Fonction publique – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Tue, 29 Sep 2026 13:00:39 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.6 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Fonction publique – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Fonction publique : le gouvernement lance un concours de recrutement dans cinq secteurs prioritaires https://planete7.info/fonction-publique-le-gouvernement-lance-un-concours-de-recrutement-dans-cinq-secteurs-prioritaires/ Tue, 29 Sep 2026 12:59:08 +0000 https://planete7.info/?p=64989 Le gouvernement guinéen a officiellement lancé, ce mardi 29 septembre 2026, le concours de recrutement à la Fonction publique. L’opération cible cinq départements ministériels considérés comme prioritaires, avec pour objectif annoncé de renforcer les effectifs et les compétences dans des secteurs jugés essentiels au développement du pays. Face aux médias, ce mardi 29 septembre, le […]]]>

Le gouvernement guinéen a officiellement lancé, ce mardi 29 septembre 2026, le concours de recrutement à la Fonction publique. L’opération cible cinq départements ministériels considérés comme prioritaires, avec pour objectif annoncé de renforcer les effectifs et les compétences dans des secteurs jugés essentiels au développement du pays.

Face aux médias, ce mardi 29 septembre, le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a présenté les grandes orientations du concours de recrutement dans la Fonction publique. La campagne concerne cinq départements ministériels : la Santé et l’Hygiène publique ; l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique ; l’Assainissement, l’Hydraulique et les Hydrocarbures ; la Justice et les Droits de l’Homme ; ainsi que l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.

Pour le ministre, ce recrutement répond avant tout à un besoin de renforcement des ressources humaines dans des secteurs directement liés aux ambitions de développement affichées par les autorités.

« L’année dernière, la Guinée s’est dotée d’une constitution qui a permis de mettre en place le socle de base en termes de droits, en termes de devoirs, en termes de libertés fondamentales, vers le cadre de gouvernance également institutionnel de notre pays. Et des ambitions claires ont été définies dans cette constitution », a rappelé Faya François Bourouno.

Parmi les secteurs concernés, l’éducation et la santé occupent une place centrale dans les explications du ministre. Il estime que les objectifs fixés dans ces domaines nécessitent des ressources humaines suffisantes et qualifiées.

En matière d’éducation, il a notamment fait référence à l’objectif visant à permettre à chaque enfant en âge d’être scolarisé d’accéder à l’école et d’y rester jusqu’à 17 ans.

« Pour certains secteurs où les droits fondamentaux sont essentiellement liés, le secteur de l’éducation, la constitution prévoit désormais que tout enfant en âge d’aller à l’école puisse aller à l’école et y demeurer jusqu’à l’âge de 17 ans », a-t-il expliqué.

Le ministre a également insisté sur les ambitions affichées dans le domaine sanitaire, notamment l’accès des populations à des soins de qualité, quel que soit leur lieu de résidence.

« Vous savez que pour la santé également, il y a des ambitions de faire en sorte que chaque Guinéen, où qu’il soit, puisse accéder aussi à des soins de santé de qualité », a-t-il ajouté.

La justice figure également dans le dispositif présenté par le gouvernement. Pour Faya François Bourouno, le renforcement des effectifs et des capacités opérationnelles du secteur est nécessaire pour accompagner la vision portée par les autorités.

« La vision du Président de faire de la justice la boussole de la conduite de l’action publique est une vision réelle. Et pour cela, il faut renforcer les capacités opérationnelles du secteur de la justice », a déclaré le ministre.

Autre secteur retenu : l’assainissement. Le gouvernement entend, à travers cette priorité, agir sur le cadre de vie et répondre aux enjeux liés à l’amélioration des conditions de vie des populations.

« Le cadre de vie, si on veut développer le pays, on agit aussi sur le cadre de vie. C’est pour cela que le secteur aujourd’hui de l’assainissement est devenu une priorité stratégique pour notre gouvernement, conformément à la vision du chef de l’État », a-t-il souligné.

Au-delà du recrutement proprement dit, le ministre inscrit cette opération dans une politique plus large de développement du capital humain. Il établit notamment un lien entre cette stratégie et le programme Simandou, présenté comme l’un des catalyseurs de la transformation économique du pays.

« Et le programme Simandou, l’un des catalyseurs clés, c’est le capital humain. Et le chef de l’État porte cette vision de faire du capital humain le principal levier de la transformation de notre processus de développement et de nos ressources », a indiqué Faya François Bourouno.

Dans cette logique, il a également évoqué les investissements réalisés ou engagés dans les infrastructures scolaires et universitaires, ainsi que les programmes de bourses destinés aux étudiants guinéens.

« Nous avons aujourd’hui des investissements importants pour doter notre pays d’infrastructures scolaires de qualité, notre système universitaire d’infrastructures de qualité, l’équipement de qualité, l’octroi de bourses pour permettre aux Guinéens d’aller étudier dans les meilleures écoles au monde pour venir servir et porter la vision de développement que nous avons », a-t-il ajouté.

Au terme de son intervention, Faya François Bourouno a ainsi justifié le choix des cinq départements par leur rôle dans le développement du capital humain et l’amélioration des services publics.

« Et donc le capital humain étant une priorité, il est important que tous les secteurs qui y contribuent ou qui sont au centre de la problématique du capital humain puissent être considérés comme des priorités absolues de l’action du gouvernement », a-t-il conclu.

Le concours de recrutement s’inscrit ainsi, selon les explications du ministre, dans un programme destiné à répondre aux besoins en personnel de plusieurs secteurs clés, notamment l’éducation, la santé, l’assainissement et la justice.

Salif Camara pour Planete7.info

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N’Zérékoré : les enseignants contractuels non retenus rejettent le nouveau concours et réclament leur engagement https://planete7.info/nzerekore-les-enseignants-contractuels-non-retenus-rejettent-le-nouveau-concours-et-reclament-leur-engagement/ Fri, 25 Sep 2026 17:08:42 +0000 https://planete7.info/?p=64677 À l’approche de la rentrée scolaire prévue le 5 octobre, la contestation se poursuit à N’Zérékoré. Des enseignants contractuels communaux non retenus affirment, ce jeudi 24 septembre 2026, leur refus de prendre part au nouveau concours annoncé par les autorités pour le recrutement d’enseignants à la Fonction publique. Ils demandent plutôt l’application du protocole d’accord […]]]>

À l’approche de la rentrée scolaire prévue le 5 octobre, la contestation se poursuit à N’Zérékoré. Des enseignants contractuels communaux non retenus affirment, ce jeudi 24 septembre 2026, leur refus de prendre part au nouveau concours annoncé par les autorités pour le recrutement d’enseignants à la Fonction publique. Ils demandent plutôt l’application du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026, qui, selon eux, prévoit leur engagement sans nouveau concours.

