Fibre Optique – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Fri, 03 Apr 2026 16:36:59 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Fibre Optique – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Numérique en Guinée : Karamo Diaby plaide pour un plan national structuré afin d’atteindre 95 % de couverture d’ici 2040 https://planete7.info/numerique-en-guinee-karamo-diaby-plaide-pour-un-plan-national-structure-afin-datteindre-95-de-couverture-dici-2040/ Fri, 03 Apr 2026 16:33:34 +0000 https://planete7.info/?p=53340 À la suite de la présentation de la politique générale du gouvernement par le Premier ministre Amadou Oury Bah, l’ingénieur télécom Karamo Diaby appelle à une accélération décisive des investissements et à la mise en œuvre d’un plan national ambitieux pour garantir un accès équitable et généralisé au numérique en Guinée. Intervenant dans le sillage […]]]>

À la suite de la présentation de la politique générale du gouvernement par le Premier ministre Amadou Oury Bah, l’ingénieur télécom Karamo Diaby appelle à une accélération décisive des investissements et à la mise en œuvre d’un plan national ambitieux pour garantir un accès équitable et généralisé au numérique en Guinée.

Intervenant dans le sillage de cette communication officielle du 25 mars, le spécialiste des infrastructures numériques a salué les efforts déjà engagés par les autorités, tout en insistant sur la nécessité de franchir un nouveau cap. Parmi les avancées enregistrées, il cite notamment le déploiement de plus de 12 000 kilomètres de fibre optique ainsi que la construction d’un data center, des réalisations qu’il considère comme des bases solides pour l’essor du secteur.

Au cœur de cette dynamique figure un objectif majeur : assurer une couverture numérique de 95 % du territoire national à l’horizon 2040. Une échéance que Karamo Diaby qualifie de stratégique, en lien direct avec les ambitions de transformation économique portées par le programme Simandou 2040, perçu comme un levier de développement structurant pour le pays.

Toutefois, prévient-il, l’atteinte de cet objectif passe impérativement par des actions concrètes et coordonnées. « Il est essentiel de commencer par un état des lieux rigoureux des besoins », souligne-t-il, appelant à une planification réaliste et à une mobilisation de l’ensemble des acteurs.

Dans son analyse, Karamo Diaby identifie trois piliers fondamentaux pour le développement des infrastructures numériques : le déploiement d’un réseau mobile à très haut débit, l’extension du réseau de fibre optique et le recours aux technologies satellitaires. Néanmoins, il insiste sur la complémentarité des deux premiers axes, jugés prioritaires pour garantir la qualité et la stabilité du réseau.

L’ingénieur dresse également un diagnostic précis du réseau existant, structuré autour de trois segments : l’atterrissement des câbles sous-marins, le backbone national  notamment géré par la SOGEB et le raccordement final des utilisateurs. C’est précisément sur ce dernier maillon que se concentrent, selon lui, les principales difficultés.

« Il n’est pas rare que la fibre passe devant les habitations sans que les populations puissent y être raccordées », déplore-t-il, pointant des insuffisances à la fois techniques, organisationnelles et financières. Un constat qui, selon lui, révèle un déficit de planification et de coordination dans le déploiement des infrastructures.

Pour y remédier, Karamo Diaby propose la mise en place d’un plan national FTTH (Fiber to the Home) couvrant la période 2026-2035. Cette stratégie permettrait, selon lui, d’anticiper les résultats et d’atteindre, voire d’approcher, les 95 % de couverture dès 2035.

Au-delà des infrastructures, il insiste sur la dimension stratégique du numérique, désormais incontournable dans le développement économique et social. « L’accès au numérique doit être considéré comme un droit », affirme-t-il, appelant à une implication renforcée de l’État.

Dans cette perspective, il plaide pour un recours accru aux partenariats public-privé afin de mobiliser les ressources nécessaires face à l’ampleur des investissements requis. « L’État doit jouer un rôle moteur pour fédérer les initiatives et garantir l’atteinte des objectifs », soutient-il.

