Emploi – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Mon, 05 Oct 2026 21:38:08 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Emploi – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Guinée-Banque mondiale : plus de 3 milliards de dollars pour accélérer la transformation économique https://planete7.info/guinee-banque-mondiale-plus-de-3-milliards-de-dollars-pour-accelerer-la-transformation-economique/ Mon, 05 Oct 2026 20:07:01 +0000 https://planete7.info/?p=65505 Le Gouvernement guinéen et le Groupe de la Banque mondiale ont officiellement lancé, ce lundi 5 octobre à Conakry, le Cadre de Partenariat Pays (CPP) 2027-2033. Doté de plus de 3 milliards de dollars d’engagements potentiels, ce nouveau cadre place la création d’emplois, la diversification économique et la transformation des ressources minières au cœur de […]]]>

Le Gouvernement guinéen et le Groupe de la Banque mondiale ont officiellement lancé, ce lundi 5 octobre à Conakry, le Cadre de Partenariat Pays (CPP) 2027-2033. Doté de plus de 3 milliards de dollars d’engagements potentiels, ce nouveau cadre place la création d’emplois, la diversification économique et la transformation des ressources minières au cœur de la coopération entre la Guinée et l’institution de Bretton Woods.

La cérémonie de lancement s’est tenue dans un réceptif hôtelier de la capitale, en présence de plusieurs membres du Gouvernement, de partenaires techniques et financiers ainsi que de représentants du Groupe de la Banque mondiale. Pendant sept ans, ce nouveau cadre doit servir de feuille de route à une coopération appelée à prendre une nouvelle dimension, dans un contexte marqué par l’entrée en production de Simandou.

Le Groupe de la Banque mondiale prévoit 2,1 milliards de dollars d’engagements sur la période 2027-2033, auxquels devraient s’ajouter près d’un milliard de dollars mobilisés par l’Association internationale de développement (IDA) et la MIGA. Au total, l’engagement potentiel du Groupe dépasserait ainsi les 3 milliards de dollars.

Prenant la parole lors de la cérémonie, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a présenté ce nouveau partenariat comme une étape majeure dans la trajectoire économique du pays.

« Sous l’impulsion de monsieur le Président de la République, le chef de l’État, la Guinée a franchi une étape historique. Simandou est entré en production et les premières exportations de minerais de fer ont débuté en début d’année », a-t-elle déclaré.

Mais pour la ministre, l’exploitation de Simandou ne constitue qu’un point de départ. L’enjeu consiste désormais à transformer les revenus et les opportunités liés aux ressources minières en une croissance durable, inclusive et créatrice de valeur sur le territoire national.

Cette ambition rejoint celle du programme Simandou 2040, qui entend notamment favoriser la diversification de l’économie guinéenne.

Le nouveau CPP s’inscrit dans cette logique avec une ambition clairement affichée : « Tirer parti des ressources minières de la Guinée pour une croissance diversifiée et riche en emplois. »

Au-delà du montant des financements annoncés, Mariama Ciré Sylla a surtout insisté sur le changement d’approche porté par le nouveau partenariat. L’objectif, selon elle, est de mesurer les résultats à partir de leurs effets sur les populations.

Quatre priorités structurent notamment le CPP : une meilleure gestion des finances publiques, une main-d’œuvre mieux formée et en meilleure santé, l’amélioration de l’accès à l’énergie et aux transports, ainsi qu’une hausse des investissements privés.

Le corridor de Simandou devrait également dépasser sa vocation strictement minière pour devenir un corridor économique et de développement territorial. L’objectif est de faire des infrastructures liées au projet un levier de développement au bénéfice d’un plus grand nombre de territoires et de populations.

« Il mobilise de manière intégrée les trois institutions du groupe de la Banque mondiale autour d’une même ambition. Et il porte une attention particulière aux régions qui se trouvent en dehors du corridor, afin que la transformation économique de la Guinée soit aussi une transformation inclusive », a expliqué la ministre.

Le nouveau partenariat devrait également produire des effets dans plusieurs secteurs sociaux et économiques.

Dans l’éducation, plus de 650 000 élèves devraient bénéficier d’une meilleure formation. Le programme CIRA doit, quant à lui, toucher plus de 2 millions de jeunes, notamment à travers la modernisation de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle dans des secteurs considérés comme stratégiques, dont l’agro-industrie, l’énergie et le numérique.

Dans le secteur de la santé et de la nutrition, environ 4 millions de personnes devraient bénéficier d’un meilleur accès aux services.

L’agriculture figure également parmi les secteurs prioritaires. À travers le projet PEDAG 2, près de 66 000 emplois sont annoncés, avec un impact attendu sur plus de 250 000 agriculteurs et ménages ruraux.

Pour la ministre de l’Économie, du Budget et des Finances, ces indicateurs devront toutefois être appréciés à travers une seule et même exigence : leur impact réel sur les citoyens.

