Gouvernance d’entreprise – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Fri, 03 Jul 2026 19:07:56 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Gouvernance d’entreprise – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 PME en Guinée : le défi de la structuration face aux ambitions de croissance https://planete7.info/pme-en-guinee-le-defi-de-la-structuration-face-aux-ambitions-de-croissance/ Fri, 03 Jul 2026 18:59:31 +0000 https://planete7.info/?p=58373 Dans un environnement économique marqué par la vitalité entrepreneuriale mais aussi par une forte fragilité structurelle, les entreprises guinéennes peinent encore à franchir le cap de la consolidation. Entre gestion empirique, absence de procédures et déficit de pilotage stratégique, la question de la structuration apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux défis du secteur privé. Un […]]]>

Dans un environnement économique marqué par la vitalité entrepreneuriale mais aussi par une forte fragilité structurelle, les entreprises guinéennes peinent encore à franchir le cap de la consolidation. Entre gestion empirique, absence de procédures et déficit de pilotage stratégique, la question de la structuration apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux défis du secteur privé. Un constat partagé par l’expert-comptable et entrepreneur Almamy Ndiaye, invité de l’émission Face à Pathé.

Dans les rues de Conakry et des grandes villes du pays, les initiatives entrepreneuriales se multiplient. Commerces, services, restauration, technologies : l’écosystème privé guinéen donne l’image d’un dynamisme réel, porté par une jeunesse ambitieuse et un tissu d’entrepreneurs en expansion.

Mais derrière cette dynamique apparente, une réalité plus contrastée se dessine : la majorité des entreprises peinent à se structurer durablement.

Pour Almamy Ndiaye, expert-comptable et fondateur de ZYNN CONSULTING, le problème central du tissu entrepreneurial guinéen ne réside pas dans le manque d’idées ni dans l’absence d’initiative.

Il est ailleurs.

« Le véritable enjeu n’est pas le manque d’idées. Les idées existent. Ce qui manque souvent, c’est l’organisation. »

Dans de nombreux cas, les entreprises démarrent autour d’une dynamique individuelle forte, mais sans véritable architecture interne. Les procédures sont rares, les outils de gestion insuffisants et la planification stratégique souvent absente.

Une fragilité qui limite leur capacité de croissance et, surtout, leur pérennité.

« Une entreprise ne peut pas reposer uniquement sur le courage de son dirigeant. Elle doit être organisée pour grandir et durer. »

Le constat dressé met en lumière un paradoxe du tissu économique guinéen : une forte capacité à entreprendre, mais une difficulté persistante à transformer ces initiatives en entreprises solides et durables.

Dans ce contexte, ZYNN CONSULTING intervient auprès des dirigeants pour accompagner la structuration des organisations, la mise en place d’outils de gestion et le renforcement de la gouvernance.

L’approche revendiquée se veut pragmatique, ancrée dans les réalités du terrain, loin des modèles théoriques déconnectés des contraintes locales.

Pour mieux comprendre les réalités qu’il analyse aujourd’hui, Almamy Ndiaye a lui-même expérimenté les défis de l’entrepreneuriat en Guinée.

En 2020, en pleine période de pandémie, il lance SKYVIEW, un projet de restauration qui dépasse rapidement le cadre d’une simple activité commerciale.

L’entreprise permet la création de plus d’une centaine d’emplois, mais devient surtout un laboratoire d’apprentissage.

Gestion des équipes, pression financière, relations avec les administrations, contraintes logistiques : autant de réalités qui redéfinissent sa perception du conseil aux entreprises.

« On peut avoir de très bonnes compétences techniques, mais le terrain nous oblige à apprendre chaque jour. »

Cette immersion renforce aujourd’hui sa compréhension des difficultés rencontrées par les entrepreneurs qu’il accompagne.

Au-delà des cas individuels, le problème apparaît systémique. De nombreuses petites et moyennes entreprises évoluent sans outils de pilotage adaptés, sans indicateurs de performance et sans organisation interne formalisée.

Une situation qui limite leur accès au financement, freine leur croissance et réduit leur attractivité auprès des partenaires économiques.

Pour Almamy Ndiaye, ce déficit constitue l’un des principaux freins au développement du secteur privé.

Face à ce constat, la réponse passe également par la formation. À travers l’Institut supérieur des études comptables et financières (ISECF), Almamy Ndiaye entend rapprocher la formation académique des réalités professionnelles.

Il souligne un décalage persistant entre les compétences acquises par les diplômés et les attentes du marché.