Dans la capitale de la Guinée forestière, la question de l’avenir des enseignants contractuels communaux non retenus continue de susciter des tensions. Alors que le gouvernement prépare une nouvelle opération de recrutement dans le secteur de l’éducation, ces enseignants estiment avoir déjà franchi les différentes étapes du processus engagé précédemment : identification, pré-enrôlement, biométrie et évaluation pratique de classe.

Réunis autour de leur coordination régionale, ils disent ne pas vouloir reprendre une procédure qu’ils considèrent comme déjà accomplie. Leur revendication est claire : être pris en compte dans le processus d’engagement à la Fonction publique avant l’ouverture des classes.

Pour Djéby Kourouma, coordinateur régional des enseignants contractuels communaux non retenus à N’Zérékoré, le nouveau concours annoncé par le ministère de la Fonction publique ne répond pas à la situation de cette catégorie d’enseignants.

« Le concours actuellement annoncé par Son Excellence Monsieur le ministre de la Fonction publique, François Faya Bourouo, ne nous concerne pas, nous, enseignants contractuels communaux non retenus de Guinée. Nous sommes déjà engagés dans un processus spécifique de revendication de notre intégration à la Fonction publique, après des années de services rendus à la nation », affirme-t-il.

Le coordinateur évoque notamment les différentes étapes déjà franchies par les enseignants concernés.

« Nous avons été évalués en pratiques de classe, avec des notes requises de 10, 12, 15, 16, 17 et 18. Toutes ces notes se trouvent dans les bases de données. Nous avons également déposé nos dossiers. La liste des 4 500 concernés existe, tout comme les listes des pré-enrôlés, des biométrisés, de ceux qui sont frappés par la limite d’âge et des personnes identifiées », explique-t-il.

Dans ces conditions, les enseignants disent ne pas vouloir déposer de nouveaux dossiers sur une plateforme de recrutement.

« Nous refusons catégoriquement tout dépôt de dossiers sur une quelconque plateforme. Nous restons mobilisés et déterminés aux côtés de l’intersyndicale de l’éducation, notamment la FSPE, le SNE et le SLECG, et nous réitérons notre soutien total à la grève », déclare Djéby Kourouma.

Il réclame, au nom de ses camarades, « le respect intégral du protocole d’accord du 3 janvier 2026 », qui, selon lui, prévoit leur engagement à la Fonction publique sans concours avant l’ouverture des classes.

Le refus du nouveau concours ne constitue pas, pour ces enseignants, la seule forme de contestation. Ils annoncent également le maintien de leur mobilisation et de leurs actions de protestation.

« Nous maintenons notre mot d’ordre de mobilisation et de manifestation pacifique, avec le Saint Coran et la Bible », affirme Djéby Kourouma, qui dit vouloir voir leur dossier évoluer jusqu’à la signature de l’arrêté d’engagement.

Derrière cette revendication collective se trouvent aussi des situations individuelles marquées par la précarité et plusieurs années de service dans les salles de classe.

Au collège de Palé, Jacob Loua enseigne l’histoire et l’éducation civique et morale. Il affirme travailler dans le secteur de l’éducation depuis 16 ans.

« Je suis un enseignant contractuel non retenu, chargé des cours d’histoire et d’ECM au collège de Palé depuis 16 ans. Nous souffrons énormément dans cette situation. C’est pourquoi nous demandons humblement au père de la nation, le Président Mamadi Doumbouya, d’entendre nos voix, en tant que fils de la nation », témoigne-t-il.

Selon lui, plusieurs années de travail n’ont pas débouché sur une situation professionnelle stable.

« Depuis des années, nous avons travaillé pour aider l’État. Et, depuis lors jusqu’à présent, nous n’avons pas de primes. Après le dernier concours, nous avons été recalés. Nos notes montrent que nous avons le niveau. Nous demandons seulement au gouvernement, particulièrement au chef de l’État, de nous aider pour notre intégration à la Fonction publique », plaide-t-il.

Jacob Loua raconte également avoir été victime d’une chute alors qu’il tentait de récolter des régimes de palme pour subvenir à ses besoins.

Au collège de Palé, il estime par ailleurs que les besoins en enseignants demeurent importants malgré l’affectation de certains enseignants titulaires.

« C’est pourquoi l’APEAE est venue me chercher à la maison. En toute vérité, nous avons du mal à nous en sortir avec les primes de l’APEAE, fixées à 600 000 FG par mois. Nous prions et demandons l’aide de l’État pour notre engagement avant l’ouverture des classes. Nous sommes des pères et mères de famille qui vivons cette situation. Qu’ils aient pitié de nous », ajoute-t-il.

La précarité décrite par ces enseignants touche également les femmes. À l’école primaire Dramé Oumar de N’Zérékoré, Nowaï Boolamou est chargée d’une classe de 6ᵉ année. Elle affirme cumuler près de 13 années dans l’enseignement.

« Depuis près de 13 ans, nous nous sommes engagés et lancés dans l’enseignement pour servir notre nation, sauver l’école guinéenne et participer au développement de notre pays à travers la formation des enfants, en tant que contractuels », témoigne-t-elle.

Pour subvenir aux besoins de sa famille, cette enseignante dit être contrainte de mener une activité commerciale après ses heures de cours.

« Pour m’occuper de mes enfants et leur trouver de quoi manger, je suis obligée, après la classe, de vendre de l’eau et des galettes », explique-t-elle.

Visiblement émue, elle appelle à une solution avant la rentrée scolaire.

« Nous prions le chef de l’État, Mamadi Doumbouya, et tout le gouvernement de nous aider pour notre prise en charge. Nous traversons des situations difficiles… Notre espoir de vie passe par notre engagement », ajoute-t-elle.

