info/au-dela-des-postures-plaidoyer-pour-une-action-responsable-et-des-resultats-concrets-au-cnt/ Sun, 05 Apr 2026 17:14:07 +0000 https://planete7.info/?p=53454 Pour ouvrir cette tribune, je m’appuierai sur deux citations aux résonances contrastées. La première, attribuée au président et écrivain sénégalais Léopold Sédar Senghor, affirme la primauté de la sensibilité : « L’émotion est nègre comme la raison est hellène. » La seconde, issue d’une autre tradition de pensée, rappelle la force du travail discret : […]]]>

Pour ouvrir cette tribune, je m’appuierai sur deux citations aux résonances contrastées. La première, attribuée au président et écrivain sénégalais Léopold Sédar Senghor, affirme la primauté de la sensibilité :

« L’émotion est nègre comme la raison est hellène. »

La seconde, issue d’une autre tradition de pensée, rappelle la force du travail discret :

« Les grandes œuvres se réalisent dans le silence, et ce sont leurs résultats qui parlent le plus fort. »

Ces deux visions, loin de s’opposer, nous invitent à trouver un équilibre entre conviction et responsabilité, entre expression et efficacité.

Nous ne siégeons pas en plénière pour offrir un spectacle, mais pour produire des résultats concrets au service des populations.

Pourtant, force est de constater que nous avançons encore trop souvent à tâtons, avec une tendance préoccupante à prendre position sans en maîtriser pleinement les tenants et aboutissants. Or, la responsabilité qui est la nôtre exige rigueur, lucidité et sens élevé du devoir.

La récente plénière consacrée à l’examen de la loi de finances initiale 2026 constituait un moment crucial : il s’agissait de doter l’exécutif des moyens nécessaires pour répondre aux attentes légitimes des citoyens. Dans ce cadre, une exigence s’imposait : le respect strict de l’ordre du jour. Le débat devait rester centré sur les enjeux budgétaires, là où les chiffres, les priorités et les arbitrages traduisent concrètement les politiques publiques.

Dès lors, s’en prendre au Premier ministre alors même que le point inscrit ne portait pas sur une question politique soulève des interrogations légitimes. Si cette posture procédait d’une conviction profonde, la cohérence aurait commandé des actes forts, tels qu’une démission en signe de protestation, notamment dans un contexte marqué par la dissolution de partis politiques. À défaut, ces prises de parole peuvent donner le sentiment d’une mise en scène davantage que d’un engagement sincère.

Il convient de rappeler que, quelques jours auparavant, le chef du gouvernement présentait sa politique générale. C’était précisément le cadre approprié pour exprimer un désaccord politique. À l’inverse, une plénière budgétaire appelle un langage précis, technique et rigoureux : celui des chiffres, non celui des postures.

Dans toute institution, les règles garantissent l’équilibre et le respect mutuel. Le temps de parole de chaque conseiller national est strictement encadré par le règlement intérieur du CNT. Il ne saurait être accaparé au détriment des autres pour des démonstrations personnelles. Chacun doit pouvoir s’exprimer dans le respect des règles communes, avec discipline et courtoisie.

À l’approche de la fin de notre mandat, prévue le 24 mai, la tentation peut être grande de rechercher une visibilité accrue. Mais l’essentiel n’est pas là. Il réside dans notre capacité à accomplir efficacement la mission qui nous a été confiée.

Pour ma part, je peux affirmer, sans prétention, être satisfait du travail accompli au sein du CNT, notamment en tant que représentant des acteurs culturels. Avec mes collègues, nous avons contribué à porter la voix du secteur et à traduire ses préoccupations en actions concrètes.

Les avancées sont significatives. La culture est désormais consacrée dans la Constitution, notre loi suprême. Six lois, ainsi que plusieurs conventions en faveur des acteurs des arts, du tourisme et de l’artisanat, ont été adoptées. Dans les lois de finances, le secteur bénéficie d’une attention accrue, illustrée par l’augmentation du budget du ministère concerné. Les départements ont également été dotés de moyens logistiques, notamment en véhicules, ce qui relevait auparavant de l’exception.

