Flambée des prix – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 04 Feb 2026 11:34:07 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Flambée des prix – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Kankan : vendeurs de poisson et de poulet en colère contre la flambée des prix https://planete7.info/kankan-vendeurs-de-poisson-et-de-poulet-en-colere-contre-la-flambee-des-prix/ Wed, 04 Feb 2026 11:34:07 +0000 https://planete7.info/?p=51062 La grogne monte chez les vendeurs de poisson et de poulet à Kankan. Dans la matinée de ce mardi, plusieurs dizaines de commerçants, en majorité des femmes, ont investi les principales artères de la ville pour dénoncer la hausse jugée « excessive et incontrôlée » des prix pratiqués par les frigorifiques. À l’origine de la […]]]>

La grogne monte chez les vendeurs de poisson et de poulet à Kankan. Dans la matinée de ce mardi, plusieurs dizaines de commerçants, en majorité des femmes, ont investi les principales artères de la ville pour dénoncer la hausse jugée « excessive et incontrôlée » des prix pratiqués par les frigorifiques.

À l’origine de la colère : l’augmentation répétée du coût d’approvisionnement, qui réduit considérablement leurs marges et fragilise leurs activités. Selon les manifestants, cette situation affecte non seulement les vendeurs, mais aussi les ménages déjà confrontés à la cherté de la vie.

« Le prix ne fait qu’augmenter. Nous ne gagnons plus rien », déplore Oumar Touré, vendeur de poisson et de poulet. « Le carton de poisson est passé de 220 000 à 300 000, voire 400 000 francs guinéens. Celui du poulet est monté de 210 000 à 250 000, jusqu’à 360 000 francs. À ce rythme, ni la population ni nous-mêmes ne mangeons correctement. »

À l’approche du mois de Ramadan, période de forte consommation, les commerçants redoutent une aggravation de la crise alimentaire locale. Craignant l’asphyxie de leurs activités, ils ont décidé de passer à l’action : la fermeture temporaire de leurs frigos, jusqu’à l’obtention de mesures concrètes.

Particulièrement touchées, les femmes vendeuses disent vivre une situation de plus en plus précaire. Beaucoup affirment être lourdement endettées et incapables de subvenir aux besoins de leurs familles. « Nous sommes toutes endettées. Les prix augmentent chaque matin. Tant que le poisson ne baisse pas, nous n’allons pas ouvrir nos frigos », alerte Saran Sidibé, vendeuse au marché central.

Les manifestants préviennent qu’ils maintiendront leur mouvement tant qu’aucune solution n’aura été trouvée. En attendant une réaction des autorités de la Pêche à Kankan, la tension reste vive entre les commerçants et les gestionnaires de frigorifiques dans la région du Nabaya, où l’inquiétude grandit face à une possible pénurie sur les marchés.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info 

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N’zérékoré : le prix de l’huile rouge flambe, le bidon de 20 litres atteint 300 000 GNF https://planete7.info/nzerekore-le-prix-de-lhuile-rouge-flambe-le-bidon-de-20-litres-atteint-300-000-gnf/ Sat, 10 Jan 2026 17:03:01 +0000 https://planete7.info/?p=50376 À N’zérékoré, principale agglomération du sud de la Guinée forestière, l’huile de palme locale, communément appelée huile rouge, connaît une envolée spectaculaire de ses prix. Désormais, le bidon de 20 litres se négocie à 300 000 francs guinéens, contre environ 120 000 GNF les années précédentes. Une hausse vertigineuse qui profite aux producteurs et commerçantes, […]]]>

À N’zérékoré, principale agglomération du sud de la Guinée forestière, l’huile de palme locale, communément appelée huile rouge, connaît une envolée spectaculaire de ses prix. Désormais, le bidon de 20 litres se négocie à 300 000 francs guinéens, contre environ 120 000 GNF les années précédentes. Une hausse vertigineuse qui profite aux producteurs et commerçantes, mais fragilise davantage le pouvoir d’achat des ménages.

