Gendarmerie – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Fri, 09 Oct 2026 23:48:28 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Gendarmerie – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Labé : un suspect interpellé après l’assassinat du boulanger à Dionfo https://planete7.info/labe-un-suspect-interpelle-apres-lassassinat-du-boulanger-a-dionfo/ Fri, 09 Oct 2026 20:19:44 +0000 https://planete7.info/?p=65850 Retrouvé mort le 4 octobre à N’Deylal Centre, Mamadou Saidou Diallo, père de huit enfants, aurait été tué à l’arme tranchante. Interpellé le lendemain, un homme d’une trentaine d’années aurait reconnu son implication dans les faits, selon le procureur de la République près le tribunal de première instance de Labé. L’enquête sur la mort de […]]]>

Retrouvé mort le 4 octobre à N’Deylal Centre, Mamadou Saidou Diallo, père de huit enfants, aurait été tué à l’arme tranchante. Interpellé le lendemain, un homme d’une trentaine d’années aurait reconnu son implication dans les faits, selon le procureur de la République près le tribunal de première instance de Labé.

L’enquête sur la mort de Mamadou Saidou Diallo connaît une première avancée. Retrouvé sans vie le 4 octobre 2026 à N’Deylal Centre, dans la commune rurale de Dionfo, relevant de la préfecture de Labé, ce boulanger d’une cinquantaine d’années aurait été victime d’un homicide. Au lendemain de la découverte de son corps, la gendarmerie territoriale a interpellé un suspect, qui aurait reconnu son implication lors de son interrogatoire, selon le procureur de la République près le tribunal de première instance (TPI) de Labé.

Marié à deux femmes et père de huit enfants, Mamadou Saidou Diallo présentait plusieurs blessures à la tête, à l’épaule droite et au bras droit. D’après les premières constatations effectuées sur les lieux, ces lésions auraient été provoquées par une arme tranchante.

S’exprimant devant la presse, le procureur de la République près le TPI de Labé, Mohamed Samoura, a indiqué que les éléments observés sur la scène laissaient présumer une mort d’origine criminelle. Le corps a été confié aux services de médecine légale afin de déterminer les causes exactes du décès.

À la suite de cette découverte, une enquête pour assassinat a été ouverte et confiée à la compagnie de gendarmerie territoriale de Labé. Les investigations menées sur le terrain, avec la collaboration de la population, ont conduit à l’interpellation de Yéro Diouhé Barry, âgé d’une trentaine d’années, le 5 octobre 2026. Il a ensuite été placé en garde à vue.

Selon le procureur, le suspect aurait reconnu son implication dans la mort du boulanger au cours de son interrogatoire. Il a également présenté sa version du déroulement des événements, évoquant une altercation qui aurait dégénéré.

D’après ses déclarations, il se serait rendu auprès de la victime pour lui proposer de travailler avec elle jusqu’au matin. Face au refus de cette dernière, il affirme avoir quitté les lieux. Il soutient ensuite avoir vu le boulanger revenir avec un fusil, ce qui aurait provoqué un affrontement entre les deux hommes.

Toujours selon cette version, la victime aurait tenté de le blesser à l’aide d’une hache. Le suspect affirme avoir riposté avant de déplacer le corps après avoir constaté le décès.

Ces éléments constituent, à ce stade, la version rapportée par le suspect. Ils devront être confrontés aux constatations matérielles et aux autres éléments recueillis par les enquêteurs afin d’établir les circonstances exactes des faits.

Le procureur Mohamed Samoura a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire dès que la procédure lui serait transmise par les services compétents. Cette étape doit permettre d’approfondir les investigations et de déterminer les responsabilités dans cette affaire.

En attendant les conclusions de l’enquête et les suites judiciaires, les circonstances de la mort de Mamadou Saidou Diallo restent à établir avec précision.

Le décès de ce boulanger laisse derrière lui deux épouses et huit enfants.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
65850
Koulé : le procureur retrace le meurtre du pasteur Thomas, de l’attaque familiale à l’interpellation du suspect https://planete7.info/koule-le-procureur-retrace-le-meurtre-du-pasteur-thomas-de-lattaque-familiale-a-linterpellation-du-suspect/ Thu, 24 Sep 2026 16:41:45 +0000 https://planete7.info/?p=64600 Le procureur de la République par intérim près le tribunal de première instance de N’Zérékoré, Moussa Camara, revient sur les circonstances du meurtre du pasteur Thomas, alias « Prophète Thomas », tué dans la nuit du samedi 19 septembre 2026 à Koulé. Selon le parquet, le drame a commencé au domicile du religieux avant de […]]]>

Le procureur de la République par intérim près le tribunal de première instance de N’Zérékoré, Moussa Camara, revient sur les circonstances du meurtre du pasteur Thomas, alias « Prophète Thomas », tué dans la nuit du samedi 19 septembre 2026 à Koulé. Selon le parquet, le drame a commencé au domicile du religieux avant de se poursuivre sur la route de N’Zérékoré, où le pasteur accompagnait son épouse et sa fille, grièvement blessées lors de la première attaque.