Au-delà de ces acquis, le travail mené au sein du CNT a contribué à repositionner la culture comme un levier stratégique du développement national, au point de l’inscrire comme deuxième pilier du programme Simandou 2040, aux côtés de l’éducation. Car, avant d’être un divertissement, l’art éduque, informe, sensibilise et contribue au bien-être des sociétés.

Plus récemment, dans le cadre de la loi de finances initiale, un budget spécifique — le Budget d’Affectation Spéciale (BAS) — a été recommandé pour la culture. Il comprend notamment un fonds destiné à l’opérationnalisation de projets structurants, tels que la finalisation des infrastructures culturelles et le lancement de la construction d’un Palais de la culture avant fin 2026. Voilà des résultats concrets, mesurables et utiles.

Parallèlement, mes préoccupations sont restées ancrées dans les attentes quotidiennes de nos concitoyens : l’accès aux compteurs prépayés, le manque de personnel enseignant, médical et de sécurité dans nos sous-préfectures, ainsi que le faible niveau de notre équipe nationale, en partie lié au sous-financement de notre championnat local, pourtant essentiel à l’émergence des talents de demain.

Au cours de cette législature de transition, nous avons eu la chance de bénéficier d’un leadership stable à la tête du CNT. Au-delà de mon engagement pour l’éducation, la santé, l’emploi, la jeunesse, le sport et la culture, cette expérience a été pour moi une véritable école. J’ai eu le privilège d’apprendre aux côtés de figures respectées, dont les conseils et l’expérience ont été précieux.

À l’approche du 24 mai, nous quitterons probablement nos fonctions avec un sentiment de fierté : celui d’avoir servi la Guinée, les Guinéens et la culture avec engagement, respect et abnégation. Pour ma part, je retrouverai sans doute ma vie professionnelle — la scène et l’entrepreneuriat — avec la satisfaction d’avoir dignement représenté, durant ces quatre années, celles et ceux qui m’ont fait confiance.

C’est pourquoi nous devons éviter de fabriquer de faux héros sans en comprendre le contexte. Nos institutions méritent mieux que des postures. Elles exigent du sérieux, de la discipline et un engagement sincère au service de l’intérêt général.

Pour le temps qui nous reste, recentrons-nous sur l’essentiel : produire des résultats concrets pour nos concitoyens.

Honorable Elhadj Mamadou Thug

Artiste comédien et membre du CNT

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Mamady Youla dévoile les coulisses de sa nomination à la Primature dans un témoignage sur LinkedIn https://planete7.info/mamady-youla-devoile-les-coulisses-de-sa-nomination-a-la-primature-dans-un-temoignage-sur-linkedin/ Mon, 02 Mar 2026 03:49:06 +0000 https://planete7.info/?p=52014 Dans un témoignage publié sur son compte LinkedIn, l’ancien Premier ministre guinéen Mamady Youla lève le voile sur les circonstances qui ont précédé sa nomination à la tête du gouvernement en 2015. À travers ce récit personnel, il partage les coulisses d’un appel inattendu de l’ancien président de la République, Alpha Condé, intervenu quelques semaines […]]]>

Dans un témoignage publié sur son compte LinkedIn, l’ancien Premier ministre guinéen Mamady Youla lève le voile sur les circonstances qui ont précédé sa nomination à la tête du gouvernement en 2015. À travers ce récit personnel, il partage les coulisses d’un appel inattendu de l’ancien président de la République, Alpha Condé, intervenu quelques semaines après sa réélection pour un second mandat.

Mamady Youla explique que les faits remontent à novembre 2015, alors qu’il occupait les fonctions de directeur général de Guinea Alumina Corporation (GAC). Installé dans son bureau et concentré sur les questions liées au développement du projet minier, il reçoit un appel inattendu provenant de la Présidence de la République.