« La réussite de ce partenariat ne se mesurera pas au nombre de projets approuvés ni au volume des financements mobilisés. Elle se mesurera à ce qui changera concrètement dans la vie des Guinéens », a-t-elle insisté.

Intervenant à son tour, le vice-président régional du Groupe de la Banque mondiale, Ousmane Diagana, a salué le lancement de ce nouveau cadre de coopération.

« C’est vraiment un très grand honneur pour tout le groupe de la Banque mondiale d’être aujourd’hui à Conakry, aux côtés des Guinéennes et des Guinéens, pour lancer ce nouveau cadre de partenariat avec la République de Guinée », a-t-il déclaré.

Pour le responsable de l’institution, la création d’emplois passe avant tout par le développement du secteur privé. Le rôle de l’État consiste notamment à créer un environnement suffisamment favorable pour permettre aux entreprises d’investir, de se développer et de recruter.

La Banque mondiale entend ainsi accompagner la Guinée dans la levée de plusieurs obstacles qui freinent encore le développement des entreprises : accès au financement, disponibilité et fiabilité de l’électricité, infrastructures, logistique, accès aux marchés, réglementation et fiscalité.

Ousmane Diagana a également mis en avant l’évolution de l’approche de la Banque mondiale, qui entend désormais mettre davantage l’accent sur l’expertise et l’accompagnement des politiques publiques.

« Nous ne venons pas, dans le cadre de ce CPP, seulement avec les financements, parce que nous sommes de moins en moins une banque de financement. Nous venons avec des connaissances, avec des conseils », a-t-il expliqué.

L’institution compte également mobiliser davantage les investisseurs privés grâce à des instruments destinés à réduire les risques. Elle entend, dans le même temps, s’appuyer sur l’expérience d’autres pays riches en ressources naturelles afin d’aider la Guinée à éviter les écueils qui ont empêché certaines économies de transformer leurs ressources minières en véritable moteur de développement.

Pour Ousmane Diagana, le CPP 2027-2033 doit ainsi avancer en cohérence avec Simandou 2040, les deux cadres poursuivant, selon lui, une ambition commune : transformer les ressources de la Guinée en une économie plus productive, diversifiée et inclusive.

« La Banque mondiale est prête à accompagner les réformes difficiles et les investissements qui permettent à la Guinée de transformer sa richesse en opportunité », a-t-il assuré.

Avec le lancement du CPP 2027-2033, Conakry et le Groupe de la Banque mondiale ouvrent ainsi un nouveau chapitre de leur coopération. Derrière les milliards de dollars annoncés, l’enjeu sera désormais de transformer les engagements en résultats concrets : davantage d’investissements privés, plus d’emplois, une économie moins dépendante des matières premières et, surtout, une amélioration tangible des conditions de vie des populations.

Salif Camara pour Planete7.info 

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Emploi et employabilité : l’AESGC veut mobiliser l’expérience de ses anciens étudiants formés en Chine https://planete7.info/emploi-et-employabilite-laesgc-veut-mobiliser-lexperience-de-ses-anciens-etudiants-formes-en-chine/ Sat, 29 Aug 2026 17:36:53 +0000 https://planete7.info/?p=62882 Réunis ce samedi 29 août à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, les anciens étudiants et stagiaires guinéens de Chine ont examiné le plan d’action de leur association et posé les bases d’un forum consacré aux défis de l’emploi et de l’employabilité en Guinée. L’expérience acquise en Chine pourrait-elle contribuer à répondre aux défis de […]]]>

Réunis ce samedi 29 août à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, les anciens étudiants et stagiaires guinéens de Chine ont examiné le plan d’action de leur association et posé les bases d’un forum consacré aux défis de l’emploi et de l’employabilité en Guinée.

L’expérience acquise en Chine pourrait-elle contribuer à répondre aux défis de l’emploi en Guinée ? C’est l’une des ambitions affichées par l’Association des Anciens Étudiants et Stagiaires Guinéens en République Populaire de Chine (AESGC). L’association entend désormais transformer les compétences et les expériences accumulées par ses membres en leviers au service du développement national.

C’est dans cette perspective que le Bureau exécutif de l’AESGC a organisé, ce samedi 29 août 2026, une assemblée générale extraordinaire dans les locaux de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. La rencontre a réuni plusieurs membres de l’association résidant dans la capitale, ainsi que des anciens étudiants et stagiaires venus de différentes régions du pays.

Présidée par Dr Camara Mohamed, président de l’AESGC, l’assemblée avait pour principal objectif de présenter et d’examiner le plan d’action élaboré par le bureau exécutif, mis en place en novembre 2025. Mais au-delà de cette étape statutaire, les échanges ont surtout porté sur la préparation d’une initiative présentée comme l’un des grands rendez-vous de l’association : un forum consacré aux défis de l’emploi et de l’employabilité en Guinée.