La nuit du 19 septembre restera longtemps gravée dans les mémoires à Koulé 1, dans la commune rurale de Koulé, préfecture de N’Zérékoré. En l’espace de quelques heures, une attaque au domicile du pasteur Thomas s’est transformée en un drame mortel, faisant un mort et plusieurs blessés.

Quatre jours après les faits, le procureur de la République par intérim près le tribunal de première instance de N’Zérékoré, Moussa Camara, a livré de nouveaux éléments sur le déroulement de cette affaire, l’arrestation du principal suspect et les premières étapes de la procédure judiciaire.

Selon le récit du procureur, les faits auraient débuté aux environs de 20 heures. Le présumé auteur, identifié comme Ernest Koulémou et présenté comme venant de Kéréma, se serait rendu au domicile du pasteur Thomas.

Sur place, il aurait agressé à l’arme blanche l’épouse du pasteur. Alors que cette dernière appelait au secours, sa fille aurait également été prise pour cible.

« C’était dans la nuit du samedi 19 septembre 2026, aux environs de 20 heures, que le présumé auteur des faits, Ernest Koulémou, venu de Kéréma, s’est rendu au domicile du pasteur Thomas, connu sous le nom de “Prophète Thomas”. Là, il a trouvé l’épouse du défunt pasteur Thomas. Muni de son couteau, il a poignardé cette femme. Pendant qu’elle criait au secours, elle a aussi entendu sa fille crier. Celle-ci, éventrée, avec les intestins en main, s’est précipitée vers elle », relate Moussa Camara.

Face à la gravité de leur état, les autorités ont organisé leur évacuation vers l’hôpital régional de N’Zérékoré, les moyens nécessaires à leur prise en charge n’étant pas disponibles à Koulé.

Le pasteur Thomas décide alors de monter à bord de l’ambulance pour accompagner son épouse et sa fille.

C’est au cours de cette évacuation que le drame aurait pris une nouvelle tournure.

D’après le procureur, après avoir quitté les lieux de la première attaque, le présumé auteur aurait suivi le trajet de l’ambulance avant de parvenir à la contraindre à s’arrêter.

« Pendant que les gens étaient dans ce trouble, il a suivi le mouvement de l’ambulance, pour sortir devant elle et la contraindre à s’arrêter », explique Moussa Camara.

Une fois l’ambulance immobilisée, le chauffeur serait descendu le premier. Le pasteur Thomas aurait alors reconnu son agresseur présumé.

« Lorsqu’il a réussi à immobiliser l’ambulance, il s’est attaqué au chauffeur, qui était descendu en premier. Quand le pasteur l’a vu, il l’a reconnu et a crié en disant : “C’est lui l’auteur !” », poursuit le procureur.

Selon les éléments communiqués par le parquet, Ernest Koulémou aurait ensuite porté plusieurs coups de couteau au pasteur, notamment au niveau de la cage thoracique.

« C’est ainsi que le présumé auteur s’est attaqué au pasteur, avec le couteau en main, pour le poignarder. Il lui a administré plusieurs coups de couteau au niveau de la cage thoracique. Ce dernier a succombé à ses blessures », affirme Moussa Camara.

Après le meurtre, les forces de sécurité ont lancé des recherches pour retrouver le suspect. Mais malgré les opérations engagées durant la nuit, celui-ci n’a pas immédiatement été retrouvé.

Le procureur explique que le fugitif aurait profité de l’obscurité pour se dissimuler dans les buissons.

« Selon certaines informations que nous avons recueillies, après ses actes, lorsque le présumé auteur voyait les lumières des engins en circulation, il se cachait dans les buissons. Cela n’a pas permis de mettre la main sur lui la même nuit », précise-t-il.

Ernest Koulémou a finalement été interpellé le lendemain, au niveau du poste de contrôle situé à l’entrée de Kéréma, après la diffusion d’informations relatives aux faits.

Il a ensuite été remis à la compagnie de gendarmerie territoriale, qui a conduit les premières étapes de la procédure.

Le parquet indique avoir demandé l’accélération de la procédure. Le dossier a été transmis au parquet le lundi, au lendemain de l’interpellation du suspect.

« Nous avons instruit que la procédure soit accélérée. Au lendemain de son interpellation, le dimanche, son dossier a été déféré au parquet le lundi. Nous avons aussitôt ouvert une information judiciaire. Le juge d’instruction a décerné un mandat de dépôt contre lui », indique le procureur.

Ernest Koulémou est désormais détenu à la Maison centrale de N’Zérékoré, dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire.

