Employabilité – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 30 Sep 2026 18:56:25 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Employabilité – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Capital humain : PRIME lance son offensive pour accompagner 1 000 jeunes https://planete7.info/capital-humain-prime-lance-son-offensive-pour-accompagner-1-000-jeunes/ Wed, 30 Sep 2026 18:54:58 +0000 https://planete7.info/?p=65112 Le Grand Forum « Jeunesse et Avenir » a officiellement lancé, ce mercredi 30 septembre 2026 au Chapiteau By Issa, à Conakry, la première édition de PRIME, le « Programme de Révélation de l’Identité par la Marque et l’Excellence ». Une initiative qui entend miser sur la formation, l’employabilité et le développement des compétences pour […]]]>

Le Grand Forum « Jeunesse et Avenir » a officiellement lancé, ce mercredi 30 septembre 2026 au Chapiteau By Issa, à Conakry, la première édition de PRIME, le « Programme de Révélation de l’Identité par la Marque et l’Excellence ». Une initiative qui entend miser sur la formation, l’employabilité et le développement des compétences pour mieux préparer les jeunes Guinéens aux opportunités professionnelles et économiques.

À deux jours de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, plusieurs membres du gouvernement, acteurs du secteur privé et jeunes ont pris part à cette rencontre placée sous le thème : « S’inspirer du passé pour construire notre avenir ensemble ».

Président d’honneur et keynote speaker de PRIME, Djiba Diakité a insisté sur la nécessité de considérer la jeunesse comme un acteur à part entière de la transformation du pays.

« Nous ne sommes pas ici pour parler à la jeunesse, mais avec elle », a-t-il déclaré, appelant les jeunes à ne pas rester « spectateurs de la transformation », mais à en devenir « acteurs ».

Porté par Aïcha Kaporo Soumah, présidente de CAPS Group, PRIME est le fruit d’une réflexion engagée depuis plusieurs mois sur les moyens d’accompagner concrètement la jeunesse guinéenne.

L’initiatrice du programme a rappelé que cette démarche s’inscrit dans la continuité des ateliers Coaching RH lancés en 2017, qui ont, selon elle, permis d’accompagner bénévolement plus de 10 000 jeunes.

Pour sa première phase, PRIME prévoit d’accompagner gratuitement 1 000 jeunes de la zone spéciale de Conakry pendant six mois. Le programme abordera notamment la connaissance et la confiance en soi, le leadership, la communication, l’intelligence émotionnelle, le personal branding, l’employabilité et l’entrepreneuriat.

« Nous ne voulons pas que les ressources financières soient une barrière entre un jeune et son potentiel », a souligné Aïcha Kaporo Soumah.

Le programme devrait également s’étendre à l’intérieur du pays à partir de 2027, avec l’ambition de toucher des jeunes confrontés à un accès limité aux opportunités de formation et d’accompagnement.

La ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Diamy Diallo, a pour sa part inscrit cette initiative dans les enjeux de développement du capital humain, notamment à travers les perspectives liées à Simandou 2040 et à Simandou Academy.

À l’approche de la fête de l’indépendance, elle a établi un parallèle entre l’héritage laissé par les générations précédentes et les responsabilités de la jeunesse actuelle. Selon elle, après la conquête de la souveraineté politique, l’enjeu est désormais de renforcer la souveraineté économique, scientifique et technologique du pays.

Un défi qui passe, selon les différents intervenants, par la formation et la valorisation des compétences.

Le ministre de la Jeunesse, Lansana Béa Diallo, a, lui, mis l’accent sur les conditions d’insertion et de rémunération des jeunes dans le secteur privé.

Il a notamment dénoncé certaines situations dans lesquelles des jeunes seraient faiblement rémunérés alors que leurs employeurs factureraient des montants nettement supérieurs aux clients.

« Dans une société de sécurité, des jeunes sont payés à 600 000 francs guinéens alors qu’ils prennent 2 millions et demi, c’est un scandale ! », a-t-il déclaré.

Pour le ministre, la valorisation du travail des jeunes nécessite notamment une meilleure réglementation, mais aussi une adéquation plus forte entre les formations dispensées et les besoins du marché de l’emploi.

Lansana Béa Diallo a également appelé à ce que les revenus issus des ressources minières contribuent davantage au développement du capital humain.

