Enseignants – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Sat, 26 Sep 2026 10:35:37 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.6 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Enseignants – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Kindia : les autorités éducatives assurent une rentrée effective le 5 octobre https://planete7.info/kindia-les-autorites-educatives-assurent-une-rentree-effective-le-5-octobre/ Sat, 26 Sep 2026 10:32:34 +0000 https://planete7.info/?p=64801 À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, les autorités éducatives de Kindia multiplient les réunions et les préparatifs pour garantir la reprise effective des cours le 5 octobre. Si la Direction préfectorale de l’éducation (DPE) se veut rassurante, certains établissements signalent encore des difficultés matérielles. À Kindia, l’heure est aux derniers réglages avant la […]]]>

À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, les autorités éducatives de Kindia multiplient les réunions et les préparatifs pour garantir la reprise effective des cours le 5 octobre. Si la Direction préfectorale de l’éducation (DPE) se veut rassurante, certains établissements signalent encore des difficultés matérielles.

À Kindia, l’heure est aux derniers réglages avant la rentrée scolaire 2026-2027. À moins de deux semaines de la reprise des cours, la Direction préfectorale de l’éducation (DPE) a réuni les principaux acteurs du système éducatif afin de faire le point sur les préparatifs et de rappeler les orientations contenues dans la lettre directive du ministère de l’Éducation nationale.

Chefs d’établissement, directeurs d’écoles, délégués scolaires de l’enseignement élémentaire, représentants des Associations de parents et amis de l’école (APAE) ainsi que des organisations syndicales ont pris part à cette rencontre. Au centre des échanges : les dispositions pédagogiques, administratives et matérielles à prendre pour assurer une rentrée massive, effective et apaisée.

Pour Arabé Condé, directrice préfectorale de l’éducation de Kindia, l’objectif est de mobiliser l’ensemble des acteurs autour d’une préparation rigoureuse.

« Vous savez, l’éducation, c’est de la routine, mais chaque année, il y a des nouveautés. Donc, par rapport au contenu de la lettre directive envoyée par le ministère de l’Éducation nationale, nous sommes là pour voir comment le 5 octobre peut réussir avec une rentrée massive, réussie et apaisée. »

La responsable éducative insiste également sur la nécessité de préparer les établissements dans leur ensemble, notamment en matière de propreté et de documents pédagogiques.

Selon la DPE, plusieurs mesures ont déjà été prises pour faciliter la reprise des cours. Les emplois du temps sont disponibles, les élèves admis au Certificat d’études élémentaires (CEE) ont été orientés vers leurs établissements et les effectifs ont fait l’objet d’une rationalisation.

« L’assurance que nous avons à donner aux parents d’élèves, le 5 octobre, les cours démarreront », affirme Arabé Condé. « Au jour d’aujourd’hui, toutes les directions sont prêtes, les emplois du temps sont déjà donnés, les élèves admis au CEE sont déjà envoyés dans les différents établissements et on a rationalisé tous les effectifs dans les différents établissements. »

L’acheminement des fournitures et des manuels scolaires constitue également l’une des priorités des autorités éducatives. La DPE assure que les manuels sont déjà disponibles en quantité et que leur distribution doit se poursuivre dans les prochains jours.

« Nous lançons un appel à tous les parents d’élèves que l’ouverture est assurée le 5. Le 5 octobre, tous les élèves doivent être à l’école massivement, dans les tenues et à l’heure », insiste la directrice préfectorale de l’éducation.

Dans les établissements scolaires, les responsables affirment également se préparer à accueillir les élèves. Au lycée Senghor, le proviseur Mamadou Moussa Baldé estime que la rencontre organisée par la DPE a permis de mieux cerner les orientations pour cette nouvelle année scolaire.

« La rencontre nous a tellement édifiés par rapport à la rentrée scolaire 2026-2027 », explique-t-il. Selon lui, la lecture de la lettre directive du ministère a permis aux responsables présents de mieux comprendre les mesures à mettre en œuvre avant l’ouverture des classes.

Au sein de son établissement, les préparatifs se poursuivent afin que les conditions soient réunies dès le 5 octobre.

Mais derrière cette volonté de garantir une rentrée effective, certaines difficultés matérielles demeurent. Le lycée Senghor fait notamment face à l’absence de clôture, une situation qui complique la gestion des élèves au sein de l’établissement.