Pour Dr Camara Mohamed, cette assemblée constitue avant tout un cadre de mobilisation des anciens étudiants et stagiaires guinéens ayant séjourné en Chine.

« C’est une assemblée générale extraordinaire invitant tous les anciens étudiants et stagiaires guinéens ayant évolué en Chine afin de réfléchir sur le plan d’action qu’on a élaboré », a-t-il expliqué.

Parmi les activités inscrites dans ce plan, le forum sur « les défis de l’employabilité, stratégie et perspective » occupe une place particulière. L’objectif est de réunir différents acteurs afin de réfléchir aux difficultés d’insertion professionnelle des jeunes et aux moyens de mieux rapprocher les compétences disponibles des besoins du marché de l’emploi.

Un comité d’organisation a d’ailleurs été mis en place pour préparer les différentes étapes de cette initiative.

« Nous avons mis en place un comité d’organisation qui pourra jeter les bases indispensables pour l’organisation de la cérémonie », a précisé le président de l’AESGC.

Mais l’ambition de l’association ne s’arrête pas à une simple rencontre entre anciens étudiants. Elle souhaite faire de ce forum une plateforme d’échanges entre les compétences guinéennes et les entreprises chinoises implantées en Guinée.

Pour l’AESGC, ses membres disposent d’un atout particulier : une connaissance à la fois académique, professionnelle et culturelle de la Chine. Une expérience que l’association souhaite désormais mettre au profit de la Guinée.

« Nous avons l’avantage de connaître la Chine culturellement, scientifiquement et nous avons la chance d’avoir vécu là-bas et d’avoir appris beaucoup de choses positives en Chine. Nous avons le devoir qu’en retour dans notre pays, nous puissions faire bénéficier ceci à notre pays », a déclaré Dr Camara Mohamed.

Cette connaissance du monde chinois pourrait notamment faciliter le dialogue entre les entreprises chinoises présentes en Guinée et les jeunes compétences locales.

Le constat dressé par le président de l’association est sans détour : alors que les jeunes Guinéens sont à la recherche d’opportunités professionnelles, certaines entreprises chinoises éprouvent des difficultés à trouver localement les profils dont elles ont besoin.

« Nos jeunes ont besoin d’emplois. Les sociétés chinoises ne peuvent pas importer la main-d’œuvre, mais elles ont besoin de cadres compétents », a-t-il souligné.

D’où la nécessité, selon lui, de renforcer la formation professionnelle, l’apprentissage et les dispositifs permettant aux jeunes d’acquérir des compétences directement adaptées aux besoins des entreprises.

À travers ce forum, l’AESGC veut dépasser le stade des constats et faire émerger des pistes d’action concrètes.

« Pour nous, ce forum vient à point nommé parce qu’il va nous permettre de prendre des actions, de poser des actes concrets à votre développement dans notre pays », a insisté le président de l’association.

L’enjeu est donc de créer un cadre permettant aux anciens étudiants et stagiaires de Chine de partager leur expertise, mais également de favoriser des passerelles entre les jeunes demandeurs d’emploi, les entreprises et les structures de formation.

Pour donner davantage de portée à l’initiative, l’AESGC souhaite bénéficier de l’accompagnement des autorités guinéennes ainsi que de la représentation diplomatique chinoise en Guinée.

« On a eu l’idée de mettre ce forum sous le haut patronage du gouvernement guinéen et naturellement de l’ambassade de Chine en Guinée, qui se trouve être notre pays de formation », a annoncé Dr Camara Mohamed.

À travers cette démarche, l’AESGC entend ainsi franchir une nouvelle étape : faire de l’expérience accumulée par les Guinéens formés en Chine un véritable outil de transmission, de coopération et de développement. Avec, en ligne de mire, une question devenue centrale pour la jeunesse guinéenne : comment transformer les compétences acquises en opportunités d’emploi durables ?

Salif Camara pour Planete7.info

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Guinée : le ministère du Travail prépare le renforcement du contrôle de la législation sociale https://planete7.info/guinee-le-ministere-du-travail-prepare-le-renforcement-du-controle-de-la-legislation-sociale/ Tue, 18 Aug 2026 23:12:16 +0000 https://planete7.info/?p=61969 Le ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale organise, les 20 et 21 août 2026 à Conakry, un atelier d’information à l’intention des responsables des établissements et sociétés publics. Cette rencontre vise à renforcer leur compréhension des obligations légales en matière de travail et à préparer le déploiement prochain des missions de […]]]>

Le ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale organise, les 20 et 21 août 2026 à Conakry, un atelier d’information à l’intention des responsables des établissements et sociétés publics. Cette rencontre vise à renforcer leur compréhension des obligations légales en matière de travail et à préparer le déploiement prochain des missions de contrôle sur le terrain.