« Notre richesse du sous-sol doit contribuer à faire grandir la richesse qui se trouve au-dessus du sous-sol : nos femmes, nos hommes et notre jeunesse », a-t-il soutenu.

À travers PRIME, ses initiateurs veulent ainsi faire de la formation et du développement personnel des leviers d’insertion et d’autonomisation de la jeunesse. Avec 1 000 bénéficiaires ciblés dans sa première phase, le programme entend poser les bases d’un accompagnement appelé à s’élargir au-delà de Conakry dès 2027.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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Mariama Daff : « Une femme bien formée prouve naturellement qu’elle a sa place dans la mine » https://planete7.info/mariama-daff-une-femme-bien-formee-prouve-naturellement-quelle-a-sa-place-dans-la-mine/ Sat, 12 Sep 2026 03:05:12 +0000 https://planete7.info/?p=63632 À travers l’ONG Force des Femmes et le PROFEF, l’entrepreneure Mariama Daff veut faire de la formation technique un levier d’insertion professionnelle et d’autonomisation des femmes guinéennes. Invitée de l’émission « Face à Pathé » de Planète7, elle revient sur son engagement et les ambitions de son programme dans le cadre de Simandou 2040. Longtemps […]]]>

À travers l’ONG Force des Femmes et le PROFEF, l’entrepreneure Mariama Daff veut faire de la formation technique un levier d’insertion professionnelle et d’autonomisation des femmes guinéennes. Invitée de l’émission « Face à Pathé » de Planète7, elle revient sur son engagement et les ambitions de son programme dans le cadre de Simandou 2040.

Longtemps perçus comme des bastions masculins, les secteurs minier et industriel guinéens pourraient-ils progressivement changer de visage ? Pour Mariama Daff, entrepreneure, présidente de l’ONG Force des Femmes et initiatrice du Programme de formation et d’employabilité des femmes (PROFEF), la réponse passe avant tout par la compétence.

Sur le plateau de « Face à Pathé », l’invitée de Planète7 a défendu une conviction : une femme formée, compétente et capable de démontrer ses résultats dispose des moyens nécessaires pour s’imposer dans des secteurs où sa présence reste encore limitée.

Depuis sa création en 2020, l’ONG Force des Femmes œuvre à l’accompagnement et à l’autonomisation des femmes à travers la formation, l’insertion professionnelle et la création d’opportunités. Selon sa présidente, environ 600 femmes ont déjà bénéficié des actions de l’organisation, dans différents métiers des secteurs formel et informel.

L’année 2025 marque une nouvelle étape dans cette démarche, avec le lancement du Programme de formation et d’employabilité des femmes, développé dans le cadre de Simandou 2040. L’initiative vise à préparer davantage de femmes aux exigences des métiers techniques et industriels.

« Depuis sa création à aujourd’hui, on a pu impacter 600 femmes dans les métiers du secteur formel et informel. Nous leur offrons aussi des opportunités de stage et d’emploi à travers des partenaires qui nous accompagnent. Et en 2025, on a initié le programme de formation et d’employabilité des femmes au compte de Simandou. C’est un programme qui vise à former 2 500 femmes dans les métiers techniques et industriels. On l’a déjà lancé », explique Mariama Daff.

Au-delà des chiffres, la présidente de Force des Femmes insiste sur les changements que ces formations peuvent produire dans la vie des bénéficiaires. Pour elle, l’autonomisation ne se résume pas à l’acquisition d’un certificat ou à la participation à une session de formation. Elle prend tout son sens lorsque la femme formée devient capable de gagner sa vie et de contribuer aux besoins de sa famille.

« Ce qui me marque le plus, c’est de voir des femmes arriver au sein de cette ONG sans qualification, sans confiance en elles, puis apprendre un métier et gagner leur vie. Parce que quand on parle de l’autonomisation de la femme, il faudrait vraiment qu’elle arrive à subvenir à ses besoins, mais aussi à accompagner sa famille à travers son travail. Donc pour moi, c’est ça, la vraie réussite », témoigne-t-elle.

L’accès des femmes aux métiers techniques et industriels demeure l’un des principaux défis auxquels s’attaque l’organisation. Dans un secteur minier encore largement associé à la main-d’œuvre masculine, Mariama Daff entend dépasser les préjugés par des résultats concrets.

Pour l’entrepreneure, la meilleure manière de convaincre repose sur la formation et la capacité à exercer efficacement son métier.