« Il y a une dizaine d’années, en novembre 2015 précisément, j’étais installé dans mes bureaux de la direction générale de GAC, en train de travailler sur des questions en lien avec le développement du projet GAC », écrit-il.

La situation prend une tournure surprenante lorsqu’une collaboratrice entre précipitamment dans son bureau pour lui annoncer l’appel.

« Une de mes collaboratrices est entrée précipitamment dans mon bureau en me tendant son téléphone : “Monsieur Youla, on vous appelle de la Présidence !” »

Au bout du fil, Mamady Youla découvre que le chef de l’État en personne souhaite échanger avec lui.

« Je prends le téléphone et à l’autre bout du fil je tombe directement sur la voix du Président de la République, qui avait entre-temps repris le téléphone des mains de la personne qui avait appelé ma collaboratrice. »

Cet appel marque le début d’une série d’échanges entre les deux hommes autour d’une réflexion sur la désignation d’un nouveau Premier ministre capable d’insuffler une nouvelle dynamique à l’action gouvernementale. Toutefois, souligne Mamady Youla, son nom n’est pas évoqué lors de cette première discussion.

« Nos premiers échanges étaient plutôt ouverts et touchaient aux questions liées au choix d’un nouveau Premier ministre susceptible d’impulser une nouvelle dynamique à la tête du gouvernement, sans qu’il soit question d’évoquer l’identité de ce futur Premier ministre. »

À l’issue de cet entretien, le président Alpha Condé lui demande de formuler des propositions dans un document de réflexion, tout en insistant sur la confidentialité des discussions.

« Le Président me demanda de lui préparer un “papier” sur le sujet et me fit bien comprendre qu’il était préférable que nos échanges restent confidentiels. »

Éloigné depuis près d’une décennie des fonctions dans la haute administration guinéenne, Mamady Youla se lance alors dans un travail de réflexion personnel. Une semaine plus tard, il élabore un document PowerPoint d’une dizaine de pages dans lequel il synthétise plusieurs propositions destinées à alimenter la réflexion du chef de l’État.

« Je me suis donc lancé et, au bout d’une semaine, j’ai préparé un document PowerPoint, assez condensé, d’une dizaine de pages résumant les propositions que je soumettais au Président. »

Quelques semaines après ces échanges, Mamady Youla est finalement choisi pour occuper le poste de Premier ministre. Le document préparé à l’époque servira ensuite de base de travail pour l’équipe gouvernementale qu’il dirigera.

« Après avoir finalement été choisi comme Premier ministre, j’ai adressé un verbatim de ce même document en guise de note d’orientation à l’équipe gouvernementale que je dirigeais désormais. »

À travers ce témoignage, l’ancien chef du gouvernement affirme vouloir partager son expérience et ses enseignements avec la jeune génération. Il met également à disposition la note évoquée, invitant les lecteurs à la consulter et à lui faire part de leurs impressions.

Ce récit offre ainsi un éclairage rare sur les réflexions et les échanges qui ont précédé la formation du gouvernement à un moment clé de la vie politique guinéenne.

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Retrait de l’UMP de l’AFP : Boubacar Siddighy dénonce une gouvernance « inversée » et un déficit de transparence https://planete7.info/retrait-de-lump-de-lafp-boubacar-siddighy-denonce-une-gouvernance-inversee-et-un-deficit-de-transparence/ Wed, 04 Feb 2026 11:25:04 +0000 https://planete7.info/?p=51059 L’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) a officiellement acté son retrait de l’Alliance des Forces Patriotiques (AFP), marquant ainsi une rupture majeure au sein de cette plateforme politique. Dans un entretien exclusif accordé à notre rédaction, son président, l’Honorable Boubacar Siddighy, a livré une analyse sans concession des dysfonctionnements internes qui, selon lui, ont rendu […]]]>

L’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) a officiellement acté son retrait de l’Alliance des Forces Patriotiques (AFP), marquant ainsi une rupture majeure au sein de cette plateforme politique. Dans un entretien exclusif accordé à notre rédaction, son président, l’Honorable Boubacar Siddighy, a livré une analyse sans concession des dysfonctionnements internes qui, selon lui, ont rendu cette séparation inévitable.