En conclusion, Karamo Diaby annonce avoir formalisé ses propositions dans un mémorandum détaillé, qu’il compte soumettre aux autorités compétentes. Une contribution qu’il espère voir alimenter la réflexion stratégique nationale et accélérer la marche de la Guinée vers une couverture numérique inclusive et performante à l’horizon 2040.

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Accès effectif, inclusif et performant à la fibre optique en Guinée: un expert écrit au Premier ministre Amadou Oury Bah https://planete7.info/acces-effectif-inclusif-et-performant-a-la-fibre-optique-en-guinee-un-expert-ecrit-au-premier-ministre-amadou-oury-bah/ Sat, 28 Mar 2026 16:37:14 +0000 https://planete7.info/?p=53112 RÉPUBLIQUE DE GUINÉE Travail – Justice – Solidarité MÉMORANDUM STRATÉGIQUE Pour un accès effectif, inclusif et performant à la fibre optique en Guinée À l’attention de : Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement Date et Lieu : 26 mars 2026 à Tours (France) Contexte À la suite de la Déclaration de Politique Générale du […]]]>

RÉPUBLIQUE DE GUINÉE

Travail – Justice – Solidarité

MÉMORANDUM STRATÉGIQUE

Pour un accès effectif, inclusif et performant à la fibre optique en Guinée

À l’attention de : Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement
Date et Lieu : 26 mars 2026 à Tours (France)

  1. Contexte

À la suite de la Déclaration de Politique Générale du Gouvernement présentée le 25 mars 2026, il convient de saluer les avancées significatives enregistrées dans le secteur du numérique en Guinée.

Parmi les réalisations majeures :

  • le déploiement de plus de 12 000 km de fibre optique,
  • la mise en service d’un datacenter de standard international,
  • l’ambition d’une couverture numérique de 95 % à l’horizon 2040.

Ces investissements traduisent une volonté affirmée de l’État de faire du numérique un pilier de la transformation économique et de la souveraineté nationale.

  1. Problématique stratégique

Malgré ces progrès structurants, un défi central demeure :

l’accès effectif des citoyens, des entreprises et des administrations à un internet haut débit de qualité reste encore limité.

Ce constat met en évidence un décalage entre :

  • les infrastructures nationales de transport (backbone),
  • et les réseaux de desserte finale permettant l’accès direct des usagers.

Sans une accélération de cette dernière étape, les investissements déjà réalisés risquent de ne pas produire leur plein impact économique et social.

  1. État des lieux synthétique

3.1. Atouts existants

  • Connectivité internationale assurée (câble sous-marin)
  • Backbone national étendu et opérationnel
  • Initiatives en cours dans les zones urbaines

3.2. Contraintes persistantes

  • Accès encore limité des ménages et des PME à la fibre optique
  • Déploiement progressif et peu lisible des réseaux métropolitains
  • Coût de l’internet relativement élevé
  • Qualité de service perçue comme insuffisante
  • Chaîne de valeur numérique incomplète
  1. Rôle structurant de la Guinéenne de la Fibre Optique (GFO)

La création de la GFO par Mouna Group et la société nationale d’électricité (EDG) constitue une initiative stratégique majeure pour le développement des infrastructures métropolitaines.

Toutefois, cette dynamique reste aujourd’hui en phase de montée en puissance, caractérisée par :

  • un déploiement progressif des réseaux urbains,
  • une visibilité encore limitée sur les plans de couverture,
  • une coordination perfectible avec les autres acteurs du secteur.

Un renforcement de la planification, de la coordination nationale et de la communication stratégique apparaît ainsi déterminant pour maximiser l’impact de cet outil.

  1. Enjeu national

Le défi pour la Guinée peut être clairement formulé :

Transformer une infrastructure nationale existante en un service accessible, abordable et de qualité pour tous.