« Les difficultés que nous avons, c’est peut-être au niveau de l’établissement où nous n’avons pas de clôture pour pouvoir gérer les élèves à l’interne. Et si toutefois les autorités pouvaient nous venir en aide à cela, ça serait salutaire », plaide le proviseur.

Malgré cette difficulté, Mamadou Moussa Baldé assure que les enseignants sont prêts et que l’emploi du temps est déjà disponible.

À quelques jours de l’échéance, les autorités éducatives de Kindia affichent donc leur volonté de tenir le calendrier fixé pour la rentrée scolaire. La mobilisation des responsables d’établissements, des enseignants et des parents d’élèves sera déterminante pour permettre aux élèves de retrouver les salles de classe dès le 5 octobre.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

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Recrutement de 8 000 enseignants : l’intersyndicale dénonce un processus contesté https://planete7.info/recrutement-de-8-000-enseignants-lintersyndicale-denonce-un-processus-conteste/ Mon, 21 Sep 2026 21:26:41 +0000 https://planete7.info/?p=64421 Le recrutement annoncé de 8 000 enseignants à la Fonction publique provoque la colère de l’intersyndicale de l’éducation. Le SNE, le SLECG et la FSPE dénoncent une procédure qu’ils jugent inadaptée et réclament, avant toute nouvelle opération, la prise en compte des anciens enseignants contractuels déjà engagés dans les précédents processus de recrutement. Le ton […]]]>

Le recrutement annoncé de 8 000 enseignants à la Fonction publique provoque la colère de l’intersyndicale de l’éducation. Le SNE, le SLECG et la FSPE dénoncent une procédure qu’ils jugent inadaptée et réclament, avant toute nouvelle opération, la prise en compte des anciens enseignants contractuels déjà engagés dans les précédents processus de recrutement.

Le ton monte dans le secteur éducatif à quelques jours de la rentrée scolaire. Alors que le ministère de l’Emploi et de la Fonction publique a annoncé l’ouverture des inscriptions pour le recrutement de 8 000 enseignants, l’intersyndicale de l’éducation conteste la démarche et demande aux autorités de clarifier la situation des anciens contractuels.

Lors d’un point de presse, le Syndicat national de l’éducation (SNE), le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) et la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE) ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme un « amalgame » dans le processus mis en place par les autorités.

Au cœur de la contestation : le sort des anciens enseignants contractuels ayant déjà participé à de précédentes opérations de recrutement. Selon les responsables syndicaux, plusieurs milliers d’entre eux auraient franchi différentes étapes du processus et rempliraient les conditions requises pour leur engagement à la Fonction publique.

L’intersyndicale évoque notamment plus de 4 000 enseignants concernés. Elle estime que ces derniers ne devraient pas être contraints de reprendre le même processus que les nouveaux candidats, mais plutôt bénéficier de l’application des dispositions prévues dans le protocole d’accord conclu avec le gouvernement.

La secrétaire générale du SLECG, Kadiatou Bah, a vivement réagi à l’ouverture des inscriptions pour le nouveau recrutement, alors que la situation des anciens contractuels reste, selon elle, sans réponse.

« À notre grande surprise, on nous dit que les inscriptions ont déjà commencé dès aujourd’hui. On les met où ? On les met où ? »

Pour la responsable syndicale, les autorités doivent d’abord clarifier la situation des enseignants contractuels concernés par les engagements antérieurs.

Kadiatou Bah appelle également les enseignants à soutenir les revendications de l’intersyndicale et prévient que les syndicats pourraient engager d’autres actions si leurs demandes ne sont pas prises en compte.

« Nous demandons à toutes les enseignantes et à tous les enseignants de Guinée d’accompagner l’intersyndicale de l’éducation jusqu’à ce que ce protocole soit respecté et mis en application. Sinon, nous userons de tous nos moyens. »

La secrétaire générale du SLECG conteste par ailleurs les chiffres qui auraient été avancés par certains responsables concernant le nombre d’anciens contractuels.

« On nous a fait comprendre que des techniciens au niveau du MEPU-A sont allés jusqu’à dire qu’ils ne sont que 200 personnes, alors qu’ils sont des milliers. Ils sont plus de 2 000 personnes. »

Même position du côté du Syndicat national de l’éducation. Son secrétaire général, Michel Pépé Balamou, estime que les enseignants contractuels ayant déjà exercé dans les salles de classe et rempli les conditions d’intégration devraient être prioritairement pris en compte.