Si les circonstances de l’attaque commencent à être précisées, les raisons qui auraient conduit au passage à l’acte restent, pour l’heure, couvertes par l’enquête.

Le procureur affirme que plusieurs explications ont été recueillies, mais que leur divulgation n’est pas encore à l’ordre du jour.

« Par rapport aux motifs de son acte, plusieurs explications ont été données, dont nous nous réservons la divulgation pour des raisons liées à l’enquête. Le moment venu, ces informations seront portées à la connaissance du public », précise Moussa Camara.

L’instruction doit également permettre d’entendre les différentes victimes et les autres personnes susceptibles d’apporter des éléments sur le déroulement des faits.

Mais l’état de santé de la plus jeune victime, une fillette âgée d’environ huit ans, ne permet pas encore son audition.

« Pour le moment, l’instruction est en cours et le parquet fera son travail. Pour l’heure, la petite fille victime, âgée d’environ 8 ans, est sous traitement. Ce qui fait qu’elle n’a pas encore été entendue », souligne le procureur.

En attendant, l’instruction judiciaire se poursuit. Les prochaines auditions et les éléments recueillis au cours de l’enquête devraient permettre de préciser davantage les circonstances de l’attaque ainsi que les motivations attribuées au présumé auteur.

À Koulé, le meurtre du pasteur Thomas laisse ainsi derrière lui une famille durement éprouvée et une communauté encore sous le choc, tandis que la justice poursuit son travail pour établir les faits et déterminer les responsabilités.

Pépé Blaise Théa,correspondant à Nzérékoré pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
64600
Kankan : 17 interpellations à Koba, le procureur lève le voile sur les faits et la suite de la procédure https://planete7.info/kankan-17-interpellations-a-koba-le-procureur-leve-le-voile-sur-les-faits-et-la-suite-de-la-procedure/ Mon, 10 Aug 2026 18:33:45 +0000 https://planete7.info/?p=61284 À Koba, localité située à une quinzaine de kilomètres de Kankan, une intervention des forces de l’ordre a conduit à l’interpellation de 17 personnes. Le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kankan, Fodé Bintou Keïta, a apporté ce lundi 10 août des précisions sur l’origine de l’affaire, les motifs des […]]]>

À Koba, localité située à une quinzaine de kilomètres de Kankan, une intervention des forces de l’ordre a conduit à l’interpellation de 17 personnes. Le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kankan, Fodé Bintou Keïta, a apporté ce lundi 10 août des précisions sur l’origine de l’affaire, les motifs des interpellations et les suites judiciaires envisagées.

L’affaire qui suscite des réactions à Koba trouve son origine dans une plainte déposée au commissariat central de Kankan par un citoyen de la localité. Celui-ci dénonçait des faits présumés de vol par effraction et de vol en réunion.

Saisie du dossier, la police judiciaire a entrepris des investigations afin d’identifier les personnes susceptibles d’être impliquées dans les faits, mais également celles pouvant être entendues en qualité de témoins. Des convocations ont ainsi été adressées à plusieurs citoyens de Koba.

Selon le procureur Fodé Bintou Keïta, certains des citoyens convoqués auraient toutefois refusé de répondre aux convocations des officiers de police judiciaire.

« Les officiers de police judiciaire, dans l’exercice de leurs fonctions, ont déposé les différentes convocations, attestant ainsi du refus de certains citoyens de comparaître. Face à cette situation, le parquet a délivré une réquisition aux fins de comparution forcée, conformément à la loi », a expliqué le magistrat.

Munis de cette réquisition, les agents se sont rendus à Koba afin d’interpeller les personnes concernées. Quatre présumés mis en cause étaient particulièrement recherchés dans le cadre de l’enquête. Si certains ont pu être interpellés, d’autres auraient réussi à échapper aux forces de l’ordre.

La situation s’est ensuite tendue dans la localité. D’après les explications du parquet, des jeunes auraient tenté de s’opposer à l’intervention des forces de l’ordre. La voie publique aurait notamment été barricadée, perturbant ainsi la circulation.

Face à cette résistance, le parquet a requis le concours de la force publique. Des éléments de la gendarmerie ainsi que de la Brigade anti-criminalité (BAC) ont alors été déployés à Koba.

Cette intervention a conduit à une nouvelle série d’interpellations. Dix-sept personnes ont été conduites à la Brigade de recherches de Kankan, notamment pour des faits présumés de violences, de troubles à l’ordre public et d’opposition à l’exercice des fonctions d’un agent public.

Après examen des éléments recueillis, le parquet a finalement décidé de libérer 16 des 17 personnes interpellées.

