Enseignants contractuels – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Mon, 12 Oct 2026 21:14:07 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Enseignants contractuels – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Guinée : les 4 500 enseignants contractuels bientôt intégrés à la Fonction publique, selon la FSPE https://planete7.info/guinee-les-4-500-enseignants-contractuels-bientot-integres-a-la-fonction-publique-selon-la-fspe/ Mon, 12 Oct 2026 21:14:07 +0000 https://planete7.info/?p=66024 Les 4 500 enseignants contractuels ayant déjà subi une évaluation pratique en classe devraient être dispensés du concours annoncé par les autorités et intégrés à la Fonction publique, affirme Elhadj Mamadou Saliou Sigon Baldé, responsable de la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE). Il appelle au respect du protocole d’accord du 3 janvier 2026, à […]]]>

Les 4 500 enseignants contractuels ayant déjà subi une évaluation pratique en classe devraient être dispensés du concours annoncé par les autorités et intégrés à la Fonction publique, affirme Elhadj Mamadou Saliou Sigon Baldé, responsable de la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE). Il appelle au respect du protocole d’accord du 3 janvier 2026, à la transparence du processus et à la patience des enseignants concernés.

Le recrutement des enseignants contractuels continue de susciter des interrogations en Guinée. Alors que l’annonce d’un concours a fait naître des inquiétudes chez certains candidats, la situation des 4 500 enseignants déjà évalués en pratique de classe semble suivre une autre trajectoire, selon les explications d’un responsable syndical.

Elhadj Mamadou Saliou Sigon Baldé, membre du Bureau exécutif national de la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE) et secrétaire général de la section syndicale préfectorale de l’éducation de Mamou, affirme que ces enseignants devraient être intégrés à la Fonction publique sans avoir à repasser le concours. Une mesure qui, selon lui, s’inscrit dans le cadre des engagements pris entre le gouvernement et les organisations syndicales.

Face aux informations faisant état d’un éventuel concours ouvert à l’ensemble des candidats, l’intersyndicale de l’éducation de Guinée aurait engagé des démarches auprès des autorités afin de clarifier les modalités du recrutement.

Selon Elhadj Mamadou Saliou Sigon Baldé, ces échanges ont notamment conduit à une rencontre avec le Premier ministre, qui aurait orienté les représentants syndicaux vers le ministère chargé de la Fonction publique pour poursuivre les discussions.

« Quand nous avons appris que le gouvernement avait décidé d’orienter tout le monde vers le concours, nous sommes allés, en tant qu’intersyndicale de l’éducation de Guinée, rencontrer le Premier ministre. Celui-ci nous a mis en rapport avec le ministre chargé de la Fonction publique et nous a également demandé d’accepter de négocier avec eux », explique-t-il.

Le responsable syndical estime que les discussions engagées devraient permettre de préserver les acquis du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026.

Il affirme que les 4 500 enseignants contractuels ayant déjà subi une évaluation pratique en situation de classe sont concernés par une procédure d’intégration distincte de celle du concours.

« Aujourd’hui, le gouvernement est dans la dynamique de respecter la signature du protocole d’accord du 3 janvier 2026. Les 4 500 enseignants contractuels qui avaient déjà été évalués en pratique de classe seront effectivement pris en compte à la Fonction publique. Ils sont déjà exemptés de ce concours dont il est question. À l’heure où je vous parle, à la Fonction publique, ils sont en train de procéder à l’enrôlement de ces 4 500 enseignants », déclare-t-il.

Ces précisions émanent du responsable syndical. L’état d’avancement de l’enrôlement et les modalités définitives de cette intégration restent à confirmer auprès des autorités compétentes.

Si les 4 500 enseignants déjà évalués devraient bénéficier de cette exemption, la situation serait différente pour les contractuels présents à Conakry qui n’ont pas encore subi l’évaluation pratique de classe.

D’après Elhadj Mamadou Saliou Sigon Baldé, ces derniers devront être évalués avant de pouvoir prétendre à une intégration dans le cadre du recrutement annoncé.

« Il y a également d’autres enseignants contractuels qui se trouvent à Conakry. Eux, ils ne seront pas exemptés, mais on leur fera passer la pratique de classe, comme les autres enseignants ont eu à le faire à l’intérieur du pays. Ils seront donc évalués en pratique de classe », précise-t-il.

Le responsable syndical évoque par ailleurs un objectif de recrutement de 6 000 enseignants. Sur cet effectif, les 4 500 contractuels déjà évalués constitueraient un groupe distinct, tandis que les autres postes devraient notamment concerner des candidats soumis aux procédures de sélection prévues.

Il souligne toutefois ne pas disposer du nombre exact d’enseignants contractuels de Conakry concernés par l’évaluation pratique.

S’agissant des autres candidatures, il indique que les candidats n’ayant pas déjà subi cette épreuve devront se présenter et s’inscrire pour participer aux évaluations ou aux tests prévus, selon leur profil et les critères applicables.

La nature exacte des catégories de candidats concernés, notamment parmi les diplômés des structures de formation, nécessite toutefois des précisions complémentaires auprès de l’intervenant.

Au-delà de la question de l’exemption des 4 500 enseignants contractuels, la transparence constitue un autre enjeu majeur de ce processus.

Pour Elhadj Mamadou Saliou Sigon Baldé, le recrutement doit se dérouler dans des conditions garantissant l’égalité de traitement entre les candidats. Il insiste notamment sur la nécessité d’éviter les irrégularités et toute forme de favoritisme.

« J’espère que c’est bien organisé et nous supposons qu’il n’y aura pas de magouilles dans cette situation. Je pense que cela va profiter à tout le monde et que nous prendrons tout le monde sur un pied d’égalité. Il n’y aura pas de favoris. Si tout le monde est traité sur un pied d’égalité, je pense que cela ira », affirme-t-il.

Cette exigence d’équité est d’autant plus importante que le recrutement intervient dans un contexte marqué par les besoins en personnel enseignant dans les établissements scolaires publics.

Pour le responsable syndical, l’accélération du processus pourrait contribuer à réduire le déficit d’enseignants et à améliorer les conditions de fonctionnement des écoles.

« Cela est une très bonne chose parce que ça va accélérer les choses. Vous savez, actuellement, il y a un manque d’enseignants dans les établissements scolaires publics. Et c’est comme dans le privé : s’il en manque dans le public, c’est sûr et certain qu’il en manquera aussi dans le privé », souligne-t-il.