Communiqué ci-joint : 

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Accord Guinée-FMI : quelles retombées pour les populations guinéennes ? Mariama Ciré Sylla apporte des éclaircissements https://planete7.info/accord-guinee-fmi-quelles-retombees-pour-les-populations-guineennes-mariama-cire-sylla-apporte-des-eclaircissements/ Wed, 12 Aug 2026 16:34:01 +0000 https://planete7.info/?p=61496 Au lendemain de la conclusion d’un accord au niveau des services avec le Fonds monétaire international (FMI), la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a détaillé les retombées attendues du nouveau programme économique et financier soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC). Éducation, santé, infrastructures, emploi, protection sociale et […]]]>

Au lendemain de la conclusion d’un accord au niveau des services avec le Fonds monétaire international (FMI), la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a détaillé les retombées attendues du nouveau programme économique et financier soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC). Éducation, santé, infrastructures, emploi, protection sociale et attractivité économique figurent parmi les principaux enjeux mis en avant par le gouvernement.

Quel sera l’impact réel du nouvel accord conclu entre la Guinée et le Fonds monétaire international sur le quotidien des populations ? C’est l’une des principales questions soulevées lors du point de presse organisé ce mardi 11 août au ministère de l’Économie, des Finances et du Budget.

Face aux journalistes, la ministre Mariama Ciré Sylla a défendu un programme dont les effets, selon elle, devraient progressivement se traduire par davantage de ressources pour financer les priorités nationales, soutenir les populations vulnérables et stimuler l’investissement.

Pour la ministre, l’un des premiers effets attendus du programme concerne la mobilisation des recettes intérieures.

Une meilleure collecte des ressources publiques devrait, selon elle, donner davantage de marges à l’État pour financer les secteurs essentiels.

« L’impact est fort pour les populations. 

Donc d’abord, quand on va mobiliser plus de recettes intérieures, c’est plus de financement, plus de budget pour financer nos écoles, financer nos routes, financer nos centres de santé », a-t-elle expliqué.

L’enjeu est donc de transformer l’amélioration de la mobilisation des recettes en investissements concrets dans les services publics et les infrastructures indispensables au développement du pays.

Au-delà des ressources mobilisées par l’État, Mariama Ciré Sylla mise sur le renforcement de la crédibilité économique de la Guinée auprès des partenaires et des investisseurs.

Selon elle, la mise en œuvre d’un programme avec le FMI devrait contribuer à renforcer la confiance dans l’économie guinéenne et à réduire la perception du risque.

« Quand on va avoir une stabilité macroéconomique, attirer des investissements, parce que ce qu’un programme avec le FMI donne, c’est pour ça que je disais, au-delà du financement, c’est la crédibilité qui est renforcée, c’est la confiance des partenaires techniques et financiers qui est renforcée et des investisseurs », a-t-elle souligné.

Cette confiance accrue pourrait permettre à la Guinée de mobiliser des financements à des conditions plus favorables et d’attirer davantage de capitaux privés.

« Vu que le risque est réduit, ça va être des taux d’intérêt réduits également, il y aura plus d’investisseurs privés qui se sentiront en sécurité de venir investir en Guinée », a assuré la ministre.

Pour le gouvernement, l’afflux de nouveaux investissements ne devrait pas seulement se traduire par des projets d’infrastructures. Il devrait également contribuer à la création d’emplois, un enjeu majeur pour la population, particulièrement pour les jeunes.

« Ces investissements, ces financements vont nous permettre non seulement de réaliser nos projets d’investissement, les infrastructures qu’il nous faut, mais aussi créeront des emplois pour nos populations », a indiqué Mariama Ciré Sylla.

L’ambition affichée est ainsi de faire de la stabilité macroéconomique un levier capable de soutenir à la fois la croissance, l’investissement et l’emploi.

Autre priorité mise en avant par la ministre : la protection des populations les plus vulnérables. Le programme devrait notamment permettre de renforcer les dépenses sociales dans plusieurs secteurs.

L’éducation, la santé, mais aussi certains services publics, notamment le transport, sont cités parmi les domaines devant bénéficier d’un accompagnement accru.

« Le programme aussi prévoit vraiment des accompagnements de renforcement des dépenses sociales, notamment le renforcement des dépenses liées à l’éducation, liées à la santé, liées aussi à des dépenses publiques telles que le transport, par exemple, pour faciliter et puis soutenir les populations vulnérables », a-t-elle précisé.

Le gouvernement entend également renforcer les mécanismes permettant d’identifier et d’accompagner les ménages les plus fragiles.

Dans cette perspective, le registre social devrait être renforcé afin d’améliorer l’identification des personnes vulnérables et de mieux cibler les programmes d’assistance.

La ministre a également annoncé un renforcement des dispositifs existants, notamment ceux mis en œuvre par l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES).

« Ils vont renforcer le registre social qu’on a, qui permet d’identifier les personnes vulnérables notamment, renforcer les programmes qu’on a, tels que ceux portés par l’ANIES, afin de s’assurer que les populations vulnérables guinéennes sont assistées et sont renforcées », a-t-elle déclaré.