« Moi, je dirais, en fait, par sa compétence et le résultat. Aujourd’hui, une femme bien formée prouve naturellement qu’elle occupe aussi une place dans ce secteur qui est plutôt réservé aux hommes », soutient-elle.

L’initiatrice du PROFEF évoque notamment les premières expériences de femmes formées dans le cadre de son projet. Leur présence sur le terrain, notamment dans la conduite d’engins lourds, constitue à ses yeux une illustration de la place que les femmes peuvent occuper dans les activités minières et industrielles.

« Quand on a initié ce projet, voir ces braves femmes sur le terrain en train de conduire des engins lourds, des chargeuses, je me dis que c’est la compétence. Quand on est bien formé, qu’on sait ce qu’on fait et qu’on aime ce qu’on fait, on arrive toujours à atteindre nos objectifs et à occuper la place qu’il faut dans la société », affirme Mariama Daff.

À travers le PROFEF, Force des Femmes ambitionne de permettre à un plus grand nombre de Guinéennes d’accéder aux compétences recherchées dans les secteurs techniques et industriels. L’objectif annoncé de former 2 500 femmes s’inscrit dans une volonté de mieux préparer cette main-d’œuvre féminine aux opportunités liées aux grands projets de développement.

Pour Mariama Daff, l’enjeu dépasse la seule question de l’emploi. Il s’agit également de renforcer la confiance des femmes, de favoriser leur indépendance économique et de leur permettre de participer pleinement à la transformation de la Guinée.

Dans cette perspective, la formation apparaît comme un outil essentiel pour faire évoluer les mentalités et ouvrir davantage les portes des métiers miniers aux femmes.

Le message porté par la présidente de Force des Femmes se veut clair : l’avenir des femmes dans les secteurs industriels ne doit pas être défini par les préjugés, mais par leurs compétences, leur engagement et les résultats qu’elles sont capables de produire.

Sylla Ama pour Planete7.info 

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Guinée : l’AESGC veut faire des entreprises chinoises un nouveau levier pour l’emploi des jeunes https://planete7.info/guinee-laesgc-veut-faire-des-entreprises-chinoises-un-nouveau-levier-pour-lemploi-des-jeunes/ Tue, 01 Sep 2026 14:43:43 +0000 https://planete7.info/?p=63033 À travers un forum prévu en novembre 2026, l’Association des anciens étudiants et stagiaires guinéens en Chine entend rapprocher les entreprises chinoises des compétences locales et mieux valoriser l’expertise acquise par les Guinéens formés en Chine. L’Association des anciens étudiants et stagiaires guinéens en Chine (AESGC) veut franchir un nouveau cap dans sa contribution au […]]]>

À travers un forum prévu en novembre 2026, l’Association des anciens étudiants et stagiaires guinéens en Chine entend rapprocher les entreprises chinoises des compétences locales et mieux valoriser l’expertise acquise par les Guinéens formés en Chine.

L’Association des anciens étudiants et stagiaires guinéens en Chine (AESGC) veut franchir un nouveau cap dans sa contribution au développement socio-économique de la Guinée. Réunie samedi dernier en assemblée générale extraordinaire, l’organisation a dévoilé plusieurs orientations de son plan d’action, parmi lesquelles figure l’organisation, en novembre 2026, d’un forum consacré à l’employabilité, à la formation professionnelle et aux opportunités offertes par les entreprises chinoises implantées en Guinée.

L’initiative a été annoncée par le président de l’AESGC, Dr Mohamed Camara Kader, à l’issue de cette rencontre qui a également permis à la nouvelle équipe dirigeante de faire le bilan de ses premières activités et de présenter sa feuille de route.

« Nous avons élaboré un plan d’action dont la vision essentielle est de mettre en place une association crédible, forte et bien structurée », a expliqué le président de l’AESGC.

Pour l’AESGC, le séjour en Chine de nombreux Guinéens ne doit pas se limiter à une expérience académique ou professionnelle individuelle. L’association souhaite désormais transformer ces acquis en un véritable outil au service du développement de la Guinée.

Langue chinoise, connaissance de la culture, maîtrise des méthodes de travail et formations spécialisées : autant de compétences que l’association entend davantage mettre à la disposition des entreprises et des institutions guinéennes.

« C’est de mettre à profit pour notre pays l’expérience que nous avons eue en Chine », souligne Dr Mohamed Camara Kader.