Il invite ainsi les autorités à accélérer les opérations de recrutement, tout en veillant à l’aboutissement de la procédure d’enrôlement des 4 500 contractuels déjà évalués.

« Si le gouvernement accélère ce concours et diligente également l’enrôlement de ces 4 500 enseignants, cela va soulager tout le pays », estime-t-il.

En attendant la concrétisation des engagements annoncés, Elhadj Mamadou Saliou Sigon Baldé appelle les enseignants contractuels actuellement en poste à garder leur calme et à faire confiance aux démarches entreprises par l’intersyndicale de l’éducation de Guinée.

Il se veut rassurant quant à l’intégration des 4 500 enseignants ayant déjà subi l’évaluation pratique, tout en soulignant que les démarches se poursuivraient auprès des services compétents.

« Tous les enseignants contractuels qui sont en classe doivent garder patience et faire confiance à l’intersyndicale de l’éducation de Guinée, puisque ce qui est clair et certain, c’est qu’ils seront enrôlés. Et ils sont sur cela actuellement à la Fonction publique », conclut-il.

Si les assurances données par ce responsable syndical sont de nature à apaiser les inquiétudes d’une partie des enseignants concernés, la communication officielle des autorités sur le calendrier, les modalités d’intégration et le déroulement du concours reste attendue pour préciser les prochaines étapes du recrutement.

Ibrahima Molota Soumah, correspondant à Mamou pour Planete7.info 

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Enseignants contractuels : le gouvernement et l’intersyndicale renouent le dialogue autour du protocole du 3 janvier https://planete7.info/enseignants-contractuels-le-gouvernement-et-lintersyndicale-renouent-le-dialogue-autour-du-protocole-du-3-janvier/ Sun, 04 Oct 2026 15:30:02 +0000 https://planete7.info/?p=65417 Après la mobilisation de l’intersyndicale de l’éducation à Kaloum, les autorités guinéennes et les représentants syndicaux ont repris les discussions sur l’application du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026. La situation des enseignants contractuels communautaires et le statut particulier des enseignants figurent parmi les principaux dossiers examinés. La confrontation laisse progressivement place au dialogue. […]]]>

Après la mobilisation de l’intersyndicale de l’éducation à Kaloum, les autorités guinéennes et les représentants syndicaux ont repris les discussions sur l’application du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026. La situation des enseignants contractuels communautaires et le statut particulier des enseignants figurent parmi les principaux dossiers examinés.

La confrontation laisse progressivement place au dialogue. Après la mobilisation de l’intersyndicale de l’éducation dans le centre-ville de Conakry, notamment à Kaloum, les autorités guinéennes ont renoué le contact avec les organisations syndicales du secteur éducatif. Objectif : faire le point sur l’application du protocole d’accord conclu le 3 janvier 2026 et tenter de lever les incompréhensions autour de certains engagements.

La rencontre a réuni des représentants de la Fonction publique, du ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, ainsi que des départements en charge de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.

Selon Aboubacar Diesto Camara, secrétaire général adjoint du Syndicat national de l’éducation, chargé des questions de communication, cette reprise des échanges intervient à la suite de la mobilisation syndicale organisée à Kaloum.

« Comme vous le savez, suite au tintamarre fait par l’intersyndicale de l’éducation la fois dernière au centre-ville de Conakry, à Kaloum, jusqu’au niveau des locaux de la Fonction publique, le gouvernement a fait une main tendue pour que les parties se retrouvent autour de la table afin de définir les différents angles que nous devons aborder », explique-t-il.

Au centre de la concertation : la revue du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026. Les différentes parties ont passé en revue plusieurs points considérés comme prioritaires par les organisations syndicales.

À l’issue des discussions, l’intersyndicale affirme avoir obtenu des assurances du gouvernement quant au respect des engagements contenus dans le document.

« À l’issue de cette rencontre, plusieurs points ont été identifiés et évoqués. À la suite de ces points, le gouvernement a demandé, sans arrière-pensée, qu’il s’engage à respecter tout le contenu du protocole d’accord », rapporte Aboubacar Diesto Camara.

La situation des enseignants contractuels communautaires non retenus dans le processus d’intégration à la Fonction publique constitue l’un des principaux points de désaccord abordés lors de la rencontre.

Pour l’intersyndicale, une clarification était nécessaire concernant l’interprétation du protocole, notamment sur la question d’un éventuel concours. Les syndicats estiment que les enseignants ayant déjà exercé en classe et obtenu la moyenne à l’issue de l’évaluation prévue devraient être directement engagés dans la Fonction publique.

« Quand ils disent que la situation des enseignants contractuels communaux non retenus qui doivent être soumis à un concours, nous avons dit que le protocole dit que ces enseignants contractuels communautaires non retenus, ayant été soumis à la pratique de classe et ayant obtenu la moyenne, ne doivent pas passer un concours, mais plutôt doivent être engagés directement à la Fonction publique », précise le responsable syndical.

Une distinction concerne toutefois les enseignants relevant de la zone spéciale de Conakry. Selon l’intersyndicale, ceux-ci devront passer par un concours, mais bénéficieront d’une priorité au moment de l’enregistrement.

« Ceux-là qui sont dans la zone spéciale de Conakry doivent être soumis à un concours, mais ils sont prioritaires à l’enregistrement. Je crois que le gouvernement a compris la partie sémantique et il a été favorable à cette demande de l’intersyndicale de l’éducation », affirme Aboubacar Diesto Camara.

Autre dossier majeur sur la table : le statut particulier des enseignants. Sur ce volet, les représentants syndicaux estiment que le processus a franchi une étape importante.

D’après Aboubacar Diesto Camara, l’essentiel du travail serait déjà réalisé. Il ne resterait qu’à intégrer les dispositions relatives à l’enseignement supérieur avant la finalisation du document.

« Un autre point essentiel, c’est celui du statut particulier des enseignants. Ce statut est presque à son terme parce qu’aujourd’hui, il n’y a qu’une seule partie qui reste. Ce sont les parties liées à l’enseignement supérieur qui doivent être intégrées pour que ce statut soit soumis au président de la République, chef de l’État, à la signature, mais aussi à son application », explique-t-il.

La reprise du dialogue entre le gouvernement et l’intersyndicale intervient alors que la rentrée scolaire 2026-2027 se déroule dans un contexte marqué par de fortes attentes autour du recrutement et de la situation professionnelle des enseignants contractuels.