Cela suppose de compléter efficacement la chaîne de valeur :

Connectivité internationale → Backbone national → Réseaux métropolitains → FTTH → Utilisateurs finaux

  1. Proposition : un Plan National FTTH (2026–2035)

Afin de répondre à cet enjeu, la mise en œuvre d’un Plan National FTTH est proposée, avec pour objectif d’accélérer l’accès universel à la fibre optique.

  1. Axes prioritaires d’intervention

7.1. Accélération des réseaux métropolitains

  • Renforcement des capacités opérationnelles de la GFO
  • Élaboration d’un schéma directeur national
  • Définition d’une feuille de route territorialisée
  • Priorisation des zones stratégiques : Conakry, capitales régionales, pôles économiques

7.2. Déploiement progressif du FTTH

  • Extension vers les ménages, entreprises et administrations
  • Approche par phases ciblant les zones à forte densité
  • Recherche d’un équilibre entre rentabilité et inclusion

7.3. Promotion d’un modèle d’infrastructure ouverte (Open Access)

  • Mutualisation des réseaux
  • Accès équitable pour les opérateurs
  • Optimisation des investissements publics et privés

7.4. Amélioration de l’accessibilité économique

  • Encouragement à la baisse des tarifs
  • Développement d’offres adaptées aux ménages et PME
  • Renforcement de la concurrence

7.5. Renforcement de la qualité de service

  • Définition d’indicateurs de performance
  • Suivi renforcé par le régulateur
  • Amélioration de l’expérience utilisateur

7.6. Mobilisation des financements

  • Développement de partenariats public-privé (PPP)
  • Activation des mécanismes de financement du service universel
  • Mise en place d’incitations fiscales ciblées
  1. Impacts attendus

La mise en œuvre de cette stratégie permettra :

  • une meilleure valorisation des infrastructures existantes
  • un accès élargi à l’internet haut débit
  • une réduction progressive des coûts
  • une amélioration significative de la qualité de service
  • une accélération de la transformation numérique
  • un renforcement de l’attractivité économique du pays
  1. Conclusion

La Guinée dispose aujourd’hui des fondations nécessaires à son développement numérique.

L’enjeu n’est plus de construire uniquement des infrastructures, mais de garantir leur appropriation effective par les citoyens et les acteurs économiques.

Il s’agit désormais de transformer cet acquis stratégique en un levier concret de croissance inclusive, d’innovation et de compétitivité.

  1. Recommandation

Il est respectueusement recommandé de :

  • ériger le déploiement du FTTH en priorité nationale,
  • renforcer le rôle structurant de la GFO dans une logique de coordination,
  • accélérer la mise en œuvre d’un accès universel, abordable et de qualité à l’internet haut débit en Guinée.

 

Respectueusement soumis à votre haute attention.

 

Karano DIABY
Ingénieur en Télécommunications
Expert en infrastructures numériques
karamodiaby@gmail.com

 

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Internet en Guinée : entre réformes structurelles et attentes citoyennes, la ministre Rose Pola Pricemou clarifie sa position https://planete7.info/internet-en-guinee-entre-reformes-structurelles-et-attentes-citoyennes-la-ministre-rose-pola-pricemou-clarifie-sa-position/ Sun, 11 Jan 2026 18:27:32 +0000 https://planete7.info/?p=50399 Face aux réactions suscitées par ses propos sur le coût de l’Internet en Guinée, la ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique s’adresse aux citoyens pour réaffirmer que l’Internet est un besoin vital, défendre les réformes engagées depuis 2021 et reconnaître les défis persistants dans l’accès à une connexion abordable et équitable pour […]]]>

Face aux réactions suscitées par ses propos sur le coût de l’Internet en Guinée, la ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique s’adresse aux citoyens pour réaffirmer que l’Internet est un besoin vital, défendre les réformes engagées depuis 2021 et reconnaître les défis persistants dans l’accès à une connexion abordable et équitable pour tous.