À Kéréma, Jocelin Sandy, chargé de cours au collège public de proximité Keffa Gbilémou depuis 2018, estime lui aussi que les enseignants ayant déjà participé aux différentes étapes du processus doivent être pris en compte.

« Nous demandons au gouvernement de respecter le contenu du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026. Dans ce protocole, il a été dit que tous les enseignants contractuels communaux non retenus qui ont fait la biométrie et la pratique de classe sont prioritaires pour l’engagement. Si le gouvernement veut recruter, je pense qu’on doit nous prioriser », soutient-il.

Il insiste notamment sur le cas des 4 500 enseignants concernés.

« Tous les enseignants que nous sommes avons franchi toutes les étapes, de l’identification jusqu’aux pratiques de classe, en passant par le pré-enrôlement et la biométrie. Tout notre souhait est de voir, si possible, les 4 500 contractuels communaux non retenus engagés avant l’ouverture des classes », plaide-t-il.

À N’Zérékoré, la mobilisation des enseignants contractuels communaux non retenus intervient alors que la rentrée scolaire du 5 octobre approche. Ces derniers maintiennent leur refus de participer au nouveau concours annoncé et continuent de réclamer l’application du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026.

Leur demande porte principalement sur leur engagement à la Fonction publique, au terme d’un processus qu’ils estiment avoir déjà accompli. Reste désormais à savoir quelle réponse les autorités apporteront à cette revendication avant la reprise effective des cours.

Pépé Blaise Théa, correspondant à Nzérékoré pour Planete7.info

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Rentrée scolaire 2026-2027 : les établissements se préparent, les contractuels dans l’attente https://planete7.info/rentree-scolaire-2026-2027-les-etablissements-se-preparent-les-contractuels-dans-lattente/ Thu, 24 Sep 2026 00:27:32 +0000 https://planete7.info/?p=64548 À moins de deux semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, fixée au 5 octobre prochain, les établissements scolaires guinéens accélèrent les préparatifs. Aménagement des infrastructures, mise à jour des documents administratifs et pédagogiques, organisation interne : les responsables d’écoles multiplient les actions pour accueillir élèves et enseignants dans les meilleures conditions. En parallèle, la situation […]]]>

À moins de deux semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, fixée au 5 octobre prochain, les établissements scolaires guinéens accélèrent les préparatifs. Aménagement des infrastructures, mise à jour des documents administratifs et pédagogiques, organisation interne : les responsables d’écoles multiplient les actions pour accueillir élèves et enseignants dans les meilleures conditions. En parallèle, la situation des enseignants contractuels continue de susciter des attentes, notamment autour de leur éventuelle intégration dans la fonction publique.

Dans les établissements, l’heure est aux derniers réglages. Au Groupe scolaire La Sphère, les équipes s’activent afin que rien ne soit laissé au hasard avant la reprise des cours.

Pour Therno Mamadou Oury Sané, proviseur de l’établissement, la préparation constitue une étape essentielle pour garantir un démarrage ordonné de l’année scolaire.

« Depuis l’annonce faite par les autorités en charge de l’éducation de la date de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue le 5 octobre prochain, nous, responsables d’établissement, ne ménageons aucun effort pour que la rentrée soit organisée dans les meilleures conditions », explique-t-il.

Au-delà de l’accueil des élèves, plusieurs volets doivent être finalisés avant le jour de la rentrée. Les équipes travaillent notamment sur l’aménagement des locaux ainsi que sur les documents nécessaires au fonctionnement administratif et pédagogique de l’établissement.

« Nous faisons appel à nos collaborateurs dans le cadre des préparatifs concernant l’aménagement de l’école, mais aussi pour travailler sur les documents administratifs et pédagogiques », précise le proviseur.

Si les préparatifs de rentrée occupent les établissements, une autre question demeure au centre des préoccupations : le devenir des enseignants contractuels.

Présents depuis plusieurs années dans les salles de classe et mobilisés pour répondre aux besoins du système éducatif, ces enseignants attendent des mesures susceptibles de leur permettre d’intégrer la fonction publique.

Pour Therno Mamadou Oury Sané, leur situation mérite une attention particulière.

« Le cas des enseignants contractuels est vraiment une situation préoccupante. Je pense que les syndicats de l’éducation sont en train de travailler sur leur dossier afin de permettre à ces vaillants contractuels, qui se battent au quotidien dans les différentes salles de classe, d’obtenir également leur intégration dans la fonction publique », souligne-t-il.

Le proviseur estime toutefois que les annonces faites récemment dans le cadre du recrutement de nouveaux fonctionnaires pourraient ouvrir une perspective pour ces enseignants. Il fait notamment référence aux protocoles d’accord évoqués ainsi qu’à la nouvelle vague de recrutement annoncée dans le secteur de l’éducation.

« Après l’annonce du recrutement des enseignants pour cette nouvelle vague de recrutement des fonctionnaires, le ministère a également évoqué la situation des contractuels. Cela veut dire qu’ils ne seront pas mis à la marge et qu’ils pourront eux aussi participer à ce concours afin de faciliter leur intégration dans la fonction publique de l’État », affirme-t-il.

Au-delà de la question administrative, Therno Mamadou Oury Sané met en avant l’expérience accumulée par de nombreux enseignants contractuels. Certains, rappelle-t-il, évoluent dans le métier depuis plusieurs années et ont exercé dans différents établissements.

« Ce sont des gens qui ont fait plus de cinq, dix, voire même quinze ans d’expérience dans le domaine. Ils ont eu la chance d’enseigner dans plusieurs écoles », rappelle-t-il.

Pour le responsable du Groupe scolaire La Sphère, cette expérience constitue une ressource importante pour le système éducatif guinéen, confronté à des besoins en personnel enseignant dans plusieurs établissements.

« Je pense que cela va être une très belle opportunité pour eux, mais aussi pour l’État d’avoir des personnes très expérimentées afin de les affecter dans les différentes écoles pour combler le manque criant d’enseignants qui frappe aujourd’hui nos établissements », poursuit-il.

À l’approche du 5 octobre, les établissements poursuivent ainsi leur course contre la montre. Pendant que les responsables finalisent les préparatifs matériels, administratifs et pédagogiques, l’attention reste également portée sur le dossier des enseignants contractuels. Pour ces derniers, la nouvelle année scolaire pourrait être marquée par de nouvelles perspectives, alors que la question de leur intégration dans la fonction publique reste au cœur des attentes du secteur éducatif.