Réputée pour sa qualité exceptionnelle, l’huile rouge issue notamment de la préfecture de Lola s’impose comme un produit très recherché bien au-delà des frontières guinéennes. Très prisée dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et exportée vers d’autres continents, cette forte demande exerce une pression constante sur le marché local, contribuant à la flambée des prix.

Dans les marchés de N’zérékoré et des localités environnantes, vendeuses et consommateurs témoignent de cette hausse progressive mais continue. Hadja Sangaré, commerçante d’huile de palme depuis plusieurs années, décrit une situation devenue difficile à contenir.

« Le prix n’a cessé d’augmenter cette année. Nous sommes passées de 200 000 à 250 000 GNF, pour atteindre aujourd’hui 300 000 GNF le bidon. Forcément, nous avons dû revoir nos tarifs à la hausse. Ce qui se vendait à 5 000 GNF coûte maintenant 10 000 GNF, et ce qui valait 10 000 est passé à 20 000 GNF », explique-t-elle.

Face à cette cherté, de nombreux ménages se tournent vers des solutions alternatives jugées plus accessibles, notamment l’huile raffinée importée, communément appelée « huile de ciao », au détriment de l’huile locale traditionnellement utilisée dans les cuisines.

Selon les commerçantes et acteurs du secteur, cette flambée ne s’explique pas uniquement par l’augmentation de la demande. Elle est également liée à une baisse saisonnière de la production. Actuellement, les palmiers sont en phase de floraison et les noix de palme ne sont pas encore arrivées à maturité. La période de forte production et de transformation de l’huile se situe généralement entre février et avril, période durant laquelle les prix tendent à se stabiliser.

Interrogé sur cette évolution du marché, un responsable de la direction préfectorale du commerce de Lola apporte un éclairage institutionnel.

« La hausse du prix de l’huile de palme repose essentiellement sur deux facteurs. Il y a quelques années, une interdiction de sortie de l’huile avait été instaurée, ce qui maintenait le prix autour de 120 000 GNF, mais limitait fortement les revenus des producteurs. Aujourd’hui, cette mesure est levée et les exportations ont repris. Or, l’huile rouge de Lola est très demandée dans les pays voisins », précise-t-il.

Au-delà de sa valeur commerciale, l’huile rouge locale demeure un produit nutritionnel stratégique. Naturelle et non raffinée, elle est riche en vitamine A, reconnue pour ses bienfaits thérapeutiques dans la prévention et le traitement de certaines carences. Un atout nutritionnel majeur qui renforce sa compétitivité et sa valeur sur les marchés régionaux et internationaux.

Si cette hausse constitue une opportunité économique pour les producteurs, elle pose néanmoins la question de l’accessibilité de ce produit de base pour les populations locales, déjà confrontées à un contexte de vie de plus en plus coûteux.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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N’Zérékoré : à l’approche des fêtes de fin d’année, la flambée des prix asphyxie marchés et ménages https://planete7.info/nzerekore-a-lapproche-des-fetes-de-fin-dannee-la-flambee-des-prix-asphyxie-marches-et-menages/ Thu, 18 Dec 2025 18:26:36 +0000 https://planete7.info/?p=49553 À quelques jours des fêtes de fin d’année, les marchés de N’Zérékoré peinent à retrouver l’effervescence qui les caractérise habituellement à cette période. Si les étals sont bien garnis, la réalité économique impose une autre lecture : la cherté des produits, combinée à la baisse du pouvoir d’achat, freine les ardeurs des consommateurs et plonge […]]]>

À quelques jours des fêtes de fin d’année, les marchés de N’Zérékoré peinent à retrouver l’effervescence qui les caractérise habituellement à cette période. Si les étals sont bien garnis, la réalité économique impose une autre lecture : la cherté des produits, combinée à la baisse du pouvoir d’achat, freine les ardeurs des consommateurs et plonge les commerçants dans une inquiétude croissante.