Si les engagements annoncés lors de cette concertation doivent encore être concrétisés, ces échanges marquent néanmoins une volonté affichée des deux parties de privilégier le dialogue pour parvenir à une application effective du protocole d’accord du 3 janvier 2026.

Antoine Neima pour Planete7.info

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Rentrée scolaire 2026-2027 : les enseignants contractuels exigent le respect des engagements de l’État https://planete7.info/rentree-scolaire-2026-2027-les-enseignants-contractuels-exigent-le-respect-des-engagements-de-letat/ Sat, 03 Oct 2026 23:12:41 +0000 https://planete7.info/?p=65400 À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue dans quelques jours, la question du devenir des enseignants contractuels communautaires revient au centre des préoccupations dans le secteur éducatif. Derrière l’intersyndicale de l’éducation, ces enseignants réclament l’application effective du protocole d’accord signé avec l’État le 3 janvier 2026. Ils se disent prêts à se mobiliser si […]]]>

À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue dans quelques jours, la question du devenir des enseignants contractuels communautaires revient au centre des préoccupations dans le secteur éducatif. Derrière l’intersyndicale de l’éducation, ces enseignants réclament l’application effective du protocole d’accord signé avec l’État le 3 janvier 2026. Ils se disent prêts à se mobiliser si les engagements pris ne sont pas respectés.

Dans les établissements scolaires, la rentrée se prépare, mais l’inquiétude demeure chez une partie des enseignants contractuels communautaires. Après avoir travaillé sur le terrain, participé aux différentes étapes d’identification et assuré des cours dans les salles de classe, ils attendent désormais des actes concrets de la part des autorités.

À Tanènè, Alkaly Ousmane Bangoura, enseignant contractuel communautaire, insiste sur une revendication qu’il considère comme centrale : le respect du protocole d’accord conclu le 3 janvier 2026.

« Les enseignants contractuels s’attendent vraiment au respect de l’engagement du protocole d’accord qui a été signé le 3 janvier 2026 », affirme-t-il.

Parmi les engagements évoqués figure notamment la priorité accordée aux enseignants contractuels lors des éventuels concours de recrutement. Un point sur lequel Alkaly Ousmane Bangoura dit attendre une traduction concrète des engagements pris par l’État.

« L’État a été clair que tout concours qui sera organisé, les contractuels seront prioritaires à ce concours », rappelle-t-il.

Dans leurs démarches, les contractuels disent compter sur l’intersyndicale de l’éducation pour porter leurs revendications. Pour Alkaly Ousmane Bangoura, la position adoptée par les organisations syndicales est « objective, réaliste et rationnelle ».

Il estime que le contenu du protocole doit rester au cœur des discussions entre les différentes parties.

« Il n’y a pas d’autre sujet à débattre si ce n’est la signature et le respect de ce protocole. Il faut que les différents points que l’intersyndicale a abordés dans ce protocole soient respectés par le gouvernement », soutient-il.

Une éventuelle mobilisation n’est donc pas exclue. Le collectif des contractuels affirme se préparer à réagir si les engagements ne sont pas respectés. Mais pour l’heure, ses membres disent attendre une éventuelle consigne de l’intersyndicale.

« Le collectif des contractuels se prépare pour une réaction collective. Mais à date, nous sommes derrière nos chefs hiérarchiques. Seule l’intersyndicale a la décision de dire ouvertement de partir en grève », précise l’enseignant.

Au-delà de la question du protocole, les contractuels mettent en avant leur expérience acquise au sein des établissements scolaires. Pré-enrôlement, identification, biométrisation et pratique en classe sont autant d’étapes qu’ils considèrent comme des éléments devant être pris en compte dans leur avenir professionnel.

« Nous avons été pré-enrôlés, nous avons été identifiés sur le terrain, nous avons été biométrisés et nous sommes passés à la pratique dans les salles de classe. Nous avons les notes requises et celles qu’il faut pour que nous soyons vraiment acceptés comme des enseignants », insiste Alkaly Ousmane Bangoura.

Pour lui, l’expérience acquise auprès des élèves constitue un élément déterminant dans l’appréciation du parcours des contractuels, notamment en cas de recrutement.

Malgré cette pression croissante, les enseignants contractuels communautaires assurent ne pas vouloir compromettre la reprise des cours. Leur souhait affiché reste celui d’une rentrée scolaire apaisée, sans manifestations ni perturbations dans les établissements.

« Notre souhait, c’est de voir une rentrée scolaire 2026-2027 apaisée, sans manifestation. Nous ne sommes pas contre un éventuel concours, mais il faudrait que le protocole d’accord soit respecté. Si cela est fait, je pense que la grève n’aura pas de sens », conclut-il.

À quelques jours de la reprise des classes, le dossier des enseignants contractuels communautaires reste ainsi sous surveillance. Entre l’exigence du respect des engagements et la volonté de préserver la rentrée scolaire, le gouvernement et l’intersyndicale sont désormais attendus sur les prochaines étapes. Pour les contractuels, l’application du protocole d’accord du 3 janvier 2026 demeure la principale condition pour éviter une nouvelle montée de tension dans le secteur éducatif.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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N’Zérékoré : les enseignants contractuels non retenus rejettent le nouveau concours et réclament leur engagement https://planete7.info/nzerekore-les-enseignants-contractuels-non-retenus-rejettent-le-nouveau-concours-et-reclament-leur-engagement/ Fri, 25 Sep 2026 17:08:42 +0000 https://planete7.info/?p=64677 À l’approche de la rentrée scolaire prévue le 5 octobre, la contestation se poursuit à N’Zérékoré. Des enseignants contractuels communaux non retenus affirment, ce jeudi 24 septembre 2026, leur refus de prendre part au nouveau concours annoncé par les autorités pour le recrutement d’enseignants à la Fonction publique. Ils demandent plutôt l’application du protocole d’accord […]]]>

À l’approche de la rentrée scolaire prévue le 5 octobre, la contestation se poursuit à N’Zérékoré. Des enseignants contractuels communaux non retenus affirment, ce jeudi 24 septembre 2026, leur refus de prendre part au nouveau concours annoncé par les autorités pour le recrutement d’enseignants à la Fonction publique. Ils demandent plutôt l’application du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026, qui, selon eux, prévoit leur engagement sans nouveau concours.

Dans la capitale de la Guinée forestière, la question de l’avenir des enseignants contractuels communaux non retenus continue de susciter des tensions. Alors que le gouvernement prépare une nouvelle opération de recrutement dans le secteur de l’éducation, ces enseignants estiment avoir déjà franchi les différentes étapes du processus engagé précédemment : identification, pré-enrôlement, biométrie et évaluation pratique de classe.