 

Antoine Neima pour Planete7.info

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Guinée : recrutement des enseignants, Michel Pépé Balamou dénonce des incohérences https://planete7.info/guinee-recrutement-des-enseignants-michel-pepe-balamou-denonce-des-incoherences/ Tue, 22 Sep 2026 18:54:29 +0000 https://planete7.info/?p=64440 Le recrutement annoncé de nouveaux enseignants à la Fonction publique continue de susciter des réactions au sein des organisations syndicales de l’éducation. Réuni avec les structures syndicales du secteur au siège du SLECG, le secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE), Michel Pépé Balamou, a vivement critiqué la méthode retenue par le gouvernement et […]]]>

Le recrutement annoncé de nouveaux enseignants à la Fonction publique continue de susciter des réactions au sein des organisations syndicales de l’éducation. Réuni avec les structures syndicales du secteur au siège du SLECG, le secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE), Michel Pépé Balamou, a vivement critiqué la méthode retenue par le gouvernement et appelé à donner la priorité aux anciens enseignants contractuels déjà évalués et expérimentés sur le terrain.

Pour le responsable syndical, le problème ne se situe pas dans le principe même du recrutement, mais dans la manière dont celui-ci est conduit. Il s’interroge notamment sur les annonces successives concernant le nombre d’agents à intégrer à la Fonction publique.

« L’éducation est devenue aujourd’hui la porte d’entrée de la Fonction publique. C’est un récipient troué. On met de l’eau dedans, mais ça ne sert à rien », dénonce Michel Pépé Balamou.

Le secrétaire général du SNE revient sur les différentes annonces faites ces dernières semaines par les autorités. Il rappelle qu’un premier chiffre de 35 000 recrutements avait été évoqué pour les secteurs de l’éducation et de la santé, avant que les annonces ne portent successivement sur 8 000 puis 9 000 enseignants.

Une évolution qui, selon lui, traduit un manque de cohérence dans la gestion du dossier.

Michel Pépé Balamou insiste toutefois sur le fait que les syndicats ne s’opposent pas au recrutement de nouveaux agents, dans un contexte marqué par un nombre important de jeunes diplômés à la recherche d’un emploi.

« Nous ne sommes pas contre le recrutement. Il y a beaucoup de chômeurs aujourd’hui dans le pays. Mais nous avons un protocole qui est très clair. Nous avons des gens qui ont été soumis à l’évaluation », rappelle-t-il.

Au cœur des revendications du SNE figure la situation des enseignants contractuels déjà présents dans le système éducatif. Pour Michel Pépé Balamou, ceux qui ont été formés, évalués et qui exercent déjà sur le terrain devraient être pris en compte en priorité dans le processus d’intégration à la Fonction publique.

Le syndicaliste plaide également pour une plus grande professionnalisation du recrutement. Selon lui, les diplômés issus des institutions spécialisées dans la formation des enseignants devraient être privilégiés afin de garantir une meilleure adéquation entre les profils recrutés et les besoins du système éducatif.

Au-delà de la question des profils, le secrétaire général du SNE propose une réorganisation du processus de recrutement. Il souhaite que celui-ci soit directement lié aux besoins réels des établissements et des différentes localités du pays.

« Il faut faire un recrutement poste par poste. S’il y a besoin de dix enseignants à Gagnakali, les gens vont postuler là-bas et on les recrute », propose-t-il.

Cette approche permettrait, selon lui, de limiter les affectations inadéquates et les départs d’enseignants vers d’autres zones après leur recrutement.

Michel Pépé Balamou s’interroge également sur l’efficacité des précédentes opérations de recrutement dans le secteur éducatif. Malgré plusieurs vagues d’intégration, le déficit en enseignants demeure, estime-t-il, particulièrement dans les zones rurales et difficiles d’accès.

Le responsable syndical soulève ainsi la question du devenir de certains agents recrutés lors des précédentes opérations et pointe les difficultés auxquelles restent confrontés les anciens contractuels.

« Ceux qui sont là, qui ont souffert le martyre depuis 2018, certains sont décédés. Il y a des femmes même qui nous appellent en pleurs », affirme-t-il.

Pour le SNE, la réponse au déficit d’enseignants ne devrait donc pas se limiter à l’annonce de nouveaux recrutements. Michel Pépé Balamou appelle plutôt le gouvernement à prendre en compte les besoins réels des établissements, la qualification des candidats ainsi que la situation des enseignants contractuels déjà formés, évalués et présents sur le terrain.

Le syndicat demande ainsi une révision de la méthode de recrutement afin de favoriser une meilleure répartition des enseignants et une réponse plus durable aux besoins du système éducatif guinéen.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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Recrutement de 8 000 enseignants : l’intersyndicale dénonce un processus contesté https://planete7.info/recrutement-de-8-000-enseignants-lintersyndicale-denonce-un-processus-conteste/ Mon, 21 Sep 2026 21:26:41 +0000 https://planete7.info/?p=64421 Le recrutement annoncé de 8 000 enseignants à la Fonction publique provoque la colère de l’intersyndicale de l’éducation. Le SNE, le SLECG et la FSPE dénoncent une procédure qu’ils jugent inadaptée et réclament, avant toute nouvelle opération, la prise en compte des anciens enseignants contractuels déjà engagés dans les précédents processus de recrutement. Le ton […]]]>

Le recrutement annoncé de 8 000 enseignants à la Fonction publique provoque la colère de l’intersyndicale de l’éducation. Le SNE, le SLECG et la FSPE dénoncent une procédure qu’ils jugent inadaptée et réclament, avant toute nouvelle opération, la prise en compte des anciens enseignants contractuels déjà engagés dans les précédents processus de recrutement.

Le ton monte dans le secteur éducatif à quelques jours de la rentrée scolaire. Alors que le ministère de l’Emploi et de la Fonction publique a annoncé l’ouverture des inscriptions pour le recrutement de 8 000 enseignants, l’intersyndicale de l’éducation conteste la démarche et demande aux autorités de clarifier la situation des anciens contractuels.

Lors d’un point de presse, le Syndicat national de l’éducation (SNE), le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) et la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE) ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme un « amalgame » dans le processus mis en place par les autorités.