Pour Mariama Ciré Sylla, l’accord avec le FMI doit enfin favoriser une meilleure discipline dans la gestion des finances publiques.

L’objectif affiché est de faire en sorte que les ressources disponibles soient orientées en priorité vers les secteurs jugés essentiels.

« Ça nous permet de pouvoir nous assurer que les dépenses sont faites avec rationalisation, que c’est les priorités qui seront les premières servies, notamment celles importantes pour les populations », a-t-elle insisté.

Le gouvernement présente ainsi le nouveau programme comme un cadre devant permettre de consolider les finances publiques tout en maintenant l’accent sur les investissements et les dépenses sociales.

Si les effets de l’accord ne devraient pas nécessairement être immédiats dans le quotidien des Guinéens, l’exécutif mise sur une chaîne de résultats : davantage de recettes, une meilleure gestion des ressources, une stabilité macroéconomique renforcée, plus de confiance des investisseurs, davantage d’investissements et, à terme, plus d’emplois et de croissance.

La ministre résume cette ambition en ces termes : « Ça nous permettra d’être dans un écosystème stable avec des recettes et des ressources qui sont plus gérées, une économie qui est stabilisée et donc plus d’emplois et plus de croissance pour tout le monde. »

Reste désormais à mesurer, au-delà des engagements annoncés, la capacité du gouvernement à traduire ce nouveau cadre économique en résultats tangibles pour les ménages, notamment en matière d’emploi, de services publics et de protection sociale.

Salif Camara pour Planete7.info 

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Emploi : la CBG recrute des techniciens chimistes pour son site de Kamsar https://planete7.info/emploi-la-cbg-recrute-des-techniciens-chimistes-pour-son-site-de-kamsar/ Mon, 20 Jul 2026 18:35:53 +0000 https://planete7.info/?p=59651 La Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) lance un avis de recrutement pour des postes de techniciens chimistes (hommes/femmes) destinés à son site de Kamsar. Les candidatures sont ouvertes aux titulaires d’une licence dans les domaines concernés et doivent être transmises par courrier électronique au plus tard le 3 août 2026. Communiqué ci-joint :]]>

La Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) lance un avis de recrutement pour des postes de techniciens chimistes (hommes/femmes) destinés à son site de Kamsar. Les candidatures sont ouvertes aux titulaires d’une licence dans les domaines concernés et doivent être transmises par courrier électronique au plus tard le 3 août 2026.

Communiqué ci-joint :

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Guinée : le gouvernement autorise le recrutement de 20 000 nouveaux fonctionnaires pour renforcer les services publics https://planete7.info/guinee-le-gouvernement-autorise-le-recrutement-de-20-000-nouveaux-fonctionnaires-pour-renforcer-les-services-publics/ Thu, 16 Jul 2026 19:56:29 +0000 https://planete7.info/?p=59351 Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans sa politique de modernisation de l’administration publique. Les autorités ont autorisé le recrutement de 20 000 nouveaux fonctionnaires, une mesure destinée à renforcer les effectifs de l’État dans des secteurs essentiels et à améliorer la qualité des services rendus aux populations. L’annonce a été faite par Jean […]]]>

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans sa politique de modernisation de l’administration publique. Les autorités ont autorisé le recrutement de 20 000 nouveaux fonctionnaires, une mesure destinée à renforcer les effectifs de l’État dans des secteurs essentiels et à améliorer la qualité des services rendus aux populations.

L’annonce a été faite par Jean Niouma Sayandouno, directeur général du Recrutement au ministère du Travail et de la Fonction publique, chargé de la Modernisation de l’État. Selon lui, cette vaste campagne de recrutement concernera trois départements ministériels considérés comme prioritaires.

Dans la répartition prévue, 8 000 agents seront affectés au secteur de l’Enseignement, 7 000 au secteur de la Santé et 5 000 au ministère de l’Assainissement et de l’Hygiène publique.

À travers cette initiative, le gouvernement ambitionne de combler le déficit de personnel observé dans plusieurs administrations publiques, tout en renforçant l’efficacité de l’action de l’État. L’objectif est également d’améliorer l’accès des citoyens à des services publics de qualité, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’assainissement, au cœur des priorités nationales.

Ce recrutement s’inscrit dans la dynamique des réformes engagées pour moderniser l’administration guinéenne et adapter les capacités de l’État aux besoins croissants des populations. Au-delà du renforcement institutionnel, cette opération devrait offrir d’importantes perspectives d’emploi à des milliers de Guinéens désireux d’intégrer la fonction publique.