Réunis autour de leur coordination régionale, ils disent ne pas vouloir reprendre une procédure qu’ils considèrent comme déjà accomplie. Leur revendication est claire : être pris en compte dans le processus d’engagement à la Fonction publique avant l’ouverture des classes.

Pour Djéby Kourouma, coordinateur régional des enseignants contractuels communaux non retenus à N’Zérékoré, le nouveau concours annoncé par le ministère de la Fonction publique ne répond pas à la situation de cette catégorie d’enseignants.

« Le concours actuellement annoncé par Son Excellence Monsieur le ministre de la Fonction publique, François Faya Bourouo, ne nous concerne pas, nous, enseignants contractuels communaux non retenus de Guinée. Nous sommes déjà engagés dans un processus spécifique de revendication de notre intégration à la Fonction publique, après des années de services rendus à la nation », affirme-t-il.

Le coordinateur évoque notamment les différentes étapes déjà franchies par les enseignants concernés.

« Nous avons été évalués en pratiques de classe, avec des notes requises de 10, 12, 15, 16, 17 et 18. Toutes ces notes se trouvent dans les bases de données. Nous avons également déposé nos dossiers. La liste des 4 500 concernés existe, tout comme les listes des pré-enrôlés, des biométrisés, de ceux qui sont frappés par la limite d’âge et des personnes identifiées », explique-t-il.

Dans ces conditions, les enseignants disent ne pas vouloir déposer de nouveaux dossiers sur une plateforme de recrutement.

« Nous refusons catégoriquement tout dépôt de dossiers sur une quelconque plateforme. Nous restons mobilisés et déterminés aux côtés de l’intersyndicale de l’éducation, notamment la FSPE, le SNE et le SLECG, et nous réitérons notre soutien total à la grève », déclare Djéby Kourouma.

Il réclame, au nom de ses camarades, « le respect intégral du protocole d’accord du 3 janvier 2026 », qui, selon lui, prévoit leur engagement à la Fonction publique sans concours avant l’ouverture des classes.

Le refus du nouveau concours ne constitue pas, pour ces enseignants, la seule forme de contestation. Ils annoncent également le maintien de leur mobilisation et de leurs actions de protestation.

« Nous maintenons notre mot d’ordre de mobilisation et de manifestation pacifique, avec le Saint Coran et la Bible », affirme Djéby Kourouma, qui dit vouloir voir leur dossier évoluer jusqu’à la signature de l’arrêté d’engagement.

Derrière cette revendication collective se trouvent aussi des situations individuelles marquées par la précarité et plusieurs années de service dans les salles de classe.

Au collège de Palé, Jacob Loua enseigne l’histoire et l’éducation civique et morale. Il affirme travailler dans le secteur de l’éducation depuis 16 ans.

« Je suis un enseignant contractuel non retenu, chargé des cours d’histoire et d’ECM au collège de Palé depuis 16 ans. Nous souffrons énormément dans cette situation. C’est pourquoi nous demandons humblement au père de la nation, le Président Mamadi Doumbouya, d’entendre nos voix, en tant que fils de la nation », témoigne-t-il.

Selon lui, plusieurs années de travail n’ont pas débouché sur une situation professionnelle stable.

« Depuis des années, nous avons travaillé pour aider l’État. Et, depuis lors jusqu’à présent, nous n’avons pas de primes. Après le dernier concours, nous avons été recalés. Nos notes montrent que nous avons le niveau. Nous demandons seulement au gouvernement, particulièrement au chef de l’État, de nous aider pour notre intégration à la Fonction publique », plaide-t-il.

Jacob Loua raconte également avoir été victime d’une chute alors qu’il tentait de récolter des régimes de palme pour subvenir à ses besoins.

Au collège de Palé, il estime par ailleurs que les besoins en enseignants demeurent importants malgré l’affectation de certains enseignants titulaires.

« C’est pourquoi l’APEAE est venue me chercher à la maison. En toute vérité, nous avons du mal à nous en sortir avec les primes de l’APEAE, fixées à 600 000 FG par mois. Nous prions et demandons l’aide de l’État pour notre engagement avant l’ouverture des classes. Nous sommes des pères et mères de famille qui vivons cette situation. Qu’ils aient pitié de nous », ajoute-t-il.

La précarité décrite par ces enseignants touche également les femmes. À l’école primaire Dramé Oumar de N’Zérékoré, Nowaï Boolamou est chargée d’une classe de 6ᵉ année. Elle affirme cumuler près de 13 années dans l’enseignement.

« Depuis près de 13 ans, nous nous sommes engagés et lancés dans l’enseignement pour servir notre nation, sauver l’école guinéenne et participer au développement de notre pays à travers la formation des enfants, en tant que contractuels », témoigne-t-elle.

Pour subvenir aux besoins de sa famille, cette enseignante dit être contrainte de mener une activité commerciale après ses heures de cours.

« Pour m’occuper de mes enfants et leur trouver de quoi manger, je suis obligée, après la classe, de vendre de l’eau et des galettes », explique-t-elle.

Visiblement émue, elle appelle à une solution avant la rentrée scolaire.

« Nous prions le chef de l’État, Mamadi Doumbouya, et tout le gouvernement de nous aider pour notre prise en charge. Nous traversons des situations difficiles… Notre espoir de vie passe par notre engagement », ajoute-t-elle.

À Kéréma, Jocelin Sandy, chargé de cours au collège public de proximité Keffa Gbilémou depuis 2018, estime lui aussi que les enseignants ayant déjà participé aux différentes étapes du processus doivent être pris en compte.

« Nous demandons au gouvernement de respecter le contenu du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026. Dans ce protocole, il a été dit que tous les enseignants contractuels communaux non retenus qui ont fait la biométrie et la pratique de classe sont prioritaires pour l’engagement. Si le gouvernement veut recruter, je pense qu’on doit nous prioriser », soutient-il.

Il insiste notamment sur le cas des 4 500 enseignants concernés.

« Tous les enseignants que nous sommes avons franchi toutes les étapes, de l’identification jusqu’aux pratiques de classe, en passant par le pré-enrôlement et la biométrie. Tout notre souhait est de voir, si possible, les 4 500 contractuels communaux non retenus engagés avant l’ouverture des classes », plaide-t-il.