Au marché central de la commune urbaine, véritable poumon économique de la capitale de la région forestière, acheteurs et vendeurs partagent un même constat amer. L’affluence est visible, mais les transactions se font rares. Parents et chefs de famille arpentent les allées, à la recherche de vêtements de fête pour leurs enfants, avant de rebrousser chemin, découragés par des prix jugés excessifs.

Rencontrée alors qu’elle tentait de négocier l’achat d’habits pour ses petits-fils, Tonhon Haba exprime son désarroi face à une situation qu’elle qualifie d’« insoutenable ».

« Ce que nous achetions à 80 000 francs guinéens se vend aujourd’hui à 160 000 francs, pour des habits simples. J’ai trois petits-fils à habiller. Depuis ce matin, je n’ai pu acheter que pour la fille. Pour les deux garçons, je n’ai encore rien pris. J’ai fait presque tout le marché, mais les prix sont identiques partout. Cette année est nettement plus chère que la précédente. Nous demandons aux autorités de nous venir en aide, car la souffrance est réelle », confie-t-elle.

Même frustration chez Elie Papus Béavogui, professeur de français, qui sillonne le marché depuis plusieurs jours sans succès.

« En période de fêtes, chaque parent souhaite que ses enfants soient bien habillés. Mais les prix sont tout simplement hors de portée. Pour un enfant de 12 ans, on me demande jusqu’à 200 000 francs guinéens. Après de longues négociations, on peut parfois descendre à 140 000 francs, uniquement pour un habit. L’année dernière, ce n’était pas facile, mais la différence était perceptible. Cette année, la situation est encore plus compliquée. Malgré tout, on est souvent contraint d’acheter, car les enfants en ont besoin », explique-t-il.

Du côté des commerçants, le tableau n’est guère plus reluisant. Mariame Sidibé, vendeuse d’habits pour enfants installée aux abords du marché central, déplore la baisse des ventes malgré l’affluence apparente.

« Depuis 8 heures ce matin, je n’ai vendu que deux complets. Les clients sont nombreux à demander les prix, mais peu achètent. Le prix dépend de la qualité. Le plus bas que je propose est de 60 000 francs guinéens. Beaucoup promettent de revenir, mais on ne les revoit plus. Le marché est plein de monde, mais chacun lutte avec ses moyens », regrette-t-elle.

À N’Zérékoré, à l’approche des fêtes de fin d’année, l’ambiance commerciale demeure ainsi contrastée. Entre la flambée des prix et l’érosion du pouvoir d’achat, vendeurs et consommateurs peinent à trouver un équilibre. Une situation qui assombrit l’esprit festif et interroge sur la capacité réelle des ménages à célébrer ces fêtes dans la dignité et la sérénité.

Pépé Blaise Théa, correspondant à N’zérékoré pour Planete7.info 

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Mamou : la réouverture des usines d’eau minérale vire à la flambée des prix https://planete7.info/mamou-la-reouverture-des-usines-deau-minerale-vire-a-la-flambee-des-prix/ Wed, 01 Oct 2025 21:43:54 +0000 https://planete7.info/?p=46758 À Mamou, la réouverture des usines de production d’eau minérale, longtemps attendue après plusieurs semaines de fermeture, devait apporter un souffle de soulagement à la population durement éprouvée par une pénurie. Mais cet espoir s’est vite transformé en inquiétude : les prix de l’eau minérale connaissent une hausse vertigineuse, plaçant ce produit vital hors de […]]]>

À Mamou, la réouverture des usines de production d’eau minérale, longtemps attendue après plusieurs semaines de fermeture, devait apporter un souffle de soulagement à la population durement éprouvée par une pénurie. Mais cet espoir s’est vite transformé en inquiétude : les prix de l’eau minérale connaissent une hausse vertigineuse, plaçant ce produit vital hors de portée de nombreux foyers.