Selon le procureur, les investigations n’ont pas permis de réunir suffisamment d’éléments permettant de retenir des charges contre ces personnes. Le plaignant aurait lui-même indiqué aux officiers de police judiciaire que plusieurs d’entre elles étaient davantage considérées comme des témoins des événements liés à la barricade de la route et qu’elles ne s’étaient pas opposées à l’intervention des forces de l’ordre.

« En vertu du principe de l’opportunité des poursuites et en tant que directeur des enquêtes, nous avons décidé de libérer ces différentes personnes. Elles sont donc rentrées chez elles », a précisé Fodé Bintou Keïta.

Une seule personne, identifiée comme Aly Diawara, demeure concernée par la procédure. Le procureur affirme que les éléments recueillis établiraient sa participation à la barricade de la voie publique ainsi que son opposition à l’intervention de la force publique.

L’intéressé aurait cependant été blessé au cours des événements et souffrirait d’une fracture à un doigt. Compte tenu de son état, il a été remis à sa famille afin de recevoir des soins. Celle-ci aurait, en contrepartie, pris l’engagement de garantir sa représentation devant la justice lorsque les autorités judiciaires le jugeront nécessaire.

Le procureur a également apporté des précisions sur le principal présumé mis en cause dans l’affaire initiale. Selon Fodé Bintou Keïta, cette personne aurait, à plusieurs reprises, refusé de répondre aux convocations des officiers de police judiciaire.

Après réception et examen du dossier au parquet, le magistrat affirme avoir constaté l’existence de charges suffisantes à son encontre pour des faits présumés de vol aggravé.

« Après avoir lu les pièces de la procédure et examiné les charges, nous avons pris la responsabilité de le priver de sa liberté et d’orienter le dossier en flagrant délit afin qu’il soit jugé conformément aux délais prévus par le Code de procédure pénale », a-t-il déclaré.

Selon le parquet, l’un des suspects aurait notamment été identifié par le gardien des lieux, puis formellement reconnu par le propriétaire des biens concernés.

Alors que certaines informations circulant sur les réseaux sociaux semblaient établir un lien entre cette affaire et une éventuelle exploitation illicite des ressources naturelles, le procureur de Kankan a catégoriquement rejeté cette interprétation.

Fodé Bintou Keïta assure que les poursuites engagées portent exclusivement sur des faits présumés de vol aggravé, concernant des biens appartenant à un citoyen de Koba.

« Les personnes poursuivies dans ce dossier le sont pour des faits de vol aggravé portant sur des biens appartenant à un citoyen de la même localité. Certaines vidéos font apparaître de manière manifeste la présence de quelques-uns des suspects poursuivis », a-t-il insisté.

Le parquet entend ainsi replacer le dossier dans son cadre strictement judiciaire, loin des différentes interprétations qui circulent autour des événements de Koba.

Pour l’heure, la procédure se poursuit. Les personnes concernées bénéficient de la présomption d’innocence, jusqu’à ce qu’une décision de justice définitive établisse, le cas échéant, leur responsabilité. Le tribunal compétent devra désormais se prononcer sur les faits reprochés aux personnes poursuivies.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
61284
Drame à Sanoyah : Mathos Gbouomou tué par balle dans une boîte de nuit, un gendarme présumé mis en cause https://planete7.info/drame-a-sanoyah-mathos-gbouomou-tue-par-balle-dans-une-boite-de-nuit-un-gendarme-presume-mis-en-cause/ Tue, 14 Jul 2026 19:57:48 +0000 https://planete7.info/?p=59229 La commune de Sanoyah est en deuil après la mort tragique de Mathos Gbouomou, 28 ans, manager de profession, tué par balle dans la nuit du lundi au mardi au sein d’une boîte de nuit. Selon les premières informations recueillies auprès de la famille de la victime, le principal suspect est un gendarme, actuellement placé […]]]>

La commune de Sanoyah est en deuil après la mort tragique de Mathos Gbouomou, 28 ans, manager de profession, tué par balle dans la nuit du lundi au mardi au sein d’une boîte de nuit. Selon les premières informations recueillies auprès de la famille de la victime, le principal suspect est un gendarme, actuellement placé entre les mains des autorités compétentes pour les besoins de l’enquête.

Le drame se serait produit aux environs de 3 heures du matin. D’après Jean Leno, chef du secteur Facia 1, la victime s’était rendue dans l’établissement uniquement pour se divertir lorsqu’elle s’est retrouvée au mauvais endroit, au mauvais moment.

« Hier, j’ai reçu un appel aux environs de 3 heures du matin. Le jeune était venu se distraire. Il a trouvé plusieurs personnes en pleine bagarre. En voulant intervenir pour calmer la situation, c’est à ce moment-là qu’il a été atteint par une balle », a-t-il expliqué.

Face à ce nouveau drame, le responsable local interpelle les autorités sur la circulation des armes dans les lieux de divertissement, qu’il considère comme une menace croissante pour la sécurité des citoyens.