« Aujourd’hui, on attend un recrutement de 8 000 enseignants qui, peut-être, n’iront même pas dans les classes, alors qu’il y a plus de 4 000 enseignants contractuels qui ont rempli toutes les conditions pour intégrer la Fonction publique. »

Pour le responsable syndical, l’ouverture d’un nouveau recrutement alors que la situation des anciens contractuels demeure en suspens soulève des interrogations sur la cohérence de la démarche.

Cette nouvelle controverse intervient dans un contexte déjà marqué par les revendications de l’intersyndicale de l’éducation à l’approche de la rentrée scolaire.

Le SNE, le SLECG et la FSPE réclament notamment la prise en compte des enseignants contractuels déjà biométrisés et concernés par les précédents engagements du gouvernement, conformément aux dispositions du protocole d’accord conclu avec les autorités.

Les syndicats préviennent que l’absence de réponse à leurs revendications pourrait affecter le climat de la rentrée scolaire.

Face à cette situation, l’intersyndicale demande au gouvernement de clarifier les modalités du recrutement des 8 000 enseignants et de se prononcer sur le cas des anciens contractuels concernés par les engagements antérieurs.

En attendant une éventuelle réponse des autorités, le SNE, le SLECG et la FSPE maintiennent leur position : ils réclament l’application des engagements pris envers les enseignants contractuels avant la mise en œuvre du nouveau processus de recrutement.

 

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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Rentrée scolaire en Guinée : le SNE, le SLECG et la FSPE menacent de reprendre la grève https://planete7.info/rentree-scolaire-en-guinee-le-sne-le-slecg-et-la-fspe-menacent-de-reprendre-la-greve/ Mon, 21 Sep 2026 17:33:00 +0000 https://planete7.info/?p=64394 À l’approche de la rentrée scolaire, le climat se tend davantage dans le secteur de l’éducation en Guinée. Le Syndicat national de l’éducation (SNE), le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) et la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE) ont, au cours d’un point de presse, mis en garde le gouvernement contre […]]]>

À l’approche de la rentrée scolaire, le climat se tend davantage dans le secteur de l’éducation en Guinée. Le Syndicat national de l’éducation (SNE), le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) et la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE) ont, au cours d’un point de presse, mis en garde le gouvernement contre une éventuelle reprise de la grève si leurs principales revendications ne sont pas satisfaites avant l’ouverture des classes.

Réunis au sein de l’intersyndicale de l’éducation, les trois organisations syndicales réclament notamment le respect des engagements pris par les autorités dans le cadre du protocole d’accord conclu avec le gouvernement. Elles demandent également l’intervention des institutions chargées du dialogue social afin de débloquer plusieurs dossiers qu’elles jugent prioritaires.

Parmi les principales doléances figure le déblocage des salaires d’anciens enseignants, dont certains seraient suspendus depuis 2023. L’intersyndicale réclame également la régularisation administrative des enseignants ayant changé de grade après des formations dans les Écoles normales d’instituteurs (ENI) ou à l’université.

Les syndicats dénoncent notamment la lenteur du traitement de ces dossiers au niveau de la Fonction publique et demandent leur aboutissement dans les meilleurs délais.

Autre point de crispation : la situation des anciens contractuels de l’éducation. L’intersyndicale exige l’application des dispositions prévues dans le protocole d’accord, notamment l’engagement direct des anciens contractuels biométrisés, sans obligation de repasser un concours.

Elle demande également une réévaluation de la situation des anciens contractuels non retenus, en tenant compte de leur expérience acquise en classe. Pour ceux de Conakry, les syndicats réclament l’organisation d’un concours pratique de classe avec un traitement prioritaire, conformément aux engagements pris.

L’intersyndicale dénonce par ailleurs la lenteur des travaux de la commission chargée du suivi des engagements du gouvernement. Selon les syndicats, cette structure travaille depuis plusieurs mois sans parvenir à des résultats concrets sur plusieurs dossiers.

À cela s’ajoute une autre exigence : la signature du statut particulier de l’éducation avant la rentrée scolaire. Les organisations syndicales demandent également la prise en compte de la prime de fonction destinée aux hauts responsables du département de l’Éducation.

Prenant la parole lors du point de presse, le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, a appelé les autorités en charge du dialogue social à intervenir rapidement afin de trouver une issue aux revendications formulées.