Le ministère du Travail et de la Fonction publique a indiqué que les modalités pratiques de cette campagne, notamment le calendrier, les conditions de candidature ainsi que les procédures de sélection, feront l’objet d’une communication ultérieure.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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Guinée : la Banque mondiale dévoile un nouveau cadre de partenariat 2027-2033 pour soutenir l’emploi et accélérer la transformation économique https://planete7.info/guinee-la-banque-mondiale-devoile-un-nouveau-cadre-de-partenariat-2027-2033-pour-soutenir-lemploi-et-accelerer-la-transformation-economique/ Sun, 28 Jun 2026 18:21:19 +0000 https://planete7.info/?p=57904 Le Groupe de la Banque mondiale a franchi une nouvelle étape dans son accompagnement de la Guinée avec l’approbation d’un nouveau Cadre de partenariat pays (CPF) couvrant la période 2027-2033. À travers cette nouvelle feuille de route, l’institution financière internationale entend soutenir les ambitions de développement du pays en mettant l’accent sur la création d’emplois, […]]]>

Le Groupe de la Banque mondiale a franchi une nouvelle étape dans son accompagnement de la Guinée avec l’approbation d’un nouveau Cadre de partenariat pays (CPF) couvrant la période 2027-2033. À travers cette nouvelle feuille de route, l’institution financière internationale entend soutenir les ambitions de développement du pays en mettant l’accent sur la création d’emplois, le renforcement des institutions, le développement du capital humain et la stimulation des investissements privés.

Ce nouveau partenariat repose sur quatre axes prioritaires destinés à accompagner la transformation économique de la Guinée. Il s’agit notamment de l’amélioration de la gouvernance économique, du renforcement des secteurs de l’éducation et de la santé, du développement des infrastructures essentielles, particulièrement dans les domaines de l’énergie et des transports ainsi que de la promotion d’un secteur privé plus dynamique, capable de générer davantage d’opportunités professionnelles.

Lors de la présentation de ce programme, les responsables de la Banque mondiale ont insisté sur le potentiel économique important dont dispose la Guinée. Selon eux, le défi majeur consiste désormais à convertir ces ressources et ces opportunités en résultats concrets pour la population.

« La Guinée est un pays au potentiel extraordinaire. Il est désormais temps de transformer ce potentiel en réalité », a souligné un responsable de l’institution, évoquant notamment le projet Simandou, présenté comme un levier stratégique pour le développement économique du pays. Après plusieurs années d’attente, ce mégaprojet minier a connu une relance qui ouvre la voie à la création d’un vaste corridor économique et à de nouvelles perspectives d’investissements.

La Banque mondiale estime toutefois que la croissance économique enregistrée ces dernières années doit davantage se traduire par des emplois durables. Selon l’institution, environ 1,5 million de nouveaux emplois devront être créés à l’horizon 2030 pour répondre aux besoins de la population active.

Dans cette perspective, la vision « Simandou 2040 » ambitionne d’utiliser les retombées économiques du secteur minier pour bâtir une économie plus diversifiée, reposant sur l’agriculture, l’industrie, la formation professionnelle et le développement des compétences.

Le nouveau Cadre de partenariat prévoit également la mise en œuvre de programmes destinés à renforcer directement les capacités des populations. Parmi les initiatives annoncées figure la plateforme AgriConnect, qui vise à améliorer les revenus de 75 000 agriculteurs en facilitant leur accès aux marchés. Le programme CIRA, pour sa part, placera la formation et le développement des compétences au centre de son action afin d’améliorer l’insertion professionnelle de près de deux millions de jeunes Guinéens.

À travers ce partenariat 2027-2033, la Banque mondiale réaffirme son engagement à accompagner la Guinée vers une économie plus résiliente, plus inclusive et davantage tournée vers la création d’emplois. Un nouveau chapitre qui mise sur la valorisation des ressources du pays et sur l’investissement dans son capital humain pour accélérer son développement.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Guinée : 2 869 contractuels temporaires demandent leur intégration à la fonction publique https://planete7.info/guinee-2-869-contractuels-temporaires-demandent-leur-integration-a-la-fonction-publique/ Mon, 18 May 2026 14:30:39 +0000 https://planete7.info/?p=55692 Le ton était grave, mais empreint d’espoir. Réunis ce lundi 18 mai à Conakry, les membres du Collectif des Contractuels Temporaires de Guinée (CCTG) ont élevé la voix pour dénoncer la précarité dans laquelle vivent des milliers d’agents de l’État employés depuis plusieurs années sans véritable statut administratif. Face à la presse, le collectif, qui […]]]>

Le ton était grave, mais empreint d’espoir. Réunis ce lundi 18 mai à Conakry, les membres du Collectif des Contractuels Temporaires de Guinée (CCTG) ont élevé la voix pour dénoncer la précarité dans laquelle vivent des milliers d’agents de l’État employés depuis plusieurs années sans véritable statut administratif.

Face à la presse, le collectif, qui affirme regrouper 2 869 agents répartis dans plusieurs départements ministériels et institutions publiques, a lancé un appel solennel aux autorités de la transition afin d’obtenir leur intégration à la fonction publique guinéenne.