L’AESGC ambitionne ainsi de jouer le rôle de passerelle entre les entreprises chinoises présentes en Guinée et les ressources humaines locales. Une position qui pourrait répondre à l’un des défis auxquels sont confrontées certaines entreprises chinoises : identifier, recruter et intégrer une main-d’œuvre guinéenne disposant des compétences adaptées à leurs besoins.

Au-delà de la valorisation des anciens étudiants, le projet porte également un enjeu majeur : améliorer l’employabilité des jeunes Guinéens.

Dans un contexte marqué par une forte demande d’insertion professionnelle, l’AESGC estime nécessaire de rapprocher davantage les jeunes des réalités du marché du travail et des besoins concrets des entreprises.

Le forum de novembre devrait ainsi réunir plusieurs acteurs autour des questions liées à la formation, au recrutement, à l’apprentissage et à l’adéquation entre les compétences disponibles et les profils recherchés par les entreprises chinoises.

L’association souhaite notamment encourager le développement de mécanismes de formation professionnelle et d’apprentissage directement au sein des entreprises et unités de production chinoises installées en Guinée.

« Vu ces difficultés, on s’est dit qu’il est indispensable de s’asseoir, réfléchir et suivre une stratégie à mettre en place afin que le courant passe », a expliqué le président de l’AESGC.

L’autre ambition affichée par l’association consiste à changer le regard porté sur les Guinéens ayant étudié en Chine.

Pour Dr Mohamed Camara Kader, leur expertise ne saurait être réduite à la seule maîtrise de la langue chinoise ou aux fonctions d’interprétariat. L’AESGC revendique en effet la présence, en son sein, de professionnels issus de plusieurs domaines et disposant de formations de haut niveau.

« Nous avons des docteurs, des gens de très bonne formation qui peuvent aider aussi dans le domaine de la spécialité », affirme-t-il, mettant notamment en avant le nombre important d’ingénieurs formés dans différents secteurs.

L’association entend donc mieux faire connaître cette expertise auprès des entreprises chinoises afin de favoriser l’accès des compétences guinéennes aux postes correspondant réellement à leurs qualifications.

Au-delà du recrutement, l’AESGC veut contribuer à réduire les incompréhensions qui peuvent parfois exister entre les environnements professionnels guinéen et chinois.

La connaissance de la langue et de la culture chinoises constitue, selon l’association, un atout majeur pour faciliter le dialogue entre employeurs chinois et travailleurs guinéens. Il s’agit notamment d’aider les entreprises à mieux comprendre les réalités et les attentes de la main-d’œuvre locale, mais aussi de permettre aux jeunes de mieux appréhender les exigences professionnelles de leurs futurs employeurs.

Avec ce forum annoncé pour novembre 2026, l’AESGC entend donc passer d’une simple association d’anciens étudiants à un véritable acteur de la coopération entre la Guinée et la Chine.

À travers la valorisation des compétences, la formation professionnelle et la mise en relation entre entreprises et jeunes diplômés, l’organisation veut faire de l’expérience acquise en Chine un levier concret pour l’emploi et le développement des compétences en Guinée.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info 

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Emploi et employabilité : l’AESGC veut mobiliser l’expérience de ses anciens étudiants formés en Chine https://planete7.info/emploi-et-employabilite-laesgc-veut-mobiliser-lexperience-de-ses-anciens-etudiants-formes-en-chine/ Sat, 29 Aug 2026 17:36:53 +0000 https://planete7.info/?p=62882 Réunis ce samedi 29 août à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, les anciens étudiants et stagiaires guinéens de Chine ont examiné le plan d’action de leur association et posé les bases d’un forum consacré aux défis de l’emploi et de l’employabilité en Guinée. L’expérience acquise en Chine pourrait-elle contribuer à répondre aux défis de […]]]>

Réunis ce samedi 29 août à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, les anciens étudiants et stagiaires guinéens de Chine ont examiné le plan d’action de leur association et posé les bases d’un forum consacré aux défis de l’emploi et de l’employabilité en Guinée.

L’expérience acquise en Chine pourrait-elle contribuer à répondre aux défis de l’emploi en Guinée ? C’est l’une des ambitions affichées par l’Association des Anciens Étudiants et Stagiaires Guinéens en République Populaire de Chine (AESGC). L’association entend désormais transformer les compétences et les expériences accumulées par ses membres en leviers au service du développement national.