« J’invite les autorités chargées du maintien du dialogue social, qui sont responsables de la préservation du climat de paix sociale, à intervenir pour que tous ces points soient satisfaits avant l’ouverture des classes », a-t-il déclaré.

Le responsable syndical a également réagi à l’appel de la ministre de l’Éducation nationale, qui souhaite une rentrée scolaire apaisée. Pour Aboubacar Soumah, la responsabilité de cette situation incombe désormais au gouvernement.

« Lorsque la ministre de l’Éducation nous demande une rentrée paisible, la balle n’est pas dans le camp de l’intersyndicale de l’éducation. Ce n’est pas à nous, c’est au gouvernement, qui est responsable de la préservation de ce climat de paix », a-t-il soutenu.

Le secrétaire général du SLECG est ensuite allé plus loin en évoquant explicitement une possible reprise de la grève.

« Si le gouvernement ne respecte pas ses engagements d’ici l’ouverture des classes, alors il n’y aura pas d’ouverture apaisée. Si nous ne sommes pas satisfaits, nous allons passer à la vitesse supérieure et reprendre la grève qui n’était que suspendue. Il n’y aura pas d’ouverture », a-t-il averti.

À quelques jours de la reprise des cours, cette sortie de l’intersyndicale fait planer une nouvelle incertitude sur le démarrage effectif de l’année scolaire. Le SNE, le SLECG et la FSPE appellent leurs membres à rester mobilisés autour de ce qu’ils présentent comme un « combat légitime et républicain ».

La balle est désormais dans le camp du gouvernement, qui devra apporter des réponses aux différentes revendications formulées par les syndicats avant l’ouverture des classes.

À défaut d’avancées concrètes, l’intersyndicale prévient qu’elle pourrait mettre fin à la suspension de son mouvement de grève, faisant ainsi peser une menace sur le déroulement de la rentrée scolaire.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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Éducation en Guinée : Michel Pépé Balamou alerte sur les dérives du privé et appelle à renforcer le public https://planete7.info/education-en-guinee-michel-pepe-balamou-alerte-sur-les-derives-du-prive-et-appelle-a-renforcer-le-public/ Fri, 11 Sep 2026 16:16:20 +0000 https://planete7.info/?p=63619 Le manque d’infrastructures scolaires publiques dans certaines zones de la Guinée alimente les inquiétudes du Syndicat national de l’éducation (SNE). Pour son secrétaire général, Michel Pépé Balamou, cette situation contribue à renforcer la place de l’enseignement privé et pose, plus largement, la question de la marchandisation de l’éducation. Le constat dressé par le responsable syndical […]]]>

Le manque d’infrastructures scolaires publiques dans certaines zones de la Guinée alimente les inquiétudes du Syndicat national de l’éducation (SNE). Pour son secrétaire général, Michel Pépé Balamou, cette situation contribue à renforcer la place de l’enseignement privé et pose, plus largement, la question de la marchandisation de l’éducation.

Le constat dressé par le responsable syndical est particulièrement préoccupant dans certaines zones de l’agglomération de Conakry. Michel Pépé Balamou évoque notamment l’axe allant de Bellevue à Kagbèlen, où les établissements publics se feraient rares.

« Lorsque vous prenez de Bellevue jusqu’à Kagbèlen, vous n’allez pas trouver plus de cinq à six écoles primaires publiques », déplore-t-il, qualifiant ces zones de « déserts d’infrastructures scolaires ».

Pour le secrétaire général du SNE, l’insuffisance de l’offre publique contribue mécaniquement à accroître la dépendance des familles vis-à-vis des établissements privés. Une situation qui, selon lui, pose la question de l’accessibilité de l’éducation pour les ménages les plus modestes.

Michel Pépé Balamou estime que l’éducation doit avant tout relever de la responsabilité de l’État, notamment en matière d’accès et de gratuité.

« Dans les conditions normales, aucun enfant ne doit payer de l’argent pour aller à l’école », soutient-il, en référence au principe de gratuité de l’éducation inscrit dans les textes fondamentaux du pays.

Le syndicaliste ne remet toutefois pas en cause, de manière générale, la présence des opérateurs privés dans le système éducatif. Il reconnaît leur contribution à l’accès des enfants à l’enseignement, notamment dans les zones où l’offre publique demeure insuffisante.

Selon lui, des promoteurs investissent leurs propres ressources pour construire des établissements et permettre à des milliers d’enfants d’être scolarisés. Une intervention qui, malgré sa dimension commerciale, peut également répondre à un besoin d’intérêt général.