Jusqu’alors, un paquet d’eau s’achetait à 5.000 francs guinéens. Aujourd’hui, il faut débourser entre 7.000 et 8.000 francs dans certains points de vente, soit une augmentation de plus de 50 %. Une flambée qui tombe au pire moment, dans un contexte économique déjà marqué par la cherté de la vie et l’érosion du pouvoir d’achat.

L’eau minérale, indispensable pour compenser la qualité souvent incertaine de l’eau potable dans la ville, devient désormais un luxe. Dans les rues de Mamou, les habitants ne cachent ni leur frustration ni leur désarroi.

Adama Hawa Baldé, ménagère et consommatrice régulière, témoigne :
« Personnellement, le montant est trop élevé. D’habitude, on achetait à 5.000 francs, maintenant c’est à 6.000 ou plus. C’est trop cher. Nous demandons que les prix soient diminués et que les autorités fassent respecter les mesures annoncées, afin que les consommateurs puissent avoir un accès équitable à l’eau. »

Même inquiétude chez Mohamed Lamine Bah, diplômé sans emploi, reconverti en conducteur de taxi-moto pour subvenir aux besoins de sa famille :
« Nous comprenons que les usines doivent fonctionner pour survivre. Mais comment les familles modestes peuvent-elles s’hydrater correctement avec des prix qui augmentent presque chaque jour ? L’eau est un besoin vital, pas un luxe. Nous appelons les autorités à réguler d’urgence ces tarifs, sinon beaucoup de citoyens seront contraints de recourir à des alternatives dangereuses pour leur santé. »

Ces témoignages traduisent un malaise grandissant : entre la nécessité économique des industriels et le droit fondamental des citoyens à l’eau potable, l’équilibre semble rompu. La hausse brutale des prix soulève une question urgente de régulation.

Face à cette crise, les attentes sont claires : un encadrement rigoureux des prix, un contrôle renforcé de la qualité de l’eau et un approvisionnement stable. Sans une action immédiate, la réouverture des usines d’eau minérale, censée incarner un retour à la normale, risque de provoquer une véritable crise sociale à Mamou.

La flambée des prix de l’eau n’est pas seulement un problème économique : c’est un signal d’alarme pour la santé publique et la cohésion sociale. Dans une région où l’accès à l’eau saine est vital, les autorités sont désormais interpellées.

Ibrahima Molota Soumah, correspondant à Mamou pour Planete7.info 

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N’Zérékoré face à une pénurie de sucre : jusqu’à 630 000 FG le sac de 50 kg https://planete7.info/nzerekore-face-a-une-penurie-de-sucre-jusqua-630-000-fg-le-sac-de-50-kg/ Thu, 24 Jul 2025 22:32:05 +0000 https://planete7.info/?p=44149 La crise des denrées de première nécessité continue de s’aggraver en Guinée, particulièrement à N’Zérékoré où la flambée du prix du sucre affole les ménages. Depuis quelques jours, le sac de 50 kilogrammes s’échange entre 600 000 et 630 000 francs guinéens, contre 380 000 à 400 000 FG il y a encore quelques semaines. […]]]>

La crise des denrées de première nécessité continue de s’aggraver en Guinée, particulièrement à N’Zérékoré où la flambée du prix du sucre affole les ménages. Depuis quelques jours, le sac de 50 kilogrammes s’échange entre 600 000 et 630 000 francs guinéens, contre 380 000 à 400 000 FG il y a encore quelques semaines. En cause : une raréfaction du produit sur les marchés, aggravée par l’état dégradé des routes et les difficultés d’approvisionnement.

Dans le plus grand centre commercial de la région forestière, vendeurs et consommateurs expriment leur ras-le-bol. Joseph Konomou, commerçant au marché central, résume la situation : « Actuellement, le sucre est pratiquement introuvable dans les grands magasins. Depuis une semaine, il est difficile d’en trouver même en gros. Résultat : les prix ont grimpé en flèche. Le sac de 50 kg atteint aujourd’hui 620 000 FG, contre 380 000 à 400 000 FG auparavant. Cette flambée est due à la rareté liée au mauvais état des routes et à la rareté des camions de transport. »

Pour Mohamed Diaby, étudiant et commerçant occasionnel, la pénurie ne concerne pas que la région forestière.