C’est dans cette perspective que le Bureau exécutif de l’AESGC a organisé, ce samedi 29 août 2026, une assemblée générale extraordinaire dans les locaux de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. La rencontre a réuni plusieurs membres de l’association résidant dans la capitale, ainsi que des anciens étudiants et stagiaires venus de différentes régions du pays.

Présidée par Dr Camara Mohamed, président de l’AESGC, l’assemblée avait pour principal objectif de présenter et d’examiner le plan d’action élaboré par le bureau exécutif, mis en place en novembre 2025. Mais au-delà de cette étape statutaire, les échanges ont surtout porté sur la préparation d’une initiative présentée comme l’un des grands rendez-vous de l’association : un forum consacré aux défis de l’emploi et de l’employabilité en Guinée.

Pour Dr Camara Mohamed, cette assemblée constitue avant tout un cadre de mobilisation des anciens étudiants et stagiaires guinéens ayant séjourné en Chine.

« C’est une assemblée générale extraordinaire invitant tous les anciens étudiants et stagiaires guinéens ayant évolué en Chine afin de réfléchir sur le plan d’action qu’on a élaboré », a-t-il expliqué.

Parmi les activités inscrites dans ce plan, le forum sur « les défis de l’employabilité, stratégie et perspective » occupe une place particulière. L’objectif est de réunir différents acteurs afin de réfléchir aux difficultés d’insertion professionnelle des jeunes et aux moyens de mieux rapprocher les compétences disponibles des besoins du marché de l’emploi.

Un comité d’organisation a d’ailleurs été mis en place pour préparer les différentes étapes de cette initiative.

« Nous avons mis en place un comité d’organisation qui pourra jeter les bases indispensables pour l’organisation de la cérémonie », a précisé le président de l’AESGC.

Mais l’ambition de l’association ne s’arrête pas à une simple rencontre entre anciens étudiants. Elle souhaite faire de ce forum une plateforme d’échanges entre les compétences guinéennes et les entreprises chinoises implantées en Guinée.

Pour l’AESGC, ses membres disposent d’un atout particulier : une connaissance à la fois académique, professionnelle et culturelle de la Chine. Une expérience que l’association souhaite désormais mettre au profit de la Guinée.

« Nous avons l’avantage de connaître la Chine culturellement, scientifiquement et nous avons la chance d’avoir vécu là-bas et d’avoir appris beaucoup de choses positives en Chine. Nous avons le devoir qu’en retour dans notre pays, nous puissions faire bénéficier ceci à notre pays », a déclaré Dr Camara Mohamed.

Cette connaissance du monde chinois pourrait notamment faciliter le dialogue entre les entreprises chinoises présentes en Guinée et les jeunes compétences locales.

Le constat dressé par le président de l’association est sans détour : alors que les jeunes Guinéens sont à la recherche d’opportunités professionnelles, certaines entreprises chinoises éprouvent des difficultés à trouver localement les profils dont elles ont besoin.

« Nos jeunes ont besoin d’emplois. Les sociétés chinoises ne peuvent pas importer la main-d’œuvre, mais elles ont besoin de cadres compétents », a-t-il souligné.

D’où la nécessité, selon lui, de renforcer la formation professionnelle, l’apprentissage et les dispositifs permettant aux jeunes d’acquérir des compétences directement adaptées aux besoins des entreprises.

À travers ce forum, l’AESGC veut dépasser le stade des constats et faire émerger des pistes d’action concrètes.

« Pour nous, ce forum vient à point nommé parce qu’il va nous permettre de prendre des actions, de poser des actes concrets à votre développement dans notre pays », a insisté le président de l’association.

L’enjeu est donc de créer un cadre permettant aux anciens étudiants et stagiaires de Chine de partager leur expertise, mais également de favoriser des passerelles entre les jeunes demandeurs d’emploi, les entreprises et les structures de formation.

Pour donner davantage de portée à l’initiative, l’AESGC souhaite bénéficier de l’accompagnement des autorités guinéennes ainsi que de la représentation diplomatique chinoise en Guinée.

« On a eu l’idée de mettre ce forum sous le haut patronage du gouvernement guinéen et naturellement de l’ambassade de Chine en Guinée, qui se trouve être notre pays de formation », a annoncé Dr Camara Mohamed.

À travers cette démarche, l’AESGC entend ainsi franchir une nouvelle étape : faire de l’expérience accumulée par les Guinéens formés en Chine un véritable outil de transmission, de coopération et de développement. Avec, en ligne de mire, une question devenue centrale pour la jeunesse guinéenne : comment transformer les compétences acquises en opportunités d’emploi durables ?