« L’éducation contribue à la lutte contre l’analphabétisme dans un pays », rappelle-t-il.

Au-delà de la question de l’accès à l’éducation, le SNE met l’accent sur les conditions de travail des enseignants évoluant dans le secteur privé.

Le syndicat plaide pour un encadrement plus rigoureux des établissements privés et demande notamment l’immatriculation des enseignants auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale. Il réclame également une meilleure application de la législation du travail.

Michel Pépé Balamou insiste par ailleurs sur la nécessité de formaliser les relations entre les établissements et leurs enseignants à travers des contrats de travail à durée déterminée (CDD) ou à durée indéterminée (CDI).

Le SNE souhaite également la mise en place de conventions collectives adaptées aux réalités de l’enseignement privé, afin de renforcer la protection des travailleurs du secteur.

Pour le responsable syndical, ces mesures sont d’autant plus importantes que l’enseignement privé représente une importante source d’emplois pour de nombreux jeunes.

La question des rémunérations constitue également un autre point d’inquiétude soulevé par Michel Pépé Balamou.

Le secrétaire général du SNE affirme que certains enseignants du privé seraient confrontés à des retards ou à des interruptions de paiement. Il évoque notamment des situations dans lesquelles des enseignants ne percevraient aucune rémunération durant les trois mois de vacances scolaires.

Dans certains cas, affirme-t-il, le salaire du mois de juin ne serait même pas versé.

Pour le syndicaliste, ces pratiques fragilisent davantage les travailleurs du secteur et appellent une intervention des autorités compétentes.

À travers ces revendications, le SNE entend ainsi remettre au centre du débat la question de l’équilibre entre l’offre publique et l’offre privée, mais aussi celle de la protection des enseignants qui contribuent, aux côtés du secteur public, au fonctionnement du système éducatif guinéen.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Fraude aux examens en Guinée : le SNE alerte sur la détention de 187 enseignants et réclame l’application des sanctions administratives https://planete7.info/fraude-aux-examens-en-guinee-le-sne-alerte-sur-la-detention-de-187-enseignants-et-reclame-lapplication-des-sanctions-administratives/ Wed, 22 Jul 2026 15:35:33 +0000 https://planete7.info/?p=59822 Le secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE), Michel Pépé Balamou, alerte sur la situation de plus de 180 enseignants qui seraient actuellement détenus dans plusieurs établissements pénitentiaires du pays pour des faits présumés de fraude aux examens nationaux. Le responsable syndical appelle les autorités à privilégier les sanctions disciplinaires prévues par les textes […]]]>

Le secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE), Michel Pépé Balamou, alerte sur la situation de plus de 180 enseignants qui seraient actuellement détenus dans plusieurs établissements pénitentiaires du pays pour des faits présumés de fraude aux examens nationaux. Le responsable syndical appelle les autorités à privilégier les sanctions disciplinaires prévues par les textes plutôt que le recours systématique à l’emprisonnement.

La lutte contre la fraude aux examens nationaux continue de faire débat en Guinée. Alors que les autorités multiplient les actions pour préserver l’intégrité des évaluations scolaires, le Syndicat national de l’éducation (SNE) interpelle sur le sort réservé aux enseignants impliqués dans ces affaires.

Selon Michel Pépé Balamou, secrétaire général du SNE, plus de 180 enseignants seraient actuellement privés de liberté dans différentes prisons du pays à la suite d’arrestations liées à des cas de fraude enregistrés lors des examens nationaux.

« Ils ont été arrêtés et sont détenus dans les différentes prisons de la Guinée. Aujourd’hui, il va falloir aussi les libérer et faire appliquer les règlements généraux qui prévoient qu’ils soient exclus du processus d’organisation des examens nationaux pendant une période allant de deux à cinq ans », a déclaré le syndicaliste, joint par notre rédaction.

Pour le responsable syndical, la réponse pénale ne devrait pas être l’unique solution face à ce phénomène. Il estime que les textes en vigueur offrent déjà un cadre disciplinaire permettant de sanctionner les enseignants reconnus coupables, tout en évitant des conséquences sur le fonctionnement du système éducatif.

« Si on applique cette méthode, c’est aussi une mesure dissuasive que d’enfermer des enseignants. D’autant plus que si ces enseignants restent en prison alors que la rentrée scolaire approche, qui viendra enseigner à leur place dans certaines localités ? On ne résout pas le problème, on le déplace », a-t-il soutenu.

