Etat Guinéen – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Thu, 06 Aug 2026 11:18:16 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Etat Guinéen – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Convention minière avec Nimba Mining Company : Djiba Diakité évoque un tournant historique pour la souveraineté minière de la Guinée https://planete7.info/convention-miniere-avec-nimba-mining-company-djiba-diakite-evoque-un-tournant-historique-pour-la-souverainete-miniere-de-la-guinee/ Thu, 06 Aug 2026 11:16:27 +0000 https://planete7.info/?p=61014 La signature de la première convention minière entre l’État guinéen et Nimba Mining Company (NMC), société détenue à 100 % par l’État, marque une étape inédite dans l’histoire du secteur extractif national. Présent à la cérémonie, le ministre Directeur de Cabinet de la Présidence de la République et président du Comité stratégique de Simandou, Djiba […]]]>

La signature de la première convention minière entre l’État guinéen et Nimba Mining Company (NMC), société détenue à 100 % par l’État, marque une étape inédite dans l’histoire du secteur extractif national. Présent à la cérémonie, le ministre Directeur de Cabinet de la Présidence de la République et président du Comité stratégique de Simandou, Djiba Diakité, a salué un « moment historique » qui ouvre la voie à une nouvelle ère de souveraineté minière et de valorisation des ressources naturelles du pays.

Prenant la parole à l’occasion de cette signature, Djiba Diakité a rappelé le caractère exceptionnel de cette convention, qu’il présente comme la toute première conclue depuis l’indépendance de la Guinée avec une entreprise entièrement détenue par l’État.

« C’est la première convention minière de la République de Guinée depuis notre indépendance avec une société détenue à 100 % par l’État guinéen. Pour la première fois de son histoire, la Guinée est désormais en mesure d’exploiter elle-même son minerai de bauxite et d’en assurer la commercialisation sur les marchés internationaux », a-t-il déclaré.

Au-delà de l’exploitation et de la commercialisation de la bauxite, le ministre Directeur de Cabinet a réaffirmé l’ambition des autorités de développer une véritable industrie de transformation locale. Selon lui, l’objectif est de franchir progressivement les différentes étapes de la chaîne de valeur, en commençant par la production d’alumine avant d’aboutir, à terme, à la fabrication d’aluminium sur le territoire national grâce à Nimba Mining Company et aux autres entreprises publiques du secteur.

Djiba Diakité a également souligné que cette convention établit un cadre durable pour le développement de NMC, tout en accordant une place centrale au contenu local, à la formation des compétences nationales, à la création d’emplois, au développement des communautés et à la transparence dans la gestion des ressources minières.

À cette occasion, il a rendu hommage aux membres du Comité stratégique de Simandou, aux membres du Gouvernement, aux partenaires industriels ainsi qu’aux équipes techniques qui ont contribué à l’aboutissement des négociations ayant conduit à la signature de cette convention.

Tout en saluant cette avancée, le président du Comité stratégique de Simandou a insisté sur la nécessité de transformer rapidement cet engagement en résultats concrets. Pour lui, cette signature ne constitue pas un aboutissement, mais le point de départ d’une nouvelle phase de mise en œuvre.

« Les attentes du Président de la République sont élevées. Nous devons accélérer l’exécution des engagements pris et produire des résultats à la hauteur des ambitions de notre pays, conformément à la vision du programme Simandou 2040 », a-t-il affirmé.