À N’Zérékoré, la mobilisation des enseignants contractuels communaux non retenus intervient alors que la rentrée scolaire du 5 octobre approche. Ces derniers maintiennent leur refus de participer au nouveau concours annoncé et continuent de réclamer l’application du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026.

Leur demande porte principalement sur leur engagement à la Fonction publique, au terme d’un processus qu’ils estiment avoir déjà accompli. Reste désormais à savoir quelle réponse les autorités apporteront à cette revendication avant la reprise effective des cours.

Pépé Blaise Théa, correspondant à Nzérékoré pour Planete7.info

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Rentrée scolaire 2026-2027 : les établissements se préparent, les contractuels dans l’attente https://planete7.info/rentree-scolaire-2026-2027-les-etablissements-se-preparent-les-contractuels-dans-lattente/ Thu, 24 Sep 2026 00:27:32 +0000 https://planete7.info/?p=64548 À moins de deux semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, fixée au 5 octobre prochain, les établissements scolaires guinéens accélèrent les préparatifs. Aménagement des infrastructures, mise à jour des documents administratifs et pédagogiques, organisation interne : les responsables d’écoles multiplient les actions pour accueillir élèves et enseignants dans les meilleures conditions. En parallèle, la situation […]]]>

À moins de deux semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, fixée au 5 octobre prochain, les établissements scolaires guinéens accélèrent les préparatifs. Aménagement des infrastructures, mise à jour des documents administratifs et pédagogiques, organisation interne : les responsables d’écoles multiplient les actions pour accueillir élèves et enseignants dans les meilleures conditions. En parallèle, la situation des enseignants contractuels continue de susciter des attentes, notamment autour de leur éventuelle intégration dans la fonction publique.

Dans les établissements, l’heure est aux derniers réglages. Au Groupe scolaire La Sphère, les équipes s’activent afin que rien ne soit laissé au hasard avant la reprise des cours.

Pour Therno Mamadou Oury Sané, proviseur de l’établissement, la préparation constitue une étape essentielle pour garantir un démarrage ordonné de l’année scolaire.

« Depuis l’annonce faite par les autorités en charge de l’éducation de la date de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue le 5 octobre prochain, nous, responsables d’établissement, ne ménageons aucun effort pour que la rentrée soit organisée dans les meilleures conditions », explique-t-il.

Au-delà de l’accueil des élèves, plusieurs volets doivent être finalisés avant le jour de la rentrée. Les équipes travaillent notamment sur l’aménagement des locaux ainsi que sur les documents nécessaires au fonctionnement administratif et pédagogique de l’établissement.

« Nous faisons appel à nos collaborateurs dans le cadre des préparatifs concernant l’aménagement de l’école, mais aussi pour travailler sur les documents administratifs et pédagogiques », précise le proviseur.

Si les préparatifs de rentrée occupent les établissements, une autre question demeure au centre des préoccupations : le devenir des enseignants contractuels.

Présents depuis plusieurs années dans les salles de classe et mobilisés pour répondre aux besoins du système éducatif, ces enseignants attendent des mesures susceptibles de leur permettre d’intégrer la fonction publique.

Pour Therno Mamadou Oury Sané, leur situation mérite une attention particulière.

« Le cas des enseignants contractuels est vraiment une situation préoccupante. Je pense que les syndicats de l’éducation sont en train de travailler sur leur dossier afin de permettre à ces vaillants contractuels, qui se battent au quotidien dans les différentes salles de classe, d’obtenir également leur intégration dans la fonction publique », souligne-t-il.

Le proviseur estime toutefois que les annonces faites récemment dans le cadre du recrutement de nouveaux fonctionnaires pourraient ouvrir une perspective pour ces enseignants. Il fait notamment référence aux protocoles d’accord évoqués ainsi qu’à la nouvelle vague de recrutement annoncée dans le secteur de l’éducation.

« Après l’annonce du recrutement des enseignants pour cette nouvelle vague de recrutement des fonctionnaires, le ministère a également évoqué la situation des contractuels. Cela veut dire qu’ils ne seront pas mis à la marge et qu’ils pourront eux aussi participer à ce concours afin de faciliter leur intégration dans la fonction publique de l’État », affirme-t-il.

Au-delà de la question administrative, Therno Mamadou Oury Sané met en avant l’expérience accumulée par de nombreux enseignants contractuels. Certains, rappelle-t-il, évoluent dans le métier depuis plusieurs années et ont exercé dans différents établissements.

« Ce sont des gens qui ont fait plus de cinq, dix, voire même quinze ans d’expérience dans le domaine. Ils ont eu la chance d’enseigner dans plusieurs écoles », rappelle-t-il.

Pour le responsable du Groupe scolaire La Sphère, cette expérience constitue une ressource importante pour le système éducatif guinéen, confronté à des besoins en personnel enseignant dans plusieurs établissements.

« Je pense que cela va être une très belle opportunité pour eux, mais aussi pour l’État d’avoir des personnes très expérimentées afin de les affecter dans les différentes écoles pour combler le manque criant d’enseignants qui frappe aujourd’hui nos établissements », poursuit-il.

À l’approche du 5 octobre, les établissements poursuivent ainsi leur course contre la montre. Pendant que les responsables finalisent les préparatifs matériels, administratifs et pédagogiques, l’attention reste également portée sur le dossier des enseignants contractuels. Pour ces derniers, la nouvelle année scolaire pourrait être marquée par de nouvelles perspectives, alors que la question de leur intégration dans la fonction publique reste au cœur des attentes du secteur éducatif.

 

Antoine Neima pour Planete7.info

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Guinée : recrutement des enseignants, Michel Pépé Balamou dénonce des incohérences https://planete7.info/guinee-recrutement-des-enseignants-michel-pepe-balamou-denonce-des-incoherences/ Tue, 22 Sep 2026 18:54:29 +0000 https://planete7.info/?p=64440 Le recrutement annoncé de nouveaux enseignants à la Fonction publique continue de susciter des réactions au sein des organisations syndicales de l’éducation. Réuni avec les structures syndicales du secteur au siège du SLECG, le secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE), Michel Pépé Balamou, a vivement critiqué la méthode retenue par le gouvernement et […]]]>

Le recrutement annoncé de nouveaux enseignants à la Fonction publique continue de susciter des réactions au sein des organisations syndicales de l’éducation. Réuni avec les structures syndicales du secteur au siège du SLECG, le secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE), Michel Pépé Balamou, a vivement critiqué la méthode retenue par le gouvernement et appelé à donner la priorité aux anciens enseignants contractuels déjà évalués et expérimentés sur le terrain.