Michel Pépé Balamou appelle ainsi à une approche préventive, basée notamment sur le renforcement du contrôle, la sensibilisation des acteurs du système éducatif et l’application rigoureuse des sanctions prévues par les règlements des examens.

Interrogé sur le nombre exact d’enseignants concernés, le secrétaire général du SNE affirme que les chiffres avancés proviennent de remontées effectuées par les représentants du syndicat sur le terrain.

« Nous avons des informations claires remontées par nos hommes sur le terrain. Ils sont 187. Nous demandons qu’ils soient jugés dans les règles de l’art, dans le respect de leurs droits », a-t-il précisé.

Ces déclarations interviennent alors que la Guinée poursuit sa politique de lutte contre la fraude aux examens nationaux. Cette année encore, plusieurs candidats et encadreurs scolaires ont été interpellés dans différentes régions du pays, dans le cadre des opérations visant à garantir la crédibilité des évaluations scolaires.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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Crise dans l’éducation en Guinée : les enseignants accentuent la pression face à l’enlisement des négociations https://planete7.info/crise-dans-leducation-en-guinee-les-enseignants-accentuent-la-pression-face-a-lenlisement-des-negociations/ Fri, 10 Apr 2026 17:05:30 +0000 https://planete7.info/?p=53671 Le climat social demeure sous tension dans le secteur de l’éducation en Guinée. Plus de deux mois après la date prévue pour la reprise des discussions entre le gouvernement et les syndicats, les engagements issus du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 peinent toujours à se traduire en actions concrètes, suscitant frustration et inquiétude […]]]>

Le climat social demeure sous tension dans le secteur de l’éducation en Guinée. Plus de deux mois après la date prévue pour la reprise des discussions entre le gouvernement et les syndicats, les engagements issus du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 peinent toujours à se traduire en actions concrètes, suscitant frustration et inquiétude au sein du corps enseignant.

Cet accord prévoyait pourtant une relance des négociations à la fin du mois de février. Mais depuis, aucune avancée notable n’a été enregistrée, selon les responsables syndicaux, qui dénoncent un non-respect du calendrier convenu et un manque de volonté dans la mise en œuvre des engagements pris.

Face à cette situation qu’ils qualifient d’impasse, les syndicats de l’éducation changent de stratégie et se tournent vers leur base. Le Syndicat national de l’éducation (SNE) annonce la tenue d’une assemblée générale décisive ce samedi 11 avril 2026 à la Bourse du travail, à Conakry.

« Nous nous appuyons sur un document officiel issu du protocole d’accord, qui fixait la reprise des négociations à fin février. Aujourd’hui, nous sommes en avril sans aucun résultat tangible », déplore le secrétaire général adjoint du SNE, Aboubacar Diesto Camara.

Cette rencontre vise à faire le point sur les démarches entreprises par les représentants syndicaux et à partager avec les enseignants les conclusions des échanges menés avec les autorités. Pour le SNE, il s’agit également de renforcer la transparence et d’impliquer pleinement la base dans les orientations à venir.

« Le syndicat agit conformément à la volonté des enseignants. Les décisions qui seront prises émaneront de l’assemblée générale et seront scrupuleusement appliquées », précise le responsable syndical.

Si l’option d’une grève n’est pas encore officiellement envisagée, elle n’est pas totalement écartée. Les syndicats privilégient pour l’heure la voie du dialogue, tout en avertissant contre une absence prolongée de réaction des autorités.

« La grève n’est pas à l’ordre du jour pour le moment. Mais le silence ne peut être une option durable. Si rien n’évolue, nous serons amenés à en tirer toutes les conséquences », prévient-il.

Les syndicats appellent ainsi le gouvernement à renouer rapidement le fil du dialogue et à considérer les organisations professionnelles comme des partenaires essentiels dans la recherche de solutions durables aux défis du système éducatif.