D’après le leader de l’UMP, les difficultés de l’AFP remontent à sa genèse. Il rappelle que plusieurs membres fondateurs ont quitté l’Alliance dès les premiers mois, signe avant-coureur d’un malaise structurel profond. « Depuis la création de l’AFP, aucune réunion formelle des leaders n’a été convoquée par le coordinateur, en violation flagrante des textes fondateurs », affirme-t-il.

L’Honorable Siddighy soutient avoir multiplié les démarches de médiation pour tenter de restaurer un fonctionnement conforme aux règles d’une alliance politique moderne. Mais ses efforts se seraient heurtés à ce qu’il qualifie de dérive organisationnelle.

« Nous avons assisté à une confusion totale des rôles : des conseillers se comportaient comme des décideurs, des vice-coordinateurs étaient marginalisés, et le secrétaire général s’érigeait en coordinateur par intérim. L’AFP n’était plus une alliance politique, mais une juxtaposition de mouvements et d’associations », déplore-t-il.

Selon lui, cette configuration a progressivement vidé l’Alliance de sa substance politique, au profit d’un fonctionnement informel et centralisé, loin des standards démocratiques.

Le président de l’UMP pointe également une gestion qu’il estime « amateur et opaque », notamment lors de la dernière campagne électorale. Il révèle que le candidat soutenu par l’AFP aurait mobilisé d’importants moyens logistiques et financiers, dont une dizaine de véhicules et une enveloppe avoisinant 750 millions de francs guinéens.

« Aucun mécanisme de transparence n’a été mis en place. Aucun parti membre n’a été associé à l’élaboration d’un schéma de répartition des ressources. Les véhicules sont restés entre les mains d’un cercle restreint à la coordination nationale, sans véritable stratégie de déploiement sur le terrain », explique-t-il.

Pour l’Honorable Siddighy, cette manière de gérer les ressources est incompatible avec toute ambition de gouvernance nationale. « On ne peut pas prétendre diriger un pays quand on est incapable de gérer, avec rigueur et transparence, une alliance politique », martèle-t-il.

Fort de plus de deux décennies d’engagement politique, le président de l’UMP se dit profondément choqué par ce qu’il considère comme une dérive inédite. « En vingt ans de vie politique, je n’ai jamais été confronté à une alliance aussi désorganisée et renversée dans sa gouvernance », confie-t-il.

Estimant avoir épuisé toutes les tentatives de réforme interne, la direction nationale de l’UMP a donc formellement décidé de mettre un terme à sa participation au sein de l’AFP. Une instruction claire a été transmise à l’ensemble des structures du parti, en Guinée comme à l’étranger, leur enjoignant de suspendre immédiatement toute collaboration avec l’Alliance.

« À compter de ce jour, l’UMP n’est plus membre de l’AFP », a déclaré l’Honorable Siddighy, annonçant que des directives opérationnelles seront diffusées dans les prochains jours afin d’assurer l’exécution effective de cette décision.

Pour le leader de l’UMP, cette rupture marque un nouveau départ : « Sortir de cette alliance est un soulagement. On ne peut pas évoluer durablement dans un cadre où l’on ne se reconnaît plus, ni dans les pratiques, ni dans la vision ».