Pour le responsable syndical, le problème ne se situe pas dans le principe même du recrutement, mais dans la manière dont celui-ci est conduit. Il s’interroge notamment sur les annonces successives concernant le nombre d’agents à intégrer à la Fonction publique.

« L’éducation est devenue aujourd’hui la porte d’entrée de la Fonction publique. C’est un récipient troué. On met de l’eau dedans, mais ça ne sert à rien », dénonce Michel Pépé Balamou.

Le secrétaire général du SNE revient sur les différentes annonces faites ces dernières semaines par les autorités. Il rappelle qu’un premier chiffre de 35 000 recrutements avait été évoqué pour les secteurs de l’éducation et de la santé, avant que les annonces ne portent successivement sur 8 000 puis 9 000 enseignants.

Une évolution qui, selon lui, traduit un manque de cohérence dans la gestion du dossier.

Michel Pépé Balamou insiste toutefois sur le fait que les syndicats ne s’opposent pas au recrutement de nouveaux agents, dans un contexte marqué par un nombre important de jeunes diplômés à la recherche d’un emploi.

« Nous ne sommes pas contre le recrutement. Il y a beaucoup de chômeurs aujourd’hui dans le pays. Mais nous avons un protocole qui est très clair. Nous avons des gens qui ont été soumis à l’évaluation », rappelle-t-il.

Au cœur des revendications du SNE figure la situation des enseignants contractuels déjà présents dans le système éducatif. Pour Michel Pépé Balamou, ceux qui ont été formés, évalués et qui exercent déjà sur le terrain devraient être pris en compte en priorité dans le processus d’intégration à la Fonction publique.

Le syndicaliste plaide également pour une plus grande professionnalisation du recrutement. Selon lui, les diplômés issus des institutions spécialisées dans la formation des enseignants devraient être privilégiés afin de garantir une meilleure adéquation entre les profils recrutés et les besoins du système éducatif.

Au-delà de la question des profils, le secrétaire général du SNE propose une réorganisation du processus de recrutement. Il souhaite que celui-ci soit directement lié aux besoins réels des établissements et des différentes localités du pays.

« Il faut faire un recrutement poste par poste. S’il y a besoin de dix enseignants à Gagnakali, les gens vont postuler là-bas et on les recrute », propose-t-il.

Cette approche permettrait, selon lui, de limiter les affectations inadéquates et les départs d’enseignants vers d’autres zones après leur recrutement.

Michel Pépé Balamou s’interroge également sur l’efficacité des précédentes opérations de recrutement dans le secteur éducatif. Malgré plusieurs vagues d’intégration, le déficit en enseignants demeure, estime-t-il, particulièrement dans les zones rurales et difficiles d’accès.

Le responsable syndical soulève ainsi la question du devenir de certains agents recrutés lors des précédentes opérations et pointe les difficultés auxquelles restent confrontés les anciens contractuels.

« Ceux qui sont là, qui ont souffert le martyre depuis 2018, certains sont décédés. Il y a des femmes même qui nous appellent en pleurs », affirme-t-il.

Pour le SNE, la réponse au déficit d’enseignants ne devrait donc pas se limiter à l’annonce de nouveaux recrutements. Michel Pépé Balamou appelle plutôt le gouvernement à prendre en compte les besoins réels des établissements, la qualification des candidats ainsi que la situation des enseignants contractuels déjà formés, évalués et présents sur le terrain.

Le syndicat demande ainsi une révision de la méthode de recrutement afin de favoriser une meilleure répartition des enseignants et une réponse plus durable aux besoins du système éducatif guinéen.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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Recrutement de 8 000 enseignants : l’intersyndicale dénonce un processus contesté https://planete7.info/recrutement-de-8-000-enseignants-lintersyndicale-denonce-un-processus-conteste/ Mon, 21 Sep 2026 21:26:41 +0000 https://planete7.info/?p=64421 Le recrutement annoncé de 8 000 enseignants à la Fonction publique provoque la colère de l’intersyndicale de l’éducation. Le SNE, le SLECG et la FSPE dénoncent une procédure qu’ils jugent inadaptée et réclament, avant toute nouvelle opération, la prise en compte des anciens enseignants contractuels déjà engagés dans les précédents processus de recrutement. Le ton […]]]>

Le recrutement annoncé de 8 000 enseignants à la Fonction publique provoque la colère de l’intersyndicale de l’éducation. Le SNE, le SLECG et la FSPE dénoncent une procédure qu’ils jugent inadaptée et réclament, avant toute nouvelle opération, la prise en compte des anciens enseignants contractuels déjà engagés dans les précédents processus de recrutement.

Le ton monte dans le secteur éducatif à quelques jours de la rentrée scolaire. Alors que le ministère de l’Emploi et de la Fonction publique a annoncé l’ouverture des inscriptions pour le recrutement de 8 000 enseignants, l’intersyndicale de l’éducation conteste la démarche et demande aux autorités de clarifier la situation des anciens contractuels.

Lors d’un point de presse, le Syndicat national de l’éducation (SNE), le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) et la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE) ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme un « amalgame » dans le processus mis en place par les autorités.

Au cœur de la contestation : le sort des anciens enseignants contractuels ayant déjà participé à de précédentes opérations de recrutement. Selon les responsables syndicaux, plusieurs milliers d’entre eux auraient franchi différentes étapes du processus et rempliraient les conditions requises pour leur engagement à la Fonction publique.

L’intersyndicale évoque notamment plus de 4 000 enseignants concernés. Elle estime que ces derniers ne devraient pas être contraints de reprendre le même processus que les nouveaux candidats, mais plutôt bénéficier de l’application des dispositions prévues dans le protocole d’accord conclu avec le gouvernement.

La secrétaire générale du SLECG, Kadiatou Bah, a vivement réagi à l’ouverture des inscriptions pour le nouveau recrutement, alors que la situation des anciens contractuels reste, selon elle, sans réponse.

« À notre grande surprise, on nous dit que les inscriptions ont déjà commencé dès aujourd’hui. On les met où ? On les met où ? »

Pour la responsable syndicale, les autorités doivent d’abord clarifier la situation des enseignants contractuels concernés par les engagements antérieurs.

Kadiatou Bah appelle également les enseignants à soutenir les revendications de l’intersyndicale et prévient que les syndicats pourraient engager d’autres actions si leurs demandes ne sont pas prises en compte.