Salif Camara pour Planete7.info

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Employabilité et cybersécurité : Bakaramoko Kaba souligne l’impact grandissant d’AISAKA GROUP en Guinée https://planete7.info/employabilite-et-cybersecurite-bakaramoko-kaba-souligne-limpact-grandissant-daisaka-group-en-guinee/ Fri, 15 May 2026 14:24:26 +0000 https://planete7.info/?p=55518 Invité de l’émission Face à Pathé diffusée sur Planète7, le Directeur général d’AISAKA GROUP, Bakaramoko Kaba, a mis en lumière les avancées de son entreprise dans la formation professionnelle et la cybersécurité en Guinée. Au cours de cet entretien, il a notamment insisté sur l’employabilité des apprenants issus de l’institut ainsi que sur la prise […]]]>

Invité de l’émission Face à Pathé diffusée sur Planète7, le Directeur général d’AISAKA GROUP, Bakaramoko Kaba, a mis en lumière les avancées de son entreprise dans la formation professionnelle et la cybersécurité en Guinée. Au cours de cet entretien, il a notamment insisté sur l’employabilité des apprenants issus de l’institut ainsi que sur la prise de conscience progressive des institutions face aux menaces cybercriminelles.

Dans son intervention, le patron d’AISAKA GROUP a révélé que plus de 2 000 professionnels ont déjà bénéficié des programmes de renforcement de capacités proposés par l’entreprise. Selon lui, les bénéficiaires proviennent de profils variés : des responsables informatiques déjà en fonction, des étudiants à la recherche d’un emploi ainsi que de jeunes désireux d’améliorer leurs compétences afin de mieux s’intégrer sur le marché du travail.

« Nos apprenants sont répartis en trois groupes. Il y a d’abord des employés et des directeurs de services informatiques qui viennent renforcer leurs compétences chez nous. Ensuite, des étudiants en situation de chômage qui cherchent à améliorer leur profil pour accéder à l’emploi », a expliqué Bakaramoko Kaba.

Le Directeur général d’AISAKA GROUP affirme également que plusieurs anciens apprenants ont réussi à décrocher des opportunités professionnelles grâce au dispositif d’accompagnement mis en place par l’institution. Ce mécanisme repose notamment sur un réseau d’anciens étudiants et un système de mentorat impliquant des responsables informatiques expérimentés.

« Beaucoup de personnes ont obtenu un emploi grâce à AISAKA GROUP, car nous avons instauré une dynamique où les anciens accompagnent les nouveaux », a-t-il indiqué.

Selon lui, certaines entreprises privilégient désormais le recrutement direct au sein de l’établissement afin d’identifier des profils qualifiés, sans passer par les procédures classiques d’appel à candidatures.

« Aujourd’hui, plusieurs directeurs de services informatiques préfèrent venir recruter directement ici avant même de lancer des appels à candidature », a-t-il souligné, estimant que les méthodes traditionnelles de recrutement attirent souvent des milliers de dossiers, compliquant ainsi la sélection des compétences les plus adaptées.

Abordant la question de la cybersécurité, Bakaramoko Kaba estime que les entreprises privées comme les structures publiques guinéennes commencent progressivement à mesurer l’ampleur des risques liés aux cyberattaques.

« Au début, ce n’était pas évident. Mais aujourd’hui, les bandits du net commencent à frapper à la porte des entreprises », a-t-il déclaré.

Il précise que depuis 2021, plusieurs institutions étatiques ont pris conscience de la nécessité de sécuriser leurs systèmes d’information face à la montée de la cybercriminalité. Pour lui, la protection des données numériques est devenue un enjeu stratégique majeur pour la souveraineté des États.

Interrogé sur l’évolution du niveau de maturité numérique entre les secteurs public et privé, le Directeur général d’AISAKA GROUP estime que l’écart tend progressivement à se réduire. Il attribue cette évolution à l’émergence d’une nouvelle génération de cadres informatiques ainsi qu’au retour de compétences issues de la diaspora.

« Avant, il existait une grande différence entre les deux secteurs. Mais aujourd’hui, cet écart se réduit considérablement. De nombreux jeunes occupent désormais des postes stratégiques dans les services informatiques », a conclu Bakaramoko Kaba.

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