Estimant que les progrès réalisés en quelques mois démontrent la capacité de la Guinée à concrétiser des projets d’envergure, Djiba Diakité a conclu en appelant l’ensemble des acteurs à poursuivre leurs efforts avec méthode, engagement et patriotisme afin de faire de cette convention un levier majeur de la transformation économique et industrielle du pays.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Reprise de MTN par l’État guinéen : les clés d’une relance durable selon l’ingénieur télécom Karano Diaby https://planete7.info/reprise-de-mtn-par-letat-guineen-les-cles-dune-relance-durable-selon-lingenieur-telecom-karano-diaby/ Mon, 15 Dec 2025 00:42:49 +0000 https://planete7.info/?p=49445 La reprise à 100 % de l’opérateur MTN par l’État guinéen marque un tournant majeur dans le secteur des télécommunications en Guinée. Pour décrypter les enjeux, les opportunités et les défis de cette décision stratégique, nous avons interrogé Karano Diaby, ingénieur télécom, expert en réseaux de télécommunications et chargé d’affaires fibre optique en France. Analyse […]]]>

La reprise à 100 % de l’opérateur MTN par l’État guinéen marque un tournant majeur dans le secteur des télécommunications en Guinée. Pour décrypter les enjeux, les opportunités et les défis de cette décision stratégique, nous avons interrogé Karano Diaby, ingénieur télécom, expert en réseaux de télécommunications et chargé d’affaires fibre optique en France. Analyse d’une nationalisation qui pourrait redessiner le paysage numérique guinéen.

Pour Karano Diaby, la reprise de MTN par l’État guinéen est avant tout une initiative salutaire. Elle permet non seulement de préserver des milliers d’emplois directs et indirects, mais aussi de maintenir l’activité des nombreuses entreprises sous-traitantes qui gravitent autour de l’opérateur.

« En tant que citoyen et professionnel du secteur, je suis reconnaissant. Cette décision évite la disparition d’un acteur majeur et protège un écosystème essentiel à l’économie nationale », affirme-t-il, saluant l’engagement du gouvernement.

Sur le plan des usages, cette reprise pourrait profondément bénéficier aux consommateurs. Selon l’ingénieur télécom, la pérennisation de MTN comme opérateur public solide renforcera la concurrence sur le marché.

« MTN pourra s’imposer comme un acteur clé, capable d’influencer positivement les coûts des services. Cela obligera les autres opérateurs à innover, à améliorer la qualité de leurs offres et à revoir leurs tarifs », explique-t-il.

Baisse des prix, amélioration de la qualité de service, diversification des solutions numériques et internet plus accessible : autant d’avantages attendus pour les usagers, à condition que l’entreprise soit gérée avec rigueur et vision.

Si l’acquisition est une étape importante, Karano Diaby insiste sur le fait que le véritable défi commence maintenant. Pour réussir, l’État guinéen devra rompre avec les pratiques du passé.

Il préconise une structuration claire, assortie d’objectifs chiffrés et de délais précis, ainsi qu’une fusion stratégique entre MTN et Guinée Télécom, qualifiée de « gouffre financier » après des dizaines de millions de dollars investis sans résultats probants.

Autre point crucial : la gouvernance.

« Il faut impérativement éviter les nominations à forte influence politique. Le secteur a besoin de compétences, pas de cadres politisés. Une équipe technique, compétente et orientée résultats est indispensable », souligne-t-il.

Pour assurer la durabilité financière de MTN, Karano Diaby propose d’accorder à l’opérateur un monopole partiel sur certains services à forte valeur ajoutée, notamment la digitalisation des services publics.

Il estime également que la gestion du réseau national de fibre optique devrait être confiée à MTN, avec un accès équitable pour les autres opérateurs. Une mesure qui permettrait d’accélérer le développement des infrastructures numériques, aujourd’hui freiné par un manque de moyens et d’expertise.

L’ingénieur télécom dessine une stratégie claire :

  • À court terme, finaliser les décrets et procédures administratives, mobiliser les ressources financières et mettre en place un recrutement strict basé sur la compétence.
  • À moyen terme, déployer un plan opérationnel pluriannuel : modernisation des équipements, extension de la couverture réseau, diversification des services et repositionnement marketing, avec une ambition de fournisseur d’accès Internet.
  • À long terme, faire de MTN le pilier du numérique guinéen, avec le déploiement de la 5G sur l’ensemble du territoire et la gestion du réseau métropolitain national de fibre optique.