Au cœur de la contestation : le sort des anciens enseignants contractuels ayant déjà participé à de précédentes opérations de recrutement. Selon les responsables syndicaux, plusieurs milliers d’entre eux auraient franchi différentes étapes du processus et rempliraient les conditions requises pour leur engagement à la Fonction publique.

L’intersyndicale évoque notamment plus de 4 000 enseignants concernés. Elle estime que ces derniers ne devraient pas être contraints de reprendre le même processus que les nouveaux candidats, mais plutôt bénéficier de l’application des dispositions prévues dans le protocole d’accord conclu avec le gouvernement.

La secrétaire générale du SLECG, Kadiatou Bah, a vivement réagi à l’ouverture des inscriptions pour le nouveau recrutement, alors que la situation des anciens contractuels reste, selon elle, sans réponse.

« À notre grande surprise, on nous dit que les inscriptions ont déjà commencé dès aujourd’hui. On les met où ? On les met où ? »

Pour la responsable syndicale, les autorités doivent d’abord clarifier la situation des enseignants contractuels concernés par les engagements antérieurs.

Kadiatou Bah appelle également les enseignants à soutenir les revendications de l’intersyndicale et prévient que les syndicats pourraient engager d’autres actions si leurs demandes ne sont pas prises en compte.

« Nous demandons à toutes les enseignantes et à tous les enseignants de Guinée d’accompagner l’intersyndicale de l’éducation jusqu’à ce que ce protocole soit respecté et mis en application. Sinon, nous userons de tous nos moyens. »

La secrétaire générale du SLECG conteste par ailleurs les chiffres qui auraient été avancés par certains responsables concernant le nombre d’anciens contractuels.

« On nous a fait comprendre que des techniciens au niveau du MEPU-A sont allés jusqu’à dire qu’ils ne sont que 200 personnes, alors qu’ils sont des milliers. Ils sont plus de 2 000 personnes. »

Même position du côté du Syndicat national de l’éducation. Son secrétaire général, Michel Pépé Balamou, estime que les enseignants contractuels ayant déjà exercé dans les salles de classe et rempli les conditions d’intégration devraient être prioritairement pris en compte.

« Aujourd’hui, on attend un recrutement de 8 000 enseignants qui, peut-être, n’iront même pas dans les classes, alors qu’il y a plus de 4 000 enseignants contractuels qui ont rempli toutes les conditions pour intégrer la Fonction publique. »

Pour le responsable syndical, l’ouverture d’un nouveau recrutement alors que la situation des anciens contractuels demeure en suspens soulève des interrogations sur la cohérence de la démarche.

Cette nouvelle controverse intervient dans un contexte déjà marqué par les revendications de l’intersyndicale de l’éducation à l’approche de la rentrée scolaire.

Le SNE, le SLECG et la FSPE réclament notamment la prise en compte des enseignants contractuels déjà biométrisés et concernés par les précédents engagements du gouvernement, conformément aux dispositions du protocole d’accord conclu avec les autorités.

Les syndicats préviennent que l’absence de réponse à leurs revendications pourrait affecter le climat de la rentrée scolaire.

Face à cette situation, l’intersyndicale demande au gouvernement de clarifier les modalités du recrutement des 8 000 enseignants et de se prononcer sur le cas des anciens contractuels concernés par les engagements antérieurs.

En attendant une éventuelle réponse des autorités, le SNE, le SLECG et la FSPE maintiennent leur position : ils réclament l’application des engagements pris envers les enseignants contractuels avant la mise en œuvre du nouveau processus de recrutement.

 

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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Fonction publique : le gouvernement dévoile le calendrier des recrutements 2026-2027 https://planete7.info/fonction-publique-le-gouvernement-devoile-le-calendrier-des-recrutements-2026-2027/ Sat, 19 Sep 2026 22:36:05 +0000 https://planete7.info/?p=64317 Le gouvernement guinéen a dévoilé le chronogramme des concours et examens professionnels prévus dans le cadre du recrutement à la fonction publique pour la période 2026-2027. Plusieurs secteurs prioritaires sont concernés, notamment l’éducation, la santé, la justice, l’assainissement, l’hydraulique et les hydrocarbures. Étalé sur plusieurs mois, le programme prévoit plusieurs vagues de recrutement, avec des […]]]>

Le gouvernement guinéen a dévoilé le chronogramme des concours et examens professionnels prévus dans le cadre du recrutement à la fonction publique pour la période 2026-2027. Plusieurs secteurs prioritaires sont concernés, notamment l’éducation, la santé, la justice, l’assainissement, l’hydraulique et les hydrocarbures.

Étalé sur plusieurs mois, le programme prévoit plusieurs vagues de recrutement, avec des postes ouverts aussi bien aux nouveaux candidats qu’aux agents contractuels et aux fonctionnaires concernés par les examens professionnels.

La première phase du programme porte sur le recrutement de 6 000 enseignants. Les inscriptions sont fixées du 21 septembre au 11 octobre 2026, tandis que les épreuves sont prévues le 24 octobre. Les résultats devraient être publiés le 2 novembre 2026.

Dans l’enseignement supérieur et la santé spécialisée, le gouvernement prévoit également le recrutement de 500 enseignants-chercheurs titulaires d’un PhD et de 697 médecins spécialistes. Les inscriptions s’étendront du 21 septembre au 24 octobre 2026, avant une phase d’interviews prévue du 26 octobre au 9 novembre. La publication des résultats est annoncée pour le 13 novembre 2026.

Le secteur de la santé bénéficiera d’une autre opération d’envergure avec le recrutement de 4 500 agents dans le cadre de la première phase. Les inscriptions sont programmées du 16 octobre au 9 novembre 2026, suivies des épreuves le 29 novembre. Les résultats sont attendus le 8 décembre 2026.

Le chronogramme prévoit également des examens professionnels. Les inscriptions se dérouleront du 2 novembre au 2 décembre 2026, pour des épreuves fixées au 19 décembre et une publication des résultats le 26 décembre 2026.

Le programme se poursuivra avec le recrutement de 2 000 agents contractuels pour le compte du ministère en charge de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures.

Les candidats pourront s’inscrire du 28 novembre au 28 décembre 2026. Les épreuves sont programmées le 9 janvier 2027, tandis que les résultats devraient être publiés le 16 janvier 2027.