Salif Camara pour Planete7.info 

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Kindia face au nouveau gouvernement : entre espoir mesuré et fortes attentes citoyennes https://planete7.info/kindia-face-au-nouveau-gouvernement-entre-espoir-mesure-et-fortes-attentes-citoyennes/ Tue, 03 Feb 2026 21:10:34 +0000 https://planete7.info/?p=51048 Au lendemain de la publication du décret présidentiel portant nomination partielle des membres du gouvernement, intervenue le lundi 2 février 2026, les réactions restent contrastées dans la commune urbaine de Kindia. Ce mardi 3 février, citoyens, élèves et acteurs de la société civile ont livré leurs premières impressions sur cette nouvelle équipe gouvernementale, entre optimisme […]]]>

Au lendemain de la publication du décret présidentiel portant nomination partielle des membres du gouvernement, intervenue le lundi 2 février 2026, les réactions restent contrastées dans la commune urbaine de Kindia. Ce mardi 3 février, citoyens, élèves et acteurs de la société civile ont livré leurs premières impressions sur cette nouvelle équipe gouvernementale, entre optimisme prudent, attentes élevées et exigence de résultats concrets.

Dans les artères de la ville, l’actualité politique suscite de nombreux commentaires. Pour Kalidou Barry, citoyen rencontré au centre-ville, cette nomination nourrit un certain espoir, même si des réserves subsistent :
« Je suis optimiste par rapport à cette nomination. Elle peut apporter une nouvelle vision et une nouvelle orientation au pays. Mais je ne voudrais pas que ce soient des nominations téléguidées. Il faut laisser à chaque responsable la liberté d’apporter sa propre vision et surtout leur accorder le temps nécessaire pour agir. »

Chez les élèves, l’annonce est perçue comme une opportunité de rupture avec un système jugé peu performant. Maky Diallo, élève en terminale sciences expérimentales, exprime un sentiment partagé par nombre de ses camarades :
« C’est un plaisir de voir que, malgré les difficultés traversées par le pays, le nouveau régime de la Vᵉ République redonne espoir à la population, surtout à nous les élèves. Cette nomination représente un nouveau départ. Dans nos écoles, notamment en sciences expérimentales, nous manquons de matériel pour appliquer ce que nous apprenons en théorie. J’espère que le nouveau ministre prendra en compte ces réalités et proposera des solutions concrètes. »

Du côté de la société civile, le regard se veut à la fois encourageant et exigeant. Pour Salifou Sylla, acteur engagé, le processus reste incomplet, mais les premiers signaux sont jugés positifs :
« Nous sommes encore dans l’attente, car le processus n’est pas totalement achevé. Toutefois, on constate que cela commence à répondre à certaines attentes. Si l’équité et la représentativité, notamment du genre, sont respectées, c’est déjà un premier pas. Ce gouvernement doit désormais travailler pour combler le retard accumulé depuis 67 ans d’indépendance. Il faut dépasser les discours et aller dans le concret : le concret, c’est comment développer réellement ce pays. »

La nomination d’un département spécifiquement dédié aux questions féminines est également saluée. Kadiatou Camara, militante pour la promotion de la femme, se montre particulièrement satisfaite :
« C’est un réel motif de satisfaction de voir la création d’un ministère dédié à la défense des intérêts de la femme. La nomination de Madame Patricia Lama est une excellente nouvelle. Nous sommes convaincues qu’elle saura porter nos préoccupations, notamment celles liées aux droits des femmes, à la promotion de la jeune fille et à la solidarité. Nous attendons une ministre à l’écoute des réalités du terrain. »

À Kindia, au-delà de l’enthousiasme initial, la population reste désormais focalisée sur l’essentiel : la capacité des nouveaux ministres à transformer les promesses en actions, et à répondre efficacement aux multiples défis sociaux, éducatifs et économiques du pays. L’espoir est là, mais il est désormais conditionné par les résultats.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info 