En conclusion, Karano Diaby appelle l’État guinéen à tirer les leçons de l’échec de Guinée Télécom.

« La réussite de MTN dépendra de la qualité des hommes et des femmes qui la dirigent, mais aussi de la capacité de l’État à leur donner les moyens d’agir, sans ingérence », insiste-t-il.

Il recommande enfin la mise en place d’un contrat de performance entre l’État et la direction générale, assorti d’un contrôle rigoureux des engagements.

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Rachat des parts de la société MTN par l’Etat guinéen: Halte à la désinformation! https://planete7.info/rachat-des-parts-de-la-societe-mtn-par-letat-guineen-halte-a-la-desinformation/ Mon, 20 Jan 2025 00:23:25 +0000 https://planete7.info/?p=37139 Il nous a été donné de constater de la désinformation et des fausses rumeurs à caractère malveillant visant l’opération réussie par l’Etat guinéen du rachat des parts de la société MTN dans Areeba. Cette désinformation et ces rumeurs sont alimentées par un blog non officiel, tenu par de jeunes étudiants nigérians et africains basés à […]]]>

Il nous a été donné de constater de la désinformation et des fausses rumeurs à caractère malveillant visant l’opération réussie par l’Etat guinéen du rachat des parts de la société MTN dans Areeba.

Cette désinformation et ces rumeurs sont alimentées par un blog non officiel, tenu par de jeunes étudiants nigérians et africains basés à Londres.

𝐋𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐭𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐜𝐥𝐚𝐢𝐫𝐬 𝐞𝐭 𝐢𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐬𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬. L’État guinéen a pris ses responsabilités en date du 𝟑𝟎 𝐝é𝐜𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟒, en rachetant la totalité des 𝟕𝟓 % 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐬 𝐝𝐮 𝐆𝐫𝐨𝐮𝐩𝐞 𝐌𝐓𝐍 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐀𝐫𝐞𝐞𝐛𝐚 𝐆𝐮𝐢𝐧é𝐞 𝐒.𝐀. Cette acquisition marque un tournant stratégique dans la souveraineté numérique de notre pays.

Au lieu de s’appuyer sur des blogs non vérifiés, il est essentiel de consulter des sources crédibles et officielles. À ce jour, le site officiel du supposé acquéreur, Telecel Group, ne mentionne aucunement cette acquisition. Rappelons qu’après l’acquisition en Guinée-Bissau, une communication officielle conjointe avait été diffusée par les Groupes MTN et Telecel, comme en témoignent ces liens :

• 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮é 𝐝𝐞 𝐌𝐓𝐍: https://lnkd.in/esrsK4DE
• 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮é 𝐝𝐞 𝐓𝐞𝐥𝐞𝐜𝐞𝐥: https://lnkd.in/e3cehAck

En revanche, en ce qui concerne la Guinée, 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐨𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥’E𝐭𝐚𝐭 𝐠𝐮𝐢𝐧é𝐞𝐧 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐆𝐫𝐨𝐮𝐩𝐞 𝐌𝐓𝐍 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐬𝐚𝐧𝐬 é𝐪𝐮𝐢𝐯𝐨𝐪𝐮𝐞.

• 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮é 𝐝𝐞 𝐌𝐓𝐍: https://lnkd.in/eCz7GYBe
• 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮é 𝐝𝐮 𝐆𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐠𝐮𝐢𝐧é𝐞𝐧 : https://lnkd.in/ezG7F9kP

Ces déclarations confirment que 𝐥’𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐠𝐮𝐢𝐧é𝐞𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐝é𝐬𝐨𝐫𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐝é𝐭𝐞𝐧𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝟖𝟕,𝟓 % 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐌𝐓𝐍 𝐆𝐮𝐢𝐧é𝐞.