Dans ce contexte, l’assemblée générale du 11 avril pourrait marquer un tournant déterminant dans ce bras de fer latent entre les syndicats et les autorités, sur fond de revendications persistantes et d’attentes croissantes des enseignants guinéens.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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Drame sur la route de Samoé : un enseignant-chercheur de l’Université de N’zérékoré perd la vie https://planete7.info/drame-sur-la-route-de-samoe-un-enseignant-chercheur-de-luniversite-de-nzerekore-perd-la-vie/ Sat, 04 Apr 2026 13:50:20 +0000 https://planete7.info/?p=53388 Dans un communiqué officiel, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique annonce le décès de l’enseignant-chercheur Abdoulaye Condé, victime d’un accident de la circulation survenu à Samoé, alors qu’il se rendait à Conakry pour une mission scientifique. Plusieurs autres universitaires ont été blessés. Communiqué ci dessous :]]>

Dans un communiqué officiel, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique annonce le décès de l’enseignant-chercheur Abdoulaye Condé, victime d’un accident de la circulation survenu à Samoé, alors qu’il se rendait à Conakry pour une mission scientifique. Plusieurs autres universitaires ont été blessés.

Communiqué ci dessous :

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Rentrée scolaire 2025-2026 à Matoto : une forte affluence et un engouement prometteur dès le premier jour https://planete7.info/rentree-scolaire-2025-2026-a-matoto-une-forte-affluence-et-un-engouement-prometteur-des-le-premier-jour/ Mon, 06 Oct 2025 21:17:34 +0000 https://planete7.info/?p=46941 La reprise officielle des cours pour l’année scolaire 2025-2026 a eu lieu ce lundi 6 octobre sur toute l’étendue du territoire guinéen. À Matoto, l’une des plus grandes communes de Conakry, l’ambiance était particulièrement dynamique, marquée par une présence remarquable d’élèves et d’enseignants dans plusieurs établissements. Dès les premières heures de la matinée, les écoles […]]]>

La reprise officielle des cours pour l’année scolaire 2025-2026 a eu lieu ce lundi 6 octobre sur toute l’étendue du territoire guinéen. À Matoto, l’une des plus grandes communes de Conakry, l’ambiance était particulièrement dynamique, marquée par une présence remarquable d’élèves et d’enseignants dans plusieurs établissements.

Dès les premières heures de la matinée, les écoles publiques et privées ont rouvert leurs portes, accueillant un nombre important d’élèves venus entamer la nouvelle année scolaire. Un constat que le Directeur Communal de l’Éducation (DCE) de Matoto, Sékou Kaba, qualifie de « très satisfaisant ».

« Le constat est très satisfaisant vu la présence massive des élèves. Nous avons visité plus de cinq écoles et l’engouement est réel », a-t-il déclaré, saluant l’enthousiasme observé sur le terrain.

Il a également tenu à féliciter les parents et les enseignants pour leur engagement dès le premier jour des cours : « Les parents ont répondu présents en libérant les enfants, et les enseignants sont massivement dans les classes pour exécuter le programme. C’est un sentiment de satisfaction totale », a-t-il ajouté.

Sékou Kaba a enfin adressé un message fort à l’endroit des élèves, les invitant à conjuguer efforts et discipline pour réussir leur année : « L’intelligence seule ne suffit pas. Il faut aussi la ponctualité, l’assiduité, la sagesse et l’humilité. Je les encourage à respecter le règlement intérieur de leur école pour atteindre l’excellence », a-t-il conclu.

Cette rentrée à Matoto se distingue ainsi par une mobilisation exemplaire, laissant entrevoir une année scolaire placée sous le signe du sérieux, de la rigueur et de la réussite.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Mamou : une rentrée scolaire sous tension, enseignants et parents rejettent la date du 15 septembre https://planete7.info/mamou-une-rentree-scolaire-sous-tension-enseignants-et-parents-rejettent-la-date-du-15-septembre/ Wed, 27 Aug 2025 21:41:34 +0000 https://planete7.info/?p=45430 L’annonce du ministère de l’Enseignement pré-universitaire fixant l’ouverture des classes au 15 septembre 2025 suscite une vive contestation à Mamou. Enseignants et parents d’élèves dénoncent une décision jugée précipitée et déconnectée des réalités du terrain, alors que le pays traverse une conjoncture économique difficile. Pour Amadou Djouldé, enseignant, cette date est irréaliste et risque de […]]]>

L’annonce du ministère de l’Enseignement pré-universitaire fixant l’ouverture des classes au 15 septembre 2025 suscite une vive contestation à Mamou. Enseignants et parents d’élèves dénoncent une décision jugée précipitée et déconnectée des réalités du terrain, alors que le pays traverse une conjoncture économique difficile.