Dans une déclaration lue par leur porte-parole, Massa Kaba, les contractuels ont rappelé leur contribution quotidienne au fonctionnement de l’administration publique, parfois depuis plus d’une décennie.

« Depuis plusieurs années, nous assurons des tâches essentielles au sein des administrations publiques avec professionnalisme, loyauté et sens du devoir, souvent dans des conditions particulièrement difficiles », a-t-il déclaré.

Malgré cet engagement, les membres du CCTG dénoncent des conditions de vie qu’ils jugent alarmantes. Entre faibles rémunérations, absence de couverture sociale et non-reconnaissance de l’ancienneté, ces travailleurs estiment être laissés pour compte.

Selon le collectif, la majorité des contractuels perçoit un salaire mensuel de 550 000 francs guinéens, un montant jugé largement insuffisant face à la hausse continue du coût de la vie.

« Avec ce salaire dérisoire, il devient extrêmement difficile de subvenir aux besoins de nos familles dans un contexte marqué par une inflation galopante », a insisté Massa Kaba devant les journalistes.

Le collectif affirme également que plusieurs agents cumulent entre cinq et quinze années de service sans être officiellement intégrés à la fonction publique, malgré les responsabilités qu’ils assument quotidiennement dans les services publics.

Autre point de crispation soulevé par le CCTG : les difficultés administratives liées au changement de statut des contractuels enrôlés dans le Fichier Unique de Gestion Administrative et de la Solde (FUGAS). Les responsables du collectif regrettent notamment le manque d’implication de certains cadres administratifs dans le processus de régularisation.

Ils rappellent toutefois qu’après l’opération d’assainissement du fichier menée par le gouvernement, 2 869 agents ont été officiellement identifiés et continuent de percevoir leurs salaires à travers différentes banques du pays.

Face à cette situation, le collectif réclame principalement une intégration effective à la fonction publique à travers un changement de statut administratif. Les contractuels demandent également l’ouverture d’un cadre de dialogue formel avec les autorités compétentes afin de garantir, selon eux, « un processus juste, transparent et équitable ».

Dans leur déclaration, les membres du CCTG ont interpellé directement le président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, le Premier ministre Amadou Oury Bah, les ministres sectoriels ainsi que les organisations syndicales.

« Il ne s’agit pas d’un privilège, mais d’un droit légitime en reconnaissance des services rendus à la nation avec fidélité, abnégation et patriotisme », ont-ils martelé.

Au-delà de leur propre situation, les contractuels estiment que leur régularisation contribuerait à renforcer l’efficacité de l’administration publique tout en permettant à des milliers de familles de sortir de la précarité.

Réaffirmant leur attachement aux valeurs républicaines et au dialogue, les membres du collectif ont enfin invité les organisations de la société civile, les partenaires sociaux, les médias ainsi que l’opinion nationale et internationale à soutenir leur démarche, qu’ils qualifient de « légitime et pacifique ».

Salif Camara pour Planete7.info

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Des mines fermées, des familles inquiètes : le gouvernement promet une issue https://planete7.info/des-mines-fermees-des-familles-inquietes-le-gouvernement-promet-une-issue/ Thu, 22 May 2025 16:47:52 +0000 https://planete7.info/?p=41860 Alors que la récente décision du gouvernement de retirer plusieurs permis d’exploitation minière continue de faire couler beaucoup d’encre, les autorités ont tenté ce jeudi 22 mai 2025 d’apporter des précisions sur l’avenir des nombreux travailleurs affectés. Devant un parterre de journalistes réunis à Conakry, les ministres Ousmane Gaoual Diallo, porte-parole du gouvernement, et le […]]]>

Alors que la récente décision du gouvernement de retirer plusieurs permis d’exploitation minière continue de faire couler beaucoup d’encre, les autorités ont tenté ce jeudi 22 mai 2025 d’apporter des précisions sur l’avenir des nombreux travailleurs affectés.

Devant un parterre de journalistes réunis à Conakry, les ministres Ousmane Gaoual Diallo, porte-parole du gouvernement, et le général Amara Camara, ministre secrétaire général à la présidence et porte-parole du CNRD, se sont exprimés sur les conséquences sociales de cette décision qui touche directement des milliers de familles guinéennes.

Interpellé sur la perte d’emplois induite par le retrait des permis, le général Amara Camara a reconnu l’impact humain de la mesure :
« Nous sommes conscients que ce retrait entraîne des pertes d’emplois et affecte des familles. Il y a des bouches à nourrir. »

Cependant, il a tenu à rassurer l’opinion publique en affirmant que des dispositions sont en cours pour accompagner les travailleurs concernés :
« Des mesures sont en train d’être envisagées pour réorienter ces emplois. Nous ne pouvons pas, pour le moment, en dévoiler les contours, mais soyez rassurés : le gouvernement ne restera pas indifférent face à cette situation. »

Malgré l’absence de détails concrets sur les alternatives envisagées, les autorités promettent un plan d’action en faveur des employés touchés, laissant entrevoir une volonté de concilier assainissement du secteur minier et responsabilité sociale.