Il est crucial de ne pas céder aux rumeurs et à la manipulation des faits. Ces fausses informations ne visent qu’à ternir les efforts réels et tangibles du Gouvernement guinéen.

L’État guinéen continue de renforcer la souveraineté numérique du pays pour l’intérêt de tous les citoyens. Toute autre version des faits est pure spéculation dénuée de fondement.

 

Rose Pola Pricemou, MPTEN

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 Nationalisation des actions de MTN par l’État guinéen : Un tournant économique majeur https://planete7.info/nationalisation-des-actions-de-mtn-par-letat-guineen-un-tournant-economique-majeur/ Wed, 01 Jan 2025 14:05:23 +0000 https://planete7.info/?p=36488 Le 30 décembre 2024 restera une date charnière dans l’histoire économique récente de la Guinée. Selon des informations rapportées par Le Renifleur 224, l’État guinéen a pris la décision audacieuse de nationaliser les actions de la société de télécommunications MTN. Cette mesure, bien que surprenante, s’inscrit dans une logique de redéfinition du rôle de l’État […]]]>

Le 30 décembre 2024 restera une date charnière dans l’histoire économique récente de la Guinée. Selon des informations rapportées par Le Renifleur 224, l’État guinéen a pris la décision audacieuse de nationaliser les actions de la société de télécommunications MTN. Cette mesure, bien que surprenante, s’inscrit dans une logique de redéfinition du rôle de l’État dans le contrôle des secteurs stratégiques de l’économie.

I. Contexte et justification

MTN est l’un des principaux opérateurs de télécommunications en Guinée et fait partie du groupe sud-africain MTN Group, actif dans plusieurs pays africains. Depuis des années, cette entreprise occupe une position dominante sur le marché guinéen des télécommunications, un secteur stratégique pour le développement économique et technologique du pays.

La décision de nationalisation semble motivée par plusieurs facteurs. En premier lieu, le gouvernement a manifesté une volonté accrue de renforcer la souveraineté économique et de s’assurer que les ressources générées par des secteurs clés profitent pleinement à l’économie locale. En second lieu, cette initiative pourrait être perçue comme une réponse à des critiques émanant de la société civile, accusant certaines multinationales de ne pas contribuer suffisamment au développement économique du pays. Enfin, elle pourrait également refléter un désir de rééquilibrer les rapports de force entre les opérateurs privés et l’État, en assurant une répartition plus équitable des bénéfices issus de l’exploitation du marché des télécommunications.

II. Modalités de mise en œuvre

Les détails précis de cette opération de nationalisation demeurent flous, notamment en ce qui concerne les modalités de compensation des actionnaires. Dans le cadre d’une nationalisation, l’État est généralement tenu d’offrir une compensation juste et équitable, conformément aux normes internationales. Cependant, l’absence de transparence sur ces aspects suscite des interrogations parmi les observateurs et les investisseurs.

La manière dont cette décision a été communiquée est également sujette à discussion. Une annonce soudaine, sans consultation préalable des parties prenantes, peut engendrer un climat de méfiance. De plus, des interrogations subsistent quant à la capacité de l’État guinéen à mobiliser les ressources financières nécessaires pour indemniser les actionnaires et investir dans l’amélioration des infrastructures et services de télécommunications.

III. Une tendance continentale

La décision de la Guinée s’inscrit dans une tendance plus large observée dans plusieurs pays africains, où les gouvernements cherchent à accroître leur participation dans des secteurs stratégiques tels que les mines, les hydrocarbures et les télécommunications. L’objectif est de maximiser les retombées économiques pour les populations locales tout en réduisant la dépendance vis-à-vis des capitaux étrangers.

Cependant, ces initiatives ne sont pas sans risques. Elles peuvent créer des tensions avec les investisseurs étrangers et les pays d’origine des entreprises concernées. De plus, elles risquent d’entraîner une perception d’instabilité dans le climat des affaires, dissuadant ainsi de futurs investissements. Les précédents observés dans d’autres pays africains montrent que la réussite de telles mesures dépend fortement de la qualité de la gouvernance et de la capacité des États à éviter les écueils liés à la mauvaise gestion.