« À Conakry déjà, il y a rupture. Quand on appelle nos fournisseurs, ils nous parlent de prix en hausse à 450 000 FG ou plus. Une fois les sacs acheminés jusqu’à N’Zérékoré, entre les frais de transport et la rareté, on se retrouve obligés de revendre à 600 000 FG voire plus. Très peu de commerçants disposent aujourd’hui de stocks suffisants. Certains avancent l’hypothèse d’un manque de navires de ravitaillement, car de nombreux bateaux seraient mobilisés vers les activités minières à Simandou. »

Selon lui, cette tension concerne aussi la farine, autre denrée essentielle. Avant la crise, le sucre et la farine se vendaient à des prix proches, entre 385 000 et 390 000 FG. Aujourd’hui, ils franchissent ensemble la barre des 600 000 FG.

Assise avec sa fille derrière son étal, Mariame Souaré confirme l’impact direct de cette hausse sur les petits commerçants.

« Nous achetions le sac de sucre à 350 000 FG, ce qui nous permettait de revendre le kilo à 8 000 ou 10 000 FG. Aujourd’hui, avec un prix d’achat à 600 000 FG, nous devons vendre le kilo à 14 000 ou 15 000 FG. C’est difficile à écouler. Les clients crient à l’arnaque, mais nous n’y sommes pour rien. »

Même constat chez Mamadou Oury Diallo, élève en 11e année, qui aide sa famille au commerce : « Un kilo qu’on vendait à 9 000 FG se retrouve aujourd’hui à 15 000 FG, voire 20 000 FG chez certains. Cela crée un choc chez les clients qui n’ont pas vu la crise venir. L’état des routes et la rareté des camions compliquent encore les choses. Nous demandons à l’État d’intervenir rapidement. »

Malgré nos multiples tentatives, aucun responsable local n’a accepté de réagir officiellement à cette crise qui frappe de plein fouet les ménages de N’Zérékoré. En attendant, commerçants et consommateurs continuent de subir les conséquences d’un marché totalement déséquilibré, avec une inquiétude croissante sur l’avenir de l’approvisionnement.

Pépé Blaise Théa, correspondant à N’Zérékoré pour Planete7.info 

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Cherté du gombo en plein ramadan : un casse-tête pour les ménagères https://planete7.info/cherte-du-gombo-en-plein-ramadan-un-casse-tete-pour-les-menageres/ Tue, 04 Mar 2025 16:27:30 +0000 https://planete7.info/?p=38956 Alors que le mois de ramadan bat son plein, les ménagères de Conakry font face à une flambée des prix de certains condiments essentiels, notamment le gombo. Sur les étals des marchés de la capitale, ce légume prisé pour la préparation de plusieurs plats traditionnels affiche des prix en nette hausse, suscitant l’inquiétude des consommateurs. […]]]>

Alors que le mois de ramadan bat son plein, les ménagères de Conakry font face à une flambée des prix de certains condiments essentiels, notamment le gombo. Sur les étals des marchés de la capitale, ce légume prisé pour la préparation de plusieurs plats traditionnels affiche des prix en nette hausse, suscitant l’inquiétude des consommateurs.

Mardi, un reporter de Planète7.info s’est rendu dans plusieurs marchés pour recueillir les témoignages des vendeuses et comprendre les raisons de cette envolée tarifaire.