« Nous demandons à toutes les enseignantes et à tous les enseignants de Guinée d’accompagner l’intersyndicale de l’éducation jusqu’à ce que ce protocole soit respecté et mis en application. Sinon, nous userons de tous nos moyens. »

La secrétaire générale du SLECG conteste par ailleurs les chiffres qui auraient été avancés par certains responsables concernant le nombre d’anciens contractuels.

« On nous a fait comprendre que des techniciens au niveau du MEPU-A sont allés jusqu’à dire qu’ils ne sont que 200 personnes, alors qu’ils sont des milliers. Ils sont plus de 2 000 personnes. »

Même position du côté du Syndicat national de l’éducation. Son secrétaire général, Michel Pépé Balamou, estime que les enseignants contractuels ayant déjà exercé dans les salles de classe et rempli les conditions d’intégration devraient être prioritairement pris en compte.

« Aujourd’hui, on attend un recrutement de 8 000 enseignants qui, peut-être, n’iront même pas dans les classes, alors qu’il y a plus de 4 000 enseignants contractuels qui ont rempli toutes les conditions pour intégrer la Fonction publique. »

Pour le responsable syndical, l’ouverture d’un nouveau recrutement alors que la situation des anciens contractuels demeure en suspens soulève des interrogations sur la cohérence de la démarche.

Cette nouvelle controverse intervient dans un contexte déjà marqué par les revendications de l’intersyndicale de l’éducation à l’approche de la rentrée scolaire.

Le SNE, le SLECG et la FSPE réclament notamment la prise en compte des enseignants contractuels déjà biométrisés et concernés par les précédents engagements du gouvernement, conformément aux dispositions du protocole d’accord conclu avec les autorités.

Les syndicats préviennent que l’absence de réponse à leurs revendications pourrait affecter le climat de la rentrée scolaire.

Face à cette situation, l’intersyndicale demande au gouvernement de clarifier les modalités du recrutement des 8 000 enseignants et de se prononcer sur le cas des anciens contractuels concernés par les engagements antérieurs.

En attendant une éventuelle réponse des autorités, le SNE, le SLECG et la FSPE maintiennent leur position : ils réclament l’application des engagements pris envers les enseignants contractuels avant la mise en œuvre du nouveau processus de recrutement.

 

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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Mali Yembering : six écoles confrontées au manque d’enseignants à l’approche de la rentrée https://planete7.info/mali-yembering-six-ecoles-confrontees-au-manque-denseignants-a-lapproche-de-la-rentree/ Mon, 21 Sep 2026 16:59:27 +0000 https://planete7.info/?p=64382 À l’approche de la rentrée scolaire, les préparatifs s’intensifient à Mali Yembering. Alors que les autorités éducatives s’activent pour réunir les conditions nécessaires à une reprise effective des cours, le manque d’enseignants demeure une préoccupation majeure. Six écoles de la préfecture sont actuellement confrontées à cette situation, au risque de ne pas pouvoir fonctionner normalement […]]]>

À l’approche de la rentrée scolaire, les préparatifs s’intensifient à Mali Yembering. Alors que les autorités éducatives s’activent pour réunir les conditions nécessaires à une reprise effective des cours, le manque d’enseignants demeure une préoccupation majeure. Six écoles de la préfecture sont actuellement confrontées à cette situation, au risque de ne pas pouvoir fonctionner normalement à la rentrée.

Selon le directeur préfectoral de l’éducation de Mali, Mamadou Lamarana Souaré, plusieurs actions sont engagées afin de préparer la reprise des activités scolaires. Elles portent notamment sur la supervision de la rentrée, le contrôle des effectifs ainsi que l’état des infrastructures et des équipements scolaires.

« Nous sommes en train de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que la rentrée se passe dans de bonnes conditions », explique le responsable de l’éducation préfectorale.

Sur le terrain, des travaux sont également prévus dans certains établissements. Ils concernent notamment la réparation des tables-bancs et le remplacement de portes défectueuses, afin d’améliorer les conditions d’accueil et d’apprentissage des élèves.

Malgré ces préparatifs, le déficit d’enseignants constitue l’un des principaux défis à relever. D’après Mamadou Lamarana Souaré, six écoles sont actuellement fermées en raison de l’absence d’enseignants.

Cette situation s’explique notamment par le départ de certains enseignants contractuels communautaires qui intervenaient dans ces établissements. Ces derniers n’ont pas été retenus à l’issue de leur évaluation en situation de classe, laissant ainsi plusieurs écoles sans personnel enseignant.

Pour les autorités éducatives, la priorité est désormais de trouver rapidement une solution afin d’éviter que ces établissements ne restent fermés après la rentrée.

« Cette fois, je ne veux pas entendre qu’une école est fermée à cause du manque d’enseignants. Nous allons nous battre pour trouver des enseignants qui pourront tenir ces classes », a assuré le directeur préfectoral de l’éducation.

Au-delà de la question des effectifs enseignants, les responsables de l’éducation mettent également l’accent sur les résultats obtenus ces dernières années par les élèves de Mali Yembering.

Pour Mamadou Lamarana Souaré, ces performances peuvent être maintenues, voire consolidées, à condition de renforcer la rigueur dans l’encadrement et le suivi pédagogique.

À quelques jours de la rentrée, le défi est donc double pour les autorités éducatives : poursuivre les efforts engagés pour améliorer les conditions matérielles dans les établissements, tout en apportant une réponse urgente au déficit d’enseignants.

L’objectif affiché est de permettre aux élèves des six écoles concernées de retrouver, eux aussi, le chemin des classes dans les meilleures conditions possibles.

Thierno Abdourahmane Diallo pour Planete7.info

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« Ma femme m’a quitté parce que je n’ai rien » : à Conakry, le cri de détresse d’un enseignant contractuel venu de Siguiri https://planete7.info/ma-femme-ma-quitte-parce-que-je-nai-rien-a-conakry-le-cri-de-detresse-dun-enseignant-contractuel-venu-de-siguiri/ Wed, 05 Aug 2026 22:52:39 +0000 https://planete7.info/?p=60910 Au milieu des centaines d’enseignants contractuels réunis à Conakry pour réclamer leur intégration à la fonction publique, le témoignage de Lonceny Magassouba résonne avec une intensité particulière. Venu de Siguiri, cet enseignant raconte des années de précarité, de sacrifices et d’attente, au point, dit-il, d’avoir vu son foyer se briser. Mobilisés dans la capitale à […]]]>

Au milieu des centaines d’enseignants contractuels réunis à Conakry pour réclamer leur intégration à la fonction publique, le témoignage de Lonceny Magassouba résonne avec une intensité particulière. Venu de Siguiri, cet enseignant raconte des années de précarité, de sacrifices et d’attente, au point, dit-il, d’avoir vu son foyer se briser.