Dans le secteur de la justice, le gouvernement annonce le recrutement de 200 greffiers et 100 magistrats. Les inscriptions sont prévues du 5 avril au 10 mai 2027, avec des épreuves le 15 mai et une publication des résultats annoncée pour le 30 juin 2027.

Le secteur de l’éducation connaîtra également une deuxième vague avec le recrutement de 3 000 enseignants. Les inscriptions sont fixées du 4 juin au 3 juillet 2027, les épreuves au 17 juillet, et les résultats au 24 juillet 2027.

Enfin, une deuxième phase de recrutement dans le secteur de la santé prévoit 2 500 postes. Les inscriptions se dérouleront du 1er septembre au 2 octobre 2027, suivies des épreuves le 17 octobre et de la publication des résultats le 25 octobre 2027.

À travers ce chronogramme, les autorités annoncent ainsi un programme de recrutement étalé sur près d’une année, couvrant plusieurs secteurs de l’administration publique et prévoyant différentes catégories de concours, de recrutements et d’examens professionnels.

 

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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Cameroun : 154 anciens contractuels du PIAASI réclament 60 mois d’arriérés de salaire https://planete7.info/cameroun-154-anciens-contractuels-du-piaasi-reclament-60-mois-darrieres-de-salaire/ Thu, 17 Sep 2026 16:46:14 +0000 https://planete7.info/?p=64120 Licenciés il y a près de trois ans dans le cadre d’une restructuration, les ex-employés du Programme d’intégration et d’appui du secteur informel maintiennent leur mobilisation à Yaoundé. Ils demandent au gouvernement le paiement de leurs salaires impayés et la concrétisation des engagements annoncés en leur faveur. À Yaoundé, l’attente s’éternise et la colère gagne […]]]>

Licenciés il y a près de trois ans dans le cadre d’une restructuration, les ex-employés du Programme d’intégration et d’appui du secteur informel maintiennent leur mobilisation à Yaoundé. Ils demandent au gouvernement le paiement de leurs salaires impayés et la concrétisation des engagements annoncés en leur faveur.

À Yaoundé, l’attente s’éternise et la colère gagne du terrain. Devant les locaux de la coordination du Programme d’intégration et d’appui du secteur informel (PIAASI), dans le quartier de Nlongkak, quelques anciens employés se relaient depuis plusieurs jours pour réclamer le paiement de leurs salaires impayés. Sur leurs pancartes, des messages témoignent d’une situation sociale qui, selon eux, s’est considérablement dégradée au fil des mois.

Au total, 154 ex-contractuels seraient concernés par cette situation. Ils réclament le règlement de 60 mois d’arriérés de salaire, accumulés depuis leur départ de la structure publique. Une dette sociale qu’ils décrivent comme un lourd fardeau pour leurs familles.

Devant les locaux où elle travaillait encore il y a trois ans, Olga, ancienne employée du PIAASI, laisse éclater sa détresse. À ses côtés, d’anciennes collègues partagent la même revendication : être payées pour le travail accompli.

« Nos familles nous ont abandonnés, la société même nous a abandonnés », se lamente-t-elle.

Pour cette ancienne employée, la situation n’est plus tenable. « On réclame seulement notre salaire », martèle-t-elle, résumant en quelques mots l’objet de leur mobilisation.

Les manifestants affirment avoir été licenciés dans le cadre d’une restructuration du PIAASI, il y a environ trois ans. Depuis, ils disent avoir multiplié les démarches pour obtenir le règlement de leurs droits, sans parvenir, selon eux, à une issue concrète.

Derrière les revendications salariales se dessine une réalité sociale difficile. Sur les pancartes brandies devant le programme, les mots « foyers disloqués », « collègues décédés » et « nos enfants sont encore à la maison » traduisent l’ampleur des difficultés évoquées par les anciens employés.

Olga évoque des collègues décédés, des familles en difficulté et des situations de précarité devenues préoccupantes.

« Soixante mois d’arriérés de salaire, c’est trop. Nous n’en pouvons plus. Nous sommes sans domicile, des SDF. Des collègues sont décédés, certaines sont désormais veuves », témoigne-t-elle.

Pour ces anciens contractuels, les salaires impayés ne représentent pas seulement une dette financière. Ils constituent également, selon leurs témoignages, un obstacle à la stabilité de leurs foyers et à la prise en charge de leurs enfants.

Au sein du collectif, Joël, porte-parole des anciens employés, assure que les travailleurs n’ont pas été clairement informés de leur situation au moment de leur départ.

Il affirme que les ex-contractuels avaient nourri l’espoir d’une reprise de leur situation professionnelle ou, à défaut, du paiement de leurs droits.

« On ne nous a rien dit. Seulement le Premier ministre nous a dit que le gouvernement a pris notre dette sociale en compte », explique-t-il.

Selon le porte-parole, cette annonce avait suscité l’espoir d’un règlement prochain des salaires impayés. Mais plusieurs mois après une rencontre avec le Premier ministre camerounais, Joseph Dion Ngute, les anciens employés disent toujours attendre la concrétisation de cet engagement.

Les représentants du collectif avaient été reçus par le chef du gouvernement il y a quelques mois. Une solution leur aurait alors été promise. Depuis, les manifestants affirment qu’aucune mesure concrète n’a permis de solder leurs arriérés.

Face à cette situation, les anciens contractuels annoncent leur intention de poursuivre leur mobilisation devant les locaux du PIAASI.

« Nous allons manifester notre mouvement d’humeur jusqu’à ce que le gouvernement prenne acte de notre mécontentement et qu’il nous paye », prévient Joël.

Le collectif réclame ainsi le règlement de ses 60 mois d’arriérés de salaire et appelle les autorités camerounaises à donner suite aux engagements annoncés.

En attendant une éventuelle réponse du gouvernement, les anciens employés maintiennent la pression. À Nlongkak, leur présence rappelle une revendication qui, près de trois ans après leur licenciement, reste toujours en suspens.