IV. Implications économiques et diplomatiques

La nationalisation d’entreprises privées, bien qu’elle permette à l’État d’augmenter son contrôle sur les secteurs stratégiques, soulève des enjeux complexes. Sur le plan économique, elle peut renforcer les recettes publiques à court terme, mais pose la question de la capacité de l’État à gérer efficacement ces entreprises. Une gestion inefficace pourrait non seulement entraîner une baisse de la qualité des services offerts, mais également alourdir le fardeau financier de l’État.

Sur le plan diplomatique, elle peut engendrer des tensions avec les gouvernements et les institutions financières internationales, susceptibles de voir cette décision comme une remise en cause des principes de libre marché. Ces institutions, souvent impliquées dans le financement de projets de développement, pourraient revoir leurs engagements si elles perçoivent la Guinée comme un environnement moins favorable aux investissements.

V. Perspectives

Pour que cette mesure soit couronnée de succès, il est impératif que l’État guinéen adopte une gestion transparente et efficace des actions récupérées. Une stratégie claire visant à réinvestir les bénéfices dans des projets de développement et à élargir l’accès aux services de télécommunications pour les populations rurales pourrait contribuer à renforcer le soutien national à cette décision.

De plus, l’État devra s’efforcer de rétablir la confiance des investisseurs en mettant en place un cadre réglementaire stable et en garantissant le respect des droits des actionnaires. La collaboration avec des partenaires techniques et financiers expérimentés pourrait également aider à améliorer les performances de l’entreprise sous gestion publique.

Enfin, il serait judicieux de lancer une campagne de communication pour expliquer les raisons de cette nationalisation et rassurer les différents acteurs concernés, qu’il s’agisse des citoyens, des investisseurs ou des partenaires internationaux. Une telle démarche contribuerait à limiter les effets négatifs de cette mesure sur l’image du pays.

Conclusion

La nationalisation des actions de MTN par l’État guinéen représente un tournant économique et politique majeur. Bien que cette mesure puisse potentiellement renforcer la souveraineté économique du pays, elle soulève également des questions sur son impact à long terme sur l’économie et les relations internationales. La manière dont l’État gèrera cette transition sera cruciale pour déterminer si cette initiative deviendra un modèle de succès ou un précédent controversé.

En fin de compte, ce choix audacieux reflète une volonté de l’État guinéen de prendre en main son destin économique. Cependant, il s’agit d’un pari risqué, dont les conséquences dépendront largement de la capacité des autorités à concilier ambition nationale et exigences de la gestion moderne.

 

Lancine Doumbouya

Consultant – Auteur

Fondateur – Associé-Gérant de BALIMANA CONSULTING & INVESTMENT SARL

+212623569895

lancinebalimanadoumbouya.lbd@gmail.com

 

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Sécurité sociale et monde professionnel en République de Guinée (par Bhoye GOUMBA) https://planete7.info/securite-sociale-et-monde-professionnel-en-republique-de-guinee-par-bhoye-goumba/ https://planete7.info/securite-sociale-et-monde-professionnel-en-republique-de-guinee-par-bhoye-goumba/#respond Wed, 01 Feb 2023 13:59:27 +0000 https://planete7.info/?p=18546 La sécurité sociale qui est un ensemble de prestations accordées aux travailleurs et à leurs familles pour les protéger en cas de perte, de réduction sensible de leur revenu, d’augmentation de leurs charges, consécutive à la présence d’enfants à charge, est consacrée par la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, le statut général […]]]>

La sécurité sociale qui est un ensemble de prestations accordées aux travailleurs et à leurs familles pour les protéger en cas de perte, de réduction sensible de leur revenu, d’augmentation de leurs charges, consécutive à la présence d’enfants à charge, est consacrée par la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, le statut général de la fonction publique et le code du travail en vigueur en République de Guinée.