« Beaucoup de jeunes diplômés sont motivés, mais il existe parfois un décalage entre la formation reçue et les besoins réels des entreprises. »

L’objectif de l’institution est donc de renforcer l’aspect pratique : maîtrise des outils comptables, immersion en entreprise, études de cas et partenariats internationaux.

Au-delà des entreprises individuelles, c’est l’ensemble du tissu économique qui est concerné. La structuration, la gouvernance et la professionnalisation apparaissent comme des conditions essentielles pour permettre au secteur privé de jouer pleinement son rôle dans la transformation économique du pays.

Dans un contexte où la Guinée cherche à diversifier son économie et à renforcer son secteur privé, cette question prend une dimension stratégique.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

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Almamy Ndiaye : « La véritable richesse de la Guinée, c’est son capital humain » https://planete7.info/almamy-ndiaye-la-veritable-richesse-de-la-guinee-cest-son-capital-humain/ Fri, 03 Jul 2026 17:13:15 +0000 https://planete7.info/?p=58351 Après plus de deux décennies passées en France dans l’expertise comptable et le management, Almamy Ndiaye a choisi de rentrer en Guinée. Loin d’un simple retour aux sources, il revendique un engagement : mettre son expérience au service de la structuration des entreprises, de la formation des jeunes et de la transformation économique du pays. […]]]>

Après plus de deux décennies passées en France dans l’expertise comptable et le management, Almamy Ndiaye a choisi de rentrer en Guinée. Loin d’un simple retour aux sources, il revendique un engagement : mettre son expérience au service de la structuration des entreprises, de la formation des jeunes et de la transformation économique du pays. Invité de l’émission Face à Pathé, l’expert-comptable et entrepreneur livre une vision où la richesse d’une nation ne se mesure pas seulement à ses ressources naturelles, mais avant tout à la qualité de son capital humain.

Le parcours d’Almamy Ndiaye est celui d’un professionnel qui aurait pu poursuivre une carrière confortable en Europe. Pendant plus de vingt ans, il évolue dans des cabinets d’expertise comptable français, dirige des équipes et accompagne des entreprises de toutes tailles. Une trajectoire bâtie sur la rigueur, l’organisation et la maîtrise des enjeux financiers.

Mais au fil des années, une question s’impose à lui : à quoi peut servir une telle expérience si elle ne bénéficie pas, un jour, au pays qui l’a vu naître ?

« Je pense que chacun d’entre nous porte une responsabilité envers son pays lorsqu’il a eu la chance d’acquérir des compétences et une expérience à l’étranger », explique-t-il.

Cette réflexion deviendra le point de départ d’un nouveau chapitre de sa vie. Un chapitre consacré à la Guinée, à ses entrepreneurs et à sa jeunesse.

Pour Almamy Ndiaye, la Guinée ne manque ni de talents ni d’ambition. Ce qui fait encore défaut, selon lui, c’est la structuration des entreprises.

Il observe quotidiennement des dirigeants animés d’une réelle volonté de réussir, mais qui évoluent souvent sans procédures internes, sans outils de pilotage, sans stratégie financière clairement définie.

« Le véritable enjeu n’est pas le manque d’idées. Les idées existent. Ce qui manque souvent, c’est l’organisation. Une entreprise ne peut pas reposer uniquement sur le courage de son fondateur. Elle doit être organisée pour grandir et durer. »

Ce constat est à l’origine de la création de ZYNN CONSULTING, cabinet spécialisé dans le conseil aux entreprises, la gouvernance, la stratégie et l’accompagnement des entrepreneurs.

Sa philosophie est simple : ne pas se limiter aux diagnostics, mais accompagner concrètement les dirigeants dans leurs décisions quotidiennes.

« Notre satisfaction, ce n’est pas simplement de remettre un rapport. C’est de voir une entreprise grandir, créer des emplois et devenir durable. »

En 2020, alors que la pandémie de Covid-19 bouleverse l’économie mondiale, Almamy Ndiaye lance SKYVIEW.

Derrière ce projet de restauration se cache une ambition plus large : démontrer qu’il est possible d’investir, d’innover et de créer des emplois malgré un contexte difficile.

Plus d’une centaine de personnes y trouveront un emploi.

Mais cette aventure lui apportera surtout une autre richesse : l’expérience concrète des réalités entrepreneuriales.

Gestion des ressources humaines, contraintes administratives, fournisseurs, imprévus… autant de défis qui changent profondément son regard de consultant.

« Lorsqu’on accompagne des entreprises, on comprend beaucoup mieux leurs difficultés lorsqu’on les vit soi-même. Cette expérience m’a appris beaucoup d’humilité. »

Une leçon qui nourrit désormais chacune de ses missions de conseil.