Mobilisés dans la capitale à l’appel de leurs responsables syndicaux, ces enseignants espèrent obtenir une réponse concrète des autorités après plusieurs années passées à assurer les cours dans les établissements scolaires sans bénéficier d’un statut de fonctionnaire.

« Cela fait longtemps que nous sommes en train de chercher notre intégration auprès de l’administration. L’année dernière, certains de nos collègues ont été recrutés, mais nous sommes restés contractuels. C’est pourquoi nous avons répondu à l’appel de nos responsables », explique Lonceny Magassouba.

Comme de nombreux autres enseignants, il affirme avoir effectué le déplacement à Conakry pour éviter d’être écarté du processus de recrutement.

« Tous les anciens contractuels sont venus pour ne pas être oubliés. Nous voulons que l’État examine enfin notre situation. Franchement, nous avons beaucoup souffert durant toutes ces années », confie-t-il.

Au-delà de cette attente, l’enseignant dénonce ce qu’il considère comme une inégalité de traitement entre les contractuels toujours en poste et certains enseignants déjà titularisés.

« Des personnes ont été recrutées avant nous alors que, sur le terrain, nous estimons avoir davantage d’expérience dans les situations de classe. Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est pour réclamer l’équité », soutient-il.

Mais c’est lorsqu’il évoque les conséquences de cette précarité sur sa vie personnelle que son émotion devient palpable.

« Aujourd’hui, ma femme m’a quitté l’année dernière parce que je n’ai rien. En tant qu’enseignant contractuel, je ne gagne presque rien. Ce que nous recevons ne suffit même pas pour acheter du savon ou nourrir la famille », lâche-t-il, visiblement éprouvé.

À travers son témoignage, Lonceny Magassouba lance un appel à la ministre de l’Éducation ainsi qu’aux plus hautes autorités du pays afin que leur situation soit enfin prise en compte.

« Si notre nouvelle ministre peut avoir pitié de nous et permettre notre engagement, ce serait un immense soulagement. Nous demandons également au gouvernement, avec l’appui du président Mamadi Doumbouya, d’examiner notre dossier afin que nous soyons intégrés. C’est notre plus grand souhait », plaide-t-il.

Déterminés à faire entendre leur voix, les enseignants contractuels affirment ne pas vouloir repartir sans garanties.

« Nous ne voulons pas quitter Conakry sans une réponse claire. Nous voulons être recrutés et bénéficier des mêmes droits que ceux qui ont déjà été intégrés », insiste-t-il.

Pour Lonceny Magassouba, cette revendication est d’autant plus légitime que le système éducatif guinéen continue de souffrir d’un déficit d’enseignants.

« Le gouvernement sait qu’il existe une pénurie d’enseignants. Chaque année, des contractuels sont sollicités pour assurer les cours. Nous sommes dans les salles de classe, nous formons les enfants qui seront les cadres de demain. Il est temps que notre engagement soit reconnu », conclut-il.

À travers ce témoignage, c’est toute la détresse d’une frange d’enseignants contractuels qui s’exprime. Derrière les revendications administratives se cachent des parcours marqués par l’incertitude, des sacrifices personnels et l’espoir qu’après des années de service, leur engagement soit enfin reconnu par une intégration à la fonction publique.

Salif Camara pour Planete7.info

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Kankan : les enseignants contractuels non retenus rejettent le protocole d’accord et exigent leur engagement immédiat https://planete7.info/kankan-les-enseignants-contractuels-non-retenus-rejettent-le-protocole-daccord-et-exigent-leur-engagement-immediat/ Sun, 07 Dec 2025 20:13:28 +0000 https://planete7.info/?p=49203 Le Bureau exécutif régional des enseignants contractuels non retenus de Kankan a annoncé, ce dimanche 7 décembre 2025, son rejet catégorique du protocole d’accord signé récemment entre une fraction de l’intersyndicale et le gouvernement. Devant les médias, le coordinateur régional, Moussa Diakité, a qualifié ce document d’« inacceptable » et « totalement déconnecté » des […]]]>

Le Bureau exécutif régional des enseignants contractuels non retenus de Kankan a annoncé, ce dimanche 7 décembre 2025, son rejet catégorique du protocole d’accord signé récemment entre une fraction de l’intersyndicale et le gouvernement. Devant les médias, le coordinateur régional, Moussa Diakité, a qualifié ce document d’« inacceptable » et « totalement déconnecté » des réalités vécues par les enseignants concernés.

Selon lui, le protocole ne reflète en rien le parcours des contractuels non retenus, pourtant engagés dans l’ensemble du processus d’intégration, incluant la biométrie, l’exercice pratique des classes et les évaluations pédagogiques.

« Nos fiches d’évaluation sont bel et bien disponibles dans les DPE. Rien ne justifie qu’on nous impose un autre texte. Nous n’accepterons plus de nouvelles désillusions, surtout après les drames que certains de nos collègues ont traversés », a déclaré Moussa Diakité.

Le coordinateur a également dénoncé ce qu’il qualifie de « trahison » au sein même de l’intersyndicale. Pour lui, la signature du protocole par une seule structure traduit un manque de prise en compte des réalités du terrain.

« Nous nous demandons si ceux qui ont signé ce protocole maîtrisent réellement le dossier. Nous avons servi dans les zones les plus enclavées avec loyauté et dévouement. Pour nous, la seule solution acceptable reste la signature immédiate des arrêtés d’engagement », a-t-il insisté.

S’agissant de la grève entamée par les deux autres structures syndicales de l’intersyndicale, Moussa Diakité assure que les enseignants contractuels non retenus resteront mobilisés jusqu’au bout.

« Aucun contractuel ne doit reprendre les cours tant que le mot d’ordre n’est pas levé. Le protocole contesté n’a été signé que par une seule structure, il n’a donc aucune légitimité », a-t-il affirmé.

Pour conclure, il a lancé un appel pressant à l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux afin qu’ils se penchent sur ce dossier qu’il qualifie de crucial pour l’avenir du système éducatif guinéen. Selon lui, le pays a besoin de solutions pérennes et non de compromis temporaires.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852
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