Message ci dessous :

𝗖𝗵𝗲𝗿𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝘁𝗿𝗶𝗼𝘁𝗲𝘀,

Je tiens aujourd’hui à m’adresser à vous.

Depuis quelques jours, un extrait de mon intervention sur la question du coût de l’Internet en Guinée suscite de nombreuses réactions. Je les lis. Je les vois. Et je comprends ce qu’elles traduisent.

L’Internet n’est plus un luxe. C’est devenu un besoin vital : pour travailler, apprendre, entreprendre et rester connectés au monde. Je sais combien l’accès à une connexion Internet stable et abordable compte dans notre quotidien, pour les familles, les jeunes, les entrepreneurs, les étudiants.

Mon propos s’inscrivait dans le cadre du bilan 2025, où je présentais le travail engagé pour transformer en profondeur notre secteur numérique. En évoquant le positionnement de la Guinée, la référence est faite à des indicateurs économiques internationaux qui prennent en compte le coût de l’Internet rapporté au PIB par habitant. Dans le contexte du rebasage de notre PIB en 2025, notre pays se situe aujourd’hui dans une dynamique plus compétitive au sein de la sous-région.

Mais je tiens à le souligner : un indicateur ne remplace jamais ce que vous vivez chaque jour.

Conformément à la vision portée par le Chef de l’État, l’année 2025 a été marquée par des réformes importantes et des investissements lourds pour poser des bases solides : le déploiement de 12 000 km de fibre optique, la multiplication par quatre de la capacité du backbone national, le renforcement de l’interconnexion sous-régionale, et d’autres infrastructures structurantes dont le lancement de notre Datacenter national et l’opérationnalisation du point d’échange et du nom de domaine .GN. Ces efforts ont déjà permis d’enregistrer une baisse d’environ 25 % du coût de l’Internet cette année, et près de 50 % entre 2021 et 2025 du coût de gros. Ce sont des avancées réelles. Mais je sais aussi que leurs effets ne se ressentent pas encore partout avec la même intensité.

Au-delà des infrastructures, ce travail vise avant tout l’impact.

Aujourd’hui, plus de 10 000 personnes ont été formées aux usages du numérique. L’interconnexion des universités progresse avec le projet Univ Connect, bénéficiant à plus de 80 000 étudiants, enseignants et chercheurs. 585 écoles primaires ont été connectées à Internet via le projet GIGA, avec l’ambition d’atteindre 2 200 écoles en 2026 pour plus de 900 000 bénéficiaires. Des hubs numériques sont déployés dans nos régions, avec 20 autres en construction, créant des espaces d’apprentissage pour la jeunesse. Plus de 4 millions de dollars ont été mobilisés pour soutenir l’entrepreneuriat technologique.

Parallèlement, la Guinée affirme désormais sa place sur la scène technologique africaine et internationale, avec des reconnaissances historiques qui témoignent du chemin parcouru.

Je suis pleinement consciente que des défis demeurent. Et je comprends l’impatience. Parce que derrière ces chiffres, il y a vos usages, vos activités, vos projets, vos frustrations parfois.

Mon engagement est clair : continuer à travailler, sans relâche, avec les équipes du ministère et l’ensemble du Gouvernement, pour que les efforts engagés se traduisent concrètement dans notre quotidien.

Je vous lis. Je vous entends. Et je reste profondément engagée à servir cette ambition : bâtir un secteur des télécommunications performant, au service de tous les Guinéens.