Ancien dirigeant d’une entreprise technologique, Almamy Ndiaye estime que la Guinée est engagée dans une transition numérique encore inachevée.

Pour lui, les signaux sont encourageants : une jeunesse connectée, des entreprises qui s’intéressent progressivement à la digitalisation et un État qui multiplie les initiatives.

Mais le retard reste important.

« Le numérique n’est plus une option. Il est devenu un véritable levier de développement économique. »

Il estime que les petites et moyennes entreprises gagneraient considérablement en compétitivité grâce à la digitalisation de leurs processus.

Selon lui, le véritable défi réside désormais dans la formation aux nouveaux métiers : intelligence artificielle, cybersécurité, analyse des données ou encore développement informatique.

Parmi toutes ses initiatives, c’est sans doute l’ISECF qui incarne le mieux sa vision de long terme.

L’Institut supérieur des études comptables et financières est né d’un constat simple : beaucoup de diplômés arrivent sur le marché du travail sans maîtriser les outils et les méthodes attendus par les entreprises.

« Ces jeunes sont motivés. Ils ne manquent pas d’intelligence. Mais il existe parfois un décalage entre la formation reçue et les besoins réels des entreprises. »

Pour réduire cet écart, l’établissement privilégie une approche professionnalisante : logiciels comptables, études de cas, stages, immersion en entreprise et partenariats internationaux.

Des collaborations avec le CNAM et l’INTEC doivent notamment permettre aux étudiants d’accéder à des formations reconnues au niveau international et, à terme, à des doubles diplômes.

À cela s’ajoute un projet qui lui tient particulièrement à cœur : développer un système de bourses destiné aux étudiants issus de familles modestes.

« Investir dans l’éducation, c’est investir dans l’avenir de notre pays. »

Inscrit à l’Ordre des Experts-Comptables de Paris, Almamy Ndiaye refuse toute logique de copier-coller entre la France et la Guinée.

En revanche, il considère que certaines valeurs professionnelles demeurent universelles.

La rigueur, la transparence, l’anticipation, la planification et la gouvernance sont, selon lui, des leviers essentiels de performance.

« Il ne s’agit pas de copier un modèle étranger. Chaque pays possède ses réalités. Mais les principes de bonne gouvernance et de professionnalisme sont universels. »

Pour lui, une entreprise bien organisée inspire confiance, attire les partenaires et favorise une croissance durable.

Face aux difficultés d’insertion professionnelle, Almamy Ndiaye invite les jeunes à dépasser la seule quête du diplôme.

Il insiste sur la nécessité d’acquérir des compétences concrètes, de multiplier les expériences et de continuer à apprendre tout au long de sa carrière.

« Le diplôme ouvre la porte de l’entreprise. Les compétences vous permettent d’y entrer, mais ce sont vos résultats, votre attitude et votre capacité à apprendre qui vous permettront d’y construire une carrière. »

Il encourage également les jeunes à ne pas craindre l’entrepreneuriat.

Non comme un raccourci vers la réussite, mais comme une aventure exigeante qui demande préparation, patience et persévérance.

Lui-même préfère d’ailleurs parler de chemin plutôt que de succès.

« Je ne considère pas avoir réussi. Je suis simplement en train de construire, avec beaucoup d’humilité, des projets qui, je l’espère, seront utiles aux générations futures. »

Conseil, restauration, technologie, formation…

À première vue, ces secteurs semblent éloignés les uns des autres.

Pourtant, Almamy Ndiaye y voit une seule et même ambition : participer au développement économique de la Guinée.

Le conseil aide les entreprises à mieux fonctionner.

La technologie améliore leur performance.

La formation prépare les compétences de demain.

L’entrepreneuriat crée des emplois.

Autant de pièces d’un même puzzle.

Son ambition ultime ne se limite d’ailleurs ni aux entreprises qu’il crée ni aux bâtiments qu’il construit.

« Je ne cherche pas à laisser uniquement des entreprises. J’aimerais surtout laisser des compétences, des valeurs et une culture de l’excellence. »

Puis vient cette phrase, sans doute la plus révélatrice de sa philosophie :

« Je suis convaincu que la richesse d’un pays ne réside pas uniquement dans ses ressources naturelles, mais surtout dans la qualité de son capital humain. »

Dans une Guinée en quête de diversification économique et de modernisation de ses institutions, Almamy Ndiaye fait ainsi le pari que la transformation durable passera moins par les infrastructures que par les femmes et les hommes capables de les faire vivre. Un pari exigeant, mais qui, à ses yeux, constitue la condition première d’un développement durable et souverain.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info

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