«Nous demandons aux autorités de prendre les dispositions nécessaires afin que les agents ne circulent plus avec des armes dans les lieux de distraction. Ces drames deviennent de plus en plus fréquents et il faut y mettre un terme », a-t-il plaidé.

Sous le choc, les proches de la victime peinent encore à réaliser la disparition de ce jeune homme décrit comme respectueux et apprécié de son entourage. Très émue, Dame Jeanne Tolno, proche de la famille, a rendu un vibrant hommage à Mathos Gbouomou tout en réclamant que justice soit faite.

« Il était le meilleur ami de mon fils. C’était un jeune homme poli, populaire et en bons termes avec tout le monde. Nous demandons que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les autorités viennent au secours de la population », a-t-elle déclaré.

Ce nouveau drame remet une fois de plus au centre des préoccupations la question du port d’armes dans les lieux publics, notamment les espaces de loisirs. Il ravive également les inquiétudes face à la recrudescence des violences armées en Guinée.

À l’heure où nous mettons cet article sous presse, aucune communication officielle n’avait encore été faite par les autorités sur les circonstances de cette affaire, tandis que l’enquête se poursuit pour établir les responsabilités.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
59229
Cambriolage à Mamou : plus de 70 millions GNF emportés dans une boutique de pièces détachées https://planete7.info/cambriolage-a-mamou-plus-de-70-millions-gnf-emportes-dans-une-boutique-de-pieces-detachees/ Sat, 16 May 2026 11:59:29 +0000 https://planete7.info/?p=55587 Une boutique de vente de pièces détachées automobiles a été la cible d’un cambriolage dans la nuit du jeudi 14 au vendredi 15 mai 2026, dans le quartier Almamyah, secteur Conserverie, au cœur de la commune urbaine de Mamou. Les auteurs, encore non identifiés, auraient réussi à emporter une importante somme d’argent après s’être introduits […]]]>

Une boutique de vente de pièces détachées automobiles a été la cible d’un cambriolage dans la nuit du jeudi 14 au vendredi 15 mai 2026, dans le quartier Almamyah, secteur Conserverie, au cœur de la commune urbaine de Mamou. Les auteurs, encore non identifiés, auraient réussi à emporter une importante somme d’argent après s’être introduits discrètement dans les locaux.

Selon les premières informations recueillies sur place, les malfaiteurs ont percé l’arrière du bâtiment à l’aide d’un marteau et d’un burin afin d’accéder au magasin, évitant ainsi d’attirer l’attention des riverains. L’effraction n’aurait suscité aucun soupçon durant la nuit.

Le vol a été découvert tôt dans la matinée par les enfants du propriétaire venus ouvrir la boutique. Sur place, les tiroirs et la caisse ont été retrouvés ouverts, tandis que l’argent conservé dans le magasin avait disparu. Les marchandises, elles, n’ont pas été touchées.

Interrogé par notre rédaction, Mamoudou Guélin Diallo, l’un des responsables du commerce, est revenu avec émotion sur les circonstances du cambriolage.

 « Nous avons constaté le vol ce matin lorsque les enfants sont venus ouvrir le magasin. Comme la porte donne directement sur la route nationale, les voleurs ont préféré percer l’arrière du bâtiment pour entrer. Ils n’ont pas pris les marchandises, mais tout l’argent contenu dans la caisse et les tiroirs a disparu. Nous ravitaillons plusieurs magasins à Labé, Dabola et Km 7. L’argent de ces différents points de vente était arrivé la veille et nous devions nous rendre à Conakry aujourd’hui. En plus des recettes venues de l’intérieur du pays, il y avait environ 70 millions de francs guinéens dans le magasin. Pour le moment, il nous est difficile d’évaluer précisément le montant total emporté. Cela fait plus de 30 ans que nous exerçons ici, et c’est la première fois que nous sommes victimes d’un tel acte. »

Très affecté, le commerçant a lancé un appel aux autorités sécuritaires afin que les auteurs soient rapidement retrouvés. Il a également invité la population à faire preuve de vigilance face à la recrudescence des actes de cambriolage observés ces dernières semaines dans la ville-carrefour.

Face à cette situation jugée préoccupante, la gendarmerie a ouvert une enquête pour identifier et interpeller les responsables. Ce nouvel acte relance la question du renforcement de la sécurité dans les zones commerciales de Mamou, particulièrement à l’approche des fêtes, période souvent marquée par une hausse des actes de banditisme.

Pour les commerçants de la localité, cette affaire sonne comme un signal d’alerte et rappelle l’urgence de renforcer les dispositifs de surveillance afin de protéger les biens et les activités économiques.