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Guinée : une nouvelle équipe aux commandes pour accélérer la modernisation de l’administration publique https://planete7.info/guinee-une-nouvelle-equipe-aux-commandes-pour-accelerer-la-modernisation-de-ladministration-publique/ Wed, 26 Aug 2026 22:39:01 +0000 https://planete7.info/?p=62649 Le président de la République a procédé, par décret, à une importante série de nominations au sein du ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique. Cette nouvelle architecture administrative réunit des profils issus de l’administration publique, du numérique, de la gouvernance, de la gestion de projets et du secteur privé, avec […]]]>

Le président de la République a procédé, par décret, à une importante série de nominations au sein du ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique. Cette nouvelle architecture administrative réunit des profils issus de l’administration publique, du numérique, de la gouvernance, de la gestion de projets et du secteur privé, avec pour ambition d’accélérer les réformes engagées dans le service public.

La modernisation de l’administration publique franchit une nouvelle étape en Guinée. À travers un décret présidentiel, une nouvelle équipe dirigeante a été nommée à plusieurs postes stratégiques du ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique.

Cette réorganisation intervient dans un contexte marqué par la volonté des autorités de transformer en profondeur le fonctionnement de l’administration, notamment à travers la digitalisation des services de l’État, la simplification des procédures, l’amélioration de la gestion des ressources humaines et le renforcement de la qualité des services publics.

Au cabinet du ministère, Saran Kourouma, jusque-là attachée de cabinet, est promue cheffe de cabinet.

L’Inspection générale de l’administration publique change également de direction. Koly Koï Kalivogui, précédemment inspecteur régional de l’administration publique de Conakry, est nommé inspecteur général de l’administration publique. Il sera secondé par Fodé Sylla, juriste, nommé inspecteur général adjoint.

Du côté du Bureau de Stratégie et de Développement, la direction générale est confiée à Mamady Fatoumata Cissé, spécialiste en gouvernance des politiques publiques, en pilotage institutionnel et en développement organisationnel. Aïssatou Yaya Diallo, spécialiste en gestion de projet, devient directrice générale adjointe.

La Direction nationale de la modernisation, de la transformation administrative et de la simplification des procédures sera désormais conduite par Alhassane Bangoura, ingénieur informaticien et chef de projet FUGAS. Mamadou Bachir Diallo, spécialiste en administration publique, est nommé directeur national adjoint.

À la Direction générale des concours, examens professionnels et contrats, Jean Niouma Sayandouno, jusque-là directeur des concours, examens professionnels et contrats, est promu directeur général. Il sera accompagné par Adama Léao Diakité, spécialiste en management public, nommée directrice générale adjointe.

La Direction générale de la Fonction publique revient à Karamba Guirassy, économétricien. À ses côtés, Laurent Habamou, ancien responsable du recrutement et des projets chez EMIRAE France, est nommé directeur général adjoint.

Le suivi des réformes et la qualité des services publics seront placés sous la responsabilité d’Abdoulaye Mohamed Doukouré, juriste, nommé directeur général. Son adjoint sera Mamadou Hady Barry, spécialiste en analyse statistique.

L’École nationale d’administration (ENA) n’échappe pas à cette recomposition. Mamadou Barry, expert en administration publique et en renforcement des capacités, est nommé directeur général. Fatoumata Diaby, gestionnaire, prend le poste de directrice générale adjointe chargée de l’administration.

Les questions académiques seront désormais pilotées par Mouctar Dramé, qui occupait jusque-là le poste de chef du département des systèmes d’information et de la promotion du numérique de l’ENA.

Pour sa part, Amadou Koulibaly, spécialiste en management des risques, est nommé directeur général adjoint chargé de la coopération et des partenariats.

L’un des principaux enjeux de cette réorganisation reste la transformation numérique de l’État. À la tête de l’Agence nationale de digitalisation de l’État, Mamadi Kaba, expert en transformation digitale et ancien chef de division chargé de la planification, des statistiques et de la gestion du Fichier unique de gestion administrative et de la solde (FUGAS) à la Direction générale de la Fonction publique, est nommé directeur général.

Il sera secondé par François Fayiri Mara, jusque-là chef de division chargé du pilotage de la performance et de la qualité de service (QOS) chez Orange Guinée, nommé directeur général adjoint.

À travers cette série de nominations, les autorités misent ainsi sur une équipe aux profils et aux compétences diversifiés pour donner un nouvel élan aux réformes de l’administration publique.

De la transformation numérique à la gestion des ressources humaines, en passant par la simplification des procédures et l’amélioration de la qualité des services, cette nouvelle architecture administrative aura pour principal défi de traduire les réformes annoncées en changements concrets dans le quotidien des citoyens et des agents publics.

L’enjeu est désormais de passer de la réorganisation institutionnelle à l’efficacité sur le terrain, alors que la modernisation de l’administration constitue l’un des leviers essentiels de la transformation de l’État.

 

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Guinée : Mamadi Doumbouya nomme les Secrétaires généraux des ministères https://planete7.info/guinee-mamadi-doumbouya-nomme-les-secretaires-generaux-des-ministeres/ Tue, 18 Aug 2026 21:27:11 +0000 https://planete7.info/?p=61951 Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé à une vaste série de nominations au sein de l’administration publique. Plusieurs Secrétaires généraux de départements ministériels ont été nommés par décret, ce mardi 18 août 2026, lors de la lecture des actes présidentiels à la télévision nationale. Cette nouvelle vague de nominations touche la majorité […]]]>

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé à une vaste série de nominations au sein de l’administration publique. Plusieurs Secrétaires généraux de départements ministériels ont été nommés par décret, ce mardi 18 août 2026, lors de la lecture des actes présidentiels à la télévision nationale.

Cette nouvelle vague de nominations touche la majorité des départements ministériels. Elle se traduit par l’arrivée de nouveaux responsables, mais aussi par plusieurs mouvements et redéploiements de hauts cadres au sein de l’appareil administratif.

Liste des nouveaux Secrétaires généraux

Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme : Mme Irène Marie Hadjimalis.

Ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation : M. Mohamed Sikhé Camara.

Ministère de la Sécurité et de la Protection civile : M. Moustapha Kobélé Keïta.

Ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger : M. Abdoulaye Youla.

Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget : M. Ahmed Tidiane Touré, économiste.

Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement : M. Kabélé Soumah.

Ministère de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique : M. N’Fanly Sylla, précédemment conseiller principal au ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation.

Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale : Mme Ramatoulaye Camara, précédemment secrétaire générale du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat.