L’État guinéen dans sa mission de protection des fonctionnaires, des travailleurs du secteur privé et parapublic ainsi que leurs familles des risques sociaux, a créé deux (2) Institutions de Sécurité Sociale qui sont : la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS). Elles ont pour rôle de prévenir les risques et de les réparer en cas de survenance. Toutes deux, elles gèrent les branches de sécurité sociale suivantes :

  • L’assurance maladie : pour la prise en charge de leurs frais médicaux et pharmaceutiques en cas de maladie ;
  • Les risques professionnels : pour les protéger du risque des maladies professionnelles et des accidents du travail ;
  • Les prestations familiales : pour les allocations familiales et les indemnités journalières des femmes salariées ;
  • L’assurance vieillesse : pour leur accorder un revenu de remplacement quand ils seront à la retraite, et une réversion à leur famille en cas de décès du retraité.

Pour avoir droit à ces prestations sociales, l’employeur qu’il soit l’État, un employeur personne morale ou physique, a l’obligation de déclarer tous ses employés à l’organisme de sécurité social auquel il est assujetti. Cette déclaration est un devoir pour lui, car la sécurité sociale est un droit pour les salariés quel que soit le statut de leur contrat : CDI, CDD à terme précis ou imprécis, contrat de travail temporaire, contrat de travail à temps partiel, contrat de travail journalier, stage avec prime … En ce qui concerne les stagiaires, possibilité est donnée à l’employeur de les déclarer seulement pour les risques professionnels, car tout travail est exposé aux accidents du travail.

Pour les travailleurs du secteur privé et parapublic qui sont assujettis au régime de sécurité sociale géré par la CNSS, le taux de cotisation sociale est de 23 % du salaire soumis à cotisation avec un plancher égal au SMIG

(550 000) et un plafond égal à 2 500 000 GNF : 18 % part patronale et 5% part salariale chaque mois.

Il est important de noter que tout travailleur qui exerce une activité sous l’autorité d’un employeur en contrepartie d’une rémunération, doit être déclaré à la CNSS afin de bénéficier d’une couverture sociale. Cela ne relève donc pas de la volonté de l’employeur, mais d’une exigence des lois de la République. Que ce soit les travailleurs gens de maison (servantes, gardiens, jardiniers, chauffeurs…), les journaliers, les pompistes, les travailleurs dans les pharmacies, les enseignants du privé, les journalistes … tous ont droit à la sécurité sociale, et par conséquent, ils doivent être tous déclarés à la CNSS.

Pour le cas des fonctionnaires et agents de l’État, ils sont assujettis à la CNPS qui est le résultat de la fusion de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale des Agents de l’État (CNPSAE) et de l’Institut National d’Assurance Maladie Obligatoire (INAMO) ; et ont droit à toutes les prestations sociales cités ci-haut.

La sécurité sociale étant contributive, à l’image des travailleurs du secteur privé et parapublic, ils doivent eux aussi participer au financement de leur régime de sécurité sociale. Chose qui n’est pas effective actuellement, mais qui ne va pas tarder à venir ; car, la direction générale de la CNPS a déjà engagé un cabinet pour la rédaction d’un code de prévoyance sociale qui prendra en compte tous les aspects qui permettront de mettre en place un régime de sécurité sociale pérenne.

Certes les textes qui régissent la sécurité sociale en République de Guinée prennent en compte plusieurs aspects de la prévention et de la réparation des risques sociaux, mais il faut reconnaître qu’il y a du chemin pour que les guinéens bénéficient tous de la protection sociale ; ne-serait-ce que de la Couverture Maladie Universelle (CMU).

 Que chacun y mette du sien donc !

 

Bhoye GOUMBA

Bhoyegoumba@gmail.com 

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