Ibrahima Molota Soumah, correspondant à Mamou pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
55587
Tougué : arrestation d’un homme pour viol présumé sur une mineure à Kansaguil https://planete7.info/tougue-arrestation-dun-homme-pour-viol-presume-sur-une-mineure-a-kansaguil/ Thu, 02 Apr 2026 19:13:11 +0000 https://planete7.info/?p=53315 La gendarmerie de Tougué a arrêté un homme d’environ 45 ans, marié et père de plusieurs enfants, soupçonné d’avoir agressé une adolescente de 16 ans dans la localité de Kansaguil, cette semaine. Selon les informations communiquées par la famille de la victime, les faits se seraient produits lundi dernier vers 14 heures. La jeune fille […]]]>

La gendarmerie de Tougué a arrêté un homme d’environ 45 ans, marié et père de plusieurs enfants, soupçonné d’avoir agressé une adolescente de 16 ans dans la localité de Kansaguil, cette semaine.

Selon les informations communiquées par la famille de la victime, les faits se seraient produits lundi dernier vers 14 heures. La jeune fille s’était rendue à la rivière pour chercher de l’eau lorsqu’elle a été approchée par le suspect, qui l’aurait contrainte à le suivre dans une maison.

La grand-mère de la victime explique : « En revenant du jardin, j’ai demandé à ma petite-fille de laver les bols. Elle est allée chercher de l’eau à la rivière et a été abordée par cet homme. Il l’a conduite dans une maison et lui a demandé de se conformer à ses instructions. »

Elle ajoute que la victime est fragile sur le plan mental et que des soins ont été nécessaires à son retour. « Au début, le présumé auteur a nié les faits, mais après son arrestation, il a reconnu certains éléments. J’espère que la justice fera son travail », a-t-elle déclaré.

La victime a été prise en charge par une structure sanitaire pour une assistance médicale et psychologique. L’enquête se poursuit pour établir précisément les circonstances de l’affaire et permettre à la justice de trancher.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
53315
Trafic de drogue à Labé : la gendarmerie interpelle plus de vingt personnes à Sassé https://planete7.info/trafic-de-drogue-a-labe-la-gendarmerie-interpelle-plus-de-vingt-personnes-a-sasse/ Thu, 19 Mar 2026 12:08:47 +0000 https://planete7.info/?p=52699 Une opération ciblée menée par les unités de la gendarmerie mobile d’intervention de Labé a abouti à l’interpellation de plus d’une vingtaine de personnes, dont cinq femmes, dans le secteur de Sassé, relevant du quartier Mairie. L’intervention s’est déroulée dans la journée du lundi 17 mars 2026. Selon des sources sécuritaires concordantes, les agents ont […]]]>

Une opération ciblée menée par les unités de la gendarmerie mobile d’intervention de Labé a abouti à l’interpellation de plus d’une vingtaine de personnes, dont cinq femmes, dans le secteur de Sassé, relevant du quartier Mairie. L’intervention s’est déroulée dans la journée du lundi 17 mars 2026.

Selon des sources sécuritaires concordantes, les agents ont saisi sur place une quantité significative de chanvre indien, plusieurs comprimés de tramadol ainsi qu’une dizaine de motos, suspectées d’être liées aux activités du groupe.

D’après les premières informations, cette descente fait suite à une alerte signalant un cas de vol dans la zone. Déployée pour vérification, la patrouille a permis de mettre au jour un réseau présumé de consommateurs et de revendeurs de substances prohibées, opérant dans ce secteur de la commune urbaine.

Les autorités de la gendarmerie précisent que les personnes interpellées feront l’objet de poursuites judiciaires conformément à la législation en vigueur. Les cinq femmes arrêtées ont été immédiatement présentées au parquet, qui a ordonné leur placement à la maison centrale.

Cette opération intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des actes de délinquance à Labé. Face à la multiplication des vols et agressions signalés ces dernières semaines, les populations appellent à un renforcement durable des dispositifs sécuritaires afin de restaurer la quiétude dans la ville.

 

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info.

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
52699
Korbé (Lelouma) : Fatoumata Binta Diallo retrouvée égorgée derrière sa maison https://planete7.info/korbe-lelouma-fatoumata-binta-diallo-retrouvee-egorgee-derriere-sa-maison/ Tue, 24 Feb 2026 16:12:21 +0000 https://planete7.info/?p=51820 La commune rurale de Korbé, dans la préfecture de Lelouma, est secouée par un drame macabre survenu dans la soirée du lundi 23 février 2026. Le corps d’une femme d’une quarantaine d’années, Fatoumata Binta Diallo, divorcée, a été découvert derrière une concession familiale au secteur Founa Saré, présentant une profonde blessure au cou. Selon les […]]]>

La commune rurale de Korbé, dans la préfecture de Lelouma, est secouée par un drame macabre survenu dans la soirée du lundi 23 février 2026. Le corps d’une femme d’une quarantaine d’années, Fatoumata Binta Diallo, divorcée, a été découvert derrière une concession familiale au secteur Founa Saré, présentant une profonde blessure au cou.