Ministère des Mines et de la Géologie : M. Aboubacar Kourouma.

Ministère de l’Agriculture : M. Oumar Barry.
Ministère de l’Élevage : Mme Alimatou Siradjo Diallo.

Ministère de la Pêche et de l’Économie maritime : M. Morlaye Soumah.

Ministère de l’Industrie et du Commerce : M. Bamba Oliano, précédemment secrétaire général du ministère du Commerce.
Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Dr Facinet Conté.

Ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle : M. Julien Bongono, précédemment secrétaire général du ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Emploi.

Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat : M. Youssouf Boundou Sylla, précédemment secrétaire général du ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation.

Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique : Dr Mory Keïta.

Ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités : M. Saa Kossa Touré, précédemment secrétaire général du ministère des Infrastructures.

Ministère de la Jeunesse : Mme Bintou Dounia, précédemment secrétaire générale du ministère du Commerce, de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises.

Ministère des Sports : M. Mohamed Billy Kaba, précédemment secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports.

Ministère des Infrastructures : Dr Mamoudou Touré, précédemment secrétaire général du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget.

Ministère des Transports : M. Mohamed Bakayoko.

Ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation : M. Souleymane Bah.

Ministère de l’Environnement et du Développement durable : Dr Karim Samoura.
Ministère de l’Énergie : M. Moussa Coulibaly.

Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures : M. Bachir Camara, précédemment secrétaire général du ministère de l’Énergie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures.

Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire : M. Ahmed Sékou Keïta, précédemment chef de cabinet du ministère de la Pêche et de l’Économie maritime.

Au niveau des structures rattachées
Secrétariat général du Gouvernement : Mme Sirégbè Keïta, nommée secrétaire générale adjointe.

Secrétariat général des Affaires religieuses : M. Elhadj Ibrahima Ousmane Bah, nommé secrétaire général adjoint.

 

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« Ma femme m’a quitté parce que je n’ai rien » : à Conakry, le cri de détresse d’un enseignant contractuel venu de Siguiri https://planete7.info/ma-femme-ma-quitte-parce-que-je-nai-rien-a-conakry-le-cri-de-detresse-dun-enseignant-contractuel-venu-de-siguiri/ Wed, 05 Aug 2026 22:52:39 +0000 https://planete7.info/?p=60910 Au milieu des centaines d’enseignants contractuels réunis à Conakry pour réclamer leur intégration à la fonction publique, le témoignage de Lonceny Magassouba résonne avec une intensité particulière. Venu de Siguiri, cet enseignant raconte des années de précarité, de sacrifices et d’attente, au point, dit-il, d’avoir vu son foyer se briser. Mobilisés dans la capitale à […]]]>

Au milieu des centaines d’enseignants contractuels réunis à Conakry pour réclamer leur intégration à la fonction publique, le témoignage de Lonceny Magassouba résonne avec une intensité particulière. Venu de Siguiri, cet enseignant raconte des années de précarité, de sacrifices et d’attente, au point, dit-il, d’avoir vu son foyer se briser.

Mobilisés dans la capitale à l’appel de leurs responsables syndicaux, ces enseignants espèrent obtenir une réponse concrète des autorités après plusieurs années passées à assurer les cours dans les établissements scolaires sans bénéficier d’un statut de fonctionnaire.

« Cela fait longtemps que nous sommes en train de chercher notre intégration auprès de l’administration. L’année dernière, certains de nos collègues ont été recrutés, mais nous sommes restés contractuels. C’est pourquoi nous avons répondu à l’appel de nos responsables », explique Lonceny Magassouba.

Comme de nombreux autres enseignants, il affirme avoir effectué le déplacement à Conakry pour éviter d’être écarté du processus de recrutement.

« Tous les anciens contractuels sont venus pour ne pas être oubliés. Nous voulons que l’État examine enfin notre situation. Franchement, nous avons beaucoup souffert durant toutes ces années », confie-t-il.

Au-delà de cette attente, l’enseignant dénonce ce qu’il considère comme une inégalité de traitement entre les contractuels toujours en poste et certains enseignants déjà titularisés.

« Des personnes ont été recrutées avant nous alors que, sur le terrain, nous estimons avoir davantage d’expérience dans les situations de classe. Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est pour réclamer l’équité », soutient-il.

Mais c’est lorsqu’il évoque les conséquences de cette précarité sur sa vie personnelle que son émotion devient palpable.

« Aujourd’hui, ma femme m’a quitté l’année dernière parce que je n’ai rien. En tant qu’enseignant contractuel, je ne gagne presque rien. Ce que nous recevons ne suffit même pas pour acheter du savon ou nourrir la famille », lâche-t-il, visiblement éprouvé.

À travers son témoignage, Lonceny Magassouba lance un appel à la ministre de l’Éducation ainsi qu’aux plus hautes autorités du pays afin que leur situation soit enfin prise en compte.

« Si notre nouvelle ministre peut avoir pitié de nous et permettre notre engagement, ce serait un immense soulagement. Nous demandons également au gouvernement, avec l’appui du président Mamadi Doumbouya, d’examiner notre dossier afin que nous soyons intégrés. C’est notre plus grand souhait », plaide-t-il.

Déterminés à faire entendre leur voix, les enseignants contractuels affirment ne pas vouloir repartir sans garanties.

« Nous ne voulons pas quitter Conakry sans une réponse claire. Nous voulons être recrutés et bénéficier des mêmes droits que ceux qui ont déjà été intégrés », insiste-t-il.

Pour Lonceny Magassouba, cette revendication est d’autant plus légitime que le système éducatif guinéen continue de souffrir d’un déficit d’enseignants.

« Le gouvernement sait qu’il existe une pénurie d’enseignants. Chaque année, des contractuels sont sollicités pour assurer les cours. Nous sommes dans les salles de classe, nous formons les enfants qui seront les cadres de demain. Il est temps que notre engagement soit reconnu », conclut-il.

À travers ce témoignage, c’est toute la détresse d’une frange d’enseignants contractuels qui s’exprime. Derrière les revendications administratives se cachent des parcours marqués par l’incertitude, des sacrifices personnels et l’espoir qu’après des années de service, leur engagement soit enfin reconnu par une intégration à la fonction publique.

Salif Camara pour Planete7.info

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