À Sonfonia, où l’affluence est constante en cette période de jeûne, Hawa Bah, vendeuse de gombo, pointe du doigt un déséquilibre entre l’offre et la demande. « Actuellement, le sac de gombo coûte 1 500 000 GNF. Nous l’achetons en détail entre 3 000 et 5 000 GNF, voire jusqu’à 10 000 GNF selon les jours. Avant le ramadan, les prix étaient plus abordables, mais la forte demande a tout chamboulé. Aujourd’hui, un seul gombo peut se vendre entre 2 000 et 3 000 GNF », explique-t-elle.

Face à cette situation, Hawa Bah appelle les autorités à intervenir pour réguler les prix et soulager les commerçants comme les consommateurs.

Si les clients dénoncent la cherté soudaine du gombo, les commerçantes, elles, assurent ne pas être responsables de cette hausse.

Rabi Camara, également vendeuse dans un marché de Conakry, se défend : « Certes, c’est cher, mais cela ne dépend pas de nous. Le commerce repose sur le principe du bénéfice. Si nous achetons à un prix élevé, nous sommes obligées de revendre plus cher. Ceux qui critiquent ne connaissent pas les réalités du marché », justifie-t-elle.

Malgré cette situation, la flambée des prix ne concerne pas tous les condiments. Selon plusieurs vendeuses interrogées, seuls certains produits, comme le gombo, connaissent une hausse significative en raison du ramadan.

En attendant une éventuelle intervention des autorités, les ménagères n’ont d’autre choix que de composer avec cette réalité, quitte à revoir leur panier de courses et adapter leurs recettes aux fluctuations du marché.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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La Hausse des Prix du Poisson : Le Cri d’Alerte des Femmes du Marché https://planete7.info/la-hausse-des-prix-du-poisson-le-cri-dalerte-des-femmes-du-marche/ Tue, 08 Oct 2024 16:07:59 +0000 https://planete7.info/?p=33585 La flambée des prix du poisson devient une souffrance majeure pour les commerçantes et consommatrices des marchés guinéens. Celles-ci subissent de plein fouet les répercussions de cette hausse, qui affectent non seulement leurs revenus mais aussi le pouvoir d’achat des ménages. Mabinty Camara, vendeuse de poisson au marché de Bonfi, expose quotidiennement les difficultés auxquelles […]]]>

La flambée des prix du poisson devient une souffrance majeure pour les commerçantes et consommatrices des marchés guinéens. Celles-ci subissent de plein fouet les répercussions de cette hausse, qui affectent non seulement leurs revenus mais aussi le pouvoir d’achat des ménages.

Mabinty Camara, vendeuse de poisson au marché de Bonfi, expose quotidiennement les difficultés auxquelles elle fait face. « Nous achetons le poisson à des prix exorbitants, parfois jusqu’à 200.000 GNF la douzaine, pour le revendre à 22.000 GNF la pièce. Lorsque les ventes sont faibles, je suis obligée de baisser les prix pour éviter que mes poissons ne se gâtent. Mais cela ne couvre même pas mes frais de transport », se désole-t-elle. Mabinty souligne que cette situation découle, entre autres, de l’augmentation des coûts des équipements de pêche, laissant les pêcheurs impuissants.

Les conséquences de cette inflation sont ressenties directement par les consommatrices. Hawa Kaba, une habituée du marché, témoigne : « Peu importe combien tu apportes au marché, les prix du poisson te dépassent. Aujourd’hui, j’ai dû acheter un poisson à 60.000 GNF. C’est devenu un véritable luxe, à tel point que je finis souvent par acheter du poulet, car c’est plus abordable. » Ce sentiment est partagé par de nombreuses clients qui peinent à ajuster leur budget face à cette montée des prix.