Selon les premiers constats des autorités, la victime aurait été égorgée et son corps abandonné à quelques mètres de la maison. Un couteau, potentiellement l’arme du crime, a été saisi par la gendarmerie sur les lieux.

La mère de la victime a été interpellée et placée en garde à vue, alors que les circonstances exactes de ce drame restent encore floues.

Dans un entretien accordé le mardi 24 février, Ibrahima Diallo, chef de secteur de Korbé, a déclaré :

« Nous étions à la mosquée pour la prière de Nafila. À notre retour, nous avons entendu des bruits suspects et découvert ce crime. À ce stade, nous ignorons s’il s’agit d’un homicide ou d’un suicide. Le corps présentait une blessure profonde au cou et le couteau a été retrouvé dans une latrine à proximité. »

Selon le chef de secteur, la défunte se plaignait récemment de problèmes de santé, notamment des douleurs aux yeux. La scène a rapidement attiré de nombreux habitants, témoins de l’horreur du drame.

Le corps de Fatoumata Binta Diallo a été remis à sa famille pour les rites funéraires, tandis que la gendarmerie poursuit ses investigations afin d’éclaircir les circonstances exactes de ce meurtre et de déterminer la responsabilité de la mère de la victime.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
51820
Sécurité routière en Moyenne-Guinée : l’engagement concret de l’inspecteur régional Oumar Barry à Mamou, Dalaba et Pita https://planete7.info/securite-routiere-en-moyenne-guinee-lengagement-concret-de-linspecteur-regional-oumar-barry-a-mamou-dalaba-et-pita/ Tue, 13 Jan 2026 14:39:06 +0000 https://planete7.info/?p=50436 Dans la région de Mamou, au cœur de la Moyenne-Guinée, la sécurité routière représente un défi majeur. La croissance du trafic, la prolifération des motos-taxis et la persistance de comportements à risque compliquent le quotidien des usagers. Face à cette réalité, l’Inspecteur régional des transports, Oumar Barry, se distingue par sa présence constante sur le […]]]>

Dans la région de Mamou, au cœur de la Moyenne-Guinée, la sécurité routière représente un défi majeur. La croissance du trafic, la prolifération des motos-taxis et la persistance de comportements à risque compliquent le quotidien des usagers. Face à cette réalité, l’Inspecteur régional des transports, Oumar Barry, se distingue par sa présence constante sur le terrain et son engagement à renforcer la discipline et la sécurité sur les routes de Mamou, Dalaba et Pita.

Sous l’impulsion d’Oumar Barry, les actions en faveur de la sécurité routière dépassent le cadre administratif. Elles se traduisent par des initiatives concrètes : dotation en cônes de balisage pour les gendarmeries, remise de gilets fluorescents aux motos-taxis et mise à disposition d’un podium de police. Ces équipements sont essentiels dans une région où le taxi-moto est un moyen de transport incontournable sur des routes souvent étroites et accidentées.

L’inspecteur régional travaille étroitement avec les forces de l’ordre, les transporteurs et les syndicats pour promouvoir une culture de sécurité routière et réduire les accidents.

Ce mardi 13 janvier 2026, Oumar Barry s’est rendu à Dalaba pour remettre 50 cônes de balisage à la gendarmerie locale, accompagnés d’un podium de police et de gilets fluorescents pour les taxis-motos.

Le colonel Cherif de la gendarmerie de Dalaba a salué cette initiative :

« Ce matériel n’est pas destiné à rester dans les bureaux. Il est là pour renforcer notre capacité opérationnelle sur le terrain. Nous remercions Monsieur Oumar Barry pour son déplacement et ce geste significatif. Nous espérons poursuivre ces rencontres à l’avenir. »

L’inspecteur régional, quant à lui, a rappelé l’objectif de cette opération :

« Sous instruction du gouverneur de la région de Mamou et au nom du ministre Ousmane Gaoual Diallo, il s’agit d’apporter une contribution concrète à la sécurité routière et au bien-être des populations. Ces cônes et gilets permettront de mieux signaler les zones à risque et de protéger les forces de l’ordre. »

Après Dalaba, la mission s’est poursuivie à Pita pour une action similaire, dans le cadre des efforts visant à sécuriser l’ensemble des axes stratégiques de la région.

Les cônes de balisage, souvent perçus comme de simples accessoires, jouent un rôle clé dans la sécurité routière :

  • Signalisation des dangers : accidents, travaux ou véhicules en panne.
  • Organisation de la circulation : réduction des embouteillages et guidage des conducteurs.
  • Protection des forces de l’ordre : sécurité des gendarmes, policiers et agents de transport lors de leurs interventions.