La question désormais est de savoir si les réponses gouvernementales seront à la hauteur de l’urgence économique et sociale engendrée par cette décision.

 

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Djiba Diakité : « Simandou fera de la Guinée un acteur majeur de l’industrie » https://planete7.info/djiba-diakite-simandou-fera-de-la-guinee-un-acteur-majeur-de-lindustrie/ Wed, 02 Apr 2025 03:46:56 +0000 https://planete7.info/?p=39974 Dans une interview approfondie, Djiba Djakite, ministre directeur du cabinet de la présidence et président du comité stratégique de Simandou, a dévoilé les contours stratégiques de ce projet minier d’envergure. Présenté comme un véritable levier de transformation économique et sociale, Simandou s’inscrit dans la vision du général Mamadi Doumbouya en mettant l’accent sur trois axes […]]]>

Dans une interview approfondie, Djiba Djakite, ministre directeur du cabinet de la présidence et président du comité stratégique de Simandou, a dévoilé les contours stratégiques de ce projet minier d’envergure. Présenté comme un véritable levier de transformation économique et sociale, Simandou s’inscrit dans la vision du général Mamadi Doumbouya en mettant l’accent sur trois axes majeurs : le développement économique, l’inclusion sociale et la stabilité politique.

Le président du comité stratégique de Simandou a rappelé l’intensité des négociations ayant conduit à la structuration de Simandou, marquées par deux années de discussions ardues, des journées de travail jusqu’à 3h ou 4h du matin, et des milliers de pages contractuelles étudiées avec une minutie extrême. « Chaque virgule, chaque ligne a été analysée pour garantir la meilleure issue pour la Guinée », a-t-il précisé.

L’accord cadre du 25 mars 2022 a permis à l’État guinéen d’acquérir une participation stratégique de 15 % dans le projet, financée sans débourser un centime, grâce à un montage financier intégrant les coûts dans le budget global du projet. « Comme Rio Tinto, Winning ou BAO, l’État guinéen est actionnaire et participe pleinement aux décisions », a souligné Djiba Djakite.

Le projet Simandou repose sur quatre composantes essentielles :

L’exploitation minière : Le gisement, estimé à huit milliards de tonnes de minerai de fer d’une qualité exceptionnelle, est réparti entre le Winning Consortium (blocs 1 et 2) et le duo Rio Tinto – China Alco (blocs 3 et 4).

Les infrastructures : Près de 650 km de chemin de fer, un port minéralier et un port commercial sont en cours de construction pour désenclaver les régions et dynamiser les échanges.

La transformation locale : Un complexe sidérurgique est prévu pour valoriser le minerai, réduisant la dépendance aux exportations brutes.

L’éducation et le développement humain : Un quart des revenus de Simandou sera alloué à l’éducation et à la formation des futures générations guinéennes.

Le ministre a mis en avant le concept de co-développement, une approche qui mutualise les risques et optimise les retombées économiques pour toutes les parties prenantes. « Simandou ne se limite pas à l’extraction minère, il est conçu comme un moteur de diversification économique », a-t-il insisté.

Simandou est appelé à redéfinir le paysage économique guinéen, avec la création de plus de 50 000 emplois directs et indirects et des opportunités inédites pour les entreprises locales. « La Guinée ne se résumera pas à un pays minier, mais deviendra un hub logistique et industriel majeur en Afrique de l’Ouest », a déclaré le ministre.

L’initiative Simandou 2040, adossée au projet, repose sur cinq piliers stratégiques :

  • L’agriculture et l’industrie agroalimentaire,
  • Le commerce et les services,
  • L’éducation et la culture,
  • Les infrastructures et les technologies,
  • L’économie et la finance.

Une académie Simandou est en cours de création pour anticiper les besoins en capital humain, tandis que le programme Branding Guinée ambitionne de valoriser l’image du pays et d’attirer les investisseurs.

Djiba Djakite a insisté sur la volonté de faire de Simandou un projet référent en matière de respect des normes environnementales et sociétales. « La qualité du minerai de Simandou, supérieure à 65 %, contribuera à la décarbonisation de l’industrie sidérurgique mondiale », a-t-il rappelé.

Pour Djiba Djakite, Simandou est bien plus qu’un projet minier : c’est une opportunité unique pour faire de la Guinée une économie de destination et un modèle de développement durable. « Notre priorité est d’utiliser cette manne pour diversifier l’économie, renforcer le capital humain et bâtir un avenir prospère pour notre pays », a-t-il conclu.

Simandou incarne ainsi une ambition nationale audacieuse : celle d’une Guinée qui s’affirme sur la scène internationale, en capitalisant sur ses ressources naturelles pour construire un avenir inclusif et durable.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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