𝗥𝗼𝘀𝗲 𝗣𝗼𝗹𝗮 𝗣𝗿𝗶𝗰𝗲𝗺𝗼𝘂

Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie Numérique

 

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Le secteur numérique en Guinée : Entre avancées notables et défis persistants https://planete7.info/le-secteur-numerique-en-guinee-entre-avancees-notables-et-defis-persistants/ Fri, 21 Feb 2025 21:09:01 +0000 https://planete7.info/?p=38532 Lors de la deuxième journée du Forum économique d’Émergence en Guinée (FEEM), Mamy Diaby, PDG de HA2M TECHNOLOGIES et ancien Directeur Général de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT), a dressé un état des lieux du secteur numérique en Guinée. Il a mis en lumière les progrès réalisés tout en pointant du doigt […]]]>

Lors de la deuxième journée du Forum économique d’Émergence en Guinée (FEEM), Mamy Diaby, PDG de HA2M TECHNOLOGIES et ancien Directeur Général de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT), a dressé un état des lieux du secteur numérique en Guinée. Il a mis en lumière les progrès réalisés tout en pointant du doigt les obstacles qui entravent encore le plein essor du numérique dans le pays.

Mamy Diaby a souligné les avancées remarquables effectuées ces dernières années, notamment en matière d’accessibilité à Internet. « Il y a seulement 15 à 20 ans, la Guinée ne comptait que 42 000 internautes. Aujourd’hui, plus de 50 % de la population a accès à Internet », a-t-il rappelé. Ce bond spectaculaire a été rendu possible grâce à des investissements massifs dans les infrastructures télécoms, notamment le déploiement de câbles sous-marins et l’expansion du réseau de fibre optique.

La modernisation des infrastructures a transformé le quotidien des Guinéens. « Il y a dix ou vingt ans, qui aurait imaginé qu’on pourrait envoyer de l’argent instantanément d’un téléphone à Conakry à un parent à Dabola ? Aujourd’hui, c’est une réalité », a illustré Diaby, mettant en exergue l’impact tangible du numérique sur les services financiers et la vie quotidienne.

L’une des transformations majeures a été la transition du faisceau hertzien vers la fibre optique. « Autrefois, nous dépendions des faisceaux hertziens, très vulnérables aux conditions climatiques. Désormais, avec la fibre optique, nous disposons d’une technologie stable et performante qui garantit une connectivité fiable et rapide », a expliqué le PDG de HA2M TECHNOLOGIES. Cette transition a contribué à une augmentation spectaculaire du taux de pénétration d’Internet, passé de 0,1 % à 50 % en une quinzaine d’années.

Malgré ces progrès, le secteur numérique en Guinée reste confronté à des défis majeurs. Mamy Diaby a pointé du doigt l’absence d’une vision politique claire et ambitieuse pour le développement du numérique. « On ne peut pas construire un secteur numérique performant sans une stratégie étatique cohérente et de long terme », a-t-il insisté.

Un autre obstacle de taille concerne le rapatriement du point GN, qui n’a toujours pas été concrétisé par le gouvernement. « Il est inconcevable que la Guinée ne dispose toujours pas de son propre point GN. Cela pose un problème majeur en termes de souveraineté numérique », a-t-il déploré.

En outre, le manque de compétition dans le secteur constitue un frein à l’innovation et à la réduction des coûts pour les consommateurs. « Il est alarmant qu’un seul acteur économique domine le marché du numérique. Le monopole nuit à la compétitivité et à la qualité des services », a-t-il averti.

Face à ces défis, Mamy Diaby plaide pour une action concertée entre l’État, le secteur privé et les acteurs technologiques afin d’insuffler une nouvelle dynamique au numérique guinéen. Il estime que des mesures urgentes doivent être prises pour renforcer la gouvernance du secteur, encourager l’investissement dans les infrastructures et favoriser l’émergence d’acteurs nationaux capables de rivaliser sur le marché.

« Si la Guinée parvient à lever ces obstacles, elle pourra pleinement exploiter le potentiel de l’innovation numérique et offrir à ses citoyens un avenir connecté et prospère », a conclu le PDG de HA2M TECHNOLOGIES.

Le secteur numérique en Guinée est à la croisée des chemins : riche en opportunités, mais confronté à des défis structurels majeurs. L’heure est venue d’agir pour transformer ces avancées en un véritable levier de développement économique et social.

Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info 

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