Les gilets fluorescents destinés aux motos-taxis améliorent leur visibilité, notamment la nuit ou en conditions de faible luminosité, réduisant ainsi le risque d’accidents.

Oumar Barry ne se limite pas aux discours ou aux décisions administratives. Il est régulièrement présent sur les axes Mamou-Dalaba-Pita, évalue les besoins, identifie les zones à risque et propose des solutions adaptées. Sa philosophie est claire : intervenir directement là où la sécurité routière se joue au quotidien, plutôt que d’attendre que les problèmes se manifestent.

Ces initiatives concrètes traduisent une vision proactive de la sécurité routière, où les actions de terrain et la sensibilisation des acteurs locaux sont au cœur de la stratégie.

Ibrahima Molota Soumah, correspondant à Mamou pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
50436
Mambia (Kindia) : une tragédie qui laisse huit familles dans l’ombre et des corps méconnaissables https://planete7.info/mambia-kindia-une-tragedie-qui-laisse-huit-familles-dans-lombre-et-des-corps-meconnaissables/ Wed, 10 Dec 2025 19:23:40 +0000 https://planete7.info/?p=49296 Un tragique accident de la circulation a endeuillé la localité de Gbinkili, dans la commune rurale de Mambia (Kindia), dans la soirée du mardi 9 décembre 2025. Huit personnes ont perdu la vie, dont une femme enceinte et deux enfants, après la collision dévastatrice entre un minibus et un camion-benne. Le choc, d’une rare violence, […]]]>

Un tragique accident de la circulation a endeuillé la localité de Gbinkili, dans la commune rurale de Mambia (Kindia), dans la soirée du mardi 9 décembre 2025. Huit personnes ont perdu la vie, dont une femme enceinte et deux enfants, après la collision dévastatrice entre un minibus et un camion-benne. Le choc, d’une rare violence, a réduit des familles entières au silence.

Selon les informations recueillies sur place, le minibus Mercedes, immatriculé AH-7043-02, transportait des fruits vers Conakry lorsqu’il a été percuté de plein fouet par un camion-benne Iveco, immatriculé AQ-0238-02, qui quittait la capitale. L’impact a été tel que le minibus s’est immédiatement embrasé, piégeant ses occupants. Sept passagers sont morts calcinés sur place. Une huitième victime, grièvement brûlée, a succombé à ses blessures après une évacuation d’urgence vers Conakry.

À l’hôpital régional de Kindia, la scène qui attend les familles est d’une grande dureté : des dépouilles presque méconnaissables, rendant l’identification difficile. Très bouleversé après un passage à la morgue, N’Famoussa Sylla, propriétaire du minibus, retrace le déroulement du voyage :

« Le véhicule était conduit par le fils de mon frère. Ils transportaient des fruits pour Conakry. À Friguiagbé, une dame, Hadja, est montée pour rejoindre son village. Ils ont ensuite pris d’autres passagers. À bord, il y avait deux de mes apprentis, mon neveu et la dame Hadja. Pour l’instant, seules ces quatre personnes ont été formellement identifiées. Les quatre autres restent à identifier », confie-t-il, le regard perdu.

Parmi les victimes figure le jeune Nabilaye Soumah, 15 ans. Son père, effondré, raconte les derniers instants de son fils :

« J’étais au champ quand on m’a appris l’accident. On m’a dit que mon fils était parmi les victimes. Quand je suis arrivé à l’hôpital, il était encore vivant mais très brûlé. Les médecins ont essayé de le sauver. Il a été évacué vers Conakry, mais il est décédé à Coyah », témoigne-t-il, la voix brisée.

Le Docteur Mory Kaba, médecin urgentiste, décrit l’ampleur du drame :

« Nous avons reçu dix victimes au total, acheminées par la gendarmerie. Dans le minibus, il y avait huit personnes : sept sont mortes sur place, totalement calcinées. Deux blessés ont été admis aux urgences, dont l’un brûlé à plus de 80 %. Il est décédé pendant l’évacuation. Le chauffeur du camion, lui, souffre d’un traumatisme crânien et de lésions superficielles ; il est actuellement en soins intensifs. À ce jour, quatre corps sont identifiés, quatre ne le sont toujours pas, dont celui d’une femme et de deux enfants. »

Les victimes identifiées sont :

  • Moussa Sylla, 22 ans, chauffeur
  • Aboubacar Soumah, 21 ans, apprenti
  • Nabilaye Soumah, 15 ans, apprenti
  • Hadja Mariama Sylla, 20 ans, commerçante et mère de deux enfants

Alors que les enquêtes se poursuivent pour déterminer les responsabilités, la région de Kindia reste sous le choc. À Mambia, l’heure est au deuil, aux larmes et aux interrogations, tandis que les familles s’efforcent d’identifier ce qu’il reste de leurs proches.

Sylla Ama, Correspondant à Kindia pour Planète7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
49296