Mabinty Sylla, une autre vendeuse s’approvisionnant à Kenyen, met en lumière un autre problème : « Beaucoup pensent que les poissons de Kenyen sont moins chers qu’à Bonfi, mais ce n’est pas vrai. Même avec les poissons surgelés, nous sommes toutes confrontées aux mêmes difficultés. Avec la saison des pluies, la mer est dangereuse et la pêche devient un véritable défi. Nous devons prendre des risques pour obtenir du poisson, ce qui justifie en partie ces prix élevés. »

Ces femmes, qui représentent l’épine dorsale du commerce de poisson, lancent un appel désespéré au gouvernement : « Nous avons besoin d’une intervention rapide pour réguler les prix et soulager les pêcheurs et les vendeuses. Sans cela, nous ne pourrons pas continuer à nourrir nos familles ni à faire vivre nos affaires. »

Le cri d’alarme est lancé, et l’avenir de ces commerçantes reste suspendu à l’espoir d’une action gouvernementale forte pour freiner cette inflation insoutenable.

 

Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info 

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Hausse des Prix du Charbon à Conakry : Les Consommateurs Pris au Piège https://planete7.info/hausse-des-prix-du-charbon-a-conakry-les-consommateurs-pris-au-piege/ Thu, 26 Sep 2024 16:23:25 +0000 https://planete7.info/?p=33176 À Conakry, l’accès au charbon, principal combustible des ménages, devient de plus en plus difficile en raison d’une hausse vertigineuse des prix. Ce phénomène frappe particulièrement les familles à revenus modestes, déjà fragilisées par la conjoncture économique. Mariam Camara, mère de famille, décrit avec amertume son quotidien face à cette situation : « Aujourd’hui, tout […]]]>

À Conakry, l’accès au charbon, principal combustible des ménages, devient de plus en plus difficile en raison d’une hausse vertigineuse des prix. Ce phénomène frappe particulièrement les familles à revenus modestes, déjà fragilisées par la conjoncture économique.

Mariam Camara, mère de famille, décrit avec amertume son quotidien face à cette situation : « Aujourd’hui, tout est devenu compliqué. Si on ne sait pas bien gérer, le budget du marché ne suffit plus. Il y a quelques mois, on pouvait cuisiner avec 2000 à 4000 GNF de charbon. Maintenant, même avec le double, on a du mal à s’en sortir. »

En effet, le prix du sac de charbon a connu une flambée impressionnante. Mariam poursuit : « Avant, on achetait un sac à 35 000 GNF chez les marchands ambulants ou à 40 000 GNF dans les quartiers. Ça pouvait durer des semaines. Maintenant, c’est 50 000 GNF, voire 55 000 GNF selon les zones. » Cette augmentation impacte sévèrement le pouvoir d’achat des citoyens, forçant certains à revoir leur mode de consommation.

Kadiatou Barry, une vendeuse d’attiéké, témoigne également de l’effet domino de cette hausse : « Avec l’argent que je mets dans le charbon, je pourrais acheter beaucoup d’autres ingrédients pour mon commerce. » Comme elle, nombreux sont ceux qui doivent jongler avec leur budget pour subvenir aux besoins quotidiens.

Mais qu’est-ce qui explique cette montée des prix ? Aliou Barry, vendeur de charbon, met en lumière les coûts croissants de production et de transport. « Cette hausse est due à l’augmentation du prix du carburant. Dans les villages, les coupeurs de bois demandent jusqu’à 800 000 GNF pour un bidon d’essence. Sans compter l’argent qu’on dépense pour brûler le bois et produire le charbon. »

À ces coûts de production s’ajoutent les frais de transport et les taxes perçues sur les routes. Aliou précise : « Il faut payer à chaque barrage, et au final, sur un sac, je ne gagne que 5 000 GNF. C’est presque rien. »

Face à ces difficultés, certains consommateurs se tournent vers des alternatives comme les réchauds à gaz, bien que ceux-ci soient perçus comme moins pratiques. « J’aimerais bien n’utiliser que le réchaud, mais il n’est pas aussi rapide que le charbon », confie Mariam.

La hausse du prix du charbon à Conakry illustre une réalité économique de plus en plus complexe pour les ménages. Entre contraintes budgétaires et adaptation forcée, les consommateurs peinent à s’adapter à une situation où le quotidien devient un véritable parcours du combattant.

 

Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info 

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