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Pause reconnaissance au Président Mamadi Doumbouya: regarder derrière nous et d’où nous venons pour apprécier ce que nous avons aujourd’hui  https://planete7.info/pause-reconnaissance-au-president-mamadi-doumbouya-regarder-derriere-nous-et-dou-nous-venons-pour-apprecier-ce-que-nous-avons-aujourdhui/ Fri, 30 Jan 2026 13:17:35 +0000 https://planete7.info/?p=50932 Le 05 Septembre 2021, c’est à mon réveil pour la prière à Washington (USA) que j’ai appris le changement en cours dans notre pays. Même si j’avais la chance d’être parmi le groupe assez restreint de fonctionnaires internationaux d’une institution comme la Banque mondiale, j’étais encore un cadre intermédiaire qui n’avait pas encore le profil […]]]>

Le 05 Septembre 2021, c’est à mon réveil pour la prière à Washington (USA) que j’ai appris le changement en cours dans notre pays. Même si j’avais la chance d’être parmi le groupe assez restreint de fonctionnaires internationaux d’une institution comme la Banque mondiale, j’étais encore un cadre intermédiaire qui n’avait pas encore le profil habituel d’un Ministre. Mais le Président Mamadi Doumbouya, dans sa ferme volonté de donner la chance aux jeunes, m’a fait confiance et a accéléré la trajectoire de ma carrière, en me nommant Ministre de l’agriculture et de l’élevage, les deux secteurs étant combinés en ce moment. En Avril 2025, il me donna encore la chance de présider le conseil d’administration de la société centrale du plus grand projet infrastructures-mine du monde, projet qu’il a lui même rendu possible grâce à son leadership unique, orienté vers le résultat. Si j’étais resté à la Banque mondiale, j’aurais peu de chance d’occuper une telle fonction ailleurs dans le monde. C’est encore grâce aux opportunités qu’il offre aux jeunes guinéens que j’ai eu une telle responsabilité. Il faut donc avoir l’humilité de reconnaître que nos carrières ont été accélérées, souvent même créées, grâce à l’arrivée du Président Mamadi Doumbouya.

Beaucoup de personnes qui étaient des directeurs, conseillers, ou chefs de division sont devenus ministres, directeurs généraux ou ambassadeurs. Certains qui n’avaient aucune situation réelle ont eu la chance d’avoir des décrets, d’avancer, de s’affirmer, de devenir des figures à l’échelle nationale, voire internationale. De la diaspora à l’intérieur du pays, des opportunités nouvelles ont été données, des vies ont changé, des petits ont grandi, des moyens ont évolué, la jeunesse a été mise en avant, et de nombreuses femmes ont été propulsées.

Mais, malheureusement, tristement, beaucoup de personnes semblent oublier d’où elles viennent, et continuent à vouloir plus, encore plus, sans limite. Au lieu de continuer à remercier le Tout Puissant Allah, et le Président de la République pour le changement, souvent inattendu et inespéré, apporté à leur vie, chacun veut plus, toujours plus. Le Chef de section, qui s’attendait à voir sa carrière finir en tant que chef de division, qui s’est vu devenir directeur général, chef de cabinet ou secrétaire général, au lieu de continuer à se battre pour s’améliorer dans cette position, veut devenir ministre. Le ministre, qui était auparavant cadre moyen, au lieu de penser à comment résoudre les multiples défis de son secteur, veut changer de ministère pour avoir un portefeuille plus grand, ou se maintenir coûte que coûte.

Il est temps d’arrêter de vouloir plus, de se croire le centre du monde, de penser aux autres, d’être reconnaissant envers le Tout Puissant et le Président de la République, de se calmer, et de faire le travail à nous confié, au service exclusif du peuple de Guinée. Et, en cas de changement, il faut savoir apprécier le temps passé aux affaires, et chercher à rebondir dans d’autres fonctions, encore au service exclusif du peuple de Guinée. La seule certitude qu’il faut avoir en prenant un poste, est qu’on finira un jour par le perdre.

Merci Monsieur le Président pour l’opportunité donnée aux jeunes. Merci pour l’écoute, merci pour la bienveillance envers ma modeste personne. Merci pour tout.

Mamoudou Nagnalen Barry

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