Pour Amadou Djouldé, enseignant, cette date est irréaliste et risque de compliquer la reprise :
« S’ils décident de maintenir cette date, il y aura beaucoup de problèmes pour les enseignants et les directeurs d’école. Les établissements ne sont pas encore prêts. Il vaudrait mieux repousser au 25 septembre afin de permettre aux uns et aux autres de s’organiser. Certains collègues sont encore en déplacement, et beaucoup de familles n’ont pas encore les moyens d’acheter les fournitures scolaires. »

Dans le même sens, Mme Dabo, enseignante et mère de famille, interpelle directement le ministre Jean Paul Cédy :
« Le 15 septembre n’est pas une bonne décision. Dans le contexte actuel, cela ne nous arrange pas. Nous demandons le report de cette date. »

Plus virulent, Balla Mansaré, également enseignant, estime que la décision manque de sérieux :
« Cette ouverture est trop proche, et surtout à quelques jours du référendum. Cela va pénaliser enseignants, élèves et parents. Les autorités doivent revoir leur copie. »

Les inquiétudes ne concernent pas que les enseignants. À Mamou, Ousmane Diallo, père de quatre enfants, confie son amertume :
« Je ne vois pas de sérieux dans cette décision. Eux sont sous les climatiseurs, pendant que nous, parents, devons affronter le soleil, la pluie et les difficultés quotidiennes. L’État doit reprogrammer cette rentrée au lieu de faire souffrir uniquement les pauvres citoyens que nous sommes. »

Dans une ville carrefour comme Mamou, de nombreux parents se demandent comment réunir les moyens nécessaires pour préparer correctement leurs enfants à cette rentrée. Les problèmes d’accès aux salaires, la cherté de la vie et la pression économique aggravent les inquiétudes.

Ainsi, entre mécontentement des enseignants, angoisse des parents et intransigeance du ministère, la rentrée scolaire 2025-2026 en Guinée s’annonce déjà sous haute tension. La grande interrogation demeure : le 15 septembre sera-t-il maintenu ou réajusté ?

Ibrahima Molota Soumah, correspondant à Mamou pour Planete7.info 

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Labé : Scandale bancaire ? VistaGui mise en cause pour des ponctions sur les salaires des enseignants https://planete7.info/labe-scandale-bancaire-vistagui-mise-en-cause-pour-des-ponctions-sur-les-salaires-des-enseignants/ Tue, 04 Mar 2025 15:39:39 +0000 https://planete7.info/?p=38951 L’inquiétude monte à Labé. Ce mardi 4 mars 2025, plusieurs enseignants et fonctionnaires de l’État se sont rassemblés pour protester contre des ponctions inexpliquées sur leurs salaires. Ils pointent du doigt la banque VistaGui, qu’ils accusent d’avoir effectué des prélèvements injustifiés sur leurs soldes, sans explication ni notification préalable. Réunis devant l’agence bancaire, les fonctionnaires […]]]>

L’inquiétude monte à Labé. Ce mardi 4 mars 2025, plusieurs enseignants et fonctionnaires de l’État se sont rassemblés pour protester contre des ponctions inexpliquées sur leurs salaires. Ils pointent du doigt la banque VistaGui, qu’ils accusent d’avoir effectué des prélèvements injustifiés sur leurs soldes, sans explication ni notification préalable.

Réunis devant l’agence bancaire, les fonctionnaires mécontents réclament des explications et la restitution des sommes prélevées. Parmi eux, Abdoulaye Diountou Diallo, syndicaliste et lui-même victime, exprime son indignation : « Depuis hier, plusieurs enseignants et fonctionnaires ont constaté des retraits injustifiés sur leurs comptes. En tant que syndicaliste, j’ai été interpellé par de nombreuses victimes qui se sont plaintes de ces ponctions abusives. Je suis allé rencontrer le directeur de l’agence pour exiger des explications. Personnellement, j’ai perdu 1 200 000 francs guinéens. Nous exigeons le remboursement immédiat de nos fonds. »

Face à l’absence de réaction de la banque, les protestataires préviennent qu’ils ne comptent pas en rester là. Certains évoquent déjà la possibilité de mener des actions plus musclées si aucune solution n’est trouvée rapidement.

Alors que l’incertitude plane, la banque VistaGui reste silencieuse sur ces accusations. Une prise de position officielle est attendue pour éclaircir la situation et apaiser les tensions grandissantes. Affaire à suivre.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info 

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